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05/09/2010

10-Tom Petty and The Heartbreakers : " American Girl " (1977) , à propos de "Le silence des agneaux " de Jonathan Demme (1990)

=--=Publié dans la Catégorie "Une Chanson, Un Film, par The Reverend..."=--=

Où est passée Jodie Foster, uh ?

En 1990, avant la première guerre du Golfe, au vingtième siècle donc, elle était l’agent Clarice Sterling, pauvre petite fille abandonnée à la recherche de son père et à la poursuite du crime. Woaw ! Comme ce film nous faisait peur à l’époque, avec son serial killer de la mort, et le Dr Lecter, monstre d’inhumanité qui mangeait ses proies.
Que reste-t-il de toute cette horreur 15 ans après ? Pas grand chose à vrai dire, puisque depuis, le moindre épisode de X files, par exemple, est bien plus trash ou gore que ce film finalement hyper-classique, et c’est tant mieux. Si, tiens, Scully a complètement pompé le look de l’agent Sterling, tout de même...

Ce qui subsiste, en dehors du script original, version édulcorée du roman de Thomas Harris, c’est la caméra de Jonathan Demme qui nous le livre : le regard de Jodie Foster, son accent « plouc » du Sud, l’amour pour son père de substitution, Scott Glenn. On ne voit plus que ça en fait, ce désir qui circule entre elle et lui, cet amour impossible conclu par une érotique et chaste poignée de main.

Depuis, Jodie Foster a tourné dans quelques films (Contact, Maverick, Panic room), en a réalisé au moins un, et puis plus rien. A-t-elle trouvé la paix, ou bien est-elle retournée au silence ?

podcast
Tom Petty and The Heartbreakers : " American Girl " (1977)

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

OASIS : "She's electric" (1995)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

Ou l'on découvre avec stupeur qu'avant d'être une PME (mal)menée par deux crétins congénitaux, Oasis fut un groupe talentueux capable de finesse, doté d'un chanteur à la fausse nonchalence séduisante et d'un compositeur inspiré sachant recycler avec bonheur 30 années de british beat pour incarner l'esprit des années 90 : un pied dans la tradition et l'autre dans le modernisme, une Anello & Davide d'un côté, une Converse de l'autre.
Parce que avant de pouvoir remplir des stades, il faut savoir vider des verres dans un pub, boire de la Guiness en révant de champagne, penser aux filles qu'on a plutôt qu'à celles qu'on aura, et s'exercer à devenir un bon voleur en apprenant à connaitre ce qui vaut la peine d'être dérobé.
Ici, une mélodie empruntée aux Kinks, des licks de guitare aux Stones, et un final qui pille carrément les Beatles, mais tout ça avec grâce.
La retenue qu'il faut pour justifier l'arrogance.
Le style anglais, quoi.

podcast

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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04/09/2010

THE MASH : "Suicide is painless" (1970)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de la désobéissance..."
Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de Gironde, 1943

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de ne pas répondre aux questions..."
Klaus Barbie, chef de la Gestapo de la région Lyonnaise, 1943

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de la résistance."
René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, 1942

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de vouloir s’évader..."
Theodor Eicke, chef du camp de concentration de Dachau, 1940

"Il faut mettre un point d’arrêt à cette mode de mourir de faim..."
Hans Frank, gouverneur général des provinces polonaises, 1941

'Il faut mettre un point d'arrêt à cette mode du suicide..."
Didier Lombard, PDG de France Telecom, Septembre 2009

 

podcast

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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03/09/2010

La Cité du Mâle

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Initialement prévue mardi 31 août, sur ARTE, dans le cadre d'une soirée thématique "Femmes: pourquoi tant de haine?", la diffusion du documentaire "La Cité du Mâle" a été annulée une heure seulement avant l'horaire prévue. Un choix que la chaîne a expliqué le lendemain sur son compte Twitter, évoquant certains protagonistes du documentaire, ayant témoigné à visage découvert, victimes de menaces et de pressions. Des menaces ? Ah ! Bon ?

Le film de 50 minutes, réalisé à partir d'un travail de terrain qui a pris entre 6 et 8 mois, s'intéresse aux rapports entre garçons et filles et au machisme ordinaire au sein de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine, où Sohane Benziane, jeune fille de 17 ans, avait été brûlée vive en 2007 dans un local poubelles par un jeune de 19 ans.

ARTE devrait annoncer la nouvelle date de programmation la semaine prochaine.

Quelques morceaux choisis pour montrer le Haut Niveau, vraiment, de Conscience de nos "Chances pour la France".

Le Pouvoir du Frère

Des Chiennes !

Machisme dans la Cité

Et ce qu'en pense Malika Sorel ?

 

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EGALITARISME

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

Henriette Zoughebi veut empêcher les enfants de "fuir les écoles des quartiers populaires". C'est normal... Henriette Zoughebi est communiste. Elle veut obliger les bons éléments à servir de locomotive pour les racailleux qui n'en foutent pas une. Elle veut interdire aux parents concernés par l'avenir de leur progéniture de les obliger à apprendre mieux et plus quitte à ce qu'ils en chient dans une école privée au niveau plus élevé et qu'ils redoublent. Elle ne réalise pas la pauvre Henriette, combien elle se trahie en à peine l'espace d'une minute, en proclamant que la différence entre une école publique et une école privée est énorme. Mais on lui pardonne, car elle est communiste.

Comme le disait Maurice Druon, la France est aux ordres d'un cadavre !

Allez, tous avec moi : "Ta Gueule Henriette !"

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Des QUICK Hallal ? Normal : C'EST L'ETAT QUI FINANCE ET DECIDE !

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Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien...

La France est sensée être un pays laïque. L'état n'a pas à financer, d'une manière ou d'une autre une Religion, quelle qu'elle soit. Mais il semblerait que La Caisse des dépôts en a décidé autrement...

C'est normal... comme la France est LE pays du Vivre Ensemble...

Et ce qu'en pense Zemmour...


 

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien...

 

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HARVEY SCALES & THE 7 SOUNDS : "Love-Itis" (1967)

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J’étais complètement abattu, la fièvre montait et les courbatures me pliaient en deux.

-C’est la grippe A, hein, docteur ? Dites le moi que je suis foutu !

-La grippe A ! Mais c’est juste un coup des labos pharmaceutiques pour écouler le stock monstrueusement inutile de Tamiflu qui sera périmé l'année prochaine ! Laissez tomber ces conneries…

-Alors quoi ?

-Non, vous avez un truc plus rare, un de ces machins en « ite », mais c’est pas une bronchite, ni de l’arthrite, pas d’hépatite et encore moins de méningite…attendez je cherche…ce serait plutôt du côté du cœur…

-Ah, ça y est l'infarctus alors…

-Attendez, attendez, les anglais utilisent le suffixe "itis" pour ce type d’inflammation. lls parlent d’Arthtitis, d’Hepatitis, et vu vos symptomes, je parierais pour le Love-itis : vous êtes probablement tombé sous le charme d’une femme,et vous ne pourrez vous en sortir qu’en l’oubliant ou en la possédant.

-Ah bon et comment faire ?

-Eh bien, matin midi et soir, vous chanterez 3 fois cette formule magique en sautant sur place :

« Love-itis, got a hold on me
Love-itis, got control on me
Love itis, my fever gets higher
Love-itis, you’re my desire »

Normalement, les sueurs devraient évacuer le mal. Mais surtout, il faut beaucoup boire.

-Une bouteille d’eau minérale par jour ? -Surtout pas d’eau, malheureux ! Pour vous aider, vous accompagnerez vos danses de libations à base de vin de messe. Allez en paix, mon fils.
Vous avez votre carte vitale?

 

podcast

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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02/09/2010

Free United States Of America

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Pendant que la rentrée sociale s'annonce déjà difficile, ce 2 septembre, pendant que l'islamisation rampante de ce pays nous conduit vers des soubresauts que nos bobos bienveillants se refusent à considérer, et bien entendu, pendant que tout le monde crache sur les USA, ce Grand Satan qui n'est qu'un lieu de perdition consumériste, d'écrasement du faible par le fort (à croire que ni en France ni en Arabie Saoudite le faible ne se fait écraser par aucun puissant... puisque, comme vous le savez, la Justice Divine règne chez nous comme chez les Saoud et que seuls les américains, ces salauds, sont des brutes épaisses et égoïstes), aux USA justement, lentement mais sûrement, s'organise la seule résistance qui vaille et qui est celle du bon sens, de la volonté saine et du conservatisme, vous savez cette notion face à laquelle nos chers déconstructionnistes Gôchistes ne savent sortir que des points godwin.

Comme j'ai repris le travail et que j'ai eu une semaine difficile, je viens juste de découvrir ce fabuleux texte sur le site de Nicomaque, l'époux de LA Crevette. L'ami XP l'a repris sur ILYS et je me suis dit, y'a pas de raison que je ne le reprenne pas non plus ne serait-ce que pour que le texte tourne sur la toile, que la particule circule et que quelques stupides a priori qui ont la peau dure et subsistent avec une rare détermination soient secoués dans leurs stupides fondations.

L'époux de LA Crevette est professeur de Philosophie et voici ce qu'il a à nous dire au retour de sa dernière excursion américaine. Au terme de la lecture de ce texte on a envie de dire à l'anti-américain primaire de base, fut-il Gôchiste Lambda ou souverainiste poussiéreux : "Non mais tu t'es vu ?" Un peu comme notre bon Seigneur Jésus qui conseillait à chacun de s'occuper de la poutre qu'il avait dans l'oeil avant que de rouspéter à propos de la brindille qu'il y avait dans l'oeil du voisin.

Je vous conseille une lecture complète et non pas en diagonale...

Be seeing you...

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Du libre marché en Amérique

 

Echanges entre Daniel Rabourdin* et Damien Theillier*.
Birmingham, Alabama, juillet 2010


* Daniel Rabourdin a fait des études de philosophie à Paris puis des études de journalisme à San Francisco avant de devenir producteur pour la chaîne de télévision catholique internationale EWTN. Il vit en Alabama depuis 15 ans.
* Damien Theillier est professeur de philosophie à Paris et voyage régulièrement aux Etats-Unis.


Tous deux s’intéressent aux transformations de la société américaine.

Sommaire

1. La catastrophe sociale d'un siècle d'étatisme américain.
2. « Do it yourself »
3. Un libéralisme matérialiste et mercantile ?
4. Une société violente ?
5. Les caractéristiques de l’American Way of Life
6. Se libérer du carcan de l’État social
7. Les cobayes de l’Affirmative Action
8. Le homeschooling : un refuge de civilisation
9. Le retour de la Culture avec un grand "C"

1° La catastrophe sociale d'un siècle d'étatisme américain.

Daniel Rabourdin : Depuis 1980, l’Amérique s’est réveillée d’un siècle d’étatisme continu. Depuis 30 ans un retour de balancier s'opère. Pour la première fois quelque chose de décisif s’est passé en Occident : on a fait reculer l'État. Il faut dire que les américains sont allés bien avant nous et bien plus loin que nous dans l'expérimentation des thèses socialistes et soixante-huitardes. Depuis 30 ans, on a sonné la fin de la récréation c’est-à-dire la fin des immunités politiciennes, la fin de l'immunité morale des intellectuels, la fin de l'immunité financière des budgets publics, l'exigence d'efficacité des services publics, la remise à l'économie libre de nombreux secteurs. Dans cette progressive remise sur pieds, l'establishment a été profondément affecté. Les hauts fonctionnaires, les journalistes, les enseignants, les producteurs et les politiciens, comme tout le monde, ont du répondre de leurs actes.

Damien Theillier : Dans les années 60, la gauche entendait amener le paradis sur terre en prenant l'argent des uns pour le donner aux autres. Elle a en fait dégoûté les Américains sur trois points : 1° ils en ont eu assez d'être taxés, 2° ils ont rejeté les orientations que les fonctionnaires avaient décidées sans eux, 3° ils en ont eu assez de voir l'inefficacité des projets entrepris avec leur argent. La prise de conscience a commencé avec la faillite partielle de la ville de New York en 1975 qui a eu l’effet d’une bombe. Par suite, la victoire de la « Proposition 13 » en 1978, adoptée par référendum en Californie, a mis fin à l'augmentation des impôts par le gouvernement sans autorisation populaire. C’est le début de la « révolution conservatrice ».

D. R. : A mesure que les observations des historiens et sociologues du XXème siècle prennent forme, nous savons désormais, de manière empirique, qu’il existe une corrélation entre le « Tout-État » et la misère humaine. Alors qu'en 1960 la majeure partie de l'assistance publique n'existait pas, seulement 2% des enfants blancs et 22% des enfants noirs naissaient hors mariage. En 1991, après les millions de dollars consacrés par les gouvernements, les chiffres des enfants sans foyer unis ont enflé pour atteindre dans chaque communauté 22% et 68%. D'un côté des interventions de l'État, sans cesse en augmentation, de l'autre des maux sociaux en hausse. Accroissement des rouages sociaux étatiques, effacement des réflexes sociaux naturels (parents, amis, famille). La conclusion des sociologues est claire : plus l'État s'insinue dans la vie des gens, plus les mécanismes naturels se grippent et plus leurs difficultés s’aggravent.

D.T. : Pendant toutes ces années, les Américains ont déversé 300 milliards de dollars par an dans l'aide sociale de l'État, sans aucun résultat probant. Comme la sagesse populaire le pressentait, à mesure que les punitions se sont réduites, les crimes se sont accrus. C'est à peu près la même logique qui régit le déclin des connaissances à l’école : plus l'État s'y investi, plus les résultats chutent. Il y a désormais 90 millions d'illettrés aux États-Unis dont la plupart sont pourtant passés par l'école. Mais il sont passés par l’école publique, une école « sympa » mise en place par la gauche dans les années 60 : notes généreuses, égalitarisme des résultats, méthodes globales, mathématiques dites modernes.

2° « Do it yourself »

D. R. : La rébellion est venue d'Américains qui ont voulu remplacer ce « Tout-État » par un « plus de citoyens ». C’est un nouvel état d’esprit qui s’est diffusé. Dans l'aide aux plus démunis, pour prendre un exemple, ces hommes et ces femmes ont voulu enlever le fonctionnaire qui faisait du social, pour y remettre l'ami ou le grand-père qui sont le social. Dans les secteurs où le gouvernement centralisé avait tout normalisé, des Américains se sont aperçus qu’ils pouvaient faire bien mieux, notamment dans les domaines de l'emploi, de l'éducation et de l'aide aux pauvres. Une nouvelle évidence politique a pu se dégager : le gouvernement doit céder de son pouvoir. De plus en plus d'initiatives sociales et politiques ont été prises par des associations de familles, des associations d'entreprises, des syndicats spontanés ou des églises. Ce sont des institutions d'autorité naturelle, des institutions plus proches de l'homme, celles qui sont les plus compétentes à leur niveau.

D. T. : Le revirement de civilisation en Amérique a été surtout visible dans un ras le bol vis à vis de ce « Tout-État ». C’est encore ce ras le bol qui s’exprime aujourd’hui avec le Tea Party, ce mouvement spontané de révolte contre la hausse généralisée des impôts ou la sécurité sociale obligatoire décidée par Obama. Aux Etats-Unis il existe une culture des lobbies, ces groupes de pression par lesquels les citoyens, pour se faire respecter, font entendre constamment et bruyamment leur voix. Un mouvement comme le Tea Party, permet au citoyen de retrouver une plus grande autonomie par rapport à l’establishment. Les grands partis s'en mordent les doigts. Ils aiment « gérer » les masses. C’est pourquoi ce mouvement est systématiquement accusé de populisme, voire de racisme par les partis au pouvoir et par les médias, en France, comme en Amérique d’ailleurs.

D. R. : Les gens n'attendent plus qu'on décide pour eux de ce qu'ils doivent apprendre, de l'information qu'ils doivent recevoir et des films qu'ils doivent aimer. Après la pensée unique, ils ont élaboré une information alternative. EWTN en 1982, puis Fox News en 1996, font partie de ces nouveaux médias qui ont révolutionné le paysage culturel et politique. Après la violence scolaire, ils ont mis sur pied une école à la maison. Désormais, des parents veulent savoir « comment » faire la classe à leurs enfants, des citoyens veulent savoir « comment » faire avancer un projet de loi, des adolescents veulent savoir « comment » être émotionnellement équilibrés. La même tendance à la personnalisation se retrouve dans l'industrie du livre. Les rayons appelés « self improvement » (« s'aider soi-même ») prolifèrent. Chaque semaine en Amérique, des milliers de livres du genre sont vendus.

3° Un libéralisme matérialiste et mercantile ?

D.T. : En Europe, on désigne souvent l'économie libérale comme la cause de tout mal. Le dollar engendre tous les vices. D'innombrables théories sont mises au point pour détourner les Français de ce capitalisme qualifié de « matérialiste », « hédoniste » et « mercantile ». L'intellectuel Européen, qu’il soit conservateur ou progressiste, n’est pas seulement irrité par l’ « american way of life », il la rejette en bloc. Et pourtant, nos ancêtres ont fait eux aussi du commerce. C'est peut-être même lorsque leur commerce marchait le mieux que notre culture était la plus brillante.

D. R. : Aujourd’hui en France, on va jusqu'à diaboliser les professionnels indépendants : ces docteurs, ces pharmaciens, ces cordonniers même, ou ces boulangers. Trop indépendants, trop passionnés par leurs affaires, trop heureux peut-être. On décide donc de les taxer. Pas trop cependant pour qu'ils continuent à aimer leur métier et à verser les impôts qui entretiennent le reste de la société. Les travailleurs « indépendants » et les entreprises sont les vaches à lait méprisées de nos sociétés.

D.T. : Parce que le libre marché fournit des richesses, il permet aussi à la bonté de s'exprimer à travers les œuvres de charité. Parce que le libre marché pousse les individus à se prendre en main, il permet un grand courage de vie et une grande religiosité face au destin.

4° Une société violente ?

D. R. : En France la violence du Tout-État est une forme d’oppression pour les plus modestes. Il y a la police de la pensée : la Halde. Il y a la police du travail : l’Urssaf. Le petit commerçant, n’a pas le droit d’embaucher ou de licencier comme il veut et qui il veut. Il y a la violence syndicale, il y a la violence fiscale, celle qui spolie les riches et qui les désigne à la vindicte publique (pensez à ce qui est arrivé à Madame Bettencourt, première fortune de France, au mois de juillet 2010). Simplement cette oppression est plus ou moins masquée par le fait que la plupart des français aiment ce carcan du « Tout-État » et ne se rendent pas compte que c’est un carcan. Ils y sont habitués, comme un troupeau de moutons suit son berger.

D. T. : Le libre marché est un système social qui encourage d’abord ceux qui vivent vertueusement à continuer à vivre de la sorte. Dans ce système ils auront de fortes chances d'être récompensés. Mais dans ce système, le crime y est aussi fortement découragé par la punition, y compris par la peine de mort. Certes, le taux d’emprisonnement est très élevé aux USA. Huit fois plus élevé qu’en France. Beaucoup dénoncent la cruauté de ce régime, notamment pour les plus pauvres. Mais il faut bien souligner que le crime en Amérique recule depuis les années 90, c’est-à-dire depuis que le laxisme pénal des années 60-70 a pris fin. Il y a un mythe qui est soigneusement entretenu par la gauche autour de cette question de la violence aux USA. La grande majorité des violences commises par armes à feu concerne les règlements de compte entre gangs rivaux et ce sont les pauvres, les familles noires elles-mêmes, qui sont les premières victimes de la criminalité.

D. R. : En Amérique dans la plupart des villes, les fenêtres n’ont pas de barreaux, les portes ne sont pas blindées. Les assureurs ne l’exigent pas, comme en France. Pourquoi ? D’abord parce que les voleurs et les criminels sont en prison aux USA et qu’ils paient le prix pour leurs fautes.

D.T. : Alors qu’en France, avec le jeu des libérations anticipées, des programmes de réinsertion et l’indulgence des juges, il y a peu de chance de se retrouver en prison. Quand elles ne sont pas prononcées avec sursis, les peines sont divisées par deux. Le plus souvent elles ne sont pas exécutées. Résultat ? Tout le monde a peur et se barricade. Les maisons deviennent des prisons. On sait que les voleurs et les criminels sont en liberté dans la nature.

5° Les caractéristiques de l’American Way of Life

D. R. : Il y a dans ce milieu américain, si empreint de liberté, des attributs que l'homme juste peut relever : la courtoisie dans le service, une propension au contact humain et à la vie, une joie partagée et un bonheur sans complexe. Le dynamisme, le sourire et l’entrain des américains contrastent avec l’ennui, la grisaille et le « je-m'enfoutisme » de beaucoup de Français. Il y a aussi l'inventivité continuelle des hommes et des femmes de cette société. Pour celui qui n'y est pas accoutumé, c'est même une anomalie. Comment se fait-il qu'avec si peu de culture (d'après ce qu'on dit !), la population de ce pays fournit au monde tant de nouveaux produits et de nouvelles techniques mais aussi tant de nouvelles vertus ?

D.T. : C'est aussi un état d'esprit qui n'a rien à voir avec le mode de vie étatisé des Français. En Amérique, les hommes et les femmes ont l'initiative de leur vie. Ils sont libres de mener leur vie comme ils l'entendent, dans la mesure où ils ne commettent pas de crimes. Là-bas, il y a beaucoup moins d’obstacles à l’action individuelle que partout ailleurs. Il y a des balises, des zones rouges certes, mais pas de rail pour dire comment on doit faire les choses. Chacun peut faire son chemin en sachant qu’il doit rendre des comptes s’il franchit la zone rouge du respect d’autrui.

D. R. : Le libre marché n’est pas un système théorique, ni une idéologie, c’est la vie. Et la vie est imprévisible mais c’est ce qui fait qu’elle est belle. Vouloir tout planifier à l’avance, c’est tuer le mystère, la surprise. Les sociétés qui laissent s’épanouir cette vie, qui laissent l’intelligence développer sa créativité, sont des sociétés qui avancent. Le progrès vient de ces sociétés. Si une société veut planifier l’innovation elle ne réussit qu’à la stériliser. Planifier l’innovation est une contradiction. L’innovation c’est ce qui est imprévisible, ce qui surgit de la recherche, de l’observation, des besoins. Quel fonctionnaire aurait été capable d’inventer l’Internet ?

6° Se libérer du carcan de l’État social

D. T. : L’État fournit un cadre juridique qui permet d’arbitrer les conflits. Mais il ne doit pas décider de la taille des prises de courant. L’État qui prétend faire le bonheur des gens à leur place avec leur argent, l'État qui prétend éduquer les enfants à la place des parents, qui prétend connaître quels légumes on doit manger et quels films on doit voir est un carcan dont il faut se libérer.

D. R. : L’Etat social est censé protéger les gens mais il les emprisonne en anéantissant toute forme de responsabilité et d’initiative individuelle. On ne se sent pas concerné par les besoins d'autrui. On s'attend à ce que l'État s'occupe des sans-emploi, à ce qu'il loge nos grands-parents et offre l'argent pour payer les cartables de la rentrée. On ne le fait plus de soi-même. Un vrai retour à nos responsabilités passe par la possibilité de reprendre à l'État l'initiative dans nombre d'activités humaines. Et cela passe nécessairement par la possibilité des citoyens de placer leur argent dans les œuvres qu'ils veulent. C'est la solution, non seulement en matière de prévention du crime mais aussi en matière d'éducation, de politique des naissances et de chômage. Dans tous ces domaines, la situation demande que l'État recule et que l'homme avance.

D.T. : Laisser plus de liberté aux gens, c’est d’abord leur laisser une plus grande partie du fruit de leur travail et réduire ainsi les taxes énormes qui amputent leurs salaires. Mais réduire les impôts, c'est nécessairement aussi réduire les activités du gouvernement. Car si l'on veut réduire ses rentrées d'argent, il faut réduire ses sorties, ses dépenses. Cela veut dire réduire les programmes gouvernementaux, laisser à la nation réelle l'occasion de reprendre l'initiative qui lui avait été confisquée.

D. R : L'énergie d'une nation peut être absorbée par l'État... ou par la population. Si elle reste dans la population, elle est en général plus efficace, mieux répartie et plus productive. Une fois l'État ramené à ses fonctions de base, une fois débouté des autres secteurs de la vie, il devient possible de redonner aux mécanismes naturels de solidarité toute leur place. La question n'est donc plus de savoir comment l'État peut remplir ses tâches mais plutôt si ces tâches doivent bien être remplies par lui.

7° Les cobayes de l’Affirmative Action

D. T. : Le discours dominant de « l'industrie sociale » pendant un siècle a été premièrement que le pauvre était une victime et deuxièmement que celui qui devait le secourir était l'État. Premiers bénéficiaires, de la politique sociale étatique, les noirs en ont été aussi les premières victimes. En Amérique les noirs sont parmi les plus pauvres mais paradoxalement beaucoup de leurs intellectuels sont les plus ardents accusateurs de ce Tout-État. C’est le cas par exemple de Thomas Sowell. Selon Sowell, après avoir souffert de l'esclavage, les noirs ont été, en Amérique, les principaux cobayes des expérimentations sociologiques du XXème siècle : emplois assurés, santé surveillée, hébergement bon marché, intelligences prises en charge par l'école publique et les programmes sociaux pour jeunesse à risque. Aujourd'hui, les noirs réalisent que cette pitance bureaucratique est peut-être ce qui leur a fait le plus de mal : 70% des prisonniers en Amérique sont noirs, 68% des enfants naissant hors du mariage le sont aussi. (Voir aussi ici)

D. R. : Veut-on tuer un peuple ? Tuons son âme ! Pour cela épargnons-lui la peine de mettre en œuvre ses forces intérieures (dans le labeur, dans la création d'entreprises, dans la responsabilité parentale, dans la solidarité). Épargnons-lui, en somme, la peine de se prendre en charge, donnons-lui gratuitement ce dont il a besoin : logement ou allocations. Bientôt nous aurons éteint ce qu'il y a de plus vital en lui, non pas le corps mais la flamme intérieure. On a vu cela dans les pays de l'Est, on retrouve ce même regard éteint chez les noirs des ghettos, dans les réserves indiennes d'Amérique et, plus près de nous, chez les chômeurs à long terme. La vraie prise en charge des plus défavorisés passe nécessairement par l'effacement de l'État car l'État déséquilibre l'écologie de l'entraide. Il n'a aucune exigence à l'égard des bénéficiaires, il coûte plus cher et absorbe les revenus des citoyens qui auraient autrement donné de leur attention, une attention plus efficace.

8° Le homeschooling : un refuge de civilisation

D. T : Initialement d'origine protestante et religieuse, le mouvement du homeschooling gagne des familles de tous les milieux, y compris parmi les immigrants. Aujourd’hui on estime à deux millions le nombre d’enfants scolarisés à la maison. Un sondage réalisé par le Département de l'Éducation en Floride a montré que les 3/4 des parents enseignants à la maison le font à cause des niveaux scolaires désastreux de l’école publique et d'une ambiance malsaine. C’est aussi une alternative pratique au coût parfois prohibitif des écoles privées.

D. R. : Dans une société où les structures étatiques ne défendent plus de valeurs culturelles traditionnelles, les familles font un effort personnel pour retrouver leurs racines. Une fois qu'elles ont repris le contact, elles ne veulent plus voir leurs enfants retourner au « grand vide ». Par la force des choses, elles sont incitées à éduquer leurs enfants chez elles. Cela semble un mouvement de fond, inévitable pour les années qui viennent. Après tout, là encore, pourquoi donc serait-ce au gouvernement de décider ce que doivent savoir les enfants ?

D. T. : Les écoles à la maison protègent les enfants de professeurs qui œuvrent délibérément contre les valeurs de leurs parents. Face aux éducateurs sociaux, face aux instituteurs, parfois même face aux clercs, les écoles à la maison remettent à jour une priorité : les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Cette mise à l’écart des enfants au sein du foyer est indispensable pour leur permettre de cultiver leur propre identité. Naturellement cet isolement ne doit durer qu’un temps.

D. R. : Le père Joseph Fessio, théologien de réputation mondiale, a jeté sur le sujet un éclairage historique : « L'école à la maison est un signe d'espoir. En Europe, au temps des invasions, les moines abritèrent la civilisation pour un temps. Lorsque le calme fut revenu, la société médiévale put s'épanouir, en ressortant des bibliothèques de ces moines toutes les connaissances préservées. Pour moi, à l'aube du troisième millénaire, ces milliers d'écoles à la maison sont les monastères d'un monde troublé. Elles vont abriter les prochaines générations et des êtres formés ressortiront quand le calme sera revenu. Les maisons-écoles sont les graines de tout possible renouveau ».

9° Le retour de la Culture avec un grand "C"

D. R. : Ces dernières années aux Etats-Unis, ont vu se dérouler trois grandes révolutions culturelles : 1° le homeshooling qui a permis de briser le monopole de la caste enseignante,
2° Les talk-show hosts (Rush Limbaug, Glenn Beck) qui ont bousculé l'hégémonie des journaux de 20 heures, avec leur style direct, sans langue de bois, 3° l'Internet, enfin, qui a permis aux individus d'échanger l'information sans passer par les agences de presse. L'information numérique a notamment permis à la nation réelle (syndicats professionnels, entreprises, associations de familles ou œuvres de charité) de se passer de la nation artificielle (médias, partis idéologisés, entreprises publiques).
Ces trois éléments qui vont puiser dans la population, et non dans l'establishment, la matière des idées nouvelles, ont réussi à provoquer un appel d'air favorable à une nouvelle culture, pluraliste et populaire. La population étant plus variée que les quelques centaines de créateurs "accrédités", une réelle diversité a pu en effet émerger aux Etats-Unis.

D. T. : En regardant ce qui s’est passé aux Etats-Unis et ce qui continue de se passer avec le Tea Party, je me dis qu’il reste heureusement en France quelques raisons d’espérer. Jusqu’à aujourd’hui, l’opinion publique était façonnée par la classe médiatique et culturelle, opposée aux valeurs de la société civile. Aujourd'hui, les règles du jeu commencent à changer. Les élites au pouvoir sont discréditées, les intellectuels ont perdu leurs privilèges, la presse est en faillite. Le moment est venu pour la société civile de s'engager sans complexe dans la formation de l’opinion publique pour influencer le pouvoir. Elle peut le faire à travers des référendums spontanés, des pétitions, des boycotts, des blogs, des manifestations actives, des créations artistiques, des think tanks…

D. R. : Un retour de la population dans la maîtrise de l'économique et du social, ainsi qu’un renvoi de l'Etat à son rôle d'arbitre, constituent en effet le seul terrain favorable à l’émergence d’une culture populaire et d’une vraie liberté.

D. T. : On retrouve ainsi un principe évident : plus le gouvernement laisse les citoyens se gouverner eux-mêmes, mieux il gouverne. C’était l’idée de Jefferson : « Gouverner mieux c’est gouverner moins ». Et le pouvoir ne peut le faire qu’en rendant au peuple l'initiative de la vie économique, de la vie culturelle et de la vie sociale. Il le fait quand il se cantonne à ses vraies responsabilités : celles de l'arbitrage à l'intérieur du territoire et de la paix à l'extérieur.


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"Southern Pacific"

Down the mountainside
To the coastline
Past the angry tide
The mighty diesel whines.

And the tunnel comes
And the tunnel goes
Round another bend
The giant drivers roll.

I rode the Highball
I fired the Daylight
When I turned sixty-five
I couldn't see right.

It was Mr. Jones,
We've got to let you go
It's company policy
You've got a pension though.

Roll on, Southern Pacific
On your silver rails
On your silver rails
Roll on, Southern Pacific
On your silver rails
Through the moonlight.

I put in my time
I put in my time
Now I'm left to roll
Down the long decline.

I ain't no brake man
Ain't no conductor
But I would be though
If I was younger.

Roll on, Southern Pacific
On your silver rails
On your silver rails
Roll on, Southern Pacific
Roll on, on your silver rails.

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MINK DEVILLE : “ Venus of avenue D ” - 1977

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

Le voilà qui arpente les rues de la grande ville,
martelant le bitume à coups de talons, comme autant de claquements de doigts,
ceux là mêmes qui ponctuent les chansons qu'il égrène de sa voix de chat blessé.
Willy : des chaussures italienne, une coupe Pompadour, du coeur plutôt que de la technique,
la connaissance de la rue et ses codes, et puis surtout, du goût, beaucoup de goût.
Il a 24 ans et vient de rencontrer un de ses héros, le vieux Jack Nitzsche, l'homme derrière Phil Spector,
celui qui sait si bien doser les castagnettes, tambourins et autres cordes cristallines.
Mais pour les violons, on attendra le second album.
Celui ci doit être brutal et cru. C'est le mot d'ordre de cette année 77, parait-il.
En tout cas, c'est ce que la maison de disques lui dit.
Il s'en fout un peu, Willy, l'important, c'est cet album qui va enfin sortir.

Naan, le seul truc qui ne passe pas c'est ce sticker "punk" qu'ils ont collé sur la pochette.
De là où il vient, Willy, le mot punk est une insulte, un genre de branleur, de bon a rien.
Néanmoins, il a en commun une chose avec ces gens qui constituent d'ailleurs l'essentiel des groupes et du public du CBGB's, l'endroit qu'il a investit à New-York depuis presque 3 ans : la même haine de l'esthétique hippie décadente (...“electric this and strawberry that"..., dit-il). Mais pas les épingles à nourrice ou la musique blanche, tellement blanche.
Ni le misérabilisme ambiant ou l'esthétique du clochard urbain.
Pourtant, plus tard, il y aura l'aiguille et la poudre...
...mais là, Willy Deville, 24 ans, la vie et la gloire devant lui,
a rendez-vous au coin de la rue avec sa Venus,
la reine de l'Avenue D.

 

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In memorian, Willy DeVille: 1953 - 2009


Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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01/09/2010

MATCHING MOLE: “ O Caroline ” (Robert Wyatt)- 1972

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

Quand j'aurais bu toutes les liqueurs et les vins les plus fins,
fumé tout l'opium de la terre à m'en rouler par terre,
il me faudra encore autre chose.
Je commanderais alors des plats exotiques aux saveurs étranges,
et m'en gaverais jusqu'à n'en plus pouvoir.
Rassasié de graisse et de sucre, j'irais ensuite dans quelque bordel interlope
choisir des femmes aux formes voluptueuses afin de me vautrer sur leurs peaux huilées.
Alors, seulement,
le corps rempli et le coeur sec,
je penserais à toi mon amour.

 

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Illustration : Jean-Jacques "El Rotringo"Tachdjian

 

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

07:00 Publié dans La Chanson du Jour, par The Reverend. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook