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02/12/2007

III-In Memoriam... Fred Chichin et digressions diverses...

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=



Fred Chichin, qui venait de la Gauche, a simplement ouvert les yeux sur cette Gauche, et puis il a regardé un peu vers sa droite, c'est tout. Il a compris que la vraie tolérance ne peut se baser que sur la vraie diversité et non sur les mélanges qui "diluent tout". Logique implacable.

Comme j'aime à le dire, autant les racistes me débectent quand ils estiment que les noirs, les blancs, les jaunes, ne devraient surtout pas se mélanger, autant les thuriféraires du « métissage à tout prix » me font marrer avec leur moraline et leur propagande. Ils me font marrer et gerber aussi à l’occasion.
Car les seuls mélanges qui fonctionnent très bien sont les mélanges d'Amour. Lorsqu'il y a de l'Amour, tous les mélanges, tous les métissages peuvent aboutir à de belles choses, même à des choses supérieures. Mais notre société manque cruellement d’Amour, je veux dire d’amour authentique.


1-Quand je parlerais en langues, celle des hommes et celles des anges,
s'il me manque l'amour,
je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante.


2-Quand j'aurais le don de prophétie,
la connaissance de tous les mystères et toute la connaissance,
quand j'aurais la foi la plus totale,
celle qui transporte les montagnes,
s'il me manque l'amour,
je ne suis rien.


3-Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés,
quand je livrerais mon corps aux flammes,
s'il me manque l'amour,
je n'y gagne rien.


4-L'amour prend patience, l'amour rend service,
il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s'enfle pas d'orgueil,


5-il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt,
il ne s'irrite pas, il n'entretient pas de rancune,


6-il ne se réjouit pas de l'injustice,
mais il trouve sa joie dans la vérité.


7-Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout.

8-L'amour ne disparaît jamais.
Les prophéties ? Elles seront abolies.
Les langues ? elles prendront fin.
La connaissance ? elle sera abolie.


9-Car notre connaissance est limitée et limitée notre prophétie.

10-Mais quand viendra la perfection,
ce qui est limité sera aboli.


11-Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant,
je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant.
Devenu homme, j'ai mis fin à ce qui était propre à l'enfant.


12-A présent, nous voyons au-dedans un miroir et de façon confuse,
mais alors, ce sera face à face.
À présent, ma connaissance est limitée,
alors, je connaîtrai comme je suis connu.


13-Maintenant donc ces trois-là demeurent,
la foi, l'espérance et l'amour,
mais l'amour est le plus grand.


Bible, Nouveau Testament : 1 Corinthiens 13

L’Amour authentique, n’est-ce pas, et non pas de ces « idées chrétiennes devenues folles » dirait Éric Zemmour avec sa tête de fouine qui se poile, qui ont accouché de la bien-pensance ambiante, des droâââ-de-l’hômme et de la tolérance de tout et de n’importe quoi. Ces idées-là pullulent jusqu’à la nausée.

Semer de l’Amour, aujourd’hui, je veux dire de cet amour authentique, n’est plus vraiment possible que dans un parcours individuel quotidien, au jour le jour. C'est déjà pas mal, d'être positif dans sa vie de tous les jours, ne pas juger facilement et rapidement, dans le dialogue, dans l'échange, dans l’évaluation juste. Mais il faut bien avouer que c'est restreint et que cela ne donne des fruits que limités et, souvent, mitigés. Que cela ne nous empêche pas de le faire néanmoins. Mais voilà... dans la cité il est difficile et tabou de parler d'Amour... cela ne correspond pas à l'imaginaire des peuplades larguées qui y vivent, même si individuellement, le lascar espère secrètement de connaître ça un jour au moins avec avec une « meuf »... il est vite rattrapé par sa culture machiste, à la fois conquérante et soumise... bien loin de Diderot ou Rimbaud… et ne parlons pas du Christ qui est à leurs yeux (selon notre conception chrétienne) une abomination car Allah ne peut pas avoir de fils, mais juste des prophètes. S’il est incapable d’avoir un fils, on se demande comment il a bien pu créer l’Univers.

Du coup, de plus en plus de personnes en France s'interrogent sur les bienfaits de l'immigration. En tout cas sur la manière de la gérer et de la considérer, cette « Chance Pour La France ». À commencer par les immigrés parfaitement intégrés, comme moi, ou les descendants d'immigrés, qui sont reconnaissants à ce pays de la Chance qu'il nous a donné, lui à nous ou à nos parents, pour construire notre vie de manière sensée. Voilà.



Alors en parcourant la toile, j’ai pu voir que Paratext y allait de son hommage aussi, à Fred Chichin, en profitant, par la même occasion, pour saluer Jean-Louis Murat qui est du genre à ne pas mâcher ses mots non plus. Je reproduis ici, du coup l’un des extraits qu’il a balancé sur son Blog et où Jean-Louis Murat assassine comme il faut, de sa position de chansonnier-baroudeur, l’ennemi larvé de face :


« Michaux ou René Char me tombent des mains ! J'aime mieux me replonger dans la lecture des chansons de Pierre Jean de Béranger, dont je viens de faire un album de reprises. Il faut d'urgence rééditer ses textes! Au XIXe siècle, c'était une star, admirée par Victor Hugo, Goethe ou Lamartine. Il a été complètement autodidacte, comme moi, et il est devenu l'un des plus grands poètes du XIXe siècle. La richesse de son écriture n'a rien à voir avec le niveau de la chanson française d'aujourd'hui, qui illustre bien l'échec de l'Education nationale. Les textes ne disent rien, on remplit des cases avec des mots, comme s'ils étaient innocents...
Quand j'écoute la radio, je deviens dingue. On a l'impression de vivre pendant l'entre-deux-guerres, lorsque les vedettes de la chanson n'étaient autres que les pétomanes...
Le niveau du roman français contemporain, c'est pareil. Récemment, il n'y a guère que Philippe Muray et Renaud Camus qui m'aient semblé de vrais défenseurs de la langue française. »


LIRE, mai 2005

Je ne connais pas du tout Pierre Jean de Béranger, par contre je ne vois pas en quoi l’on ne pourrait être en mesure d’apprécier Michaux et Char ainsi que Philippe Muray et Renaud Camus. Mais je comprends son invective. Michaux et Char ont, dans une certaine mesure, contribué à complexifier la Poésie en la rendant abstraite. Cherchant à percer le centre de la cellule, cherchant à atteindre les particules elles-mêmes, leur Verbe a influencé, par la suite, toute une flopée d’écrivaillons qui pensaient que plus ils s’étaleraient dans l’abstraction verbale plus ils se trouveraient élevés sur le piédestal de la gloire poétique. Risible ! En attendant, oser citer Renaud Camus, lorsqu’on connaît la controverse qu’a provoqué l’écrivain et que ses lamentables détracteurs traitent de pétainiste, c’est courageux. On apprends aussi, dansun article du 1er Octobre 2007 dans Libération que « Peu avant sa mort, en 2006, l’essayiste Philippe Muray avait écrit deux lettres au chanteur. Jean-Louis Murat regrette de ne pas l’avoir rencontré. » Comme je le comprends. Ils auraient trinqué ensemble et Muray aurait indiqué à Murat quelque éclairage nuancé sur sa vision du monde.

Il se passe quoi là, en effet, dans le Rock ? comme se le demande un petit névrosé dans un commentaire affligeant sur ma « brève » Al Fath. Les Rita Mitsouko d’abord. Jean-Louis Murat ensuite. Qui n’y est pas allé seulement de sa verve dans le magazine Lire.

Dans le journal Le Monde du 17 novembre 2007 Jean-Louis Murat se lache :

"L'écrivain américain Brett Easton Ellis a dit : "Depuis la nuit des temps, l'Antéchrist cherche un moyen de prendre le pouvoir sur les consciences de l'homme, enfin il y est arrivé avec Internet." Le Web rend les gens hypocrites, il incite à prendre des pseudonymes. C'est un monde de délation, intoxiqué de spams et de pubs.

(...)

Question : La gratuité n'est-elle pas le meilleur moyen de démocratiser la culture ?

C'est une blague ! Cela nous tue. La démocratisation, c'est à l'école maternelle qu'elle doit être ancrée. Une fois les bases et l'envie acquises, chacun peut faire son choix. Par ailleurs, je ne suis pas démocrate, je suis happy few. La culture est le fait d'une minorité, d'une élite qui fait des efforts. Attention, pas une élite sociale ! La femme de ménage ou le facteur sont absolument capables de sentiment artistique. Mais la démocratisation, pour moi c'est le concours de l'Eurovision : chaque pays envoie son artiste fétiche. Et là, comme disait Baudelaire, la démocratie, c'est la tyrannie des imbéciles. Sur MySpace, vous allez voir 45 000 nigauds, les 45 000 artistes ratés qui ont ouvert leur page - j'y suis aussi, parce que sinon on me vole mon nom."



Dans le Nouvel Observateur il ne prend aucun détour :

«Baudelaire est un poison. Je me suis laissé intoxiquer par sa poésie négative. L’époque va si vite qu’il n’y a rien de plus novateur que l’alexandrin. Alors, moi, je fais l’éboueur: je ramasse Baudelaire. Baudelaire, c’est le voyage intérieur qui finit dans la ténèbre, comme il dirait. Il ne croit plus à rien, éventuellement à la grâce. Il a un côté prêtre défroqué. Ce genre de comportement amène à des catastrophes collectives. Le dernier homme de Nietzsche a les deux pieds dans la merde et ne s’en rend pas compte. Baudelaire, c’est l’avant-dernier homme. Il est victime de son système nerveux. Souvent, il tombe dans une hystérie de rentier, à la façon des gens payés à rien foutre d’aujourd’hui. Il est très actuel. C’est un culbutos: il oscille sans cesse entre l’amour de soi, la rumination de soi, la haine de soi, de l’autre, du peuple.

Ni démocrate ni royaliste, il n’aime pas le peuple. Au XXIe siècle, plus personne n’aime le peuple: on ne se soucie que des téléspectateurs, des ceux-ci, des ceux-là, on découpe le saucisson et on n’a plus affaire qu’à des rondelles. Baudelaire n’aime guère le suffrage universel. Il faut le dédouaner: la première expérience de suffrage universel amène Napoléon III au pouvoir et accouche d’un tyran.»

«Pour nous, Français, dans la musique il y a une rupture en 1789. C’est l’époque où on pète tous les violons, parce que ça fait mauvais genre. La musique devient une affaire de conservatoire et on se retrouve avec du folklore: on n’arrive plus à faire le lien. En Angleterre, les héritiers de Purcell, c’est les Beatles. Chez nous, il n’y a pas cette continuité.»

«J’ai chanté Béranger, mais je déteste les gens qui manifestent leurs idées politiques dans leurs chansons. Quand tu écoutes les interviews de Ferré ou de Brassens, tu hallucines. Ils sont contre l’armée, contre la police, contre le truc et le machin. Qu’est-ce qu’ils veulent avec leur anarchisme de droite ? Brassens met Roosevelt, de Gaulle, Hitler dans le même bateau! Et il part gentiment avec son paquetage visser des Messerschmitt avec Marchais pendant trois ans en Allemagne.

Manu Chao, c’est de la rigolade; l’altermondialisme, c’est son fonds de commerce. 1981, c’est la naissance de l’Homme Bon, dit Philippe Muray. L’Homme Bon a ses icônes. Il adore Manu Chao car Manu Chao a pris tous les gimmicks de l’Homme Bon. Baudelaire t’éclaire sur cette hypocrisie totale. Manu Chao a réussi à faire ce que Bové ne réussira jamais; c’est son frère de lait, mais lui, c’est d’abord un businessman. Manu Chao, si tu fais du «rock équitable», t’as qu’à verser les royautés aux prisonniers cubains au lieu d’investir dans l’immobilier en Espagne…

Le public de la chanson française est de gauche, donc tout le monde fait supergaffe à ce qu’il dit. Avant, tu avais un Ernest Pinard [l’avocat impérial qui accusa “les Fleurs du mal” et “Mme Bovary”]. Maintenant, tu as 60 millions d’Ernest. Et moi! Et moi! Et moi! Pinard, c’est extra. Pinard et Cauchon [l’accusateur de Jeanne d’Arc] sont les deux mamelles de l’âme française! Quand ça donne des interviews, c’est “plus à gauche que moi tu meurs”, alors qu’à ma grande stupéfaction 99% du business était pro-Sarkozy pendant la campagne.
»




«Baudelaire a une prescience supermoderne du féminisme, genre elles vont toutes devenir imbaisables, ces salopes ! Dans la chanson, il y a une nouvelle génération de chanteuses qui “font leur étroite”, comme on aurait dit au XIXe siècle. Du talent, mais si tu écoutes bien leurs textes, elles vivent très bien sans nous. Elles préfèrent le fantasme Chabal. Ou All Blacks. Quand tu vois le haka, tu as envie de prendre un fusil à lunettes et de descendre les quinze. Baudelaire avait pressenti la tarlouzification des âmes, dont l’emblème est Ségolène Royal. J’ai toujours trouvé que le gros cul du Poitou n’assurait pas une cacahuète. Ce pauvre François Hollande a bien fait de se barrer. Depuis, il va mieux: il a maigri, il tète les gros orteils des filles, il renaît.»



Il se passe que le « politiquement correct » craque progressivement de toutes parts. Et ce n’est que le début. Voilà. Il y aura des surprises encore. On est pas au bout du long tunnel mais y’a un brin de lumière au bout, là-bas. Le Rock ‘n’ Roll est né en voulant avoir une emprise sur la réalité et le réel, non en partant dans les songes creux des lendemains qui déchantent. C’était une volonté de vivre enfin sa sexualité, de tendre la main aux blancs pour les noirs, aux noirs pour les blancs, de réinstaller le Corps à la place qui se devait d’être la sienne, dans la danse et le mouvement et la révolte à la fois sociale et métaphysique, mais certainement pas politique. La politique gavait toute la jeunesse et à peu près au même moment les beatniks montraient la voie. La voie, c’est-à-dire le chemin spirituel, l’épreuve intérieure. Certains iront, ensuite, se fourvoyer dans des entreprises festives et pseudo-situationnistes, comme Woodstock en 1969, ou John Lennon et Yoko Ono avec leur « bed-in » pour la Paix. Conneries. Je me souviens qu’au début des années Reagan, dans une interview dans le magazine Best ou Rock & Folk, je ne sais plus, John Kay, le leader de Steppenwolf (les créateurs de « Born to be wild »(mp3)), disait déjà qu’il fallait aux américains une armée forte et puissante pour défendre les USA contre les rouges. C’est ce qui s’appelle avoir les pieds sur terre face aux pacifistes qui faisaient le jeu de l’URSS, même malgré eux, dans les années 50, 60, 70, 80. De longues décennies sartriennes à n’en plus finir tellement elles s’étiraient dans leur guimauve et leur morale de purs. Ce n’est même plus une question de situation sociale. Je suis, quant à moi, un modeste magasinier payé au lance-pierre, qui a passé les 16 dernières années à faire son travail correctement en disant « merde » aux syndicats couchés devant leurs centrales ou aux ordres du patron. En disant « merde », aussi, aux cadres qui voulaient me soumettre au-delà des limites qui leurs étaient imparties. C’est une question de positionnement par rapport à la réalité, par rapport au Réel, par rapport à l’Être (s’il existe encore) en nous et qui est, pour ma part, indéfectible à ce qui me structure, me rend pensant et actif. Juste bailler en allant voter à Gôche, en soutenant les « sans papiers » sans plus aucun respect pour le principe d’État de Droit, la mixité et la diversité Jack Languiennes, les altermondialistes qui vont étreindre Ahmadinejad ou Tariq Ramadan, ce n’est pas être libre, c’est être une larve rampante, un cloporte sans libre-arbitre, un couche-toi-là sans couilles qui n’ose pas regarder la vie à hauteur d’homme et dire, simplement, quelques vérités.

Donc, Rita Mitsouko, Jean-Louis Murat, John Kay, voici qu’à présent, comme me le signale encore Paratext , c’est l’icône Pop Homo, ex-leader du fabuleux groupe The Smiths, qui y va de ses déclarations sulfureuses.





Dans le dernier NME il a déclaré, cartes sur table, ou plutôt, selon le mot de Céline en « mettant sa peau sur la table » que la Grande-Bretagne « est devenu un pays terriblement négatif, qui fout les gens en l’air et les repousse. En outre, concernant l’immigration, c’est très difficile, car plus l’afflux d’étrangers est en hausse en Angleterre et plus l’identité britannique disparaît. Si vous voyagez en Allemagne, c’est toujours absolument l’Allemagne. Si vous voyagez en Suède, celle-ci a toujours une identité suédoise. Mais si vous voyagez en Angleterre, vous n’aurez aucune idée où vous êtes. Je ne reviendrai jamais vivre à Londres ou même en Angleterre à cause de l’explosion de l’immigration. Dans les rues de Londres on entend toutes sortes d’accents du sud mais pas d’accent britannique. J’ai tourné la page.”

Il ajoute plus loin “L’Angleterre, c’est du passé.” et aussi :“Vous ne pouvez pas dire à tout le monde : “Entrez chez moi, et faites comme chez vous.”"

Il est exact que Steven Morrissey avait osé chanter cette sublime chanson à la fois Patriotique et anti-dictatoriale (anti-Cromwell, pour être précis), « Irish Blood, English Heart »(mp3) dont le texte est sans équivoque :

Irish blood, English heart, this I'm made of
There is no-one on earth I'm afraid of
And no regime can buy or sell me

I've been dreaming of a time when
To be English is not to be baneful
To be standing by the flag not feeling
Shameful, racist or partial

Irish blood, English heart, this I'm made of
There is no-one on earth I'm afraid of
And I will die with both my hands untied

I've been dreaming of a time when
The English are sick to death of Labour
And Tories, and spit upon the name of Oliver Cromwell
And denounce this royal line that still salute him
And will salute him forever


Depuis toujours Morrissey s’est déclaré Patriote, amoureux de son pays, ce qui ne l’a nullement empêché d’exercer une vive critique à son encontre avec des chansons acides, voire pleines de napalm : à propos de la monarchie (The Queen is dead), du Premier ministre (Margaret on the guillotine), du système éducatif (The Headmaster rituel) ou du très homophobe conservatisme britannique en laissant planer le doute sur sa sexualité (I want the one that I can’t have). « We sadly know that we are the last truly British people you’ll ever know » affirmait-il déjà dans les années 90 dans son album « Your Arsenal ». Avec Mick Ronson à la production, il déployait des cohortes militaires dans chaque chanson et il n’y avait que les cons sans sel et sans saveur pour trouver quelque chose à y redire.



L’essentiel de ce que je pense de tout ça, des positions jugées « conservatrices » et du Rock ‘n’ Roll, je l’avais déjà écrit là : en janvier 2007, juste avant que le groupe musical auquel j’avais consacré laborieusement 16 années de ma vie ne se défasse et ne s’enfonce dans les eaux sombres de la lagune dont il portait le nom. Mes prises de positions d'homme libre ont été en grande partie à l’origine de ce « split ». On peut ainsi mesurer les dégâts que la bien-pensance peut faire dans les têtes les mieux faites. Et je ne parle pas ici de ma tête à moi.

II-In Memoriam... Fred Chichin et digressions diverses...

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

D'ailleurs... de plus en plus d'artistes se réveillent et n'en pensent pas moins... mais ils n'osent pas dire toujours ce qu’ils pensent... sont tenus par les couilles aussi... font amende honorable envers le système... histoire de ne pas cracher dans la soupe idéologique qui les fait bouffer... pourtant, ceux qui ouvrent progressivement les yeux, selon des bifurcations qui leurs sont propres, ce sont souvent des personnes sympathiques, tolérantes, gentilles... mais qui ne veulent plus tolérer n'importe quoi, n'importe comment et être sympathiques avec n'importe qui...
De plus en plus d’artistes… ou de citoyens lambdas.
Sarkozy, lors de son entretien télévisé de l’autre soir a dit qu'il combattrait l'antisémitisme, le racisme et l'Islamophobie !!! Je me suis demandé, en entendant ça, ce que venait foutre l'Islamophobie là-dedans ? Parce que l'Islam, que je sache, est une Religion et en France, pour ce que j’en sais, mais je m'avance peut-être, on a parfaitement le droit de ne pas aimer l'Islam, d'en avoir peur, d'en pressentir l'expansion dangereuse... bien. L’Islam ou tout autre religion. Et bien non... il semble de plus en plus que ce soit interdit. On peut cracher sur Benoît XVI, sur les juifs et leurs papillotes, mais pas touche à l'Islam. Et ça, ça commence à courir, sérieusement sur nombre de personnes... d'ailleurs ça commence à énerver les personnes les plus "Zen", les plus "Cool", celles issues, précisément, des années Mitterrand, mais qui en sont revenues de la foire à Jack Lang.

Je le remarque de plus en plus autour de moi, sans que pour autant ça ne soit encore passé dans les mentalités visibles, "officielles".Y'a, comme qui dirait, une résistance à l’intérieur d’elles-mêmes... Y'a une résistance parce qu'à la base, le français moyen est une personne un peu libertaire au pays des libertins, ouvrant sa gueule, le coude posé sur le zinc, la bière à la main, au pays de la tolérance et de l'hédonisme anarchisant et romantique issus de tout un Corpus qui pèse son poids, toute une filiation : chanson de geste et chanson courtoise, Montaigne, La Boétie, Rabelais, les Moralistes français (La Rochefoucauld, le Cardinal de Retz), esprit de la Fronde tout comme esprit Mousquetaire, tout le XVIIIème siècle (Voltaire, Diderot), puis... Rimbaud, Bloy, Céline, Camus, Breton, etc... une bonne part de franc-tireurs, de polémistes ou de baiseurs invétérés et puis d'un seul coup il a en face de lui des gens qui non contents de refuser de s'intégrer aux mœurs de la République (Parce que ça se plaint et ça vocifère sans arrêt dans les quartiers dits « populaires », en particulier dans la population issue de l’immigration, alors que contrairement à ce que veulent signifier les gémissements aigres, en France les moyens de subsistance et de culture sont supérieurs à ceux que l'on trouve dans leurs pays d'origines... en matière d'aides sociales, de locaux, de centres culturels, etc... pour le reste, il suffirait juste d'un peu de bonne volonté...) annoncent, de plus en plus, qu'ils veulent, à présent, conquérir le pays... et se venger d'une colonisation passée. Alors le français, doté de bon sens, il se gratte de plus en plus la tête... comme le regretté Fred Chichin.






Fred Chichin est mort au moment où la banlieue brûlait à nouveau. Encore une bavure. Deux jeunes sans casque, sur une moto, renversés par une voiture de police. Encore une occasion pour le ressentiment général de bouillir de tous ses feux. Une école qui brûle. 82 blessés. À présent ça tire sur les forces de l’ordre au fusil à grenaille ou à balle réelle. C’était déjà le cas lors des émeutes de Novembre 2005 qui ont fait dire à Dantec qu’il s’agissait de « prolégomènes » à une guerre à venir. En 2005 ça avait même commencé à déborder sur l’Allemagne et la Belgique. Mais finalement les médias ont enterré l’affaire. Ça m’avait laissé songeur cette « contamination » hors nos frontières qui d’ailleurs, Europe oblige, n’existent plus. Car je me souviens avoir lu, il y a quelques années de ça sur un site cette interview d’un Islamiste, j’en avais fait un copier/coller pour la garder et elle doit être facilement trouvable sur la toile sur un de ces site plus ou moins frontiste, tirée de Rizières et djebels, magazine trimestriel publié par l’Association des Anciens Combattants de l’Union Française — section toulonnaise, non trouvable en kiosque, ce qui rend la vérification des propos tenus dans l’article mis en ligne difficile. Et croyez-moi, je n’ai pas que ça à foutre que d’aller vérifier absolument toutes les conneries qu’on peut lire sur la Toile. C’est à chacun d’exercer son entendement, s’il lui en reste. Cependant, ça tient bien la route, je ne vois pas ce qu’on pourrait trouver à y redire :

- Moi : "Le réveil général de l'islamisme dans le monde entier, ne doit-il pas susciter certaines craintes dans le monde occidental, et notamment français ?"
- Sabaoui : "Tout à fait. L'Empire islamique qui fut autrefois plus grand que celui de Rome, rayonnait sur une grande partie du monde comme l'avait exigé notre prophète. Donc, comment voulez-vous qu'il ne reprenne pas la place qui est la sienne ?"

- Moi : "D'accord, mais en France, votre religion est largement admise. Il n'est qu'à voir le nombre de mosquées, plus de 1 500 !"

- Sabaoui : "Non ! Car les lois de votre république ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia ? Nous allons donc œuvrer pour prendre ce pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix qui est actuellement une ville majoritairement musulmane à plus de 60 %. Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs et le prochain maire sera musulman. Après négociations avec l'Etat et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante, et imposerons la Charia (Loi de Dieu) à l'ensemble des habitants.

- Moi : "Croyez-vous que les 60 % de musulmans de Roubaix voteront pour élire un maire musulman ? Car certains, bien intégrés, ne voudront pas de ce programme."

- Sabaoui : "Souvenez-vous, sur vos antennes de télévision, le Roi du Maroc lui-même à déclaré qu' un Arabe restait toujours un Arabe, et le Coran nous dit que même un enfant né d'une union entre un Arabe et une infidèle reste et demeure Arabe ainsi que ses enfants, pendant 7 générations. Vous avez eu une démonstration magistrale de cette solidarité entre Arabes musulmans ou non lorsque notre Frère Khaled KELKAL, compromis dans les attentats du métro de Paris en 1995, traqué par toutes les polices, et mort en martyr, était logé, nourri et épaulé par l'ensemble de la population arabe de deuxième et troisième génération. C'est dire votre naïveté !".

- Moi : "Pour en revenir à Roubaix, que ferez-vous alors des non-arabes / non musulmans ?"

- Sabaoui : "C'est prévu ; la minorité chrétienne aura le statut de "dhimmis", Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial. En outre, nous ferons ce qu'il faut pour les amener par la persuasion dans notre giron. Des dizaines de milliers de Français sur l'ensemble du territoire, ont déjà embrassé l'Islam de plein gré, pourquoi pas les chrétiens de Roubaix ? Actuellement à l'université de Lille, nous mettons sur pied les Brigades de la Foi, chargées de " convertir " les Roubaisiens récalcitrants, chrétiens ou juifs, pour les faire rentrer dans notre religion, car c 'est Dieu qui le veut ! Ceux qui refuseront malgré nos efforts, de se convertir seront traités comme il se doit. Si nous sommes les plus forts, c'est que Dieu l'a voulu, nous n'avons pas les contraintes de l'obligation chrétienne de porter assistance à la veuve, à l'orphelin, aux faibles et handicapés.
Nous pouvons et devons au contraire les écraser s'ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles."

- Moi : "Ce que vous dites est affolant !"

- Sabaoui : " Vous semblez oublier vos croisades, vos colonisations et vos christianisations. Par ailleurs, vous n'attachez aucune attention à l'importante fécondité de nos femmes arabes qui suivent les préceptes du Coran, dont les seules naissances de 4/5/6 enfants ou plus par femme, vous submergeront ; paradoxalement, avec votre besoin de nous considérer comme Français, vous financez et nourrissez ceux qui deviendront vos maîtres.
Avouez que c'est du suicide. Il existe actuellement en France 6 millions d'Arabes ; peu importe qu'ils soient Arabes ou Français selon vos critères, ils sont et resteront Arabes. Sachez qu'ils constituent une armée mobilisable à tout instant d'au moins trois millions de soldats de Dieu, et que nous quadrillons tout votre territoire, même vos autorités reconnaissent 1 400 zones de non-droit. Ce que nous n'obtiendrons pas par la persuasion, nous l'aurons par la force."

- Moi : "Je doute fort que vous puissiez compter sur cette armée des ombres."

- Sabaoui : "Vous avez la mémoire courte, souvenez-vous qu'aux dernières élections qui se sont déroulées en Algérie au cours de l'année 1996, plus de deux millions d'Algériens résidant en France sont allés voter par solidarité. La mobilisation a bien marché."

- Moi : "Mais alors, qu'attendez-vous pour agir ?"

- Sabaoui : "Notre invasion "pacifique " au niveau de l'Europe, bien engagée, n'est pas encore terminée. Nous voulons agir simultanément dans tous les pays d'accueil. Puisque vous nous faites une place de plus en plus grande chez vous, nous aurions fort de ne pas en profiter. Nous serons votre cheval de Troie. Au nom des Droits de l'Homme dans lesquels vous vous empêtrez, vous n'avez réussi qu'à vous ligoter vous-mêmes. Tenez, si vous parliez comme je vous parle, en Algérie ou en Arabie Saoudite, vous seriez dans le meilleur des cas immédiatement arrêté. Vous avez créé des lois pour punir ceux des vôtres qui tiendraient des propos racistes à notre égard. Voyez jusqu'où va votre aveuglement : trouvez-vous normal d'envoyer de jeunes beurs accomplir leur service militaire en Algérie ?
Quand vous dites que les "jeunes "des banlieues sont des exclus, c'est encore vous qui vous culpabilisez. Khaled -Kelkhal, dont je vous parlais, n'était pas un exclu, il avait une famille et fait des études secondaires. Ce que les jeunes ne vous pardonnent pas, c'est que vous ne savez pas vous faire respecter d'eux ! Pourquoi respecteraient-ils une France qui capitule devant eux, qui s'offre aux émigrants à coups d'aides et d'avantages sociaux ?
La France devrait être comme une femme qui se fait désirer et non comme me vieille dame qui doit payer pour obtenir certaines faveurs. On ne respecte que ce que l'on craint. Quand nous aurons pris le pouvoir, vous ne verrez plus les beurs brûler les voitures, voler dans les magasins ou trafiquer la drogue. Ils sauront que le châtiment est implacable : le vol, c'est l'amputation et le crime, la peine de mort que nous, nous n'avons pas abolie. Nous vaincrons, car notre cause est juste. ALLAH AKBAR !"


Philippe AZIZ, journaliste, octobre 1996. (Rizières & Djebels n° 102 - Eté 1999)



Une belle perspective, en somme, pour les années à venir… Il va nous falloir réapprendre le sens des catacombes, l’Art des Masques, l’adresse des stratégies à tiroirs, le savoir-faire de la dissimulation et de l’attaque surprise. Le tout avec Éthique et abnégation. On va bien s’amuser. Dans le sang et la prière, pour ceux qui, croyants, iront au martyre avec la conviction des Saints. Au martyre, c’est-à-dire au témoignage. À moins que Dieu ne prenne la décision de se révéler à l’Humanité entière en sortant les grands moyens. Une production Hollywoodienne à la puissance de l’Infini, de quoi renvoyer les scénaristes et les réalisateurs les plus barges et les plus talentueux du globe à leurs études. « Seul le Père connaît le jour et l’heure. » dit le Christ. Amis croyants, priez. Priez pour nous aussi, nous les perdus, les largués, les pécheurs, les concupiscents, les défoncés comme le fut Fred Chichin avec son hépatite C, les égarés en Paradis Artificiels, les enfiévrés du Verbe qui cherchent Dieu sait quoi, c’est le cas de le dire, les malades et les convalescents nietzschéens.

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I-In Memoriam... Fred Chichin et digressions diverses...

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Récapitulons... Fred Chichin est mort. Par l'intermédiaire d'XP et de Doves, par leurs commentaires à ma note-hommage, je découvre, moi qui ne parviens pas à suivre toute l'actualité médiatique au fil de l'eau, que le Fredouille s'était illustré au travers d'une interview acerbe pour Télérama où il fustigeait la bien-pensance de ce triste pays à la dérive.

Après mise en page... voici l'interview controversée :


Le journaleux : ‘Variéty’ est enfin le disque le plus épuré que vous annonciez depuis toujours.

Catherine Ringer : Peut-être l’urgence nous a-t-elle aidée. Je devais partir en tournée pour un spectacle en Italie et notre label nous a demandé quelques titres inédits. Les morceaux sont sortis avec une facilité déconcertante. Du coup, j’ai annulé la tournée, et c’est reparti ! Ce format pop-rock tout simple nous va bien, il nous donne une liberté tout en nous cadrant bien.

Fred Chichin : On a surtout retrouvé un état d’esprit. Tout au long des années 90, on a été un peu largués. C’était l’époque du grand métissage, et on a commencé a mélanger un peu tout. Ça n’a rien donné. Ce n’est pas parce qu’on met un bassiste de funk, une guitare acoustique et un batteur chinois que c’est forcément plus intéressant. On y a juste perdu la pêche qu’on avait aux débuts des années 80. On s‘est fait piéger par le musicalement correct français.

Le journaleux : Mais ce métissage a commencé dès vos concerts il y a vingt ans, non ?

Fred Chichin : Au départ, on a pris des musiciens américains parce qu’on ne trouvait pas de Français qui « groovaient » comme on le souhaitait. Dès qu’ils swinguaient un peu, c’étaient des jazzmen, ce qu’on ne voulait pas non plus. C’est drôle, les gars avec qui on joue aujourd’hui étaient encore ados à l’époque de ‘C’est comme ça’. Et c’est la première fois que je m’entends bien avec des musiciens français. Malgré le décalage de génération, on a les mêmes racines musicales… Avec eux, j’ai retrouvé ce que j’aimais profondément : la musique occidentale, tout bêtement. Pendant des années, je m’en suis éloigné. C’est toujours intéressant intellectuellement d’explorer, de chercher ailleurs, mais au niveau du résultat artistique, ça l’est assez peu. Quand je repense à tous les bidouillages, les prises de tête pour utiliser tel son tel instrument parce que c’était à la mode. On se retrouvait avec un plat sur lequel on entassait la mayonnaise, le ketchup, trois cornichons… Comme on est pas nuls, il y avait toujours trois bonnes chansons, mais dans l’ensemble, c’étaient des assemblages d’éléments de l’air du temps. Et je trouve que presque toute la musique actuelle n’est que ça ! J’entends très peu de choses spontanées, qui jaillissent d’une vision personnelle.

Le journaleux : Les Rita Mitsouko, groupe des plus singuliers et déterminés, n’ont pas pu résister à la pression ?

Fred Chichin : C’est dur d’aller contre la société dans laquelle on vit. Surtout quand on fait de la musique. Les ambiances dans lesquelles on baigne nous imprègnent forcément. Il faut accomplir un effort considérable pour faire un retour sur soi-même et revenir aux choses essentielles. C’est tout l’inverse du message ambiant de l’échange, du brassage, de l’écoute de l’autre qui, artistiquement, dilue tout. Il faut arrêter avec l’intellectualisme et revenir au physique.



Le journaleux : Ce retour au « physique » symbolise aussi la victoire sur la maladie ?



Fred Chichin : Non. L’hépatite C, c’est une maladie de génération, la mienne. On est nombreux, de mon âge, dans mon milieu, à être passés par là. Mon état d’esprit actuel est beaucoup plus en réaction à l’état musical de la France. Je suis assez remonté et même amer, car j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps, dix ou quinze années.

Le journaleux : Comment s’est faite la rencontre avec Catherine Ringer ?

Catherine Ringer : A une audition pour le spectacle de MarcO’, Flash rouge, en 1980. Fred était guitariste. Il m’a entraînée avec lui, m’a dit qu’on allait faire un groupe. J’en avais jamais fait, je n’étais qu’une interprète. Il m’a proposé : « On essaie pendant un mois. » On a donné des concerts et ça a marché. Il y a eu une part de chance mais aussi beaucoup d’acharnement.

Fred Chichin : Catherine était ce que je cherchais depuis toujours. Une chanteuse. Quand je l’ai trouvée, je savais que c’était bon. En premier, j’avais craqué sur la fille. Il y avait une affiche pour un spectacle avec elle en gros plan. J’ai auditionné pour être musicien, je l’ai vue, elle chantait super bien. Après, il ne me restait plus qu’à lui démontrer que ce qu’elle faisait était nul. Je l’ai donc débauchée. On est partis, les autres ont pleuré mais c’est comme ça : ils étaient mauvais… J’étais fasciné par les chanteuses de rock, j’adorais Jefferson Airplane et Janis Joplin. Il y a toujours une dimension supplémentaire par rapport aux mecs. Mais il y a peu de chanteuses parce que les mecs font peu d’efforts pour cerner, s’accorder à la sensibilité des femmes.

Le journaleux : Votre passion pour la musique remonte à loin ?

Catherine Ringer : J'écoutais de tout quand j'étais une jeunette. Classique, chanson, rock, blues, musiques de films, musiques d'ailleurs. Je n'ai jamais focalisé sur un genre particulier. Ma plus belle émotion musicale, c'était à 12 ans, un concert de Sun Ra, à Saint-Paul-de-Vence. Ça m'avait mise dans un drôle d'état. Après, il y eu James Brown.

Fred Chichin : La musique, c'est ma vie, depuis toujours. Elle m'a sauvé. J'habitais à Aubervilliers, dans une tour qui donnait sur des toits et des usines. J'étais un gamin un peu fantasque, plongé dans Jules Verne. Tout jeune, j'étais confronté à une contradiction flagrante : mon père était un communiste fou de westerns. Il était critique de cinéma mais, à cause de ses convictions, il voyait des westerns en cachette. Parce qu'officiellement il fallait détester le western américain, pur produit de l'idéologie impérialiste US. Quand on va voir des westerns avec son père en douce, comme si c'était un crime, on a vite un peu de mal avec le communisme. Sinon, mon père fréquentait les situationnistes, j'ai lu Marx, Aron, etc. Autant dire que j'ai appris le nihilisme et cette culture de se construire dans la haine de ce que l'on est. Tout ce qui n'était pas blanc était formidable, tout ce qui était blanc était mal. J'ai été élevé là-dedans. Il fallait admirer les Black Panthers. Toute la musique que j'aimais était honnie, jugée décadente, impérialiste. La seule musique admise, c'était ‘Le chant des partisans’. Il fallait toujours que je défende mes goûts, que je me batte pour eux.

Le journaleux : Pour reprendre un de vos titres emblématiques, ‘Y a d'la haine’…

Fred Chichin : Exactement. Notez que ça fait un moment qu'on l'a écrite, cette chanson. Chez les Anglo-Saxons, la haine a toujours été la source du meilleur rock, des Stones aux Stooges. C'est pour ça que le rock n'a jamais marché en France. Du moins, le vrai, l'authentique. Le rock original est devenu le twist, le rap est devenu le rap à l'eau, ou le rap débilo-facho primaire. Je suis un fan du rap US de la première heure, celui qui avait autre chose à dire que « bande d'enculés, on veut plus de sous ! ».

Le journaleux : Pourquoi ce titre d'album, ‘Variéty’ ?

Fred Chichin : ‘Variéty’, ça signifie diversité et non pas soupe uniforme. C'est aussi un clin d'œil à la variété française d'avant, celle d'un Claude François : je ne l'appréciais pas spécialement, mais, comme tout le monde, je l'entendais à la radio. Joe Dassin, aussi. Moi, j'aimais les Beatles ou les Rolling Stones, mais il faut reconnaître que c'était écoutable. Ces types savaient jouer du piano ou de la guitare, chanter. Ils connaissaient leur métier. On a perdu ça, je crois. Cloclo, il a eu du succès parce que c'était un super danseur et il avait un très bon répertoire. Ce n'était pas dur, il pompait le « top 10 » américain de chez Motown. Sauf que, maintenant, j'en connais plein qui pompent tout autant les Américains, le R'n'B et compagnie, et c'est affligeant… De toute façon, en France, il y a qui ? Philippe Katerine, Rachid Taha, et puis Etienne Daho. Ils font ce qu'ils disent et ce qu'ils veulent. Ils ont tout mon respect. Mais Manu Chao, non, par exemple. Ce n'est pas un musicien. C'est un politique. Comme Renaud. Ils prennent la musique en otage pour faire du militantisme. La musique, c'est un paillasson sur lequel ils s'essuient les pieds. Derrière, je n'entends qu'une bande de suiveurs qui se préoccupent de préserver leur pré carré. La musique, c'est un vrai travail et c'est dur. Mais en France, on ne travaille pas, on se contente d'un tout petit niveau musical. Je trouve terrible qu'on accorde moins de crédit à Daho qu'à des types comme Doc Gynéco ou JoeyStarr.

Le journaleux : Vous avez pourtant fait un duo avec Gynéco, non ?

Fred Chichin : Ah, oui, bien sûr, quelle créativité ! « Ah si j'étais riche, lalalalalala. » Le discours d'un Gynéco peut se résumer ainsi : « Si j'étais riche, je m'achèterais une Porsche et je t'emmerderais, bâtard. » Je les connais bien ces types, j'ai travaillé avec eux. Je suis resté deux mois avec une quarantaine de rappeurs. C'est édifiant sur le niveau et la mentalité… Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C'est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l'idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-Blancs, antioccidental, antifemmes… C'est affreux.

Le journaleux : Lors de vos concerts avec l'Orchestre Lamoureux, en 2004, Catherine chantait comme on en rêvait depuis longtemps. On a souvent eu l'impression que vous vous l'interdisiez…

Catherine Ringer : C'est possible. C'est pour ça que j'annonce à chaque fois que je vais simplifier… Mais c'est comme lorsqu'on se dit « calmons-nous ! », ça ne veut pas dire qu'on y arrive. On a sa personnalité, son caractère, on a envie de se poser mais ce n'est pas facile. C'est toute une vie de travail de changer sa nature, son instinct. C'est un travail sur soi, et avec les autres surtout.

Fred Chichin : L'Orchestre Lamoureux, ça fait partie de ces aubaines qui vous tombent dessus. Financièrement, on n'aurait jamais pu monter un truc pareil. Ils nous ont invités. C'était l'occasion de faire du Ferré. J'en rêvais depuis des années.

Le journaleux : D'où vient cette passion pour Léo Ferré ?

Fred Chichin : J'ai été subjugué vers l' âge de 14 ans. Ma base, ce sont les Beatles, Léo Ferré et Prokofiev. J'écoutais autant Ferré en boucle que les Beatles. Brassens aussi, mais ce sont les textes de Ferré qui m'ont marqué. Une chanson comme La Solitude, avec cette idée : « Il faut aller laver ce qui nous reste de conscience dans les laveries automatiques », c'est formidable. Il avait tout compris. Si on a vraiment eu un grand artiste dans la musique populaire, un visionnaire, capable de s'exprimer aussi bien seul au piano, avec un groupe de pop électrique ou un grand orchestre, c'est lui. Il composait, écrivait les arrangements et était un immense poète. Léo Ferré devrait être reconnu comme un monument culturel. Eh bien non. En France, on préférera toujours Renaud. Ferré est haï, c'est normal, car personne ne détestait plus que lui l'establishment. Et l'establishment le lui rend bien. Renaud, lui, il a tout bon : il est antiaméricain, il est contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Il suffit d'aussi peu pour toucher un maximum de gens en France.

Le journaleux : ‘Marcia baila’ ou ‘Les histoires d'A.’ interprétés à la Nouvelle Star, ça vous fait quoi ?

Fred Chichin : Rien à cirer. On sert juste d'alibis culturels, de garants de crédibilité. Même aux Restos du cœur, ils ont joué une chanson des Rita. C'est pareil. Ça la fout mal si on n'y figure pas. Pour eux, ça donne une illusion d'ouverture. C'est toujours un peu de crédibilité de gagnée. Mais je ne suis pas naïf. Je connais toutes les combines, toutes les manipulations.

Le journaleux : Dans le nouvel album, vous chantez sur Rendez-vous avec moi-même : « Ouais très gros chantier / Je suis la singer Ringer, ouais / Très beau chantier / la beautiful belle Ringer »…

Catherine Ringer : Ça part de cette expression : je vais prendre du temps pour moi. Autrefois, certaines femmes faisaient des retraites dans des abbayes pour faire le point. Cette chanson, c'est ça : où est-ce que j'en suis, où vais-je, est-ce que j'ai changé ? Une chanson d'indépendance d'esprit, être face à soi plutôt que toujours en rapport aux autres. Cette chanson, avec ses allitérations « singer / Ringer », je l'ai écrite en anglais d'abord, puis je l'ai traduite. C'est une chanson méthode Coué. On fait tous ça, je crois, à défaut d'entendre les autres vous dire ce que vous aimeriez entendre, on se le dit à soi-même : « Allez vas-y ! T'es la beautiful Ringer, la plus belle ! » Une autoémulation, en somme.
Le journaleux : Une manière de confirmer le message de votre chanson Chères Petites, sur l'album Système D…

Catherine Ringer : Chères Petites parlait de ces gens qui disent aux jeunes que la vie est nulle dès qu'on grandit, qu'il faut profiter de sa jeunesse parce que après tout est horrible. Je dénonce cela. J'ai toujours aimé la vie dans son ensemble. Je n'ai pas peur de la mort. Quel que soit l' âge qu'on a, l'important est qu'on soit là, et ce que l'on en fait. J'ai 50 ans et je suis contente. Une fois qu'on est né, il faut suivre le mouvement ! Ça ne sert à rien de tenter d'arrêter le temps. Rien n'est immuable. La vie, c'est du travail, un effort constant.

Le journaleux : Vous avez toujours beaucoup joué sur votre physique, jusqu'à la provoc parfois…

Catherine Ringer : J'adore le spectacle, me montrer. Je suis comme Rufus, quand il venait au Café de la Gare, tout timide avec sa valise, en demandant : « C'est ici pour se montrer ? » les artistes qui choisissent d'œuvrer dans le rock aiment faire des choses marrantes. On fait ce métier pour prendre des libertés, changer au gré de son humeur. On est notre propre patron, c'est fondamental. La beauté d'une personne est d'autant plus intéressante qu'elle est variable. Dans les années 80, j'avais des dents très abîmées, toutes jaunes et cariées. Alors je les peignais avec du blanc quand je passais à la télé et ça me faisait un sourire pas possible, très hollywoodien. Quand une de mes dents est tombée, j'ai trouvé drôle la tête que ça me faisait : bien maquillée avec une dent en moins, comme si quelqu'un avait gribouillé une photo. Ce n'était pas pour m'enlaidir, je trouvais ça amusant… Il faut se bagarrer pour ne pas céder aux pressions. Il faut être ferme. Mon père peintre m'a donné une très bonne éducation artistique. Et j'ai eu envie de la perpétuer, dans mon travail, dans la vie.

Le journaleux : Les Rita Mitsouko, c'est l'histoire d'un couple ?

Catherine Ringer : C'est personnel, comme question… Vous savez, il y a des couples de commerçants ou de paysans qui travaillent ensemble toute leur vie et on n'en fait pas un fromage. On n'est pas les seuls.



(Pour la Source de l'Interview... voyez Télérama)

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Petite Précision : Fred ne semblait pas au courant, mais les prises de position de Doc Gynéco ont également évolué comme j'avais pu le montrer sur mon blog en Juillet dernier...

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À noter que, dans la foulée, une Chienne de Garde, pisseuse et froufrouteuse de son état, dans la feuille à chiotte qu'est Marianne déchaîne sa fougue Stalinienne contre Fred Chichin. Un bel article, en guise de réponse, qui explique aussi cette seconde affaire, se trouve là : sur Le Grain de Sable)... où l'on apprend, entre autre, que les Rita Mitsouko sont potes avec Maurice G. Dantec, qu'ils se rendent visite mutuellement au Canada ou à Paris, que Fred lisait Pascal Bruckner et que le couple a refusé d'héberger un "sans papiers". Quelle Horreur !

Fred Chichin a déchaîné les foudres de la bien-pensance à son encontre parce qu'il a simplement dit la vérité et claqué du verbe comme il faut.

J'aimais bien l'originalité de ce groupe, ce duo loufoque, qui avait su concilier une gouaille populaire à la Arletty, un visuel tendance Doisneau, un dandysme des troquets parigots, une défonce digne des haschischins et des décadents de La Belle Époque avec une musique pleine de bidouillages sonores d'elfes bioniques. Artisanat aristocratique des bas-fonds. Suite à cette interview, très révélatrice, le duo remonte encore plus dans mon estime, vraiment... Les hommes libres aiment les hommes libres. Cherchez pas à comprendre si vous êtes un consensuel, c'est comme ça.
Les Rita Mitsouko n'évoluaient plus dans le "politiquement correct" de leur début... non qu'ils fussent "politiquement corrects" à leur début, mais plutôt "tenus par les couilles" par le milieu, c'est ce que j'ai cru comprendre en lisant l'interview du Chichin. Se savait-il condamné lorsqu'il a balancé ces vérités ? Tout comme le Grand Charles, dans son bel article, je l'ignore. En tout cas il a vidé son sac, on peut le dire, et le journaleux de TÉLÉRAMA a dû être surpris, car tout comme moi il devait penser que les Rita était de Gôche. Mais le Chichin il est pote avec Dantec, il lit Bruckner (en ce moment détesté par la Gôche), il craint une guerre civile en France, il fustige le milieu musical français, le métissage à tout prix... bref, tout ce qui, selon lui, nous dilue. Tout ça ne les empêche pas d'aimer James Brown, Sun Ra, ou Rachid Taha... alors les accusations de "racisme" repasseront, merci. Et pendant que j'écris ces lignes j'écoute Fela Anikulapo Ransome Kuti, qui n'était rien qu'un putain d'identitaire, la compilation "Funkiest Grooves Vol.2" et les enculés du système à l'insulte facile et réductrice je les emmerde (mp3)

16/10/2007

Quand les dos tiennent les murs...

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Je l'avais déjà lu chez Paratext vendredi dernier, puis, dans la foulée, XP nous le confirme... nous donnant même un lien si nos cerveaux sont un instant disponible...

Voilà... ici... tout le contraire de la Politique !

Après ce type de nouvelle qui plombe comme il faut, armez-vous de courage, vous dis-je, et relisez Saint-Exupéry... histoire d'y voir plus clair...

En tout cas c'est du Spectacle pitoyable qui aurait bien fait rire Guy Debord et invoqué la plume acide de Philippe Muray.

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13/10/2007

Béhachèle... spontanément !

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Béhachèle chez Guillaume Durand, en ce moment même, sur France 2 dans l’émission « Esprits Libres » : « Les morts ne sont plus là, mais ils sont encore un peu parmi nous. »

Parlant de la mémoire de son père, pauvre communiste étant devenu riche à la force du poignet et « qui n’a rien renié de son idéal révolutionnaire de jeunesse ».

Oui, les morts sont parmi nous.

Barrès, que Béhachèle vomit sans aucun doute puisque selon lui Chevènement qu'il n'aime pas est Maurrassien, Barrès dit la même chose, mais avec le sens des mots et la ciselure de la phrase.

Béhachèle serait-il devenu « Barrèsien » sans le savoir ?

« Nos chers morts » disait armel Guerne.

Il n’en est plus à une contradiction près notre bon Béhachèle. Triste sire. Béhachèle, qui à la fin de son bouquin sur Daniel Pearl a l’audace intellectuelle de dire qu’Alija Izetbegovic incarnait l’Islam des lumières. Son sens de la formule est aussi beau qu’un lavabo. Ce cher Alija qui, membre des Jeunesses Musulmanes de Bosnie, durant la seconde guerre mondiale, était le faire-valoir du Mufti de Jérusalem, Amin al Husseini (qui lui, arabe, était doté d’un certificat d’aryen reçu des mains propres de Hitler), et enrôlait sur ordre du sinistre religieux des volontaires pour la division de SS musulmans bosniaques « Handjar ».

Béhachèle, la haute conscience de notre République. Nain merdique.

Mais en même temps, il dit deux ou trois vérités : José Bové est un crypto-fasciste et le « Che », mort un 9 Octobre comme le papy d’Irina, fumait des cigares pendant qu’il assistait aux exécutions qu’il avait organisé.

Béhachèle, franchouillard cartésien. Béhachèle, riche de l’argent de son noble défunt père, affirme que l’argent l’autorise à être libre, à aider des écrivains menacés, à créer une radio dans la région des grands lacs en Afrique, ou à faire des films comme « Bosna », afin de réfléchir sur Sarajevo. Le juif kantien aidant le frère musulman européen à bien s’implanter en Europe. Plouc de la logique.

Béhachèle, qui récupère Deleuze, dans son dernier livre. Deleuze qui rigolait de son rire de bistrot de Béhachèle et de tous les non-penseurs du mouvement médiatisé des « nouveaux philosophes ». Récupérateur sans états d’âme.

Parenthèse : Laure Adler (desséchée, haineuse) et Philippe Torreton (qui se croit encore en 1936), invités aussi sur le plateau, montrent, une fois encore, toute l’étendue convaincante de leur capacité d’analyse politique.

Béhachèle, qui pense que les désordres des banlieues en 2005 furent un « authentique mouvement social et non une explosion de sauvagerie ».

Un vieux tué par une racaille pour avoir éteint une poubelle. Un homme, prenant des photos de lampadaires pour les services techniques de sa municipalité, tué pour avoir occupé le trottoir de 3 singes légèrement évolués.

On mesure ici la pensée frémissante qui renvoie Nietzsche aux oubliettes. Béhachèle, l’ontologie post-moderne. Mort de l’Être.

Béhachèle, son champagne, ses chemises ouvertes, ses doigts manucurés, pour faire oublier ses mensonges sur son amitié avec Shah Massoud, ou ses non-dits à propos de son influence considérable dans les milieux de l’édition par le biais d’Hachette-Lagardère.

Béhachèle, machiavel de seconde zone. Béhachèle, digne de Hegel ou de Heidegger quand il crée des concepts philosophiques. Exemple : la « Droiche »… qui est la droite de la gauche.

Béhachèle, profond. Profond dans votre cul, oui, si vous tripez sur le censeur… pardon… le penseur.

L’éternel beau, avec sa coupe de cheveux à la Tocqueville, sauf que celui-ci pensait et analysait la réalité de son temps jusqu’à parvenir à nous la projeter à la gueule, comme une flamme vivifiante, aujourd’hui… en 2007.

Béhachèle… qui, vous le devinez, m’a définitivement conquis. Raclure de philosophe qui ne figurera aucunement dans ma catégorie Le Salut par les Juifs.

Je retourne lire Roger Nimier, ça a plus de gueule. 

01:05 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : bhl, nouveaux philosophes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/10/2007

Épître à la Jeunesse

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J’ai découvert le peintre controversé Georges Mathieu il y a une quinzaine d’années. Son Dandysme, augmenté d’un Royalisme convaincu, tranchant et argumenté, couplé à une volonté de secouer les habitudes conformistes et bourgeoises m’ont tout de suite séduit. J’ai d’abord fait l’acquisition d’un livre présentant quelques unes de ses toiles abstraites, puis je me suis penché sur ce que pensait l’homme en lisant « L’Abstraction Prophétique ». Ensuite j’ai découvert ses folies, ses incartades, ses fredaines. Par exemple, fut un temps où le personnage se faisait découper des cubes de viande crue par son boucher qu’il portait en pleine rue sur une feuille d’aluminium et qu’il mangeait au nez et aux yeux de tous. Vêtu d’une cape noire avec doublure rouge, le visage paré d’une authentique moustache aussi ridicule que celle de Nietzsche, le regard vif sous un œil scrutateur, l’allure vive et altière couronnée par un sens certain de l’humour, le personnage avait du génie et du panache. Et puis j’aime les moustachus ridicules. Cela me fait songer à Philippe Sollers brocardant, dans son journal de l’année 1998, « L’année du Tigre », le livre de quelques philosophards crétins intitulé « Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens » à partir d’une interview de Comte-Sponville, l’un des auteurs ridicules de cette feuille à merde politiquement correcte et sans le moindre intérêt philosophique par la formule suivante : « M. André Comte-Sponville, philosophe actuel, explique dans Le Point “pourquoi il n’est pas nietzschéen”. “C’est essentiellement pour trois raisons”, dit-il : “l’irrationalisme de Nietzsche, son immoralisme, son esthétisme”.
Nietzsche avait une grosse moustache ridicule, M. Comte-Sponville a une petite moustache correcte. C’est comme ça. »


Pour en revenir à Mathieu, son insolence est un bonheur, et venant de la part d’un Royaliste optant carrément pour une Monarchie Absolue, cela a de quoi surprendre en même temps que de déranger. Son dégoût du conformisme, sa revendication pour une liberté parée de grandeur fut, et est toujours, un réel plaisir. De plus, un certain art abstrait parvenant à me toucher (Picasso, Staël, Pollock, Kandinsky) la découverte de ses toiles ne m’a pas laissé indifférent. Suivant au plus près les découvertes scientifiques, en particulier dans le domaine de la physique quantique (il adresse un mémoire à Einstein avec, en guise d’invitation, le désir de réconcilier la physique quantique à la relativité générale et de les unir pas moins à l’Art, d’en tirer une théorie vivante) le personnage sort du lot, brise les préjugés et même élu membre de l’Académie des Beaux-Arts parvient à nous présenter les académiciens comme des rebelles, puisqu’ils conservent et perpétuent ce qui dans le monde moderne part en déréliction.





Un peu oublié de nos jours, Georges Mathieu, encore vivant, vieux, malade et fatigué, fut néanmoins un homme important dans le monde de la peinture et de la pensée. Il aura marqué les années 40, 50, 60 et 70 avec son mouvement de l’« Abstraction Lyrique », mais aussi en cherchant par tous les moyens à participer à la Vie de tous les jours : par des séances d’happenings qui lui faisaient improviser ses toiles, sur très grand format, devant un public, sur fond de musique Jazz extatique, le tout avec une vitesse surprenante, rentrant littéralement dans un état Shamanique, possédé, second, à grands coups de taches, en pressant les tubes de peintures, secouant des pinceaux énormes, déclarant qu’avec lui le signe précédait le sens (ce qui était une véritable révolution psychédélique), et qu’il fallait tout en reprenant racine dans une authentique Tradition parvenir à tout rénover, tout réinterpréter, tout redéfinir ; également en formulant une critique radicale de l’éducation nationale dépourvue de formation aux arts sensée élever notre sensibilité et participant à la création de la fameuse pièce de 10 francs, dans les années 70, qui demeura jusqu’à l’arrivée de l’€uro, ou au logo d’Antenne 2 (devenue France 2) ; ou encore, en créant, en architecte éclairé, les bâtiments et jardins de l’Usine des transformateurs B.C. à Fontenay-le-Comte, en Vendée sur 16 000 kilomètres carrés, avec la volonté de créer un lieu de travail où l’ouvrier serait en mesure de se sentir un peu plus chez lui. Créateur de médailles, créateur d’affiches publicitaires, peintre, polémiste redoutable, André Malraux a dit de Georges Mathieu qu’il était le premier calligraphe européen. Il n’a eu de cesse de dénoncer les effets ravageurs de la bureaucratie institutionnelle incapable de prendre les bonnes décisions, les hauts fonctionnaires ne le lui ont pas pardonné.





Dès le début des années 1960, Georges Mathieu part dans une croisade en faveur d’une éducation qui ne mettrait plus l’accent sur la Raison Cartésienne, les aspects économiques et l’utilitarisme bourgeois au détriment de la sensibilité et du progrès de l’homme et qui ouvrirait l’accès du plus grand nombre aux joies les plus simples et les plus exaltantes de la Vie. Il aime à citer Galbraith, résumant sa conception de l’Artiste au sein du monde selon ces termes : « L’artiste est maintenant appelé, pour réduire le risque du naufrage social, à quitter sa tour d’ivoire pour la tour de contrôle de la société ». Vision très Nietzschéenne.





En fait, la peinture, tout comme la pensée de Mathieu, est l’aboutissement d’une longue Tradition passée sous le prisme du 20ème Siècle, et donc, de ce fait, sa prolongation déconcertante. Irritant, agaçant, Mathieu par son œuvre a défié les conceptions étroites de tout un chacun concernant la peinture, mais par extension la Vie en général : la morale, l’éthique, l’esthétique, la vie sociale, l’héritage de la révolution, l’héritage de la Scolastique (comme Maurice G. Dantec, Georges Mathieu aime Jean Duns Scott). Car le but, pour ce peintre, n’était pas de se débarrasser de la Tradition par ce qu’elle propose de limité et d’asphyxiant, mais de lui ouvrir une voie pour une renaissance à la hauteur des espoirs les plus fous.

Je vous livre un de ses textes prémonitoire.

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Épître à la Jeunesse

Ce texte, publié pour la première fois en 1964 dans la troisième livraison de la revue TWENTY — numéro de mai —, sous le titre : « Réveillez-vous ! », fut maintes fois repris par Georges Mathieu, à l’occasion de ses conférences et de ses interventions télévisées. En particulier il termina l’émission du « Journal inattendu » du 6 Janvier 1968 par cet appel à la révolte de la jeunesse. Après mai 1968, de nombreuses publications régulières ou clandestines reprirent ce texte, tant en France qu’à l’étranger.

“La Révolte, la Vitesse, le Risque : trois mots clés. Trois mots au cœur des Twentys.
Barrès, Valéry, Gide, Malraux ont été les derniers à répondre aux questions laissées en suspens depuis l’abandon des dieux. Aujourd’hui, personne.
Après une littérature du désespoir, de l’absurde, de l’ennui, où ni Sartre, ni Camus, ni Sagan n’ont dialogué vraiment avec vous, ni d’ailleurs avec ceux auxquels ils eussent aimé s’adresser, les maîtres à penser n’ont plus cours. L’affectivité et l’intuition envahissent les terrains de la raison raisonnante, les cadres de la psychologies éclatent, l’enfance se découvre, les adolescents réapprennent les passions, les normes sociales périmées sont en train de sauter.
Hier, James Dean ; aujourd’hui, les Beatles. Pourquoi ? Parce qu’avant d’incarner une fureur de vivre, ils incarnent une fureur. Fureur contre cette société bourgeoise qui croule sous ses conformismes, ses mesquineries, son égoïsme. Depuis trois siècles la France est la plus bourgeoise de toutes les nations. L’abject Descartes lui a fourni ses bases philosophiques et morales. L’abject Guizot lui a fourni ses slogans. Vous payez tous aujourd’hui cet héritage. Après le peuple, vous venez de prendre conscience que le bourgeois a mis des verrous. Que partout il étale son mépris du travail manuel, son mépris de la création, son mépris des valeurs féminines, son mépris du véritable sens de la vie. Que partout il révèle deux obsessions, celle du profit et celle de la sécurité.
Il accapare et il verrouille. Dans la crainte de voir les biens lui échapper, il ferme du « même geste les coffres, les cœurs, les maisons », il installe des clôtures, des interdits, des barrières : barrières du diplôme, limite d’âge, propriété « privée ».


La Révolte, la Vitesse, le Risque, ces trois mots sont aussi au cœur de l’Abstraction Lyrique d’aujourd’hui. N’est-ce pas la même révolte contre les règles établies, le même goût du risque sous toutes ses formes, la même passion pour la vitesse et l’intensité violente, le même mépris pour l’absence d’originalité et de grandeur, le même élan spontané, confiant, généreux ?
Oui, car une peinture, aujourd’hui, qu’est-ce ?
C’est l’expression la plus directe d’une insatisfaction et d’une volonté. La peinture c’est un vouloir, ce n’est plus un faire. La toile est fouettée, bousculée, sabrée ; la couleur gicle, fuse, transperce, virevolte, monte, s’écrase. L’artisanat, le fini, le léché des idéaux grecs, tout cela est mort. La tension, la densité, l’inconnu, le mystère règnent et gagnent sur tous les tableaux. Pour la première fois dans l’histoire, la peinture a pu devenir spectacle et l’on peut assister à sa création comme l’on assiste à une jam-session. Le tableau se joue comme un solo de batterie d’Art Taylor ou de trompette de Roland Kirk : la mobilisation de toutes les forces psychiques en une fête suprême, la volonté de s’oublier pour être, l’instauration d’un état second, d’une extase, d’un délire. Cet art se situe aux antipodes des traditions classiques. Il a coupé tous les ponts avec la renaissance. Il crée : il ne recopie pas. Il a quitté le silence et la solitude de l’atelier pour descendre dans la rue, il renoue un dialogue direct et spontané avec l’âme populaire. La peinture est devenue action. Alors qu’un Picasso avoue encore toute sa frayeur à peindre dans l’arène, le peintre demain se présentera en public devant sa toile blanche comme Dominguin devant le taureau.
« Cette fureur, ce désespoir, cette colère, ce défi, cette tension, cette fougue, cette gratuité » qui l’animent et le soulèvent, ne sont-ce pas votre fureur, votre colère ?


À l’éclatement et à l’effondrement de toutes les valeurs traditionnelles, à cet Hiroshima des déterminismes, à cette faillite de structures rassurantes, un raz de marée social s’impose, balayant toutes les cloisons pour retrouver la véritable communauté, celle du don de soi, du détachement, du vertige.
Après les valeurs aristocratiques défuntes, après l’embourgeoisement progressif des masses, il n’y a plus que les jeunes et les artistes pour incarner une idéologie de combat dans une société de consommation qui a étouffé toutes ses colères dans le confort douillet de sa médiocrité. Dans cet avenir où ceux qui ne savent plus se mépriser ne cherchent plus que des oreillers dorés pour traverser le plus silencieusement possible leur nuit hypocrite, braquons tous les projecteurs sur cette sécurité et cette abjection où règne l’argent, tombeau des rêves et des passions, où les vocations ne montrent plus qu’à l’échelle de la réussite, où le conformisme des modes engouffre ce qui reste de singularité vivante, et opposons à la société présente un refus total. L’art, dans sa fonction prémonitoire, annonce de merveilleux cataclysmes en projetant dans l’inconnu et la terreur les petits maîtres chanteurs du bien-être. La plus grande mutation intellectuelle, spirituelle et sociale de tous les temps se prépare. Elle est en marche.”

L’Abstraction Prophétique (Gallimard/Idées – 1984)

Georges Mathieu



Complainte silencieuse des enfants de Bogota face aux commandos de la mort


La victoire de Derain - 1963


Dana - 1958







23:25 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : Georges Mathieu, Royalisme, Révolte, Peinture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/09/2007

"N'ayez pas Peur !"

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Suites aux propos tenus par Marie-Gabrielle et Gmc dans les commentaires de ma note, "Écrire - IV", voici ma réponse de franc-tireur aguerri. Je n'ai jamais été au Catéchisme, que les grenouilles de bénitier me pardonnent d'avance.

Les athées et autres agnostiques peuvent remplacer ici Dieu par La Vie, si ça leur convient.


La parabole des talents ?

Matthieu   25.14  à  25.30

"14. Car il en est comme d'un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs et leur remit ses biens ; 15. et à l'un il donna cinq talents, à l'autre deux, à l'autre un ; à chacun selon sa force particulière, et il partit. 16. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. 17. De même aussi celui qui en avait deux, en gagna deux autres. 18. Mais celui qui en avait reçu un, s'en étant allé, creusa dans la terre, et y cacha l'argent de son seigneur. 19. Or, après un long temps, le seigneur de ces serviteurs vient, et il règle compte avec eux. 20. Et celui qui avait reçu les cinq talents, s'approchant, présenta cinq autres talents, et dit : Seigneur, tu m'as remis cinq talents ; en voici cinq autres que j'ai gagnés. 21. Son seigneur lui dit : Bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup, entre dans la joie de ton seigneur. 22. Celui qui avait reçu les deux talents, s'approchant aussi, dit : Seigneur, tu m'as remis deux talents ; en voici deux autres que j'ai gagnés. 23. Son seigneur lui dit : Bien, serviteur bon et fidèle ; tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur. 24. Mais celui qui avait reçu un talent, s'approchant aussi, dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as pas semé, et qui ramasses où tu n'as pas répandu ; 25. et ayant craint, je suis allé, et j'ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. 26. Mais son seigneur lui répondit : Méchant et paresseux serviteur, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que je ramasse où je n'ai pas répandu ; 27. il te fallait donc porter mon argent aux banquiers, et à mon retour j'aurais retiré ce qui est à moi avec l'intérêt. 28. Otez-lui donc le talent, et le donnez à celui qui a les dix talents. 29. Car à tout homme qui a, il sera donné, et il sera dans l'abondance ; mais à celui qui n'a pas, on lui ôtera même ce qu'il a. 30. Et jetez le serviteur inutile dans les ténèbres de dehors ; là seront les pleurs et le grincement des dents."



Nous recevons du Seigneur une richesse de dons innés et sa Parole en couronnement de ce que nous sommes ou pourrions être.

Dons gratuits, égaux ou différents, fastueux ou peu imposants, il ne tient qu’à nous d’en devenir dignes si nous savons en saisir la grâce.

Ses dons sont, quels qu’ils soient, largement satisfaisants pour marcher vers la Sainteté de notre prêtrise intérieure et pour porter témoignage de notre Foi, si nous en avons une, mais certains « croyants » se contentent juste de conserver ce qu’ils ont reçu, ou de le dilapider sans présence d’esprit, malgré la Présence constante du Seigneur à travers ses dons. Ils n’exploitent ni ne font fructifier les bienfaits reçus, ils se croient à l’abri, simplement parce qu’ils ont reçu un legs qu’ils ne comprennent pas. Ils enterrent leur trésor qui est un bien triste trésor. Ce sont souvent ces gens-là qui prennent la parole de Dieu au pied de la lettre et, de ce fait, en piétinent l’Esprit.

Fondamentalistes de tous poils qui, penchés sur leur tradition, pensent la préserver en l’enterrant alors que c’est une parole Vivante qui vivifie ou qui tue et que la Tradition elle-même exige d’elle le Mouvement. Je dis bien le Mouvement, non le progrès tel qu’il est édicté depuis Les Lumières du XVIII ème Siècle. La Parole de Dieu est Infinie, elle ne doit pas changer tout en étant évolutive, non selon les modalités modernistes matérialistes mais selon un principe spirituel qui a des implications multiples, car si le progrès selon la formule consacrée désigne une ascension linéaire, le Mouvement Spirituel, lui, affirme la Métamorphose constante et le jeu dialectique des contraires. Le Mouvement engendre la Transformation, la découverte, l’Osmose avec la création et avec son Créateur.

Or, beaucoup perdent courage, s’affrontent avec leurs semblables pour, finalement, se confiner dans leurs ridicules certitudes. Ceux-là sont, en vérité, dans l’inaction, dans le consensus, des réactionnaires en puissance couverts de poussière et sentant la naphtaline. Ils croient en Dieu parce qu’ils le craignent au lieu de l’aimer et de sentir son amour, ses dons, sa Grâce. Ils ne partagent rien d’autre si ce n’est leurs frustrations ravalées, leurs haines retenues, leurs ressentiments douloureux. Qu’espèrent-ils ? On se le demande. Ils ne prennent aucun risque, retournés comme un gant sur eux-mêmes. S’ils ont dilapidé ce qu’ils avaient, ou s’il l’ont juste précieusement conservé, ils sont en vérité déjà morts. Nus et vides comme des morts, on en vient à se demander s’ils parviendront à vraiment mourir un jour plutôt que de s’éteindre simplement comme une ampoule en fin de vie.

Car celui qui ne se prépare pas à vivre sa Mort a-t-il jamais été vraiment vivant ?

Or voici celui qui fait fructifier ce qu’il a reçu. Il prend des risques, s’abonne au changement, sans perdre un seul instant le sens de sa Singularité et de ses Racines, et il s'adonne à la rumination intellectuelle et spirituelle joyeuse en guettant le retour du Seigneur qui viendra lui demander des comptes avec la crainte de n’avoir pas risqué le nécessaire pour faire naître quelque chose de Supérieur.

Les talents sont répartis à chacun selon sa capacité en conformité à la Sagesse Royale de Dieu. Ainsi de celui qui reçoit 5 talents, de celui qui en reçoit 2 et celui qui en reçoit un seul. Mais tous se doivent d’agir à la fructification de leurs bénédictions par leur emploi fidèle dans la vie pratique.

Le retour du maître c’est simplement Le Jour du Seigneur devant qui témoigneront les secrets mêmes de nos âmes et de nos cœurs ainsi que les fruits des œuvres de chacun d'entre nous, nos Actes.

Curieuses résonnances avec l'échange entre moi-même, le dégarni du bulbe Tim, Irina et XP dans les commentaires faisant suite au long extrait de "Citadelle" de Saint-Exupéry que j'ai mis en ligne il y a 4 jours de ça.

Conserver et se référer à la Tradition est une chose, faire Vivre la Tradition, faire Vivre ce que l'on conserve en est une autre.

Écrire s'inscrit, également, dans le Cheminement Authentique de cette Vie Vivante.

22:50 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Dieu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/07/2007

Hamas... Salam Aleykoum...

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Réjouissez-vous, enfants de Babylone la Grande qui jubilez aux coups d'éclat du Hamas et du Hezbollah. Réjouissez-vous, nains de la pensée qui prenez la défense des farouches barbus par posture idéologique. Nos ennuis à tous ne font que commencer.

"Le Hamas saccage l’église latine de Gaza et vandalise une école chrétienne

Rédaction

Jeudi dernier, des membres de la branche armée du Hamas ont pénétré dans l’église latine de Gaza et l’ont saccagée, détruisant des croix et des livres de prières puis ont mis le feu. L’école et le couvent de religieuses catholiques à Gaza ont également été vandalisés. Des croix ont été détruites, une statue du Christ endommagée et des livres de prière ont été brûlés dans l’école des soeurs du Rosaire et dans le couvent voisin, selon le père Manuel Musalem, curé de l’église catholique de Gaza. Des ordinateurs ont également été volés.
De nombreux enfants musulmans sont scolarisés dans cette école dont ceux des notables de l’Autorité Palestinienne.

Selon le prêtre, ils ont aussi utilisé des lance-grenades pour prendre d’assaut les entrées principales de l’école et de l’église et "Ensuite ils ont détruit presque tout à l’intérieur".

Le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a condamné avec fermeté ces violences contre la communauté chrétienne à Gaza parlant « d’actes barbares qui ont des conséquences sur l’unité du peuple palestinien. »
Le porte-parole du Hamas, Islam Shahwan, dénonce cet incident : “Nous punirons quiconque visera des églises et des institutions publiques" a-t-il déclaré.

Pour l’heure et à notre connaissance, aucun responsable de l’Eglise de Terre Sainte n’a tenu à s’exprimer sur ces actes contre les institutions chrétiennes à Gaza. De plus, aucune agence de presse n’a réussi à obtenir des clichés de l’Eglise incendiée et de l’école.

L’église orthodoxe de Gaza avait été attaquée en septembre dernier par des hommes cagoulés après l’allusion à l’islam dans le discours du pape Benoît XVI à l’université de Ratisbonne.

La presse internationale a largement passé sous silence cet événement, qu’elle considère peut-être comme peu révélateur de la nouvelle situation dans la Bande de Gaza. Cette indifférence ne peut qu’inspirer les plus grandes inquiétudes."


Source : Un Écho d'Israël

18:00 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Hamas, Dhimmis, Islam, Islamisme, Gaza, Palestine, Israël | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/07/2007

Indigènes des bas-fonds

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Je ne suis pas un fan de Le Pen. Lorsqu’il fait ses jeux de mots déplacés sur les « points de détails de l’histoire » ou la capacité des noirs à mieux courir que les blancs et des blancs à mieux nager que les noirs, je songe à Nietzsche qui écrivait : « NE FREQUENTER PERSONNE QUI SOIT IMPLIQUÉ DANS CETTE FUMISTERIE EFFRONTÉE DES RACES ! »
Mais là où je veux en venir c’est que notre beau pays qui a le nez dans ses couilles, au chaud, et hésite à se poser les bonnes questions, va finir par donner raison à ses ennemis.
Que Le Pen faisant jaillir quelques unes de ses purulences verbales fasse frémir la France entière, personne ne trouvera rien à y redire. Seulement voilà, je ne reste pas scotché devant ma télévision à suivre les programmes dits culturels et je peux passer à côté de certaines stances nauséeuses qui peuvent avoir lieu ici ou là. Mais ce n’est qu’aujourd’hui, et par un heureux hasard, que j’ai pris connaissance de ce que je vais vous narrer à présent, à moins que vous ne soyez déjà au courant.

Le Pen, donc, y va d’un jeu de mot déplacé et la France entière gesticule aussitôt. Par contre, sur France 3, le 21 Juin dernier, pendant l’émission de Frédéric Taddéi, « Ce soir ou jamais », nous avons eu droit à quelques insultes bien racistes du nouveau héraut des banlieues déshéritées, la nommée Houria Bouteldja.

Á 32 ans, Houria Bouteldja passe son temps à dénoncer l’attitude française lors de la colonisation en Algérie ainsi que les discriminations au quotidien dont seraient victimes, aujourd’hui encore, tous les immigrés originaires des colonies d’Afrique du Nord. Lorsqu’elle apparaît en plus à la télévision, on se demande si elle ne devrait pas être déflorée analement histoire de décrocher enfin un sourire. On devrait en souffler deux mots à son mec… si elle en a un ! Car elle a le minois fort joli, la Houria, mais une gueule tellement haineuse et le regard tellement injecté de ressentiments divers (bien étayés par ses propos… toujours d’un niveau intellectuel très minable) qu’on imagine le pire si une créature de son espèce en venait à avoir du pouvoir. Car du pouvoir elle en a sûrement un peu. Mais encore à un niveau très restreint. D’abord militante dans le « Collectif une Ecole Pour Toutes et Tous (CEPT) », elle co-fonde « Les Blédardes », pour faire de l’ombre au mouvement « Ni Putes ni Soumises ». Pure réaction de jouvencelle mal affirmée. Comme quoi les réactionnaires se cachent là où on ne les voit pas. Et les « Blédardes », laissez-moi vous dire qu’un nom pareil ça vous annonce la couleur en comparaison de « Ni Putes ni Soumises ». Elle a ensuite participé à la création du mouvement « Les Indigènes de la République », dont elle est la porte-parole. Et les propos qu’elle a tenus, elle les a tenus avec la condescendance de toute la presse française qui n’a pas osé faire de vagues, le journal « Marianne » mis à part qui y fait allusion dans son numéro du 30 Juin, soit 9 jours plus tard.
Au cours de cette émission, avec sa logique habituelle, Houria Bouteldja après avoir déversé son fiel sur les français de souche, tous racistes, xénophobes,colonialistes en puissance (puisque, d’après elle, ils pratiquent le colonialisme en banlieue) et, bien entendu, islamophobes, les opposant systématiquement aux français d’origine immigrée, a eu les propos hallucinants suivants :« Il faut rééduquer le reste de la société, la société occidentale. Nous, on les appelle les sous-chiens, parce qu’il faut bien leur donner un nom : les Blancs ! ».

Bien entendu, la porte-parole des « Indigènes de la République » pourra affirmer qu’elle a parlé de « souchiens » et non de « Sous-chiens », désirant signifier « Français de souche », et elle parviendra à jongler , tel un Le Pen dans ses jeux de mots les plus douteux, avec l’ambiguïté dont les médias sont friands pour s’innocenter.
« Les Indigènes de la République » n’existaient pas encore, en septembre 2003 Houria Bouteldja avait déjà qualifié Pascal Mohamed Hilout, coupable à ses yeux de défendre la laïcité, la République et l’intégration en s’opposant au voile, de « bougnoule de service », lors d’une réunion parisienne.

La dérive évidente de ce mouvement, « Les Indigènes de la République », fortement soutenu par l’autre raclure intellectuelle de service, Tariq Ramadan, encourage et nourrit, en miroir, positif/négatif, négatif/positif, un racisme contre les Blancs qui est le pendant de celui des extrémistes de droite les plus durs contre les gens de couleur.

« Sous-chiens/souchiens », « bougnoule de service ». Ce ne sont pas là les seules dérives de cette pauvre fille. Mustafa Al Ayyubi, correspondant de Respublica rapporte d’autres propos ambigus tenus par cette hystérique au cœur vengeur à Paris, le 14 Avril 2007 :« Nous ne sommes pas tous des Fadela Amara, des Malek Boutih, des Fodé Sylla, des Azouz Begag. »

Ou celui-là très beau :

« Nous sommes pour la résistance palestinienne, qu'elle s'appelle Hamas ou pas, Hezbollah ou pas ».
Jolie résistance, n’est-ce pas ?

Mustafa Al Ayyubi signalait aussi que pendant la prise de parole d’ Houria Bouteldja, un négationniste de la Vieille Taupe distribuait tranquillement sa propagande. Quand je vous dis que le Fascislamisme existe bel et bien et que les Nazislamistes sont de plus en plus nombreux, fondant leur vision du monde sur des critères intellectuels aussi profonds que ceux de ce sordide petit caporal qu’était Hitler. Ces liens entre la Droite la plus extrême, la Gauche la plus Radical et l’Islamisme le plus moyenâgeux est le prochain stade auquel la civilisation devra faire face si elle veut pérenniser son souffle. Après le Rouge et le Brun, puis le Rouge/Brun, voici le Rouge/Brun/Vert. Ce qui me fait songer à la « Vache bariolée » de Nietzsche, encore, et au « dernier homme » clignant les yeux, ébahi, devant elle, devant cette mascarade.

En 2004, nos chers « Indigènes de la République » ont même produit un film contre la laïcité : « Un racisme à peine voilé ».

Ce film, et les propos tenus régulièrement par Houria Bouteldja et sa horde sont bien plus dangereux quant à leurs conséquences que les écarts de langage d’un Jean-Pierre Chevènement qui s’était fait remonter les bretelles par tous les médias de gauche et les bien-pensants de ce pays à la dérive parce qu’il avait, à très juste titre, qualifié les voyous des banlieues de « sauvageons » !

Le Racisme est peut être une opinion, mais il est surtout un délit dans ce pays. Enfin… un délit quand ça arrange.

00:10 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : Racisme, Nietzsche, Islam | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/06/2007

Quelques réflexions spontanées sur L'Aristocratie

Les époques reculées qui ont donné naissance aux Aristocraties étaient des périodes de guerre constantes ! Les vieux mythes, tant que l’on ne cherche pas à les réinstaurer (car là on basculerait dans l’extrême-droite !) peuvent nous apprendre beaucoup de choses ! L’Aristocratie n’a pas été inventée par quelques brutes épaisses pour assoire leur domination sur le peuple ! C’est un mensonge que nous enseigne encore la République et qui fait sourire tout Historien un peu sérieux (même de gauche !) quand il sait par l’étude comment et pourquoi sont nées les Aristocraties ! Ainsi, sous la plume de Fabre d’Olivet, on peut trouver une explication de la naissance de l’Aristocratie chez les peuples Indo-Européens dont nous descendons tous ethniquement ou Culturellement sur notre Vieux Continent, qui me semble très juste ! Nietzsche aussi s’est penché sur ce problème dans sa « Généalogie de la morale ». Et je ne citerais pas Georges Dumézil.

Oui… que cela plaise ou non, nous descendons des Indo-Européens et de la Grèce, puis de Rome ! On peut même s’appeler Mohamed, Bakari ou N’Guyen… si notre culture a été Indo-Européenne nous ne sommes plus Arabe, Sénégalais ou Viet-Namien ! Ce n’est pas du Racisme puant, c’est une affaire de choix Culturel, de choix de Civilisation ! Mais c'est un autre débat...

D’après Fabre d’Olivet, les deux vieilles Races Mythiques qui s’affrontèrent pendant longtemps furent la Race Noire Sudéenne et la Race Blanche Boréenne ! Bien entendu, il ne s’agit pas là encore de « racisme » de bas étages, mais de deux peuples s’affrontant dans des temps primitifs avec en leurs seins certains individus sachant respecter l’adversaire et d’autres n’ayant pas ce niveau de conscience ! De tout temps il y a eu des Racistes et des non-Racistes !

A un moment, la menace des Sudéens sur les Boréens est très périlleuse ! Que se passe-t-il alors ?

Fabre d’Olivet : « Le péril commun éveilla la Volonté générale chez les Boréens. Cette volonté se manifesta et le décret qu'elle porta prit la forme d'un plébiciste ; mais son exécution ne fut plus aussi facile qu'elle l'avait été autrefois. Elle n'agissait plus sur elle-même. Le PEUPLE assemblé le sentit, et vit bien que l'intention de faire la guerre ne suffisait pas, et qu'il serait indubitalement vaincu s'il ne trouvait pas des moyens de la diriger. Là-dessus, un homme que la Nature avait doué d'une grande taille et d'une force extraordinaire, s'avança au milieu de l'assemblée, et déclara qu'il se chargeait d'indiquer ces moyens. Son aspect imposant, son assurance, électrisèrent l'assemblée. Un cri général s'éleva en sa faveur. Il fut proclamé le Herman ou Gherman, c'est-à-dire le chef des hommes. Tel fut le premier chef militaire. »

C'est de ce nom de Herman ou Gherman que dérivent les noms de Germains et de Germanie, que nous donnons encore aux Allemands et à l'Allemagne. La racine « her » signifie au propre une éminence, et au figuré un souverain, un maître.

Adolf Hitler et ses sbires ont récupéré ces aspects dans leur politique ignominieuse et depuis, dés qu’on parle d’ « Aristocratie », de « Mythe », etc… on passe pour un « Facho » ! Désolé ! Je ne marche pas et ne vais pas laisser ce territoire à l’extrême-droite ! Cela ne leur appartient pas ! Cela appartient à toute l’Humanité ! Et ce n’est pas parce que le « politiquement correcte » règne que je vais m’y plier et ne pas parler d’un aspect FONDAMENTAL de l’Histoire Humaine !

Fabre d’Olivet : « L'important décret qui établissait un homme au-dessus de tous n'avait nul besoin d'être écrit ni promulgué. Il était l'expression énergique de la Volonté générale. La force et la vérité du mouvement l'avaient gravé dans toutes les âmes. Lorsqu'il a été nécessaire d'écrire les lois, c'est que les lois n'étaient plus unanimes.»

Tiens ! CETTE ARISTOCRATIE PREMIÈRE AURAIT ÉTÉ … DÉMOCRATIQUE ????

Fabre d’Olivet : « Le Herman divisa d'abord les hommes en trois classes. Dans la première, il plaça tous les vieillards hors d'état par leur âge de supporter les fatigues de la guerre ; il appela dans la seconde tous les hommes jeunes et robustes, dont il composa son armée ; et plaça dans la troisième les hommes faibles et âgés, mais encore actifs, qu'il destina à pourvoir à ses besoins de toute espèce. Les femmes jeunes et les enfants furent renvoyés au loin, au-delà des fleuves ou dans la profondeur des forêts. Les femmes âgées et les jeunes garçons servirent à porter les vivres ou à garder les chariots. Comme les vieillards étaient chargés de distribuer à chacun des combattants sa ration journalière, et qu'ils veillaient sur les provisions, on leur donna le nom de Diète, c'est-à-dire la subsistance. »

Personnellement, vu les temps sombres et durs que vivaient les populations en ces temps reculés, l’Aristocratie et la hiérarchisation qui s’appliquèrent me semblent des exemples de JUSTICE !!! Vous ne trouvez pas ?

Fabre d’Olivet : « Et ce nom (le nom de « DIETE ») s'est conservé jusqu'à nos jours dans celui de la Diète germanique, non pas qu'elle s'occupe comme autrefois de la subsistance proprement dite, mais de l'existence du corps politique. Cette Diète fut le modèle de tous les sénats qui furent institués par la suite en Europe, pour représenter la volonté générale. Quant aux deux autres classes établies dans la masse de la population, on donna à l'une, à celle qui contenait les guerriers, le nom de Leyt, c'est-à-dire l'Elite ; et à l'autre, celui de Folk ou Volg, c'est-à-dire ce qui suit, ce qui sert, la foule, le vulgaire. Voilà l'origine tant cherchée de l'inégalité des conditions, établie de si bonne heure parmi les nations septentrionales. Cette inégalité ne fut ni le résultat du caprice, ni celui de l'oppression ; il fut la suite nécessaire de l'état de guerre dans lequel se trouvaient engagées ces nations. Le Destin qui provoquait cet état, en déterminait toutes les conséquences. Il partageait irrésistiblement le peuple en deux classes : celle des forts et celle des faibles : celle des forts, appelée à combattre, et celle des faibles, réservée pour nourrir et servir les combattants.

Cet état de guerre, qui, par sa longue durée, devait devenir l'état habituel de la Race boréenne, consolida ces deux classes, et en rendit, par la suite des temps, la démarcation fixe et les emplois héréditaires. De là naquirent au sein même de cette Race, la noblesse et la roture avec tous leurs privilèges et tous leurs attributs ; et lorsque après avoir été longtemps asservie ou comprimée, cette même Race prit enfin le dessus sur la Race sudéenne, et qu'elle en subjugua les diverses nations, elle y consigna encore l'existence de ces deux classes, dans les titres de Boréens et d'Hyperboréens, ou de Barons et de Hauts-Barons, que s'attribuèrent les vainqueurs, devenus maîtres souverains, ou féodaux. »


De même, les Sidéens attribuèrent un titre d'honneur en Asie et en Afrique, avec le mot Sidi, ou Syd, et qu'on retrouve dans « le Cid ». Seigneur Espagnol au sang Arabe probablement !

Je me souviens lorsque, commençant ce BLOG, je me demandais par quel moyen, de quelle façon je pouvais parvenir à me refaire une conscience Politique ! Je ne sais toujours pas. Cependant, seule une hiérarchie authentique avec un sens profond de la Justice, de la Paix comme de la Guerre, une connexion avec des valeurs spirituelles supérieures pourront nous faire accéder à plus de Souveraineté, donc à plus de Liberté.


On ne comprend un problème que si on y réfléchit bien ! OK ?

Définition de l'aristocratie au sens étymologique: « gouvernement des meilleurs » .

Pour Nietzsche, c'est le dépassement de l'homme par l'homme (DÉPASSEMENT de l’Homme par lui-même) qui se distingue de la hiérarchie de classe qui repose, elle, sur des rapports entre maîtres de la finance et esclaves prolétaires.

« Tout ce qui a son prix est de peu de valeur. » Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

Le maître est avant tout CELUI QUI SE MAÎTRISE LUI-MÊME !

Le Maître, selon Nietzsche, ne cherche pas à DOMINER AUTRUI… mais à l’ECLAIRER !

Le Maître, selon Nietzsche, se contente de peu de choses dans la vie : SON PAIN ET SON ART …


Ceux qui nous gouvernent ne sont pas l’Élite VERITABLE… Nietzsche les appelle « les hommes supérieurs »… il les critique avec beaucoup d’IRONIE dans « Ainsi parlait Zarathoustra ».

Le premier Roi Capétien de France fut ÉLU par les Seigneurs, parce qu’ils estimèrent qu’il était à ce moment donné : LE MEILLEUR ! L’Aristocratie « héréditaire » est une décadence qui s’est installée par la suite conduisant, à JUSTE TITRE, vers les Révolutions (dont la Révolution Française qui était NÉCESSAIRE même si elle a très mal tourné) !

LES REVOLUTIONS N’ONT PAS ABOUTIES ! Elles ont rapidement été récupérées par les Bourgeois qui nous ont imposé leurs valeurs mercantiles.

Qu’est ce qui règne dans l’idéologie Libérale ? LE MATERIEL !!

Qu’est ce qui règne dans les idéologies de gauche dites progressistes ? LE MATERIEL !

LE FRIC ET LE SOCIAL ! UNIQUEMENT !

En effet, les uns comme les autres ne conçoivent de SOLUTIONS (pour mener l’Homme vers le bonheur) que MATERIELLES !!!! Les uns comme les autres ne considèrent que les symptômes au lieu de chercher Le Lieu et La Formule.

LE SPIRITUEL, LE PHILOSOPHIQUE, LE CULTUREL, SONT ÉRADIQUÉS D’UN REVERS DE LA MAIN ! PFFFT !

« Le but de toute culture est de former une élite d'hommes indépendants de toute nature. » Nietzsche

Voilà, ami lecteur, amie lectrice, les choses qui me traversent l’Esprit ces temps derniers et que je vous communique dans une note spontanée un peu plus longue que d'habitude !

 

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26/04/2007

Jeanne d'Arc

Luc Besson a fait un film sur elle…



… un film qui est ce qu’il est. J’ai apprécié personnellement l’interprétation de Mila Jovovich, mais c’est tout. Il n'empêche cependant que le personnage historique est dorénavant lié à Jean-Marie Le Pen, POINT ! Si vous avez le culot, comme moi, d'aimer le parcours lumineux et plein de grâce de Jeanne d'Arc, on vous traitera systématiquement de Fasciste. Les médias, au lieu d'expliquer, d'éduquer, d'analyser, jouent simplement le jeu de cette diabolisation anti-Le Pen, diabolisant du coup une grande figure historique issue des hautes heures flamboyantes du moyen-âge français.

Mais mieux vaut deux petites chansons qu’un long discours.

Comme chacun le sait, Luc Besson est un fasciste ! Bob Dylan et Leonard Cohen le sont également. Patti Smith aussi. Et votre serviteur n’en parlons pas.

Voici deux superbes chansons. « Changing of the Guards » de Bob Dylan, reprise ici par Patti Smith. Et « Joan of Arc » de et par Leonard Cohen. Les fichiers sont très compressés mais vous vous ferez une idée. Achetez les disques…

À vos dicos...

"Patti Smith : Changing of the Guards.mp3 (Bob Dylan)



Sixteen years,
Sixteen banners united over the field
Where the good shepherd grieves.
Desperate men, desperate women divided,
Spreading their wings 'neath the falling leaves.

Fortune calls.
I stepped forth from the shadows, to the marketplace,
Merchants and thieves, hungry for power, my last deal gone down.
She's smelling sweet like the meadows where she was born,
On midsummer's eve, near the tower.

The cold-blooded moon.
The captain waits above the celebration
Sending his thoughts to a beloved maid
Whose ebony face is beyond communication.
The captain is down but still believing that his love will be repaid.

They shaved her head.
She was torn between Jupiter and Apollo.
A messenger arrived with a black nightingale.
I seen her on the stairs and I couldn't help but follow,
Follow her down past the fountain where they lifted her veil.

I stumbled to my feet.
I rode past destruction in the ditches
With the stitches still mending 'neath a heart-shaped tattoo.
Renegade priests and treacherous young witches
Were handing out the flowers that I'd given to you.

The palace of mirrors
Where dog soldiers are reflected,
The endless road and the wailing of chimes,
The empty rooms where her memory is protected,
Where the angels' voices whisper to the souls of previous times.

She wakes him up
Forty-eight hours later, the sun is breaking
Near broken chains, mountain laurel and rolling rocks.
She's begging to know what measures he now will be taking.
He's pulling her down and she's clutching on to his long golden locks.

Gentlemen, he said,
I don't need your organization, I've shined your shoes,
I've moved your mountains and marked your cards
But Eden is burning, either brace yourself for elimination
Or else your hearts must have the courage for the changing of the guards.

Peace will come
With tranquility and splendor on the wheels of fire
But will bring us no reward when her false idols fall
And cruel death surrenders with its pale ghost retreating
Between the King and the Queen of Swords."



... et...

"Leonard Cohen : Joan Of Arc.mp3 (Leonard Cohen)



Now the flames they followed joan of arc
As she came riding through the dark;
No moon to keep her armour bright,
No man to get her through this very smoky night.
She said, Im tired of the war,
I want the kind of work I had before,
A wedding dress or something white
To wear upon my swollen appetite.

Well, Im glad to hear you talk this way,
You know Ive watched you riding every day
And something in me yearns to win
Such a cold and lonesome heroine.
And who are you? she sternly spoke
To the one beneath the smoke.
Why, Im fire, he replied,
And I love your solitude, I love your pride.

Then fire, make your body cold,
Im going to give you mine to hold,
Saying this she climbed inside
To be his one, to be his only bride.
And deep into his fiery heart
He took the dust of joan of arc,
And high above the wedding guests
He hung the ashes of her wedding dress.

It was deep into his fiery heart
He took the dust of joan of arc,
And then she clearly understood
If he was fire, oh then she must be wood.
I saw her wince, I saw her cry,
I saw the glory in her eye.
Myself I long for love and light,
But must it come so cruel, and oh so bright ? "


Vous me direz, Bob Dylan doit être "douteux" puisque depuis un certain accident en moto il y a presque 40 ans, il a vu le Christ et s'est converti !

En tout cas, l'image de la pucelle de France a frappé suffisament l'imagination de ces deux poètes, Dylan (alias Robert Zimmerman) et Cohen, issus de la communauté juive ( !!!) pour qu'ils en fassent au moins deux belles chansons... assez révélatrices. Deux chansons en toute Liberté.

Heureusement qu'il existe encore quelques esprits libres comme eux ici-bas.

31/03/2007

Sida, "Act Up" et autres Cancers...

Il y a une semaine nous étions encore une fois dans un week-end « Sidaction ». Vous avez porté votre petit ruban rouge ? Vous vous êtes branchés sur cette vingtaine de chaînes de télévision et stations de radios qui d’un commun accord avaient décidé de tenir tête à la maladie avec votre concours ? Tant mieux. Il nous faut nous serrer les coudes afin de pouvoir à nouveau un jour plonger dans des culs sans combinaison Cousteau !

Mais, vous connaissez mon cynisme salvateur (en tout cas il nous sauve au moins moi, moi-même et je) et vous vous demandez à la lecture de ces premières lignes si c’est du lard ou du cochon ? « Mais où veut-il en venir ? »

Tout d’abord, je veux être précis : j’ai perdu quelques potes à cause de cette saloperie de maladie. Ça m’a rongé à chaque fois les sangs. J’ai trouvé ces morts injustes, d’autant plus que j’étais plus jeune quand elles sont survenues et que je n’avais pas forcément l’expérience que j’ai aujourd’hui pour affronter les épreuves douloureuses. Dans la cité des années 70 et 80 l’héroïne circulait comme les joints de nos jours. Je ne sais si c’est toujours le cas aujourd’hui, ayant presque entièrement coupé les liens avec cet univers glauque, mais ça m’a permis de voir partir un sacré paquet de potes et de connaissances, qui d’une overdose, qui d’un empoisonnement de substitut afin de palier au manque, qui du Sida. Et quelques-uns survivent encore, porteurs du virus, en espérant des jours meilleurs.

Ce qui me révulse, cependant, c’est le Lobbying propagé par des groupuscules pseudo-situationnistes comme « Act Up » qui font se propager dans les mentalités, de par leur militantisme violent et sans concession, l’idée selon laquelle le Sida serait la seule maladie du siècle digne de notre attention. Posez la question autour de vous : « Quelle est la maladie, selon vous, qui aura marqué la fin du siècle précédent et l’entrée dans le nouveau millénaire ? » Je suis prêt à parier que presque tout le monde répondra : « Le Sida ».

Or, malgré les chiffres annoncés par les tenants de l’information selon la propagande aux rouages bien connus, le Sida demeure par son rang relativement modeste parmi les causes de décès dans le monde.

Toute maladie est à combattre, la mort, quelle qu’elle soit, doit nous mobiliser. Ma future mort me mobilise chaque jour que Dieu fait, puisque je tente de la considérer intellectuellement, spirituellement pour me préparer au grand saut, au grand départ. Je vous conseille de lire ou relire Pascal et d’y réfléchir à votre tour. Mais la vérité doit être dite lorsqu’on a affaire à une telle débauche de mobilisations diverses au niveau social, thérapeutique et curatif, monétaire et budgétaire.

Les chiffres de l’année 2000 disaient que 278 253 cas de CANCERS étaient répertoriés en France cette année-là, dont quelque 150 000 promis à la mort.

Quelques 19 000 à 20 000 morts dus uniquement au CANCER de la prostate meurent chaque année dans ce pays.


Les maladies cardio-vasculaires, elles seules, font quelque 170 000 décès par an juste en France.

Le Sida : en 2003 le nombre de décès cumulés depuis le début de l’épidémie en France était de 33 745. Depuis le début de l’épidémie.


Mais les pays pauvres avec, en premier lieu, l’Afrique, n’est-ce pas là le point culminant de l’épidémie ? C’est bien exact. Mais rien que la malaria tue entre 1 million et 3 millions de personnes par an, selon les années, dont 90% en Afrique sub-saharienne. La malaria est à l’origine de quelque 400 millions de cas de maladies aiguës à travers le monde.
Le Président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, rappelle ces faits que je viens d’évoquer et met la malaria en tête de liste des causes de morts en Afrique et il ajoute que la malaria n'est pas un problème ni en Amérique, ni en Europe. Mais on ne l’écoute pas.

En Europe Occidentale l’information circule et je ne connais pas, pour ma part, de personnes ne connaissant pas les moyens de se protéger du virus si elles en viennent à épouser des comportements à risques : changements de partenaires sexuels, toxicomanie. Sans être des experts du Virus de l’Immunodéficience Humaine, mettre une capote ou changer de seringue et d’aiguille avant de se shooter est à la portée de tous. Mis à part les malheureux ayant été victimes du virus par négligence (transfusés sans précaution, contamination par un conjoint n’osant pas avouer sa séropositivité contractée ailleurs) on ne peut pas dire que la prévention connue de tous soit difficile à appliquer. Elle est même simple et efficace. C’est une campagne radicale de prévention qu’il faut faire dans ces pays en voie de développement au lieu de s’en prendre au Pape, par exemple, en exigeant de lui qu’il remette en cause une des bases de son credo religieux en invitant nos frères africains à se protéger d’une capote avant de gambader de partenaire en partenaire. Ce n’est pas son rôle, mais c’est peut-être le nôtre.

Le virus du sida (H.I.V. ou V.I.H.) entraîne une chute des défenses immunitaires qui finit par rendre l’organisme incapable de se défendre contre la moindre infection. Ainsi, un de mes potes d’enfance porteur du virus du Sida depuis quelques années, mais dans un état assez stable, est mort en trois semaines après avoir mangé une mauvaise merguez qui lui développa une jaunisse fulgurante.

Le virus du Sida se transmet soit au cours de rapports sexuels avec des personnes qui en sont porteuses, d’où l’intérêt de l’emploi des préservatifs, soit par voie sanguine : lors d’une transfusion si le sang transfusé en contient (en France, la recherche d’anticorps révélant sa présence est, depuis l’affaire du sang contaminé, systématique), ou du fait de l’usage d’une seringue infectée (les toxicomanes par injection intraveineuse sont particulièrement exposés).

Au cours des années 1990, on a constaté que le virus présentait plusieurs formes, ce qui rend très difficile la réalisation d’un vaccin, alors que le nombre de malades progresse.

Bien entendu, il faut soigner les malades, et nous ne sommes pas dispensés de les soutenir et de faire preuve d’empathie et d’humanité à leur égard, quelles que soient les tendances à risques qui les ont conduits à être contaminés.

La recherche travaille. L’état fait ce qu’il peut. Mais « ACT UP » et consorts ont tendance à me révulser.
Jamais pour le CANCER, les maladies cardio-vasculaires, ou la malaria une telle débauche d’énergie médiatique n’a été enclenchée pour recueillir des fonds et, cependant, on a jamais vu un malade du cœur ou du CANCER venir insulter un ministre comme ce fut le cas il y a une dizaine d’année en direct à la télévision. Qu’est-ce qui légitime l’attitude d’ « « ACT UP » dans le maelström médiatique ambiant ?

Depuis 1968 les homosexuels ont su s’organiser afin d’obtenir l’abrogation d’une législation passéiste et abusivement discriminatoire à leur égard. Ils ont contribué à faire évoluer les mentalités vers une plus grande tolérance les concernant. Je ne trouve rien à dire à tout cela. Mais ils ont croisé sur leur chemin, pour leur malheur, le V.I.H. C’est à ce moment-là que les plus radicaux d’entre eux ont projeté sur cette fatale malédiction leurs fantasmes névrotiques les plus extrêmes, y voyant même comme une sorte de complot destiné à les exterminer tous. Je ne rentrerais pas dans le débat conspirationniste qui ne nous conduirait que vers une nébuleuse impasse. Cependant, je suis scandalisé lorsque je lis dans tel article écrit par un de leurs thuriféraires que l’épidémie du Sida équivaut à la Shoah, ou qu’un militant convaincu de sa cause (con vaincu ?) en appelle à un communautarisme refermé sur lui-même en même temps que fortement offensif. Ils en viennent à déclarer même avec une grande assurance que le combat contre le Sida cristallise tous les combats pour les droits de l’homme. Voilà comment on passe d’une promulgation juste, les droits de l’homme, à son négatif actif convaincant : le droit-de-l’hommisme. C’est au nom des droit de l’homme, par exemple, qu’on est parvenu à créer des cités dénuées de droits. Droit-de-l’hommisme. C’est au nom des droits de l’homme que les cerbères roses et en colère d’ « ACT UP » exigent que la situation des malades soit prise en considération. Comme si elle ne l’était pas. Cette attitude communautariste est digne de celle des musulmans de l’UOIF réclamant des horaires de piscine non-mixtes ou l’interdiction du porc dans les cantines de la République.

La faculté et l’autorisation d’assumer et de revendiquer sa différence est une chose, mais l’apparition de la volonté de distinction des droits indique la négation de notre démocratie lorsque les uns et les autres ne veulent plus s’intégrer à nos mœurs mais désirent nous intégrer aux leurs.

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Bande son du moment : Encore et toujours l'intégralité des albums de King Size


Lecture du moment : ...pas de lecture particulière... butinages divers...

Citation du jour : « Si vous êtes malade, ne le soyez pas trop longtemps. Tâchez de ne pas dépasser les 21 jours réglementaires, car, la patience des meilleurs amis est assez courte et vous auriez vite l'impression d'être délaissé.» Sacha Guitry

Humeur du moment : Le regroupement des forces... encore et toujours... toujours et encore...

03:00 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : Sida, Sidaction, Act-up, propagande, désinformation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/03/2007

Votage pour la France !



Sa spécialité, à elle et à ses sbires, nous enfiler tout un tube de vaseline entièrement dans le cul, pour nous enculer sans qu'on le sente. Mais ayant réglé mes problèmes avec papa et maman et étant hétéro à 1000%, autant le préciser tout de suite : j'ai le trou du cul sensible. Bon vote !

15:55 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : Ségolène Royal, Bravitude, Voter | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/02/2007

Let's have a party and get some fun in "dar al-harb" !

Prenez le temps de lire ce petit texte ayant pour but d'informer, ça nous changera un peu des désinformations régulières.


Dans l'autorité palestinienne, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

Nous ne lutterons pas contre le terrorisme.

Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :

L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.

Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que

Les mafias continueront à faire partie du paysage palestinien comme avec Arafat.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

La justice sociale sera le but principal de notre devoir.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que

L'on puisse continuer à gouverner

Avec les ruses de la vieille politique « arafatienne »

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que

Soit mis fin aux assassinats de civils innocents juifs

Nous ne permettrons d'aucune façon que

Nos enfants meurent en martyr

Nous accomplirons nos desseins même si

Les réserves économiques se vident complètement

Nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que

Vous aurez compris qu'à partir de maintenant

Nous sommes la « nouvelle autorité palestinienne »




À présent, RELISEZ A PARTIR DE LA DERNIERE LIGNE, CHAQUE LIGNE, EN REMONTANT VERS LE HAUT.

Cogitez bien, les pro-Palestiniens naïfs...

06:35 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (4) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/02/2007

Anarchiste... Fasciste...

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

Les gros cons de droite me traitent d'Anarchiste...

Les gros cons de Gauche me traitent de Fasciste...

Qu'en pense Gabriel Matzneff ?

"Les anarchistes ont des idées de gauche et un tempérament de droite, au lieu que les fascistes ont des idées de droite et un tempérament de gauche.
L'anarchisme est aristocratique, et le fascisme plébéien.
L'anarchiste, qui ne croit pas en sa propre destinée, est byronien ; le fasciste, qui révère l'Etat, est hégélien.
L'anarchiste boit du vin de bourgogne et mange des truffes ; le fasciste boit de la bière et mange de la choucroute.
L'anarchiste soigne sa ligne et pèse à cinquante ans le même poids que quand il a passé le conseil de révision ; le fasciste, au-delà de trente ans, prend du bide.
Le fasciste aspire au pouvoir, et l'anarchiste au sublime.
Il y a du bourgeois dans le fasciste ; dans l'anarchiste, du dandy. Et du stoïcien."


Ma foi... à 41 ans, je suis encore svelte... et j'ai une large préférence pour un Sauternes bien frappé plutôt que pour une bière accompagnée de choucroute. J'ai pris un tout petit peu de bide, mais il paraît que ça se soigne... et j'emmerde les gros cons, fussent-ils de gauche ou de droite.

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C'était ma parenthèse du jour... je m'en retourne à mes fièvres antiques !