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23/06/2013

La présence de l’harmonie éternelle

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« Il y a des instants, dit-il, ils durent cinq ou six secondes, quand vous sentez soudain la présence de l’harmonie éternelle, vous l’avez atteinte. Ce n’est pas terrestre ; je ne veux pas dire que ce soit une chose céleste, mais que l’homme sous son aspect terrestre est incapable de la supporter. Il doit se transformer physiquement ou mourir. C’est un sentiment clair, indiscutable, absolu… Et une joie si immense avec ça ! Si elle durait plus de cinq secondes, l’âme ne la supporterait pas et devrait disparaître. En ces cinq secondes je vis toute une vie et je donnerais pour elle toute ma vie, car elles le valent. »

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, Les Possédés

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21/06/2013

Con comme un écolo

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« Une engeance politique a émergé ces dernières années, dont le programme se résume à la plus grosse arnaque depuis la révolution russe : l’écologie. Démagogique au possible, cette idéologie de veaux prébubères a attiré dans ses filets biologiques tout ce que la planète comptait de frileux de l’engagement en créant une nouvelle morale plus duraille que le catéchisme des jésuites : la connerie durable. Pour lapremière fois depuis la Révolution française, on a des militants dont les principaux combats consistent à prendre un vélo pour aller faire leurs courses, à fermer le robinet en se brossant les dents et à jeter la bonne ordure dans la bonne poubelle dans des quartiers où la misère est insupportable. L’essentiel de leurs préoccupations consiste à savoir où jeter le papier, le carton, le verre et le plastique. Ce qui semble être le cœur de leur engagement suffit à satisfaire leur goût de la rébellion. Ces nouveaux cons vivent entre eux, forment de douces milices dans les quartiers et, au nom de la gauche militante et verte, créent plus encore de disparité sociale dans la cité. Plus ils font d’efforts pour être appréciés par les pauvres de quartiers, plus ils sont haïs pour leur pédantisme cynique. Préférer pédaler alors qu’on peut se payer une caisse est un concept tellement absurde pour celui qui rame au RSA, qu’il donne envie de niquer tous les Vélib’ de la terre, au grand dam de ces écolos qui ne peuvent piger la frustration des vrais pauvres. Ce sont des militants qui se battent bec et ongles pour obtenir une « recyclerie » ou un jardin potager dans des villes comptant 50% de chômage chez les jeunes, des militants récoltant leurs tomates sans engrais dans des départements sans écoles et sans crèches.
Rien n’est plus important que la préservation de la nature. Les Verts ont bien essayé de responsabiliser leur discours, mais l’écologie est antinomique à toute forme d’évolution. Les super héros écologistes totalement dogmatiques et sectaires, tels que Hulot ou autres Arthus-Bertrand, ne distinguent même plus la gauche de la droite, et s’allieraient aux pires fascistes si ceux-ci promettaient des pistes cyclables. Les braves gens qui auraient eu tendance à jouer la carte de la solidarité avec les plus démunis d’entre nous, comme le faisaient les gens de gauche, se sont laissés trimbaler par ces nouveaux cons, ils cultivent aujourd’hui les trois mètres carrés de leurs putains de jardins partagés et croient faire de la résistance en bouffant les poireaux issus de l’agriculture biologique.
Les Verts ne sont pas à un paradoxe près. Grâce à l’influence des Grünen, par exemple, l’Allemagne est aujourd’hui le pays le plus polluant d’Europe. Leur obstination maladive à combattre le nucléaire les a conduits à conserver des mines de charbon à ciel ouvert aussi grandes que Paris et à participer ainsi honteusement au réchauffement climatique. Peu leur importe : le dogme n’a pas été trahi, tous les barbus peuvent marcher la tête haute. L’ordre des priorités s’est trouvé brusquement bousculé pour satisfaire ces mous du bulbe. La promesse d’une voiture électrique dans une campagne électorale devient soudain plus importante que l’établissement de logements sociaux, et la promesse de constructions de maisons en bois équipées de panneaux solaires et de chiottes sèches est devenue l’essentiel d’un programme politique, bien avant la promesse de places en crèches pour tous les mômes.
L’écologie est un luxe de bourgeois. Pour y adhérer, il faut avoir réglé tous les autres soucis de survie. Ce luxe est imposé à tous au nom d’une nouvelle morale, qui considère que jeter un papier par terre devrait être sanctionné plus durement que voler dans la poche de son voisin. »

Étienne Liebig, Les nouveaux cons

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L’éducation de masse a fini par abrutir les privilégiés eux-mêmes

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« L’éducation de masse, qui se promettait de démocratiser la culture, jadis réservée aux classes privilégiées, a fini par abrutir les privilégiés eux-mêmes. La société moderne, qui a réussi à créer un niveau sans précédent d’éducation formelle, a également produit de nouvelles formes d’ignorance. Il devient de plus en plus difficile aux gens de manier leur langue avec aisance et précision, de se rappeler les faits fondamentaux de l’histoire de leur pays, de faire des déductions logiques, de comprendre des textes écrits autres que rudimentaires. »

Christopher Lasch, La culture du narcissisme

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Des oeuvres subversives...

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« Les grandes oeuvres du théâtre sont toujours des oeuvres subversives qui mettent en cause l'ensemble des croyances, des idées, des modèles, l'image de l'homme, d'une société et d'une civilisation. Certes, avec le temps, les histoires de la littérature effacent ce conflit ou du moins feignent de l'ignorer, pressées qu'elles sont de tranquilliser le lecteur en présentant des oeuvres dans la suite apaisante d'une histoire et d'un déroulement. Mais à l'origine, toute grande oeuvre, même si elle ne s'affirme pas complètement, frappe, gêne, révolte. »

Jean Duvignaud et Jean Lagoutte, Le Théâtre contemporain, Culture et contre-culture

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La transformation d’un mal indéfini, ignoble, en un mal restreint

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« Ce qui est en jeu, c’est la reconnaissance qu’un mal a été commis dans le monde.(…) C’est la reconnaissance, enfin que ce mal est limité ; c’est la transformation d’un mal indéfini, ignoble, en un mal restreint, défini dans l’espace et dans le temps. C’est une tentative d’interruption du déroulement illimité des chaînes causales ; de la reproduction sans fin du malheur et du mal. Certains vont plus loin, et tentent de prendre appui sur ce mal pour se construire ; ils font de leur géniteur indigne un absolu contre-modèle. Certains vont vraiment loin, et je sais que ma sœur (j’espère qu’elle me pardonnera de la citer) est allée jusqu’à refuser de travailler, pour se consacrer à sa seule vocation de mère de famille ; et je sais qu’elle y est parvenue. Une sur mille, peut-être, y serait parvenue ; mais il n’y a pas de fatalité. On peut briser la chaîne de la souffrance et du mal. »

Michel Houellebecq, in Ennemis publics, Correspondance avec Bernard-Henri Lévy

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20/06/2013

Cette connaissance où destin et liberté se rencontrent comme sur le fil du rasoir...

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« A l’extrême proximité de la mort, du sang et de la terre, l’esprit revêt des traits plus durs et des couleurs plus profondes. L’existence est à tous ses niveaux plus crûment menacée, jusqu’à cette forme de faim presque tombée dans l’oubli, devant laquelle toute réglementation économique est en défaut et qui ne laisse à la vie d’autre choix que la disparition ou la conquête.



Une attitude qui veut être à la hauteur de ces décisions doit, au sein d’une destruction dont l’ampleur reste imprévisible, parvenir au point où l’on peut éprouver un sentiment de liberté. Au nombre des signes distinctifs de la liberté se range la certitude de participer au noyau le plus intime du temps - certitude qui, merveilleusement, donne des ailes aux actes et aux pensées, et dans laquelle la liberté de celui qui agit se connaît comme expression particulière de la nécessité. Cette connaissance où destin et liberté se rencontrent comme sur le fil du rasoir est le signe que la vie joue encore son jeu et se conçoit comme porteuse d’une puissance et d’une responsabilité historiques. »

Ernst Jünger, Le travailleur

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Sa pensée ne devait pas végéter sur des systèmes d’idées...

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« Wilfrid faisait le serment de négliger les actions de ses contemporains, afin de n’en pas souffrir. Que l’époque fût bonne ou mauvaise, il trouverait des corps féminins pour une grande quantité de noces, et, à chaque heure nouvelle, des occupations dignes d’enrichir sa connaissance de lui-même et son art de jouir des cadeaux de la terre. D’autres hommes, si cela les amusait, pourraient s’occuper des gestes du gouvernement et se mettre à feu et à sang en l’honneur des théories politiques. Wilfrid ne croyait ni à la politique, ni à la philosophie. Il croyait à l’océan Atlantique, aux oranges, aux fables de La Fontaine, à tout ce qui se touche, s’entend, se goûte, se respire et se voit. Sa pensée ne devait pas végéter sur des systèmes d’idées, mais rechercher les méthodes les plus sûres pour savoir le bon usage des êtres et des choses, femmes, loups au fenouil, navires sur la route de Sydney. »

Kléber Haedens, Salut au Kentucky


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19/06/2013

La France exécutait devant l’Europe entière une grossière pantomime...

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« On assistait toujours à la vieille pitrerie des partis gesticulant des rôles. (…) Les finances étaient pillées, l’économie saccagée, la plus grossière démagogie substituée à toutes les règles du gouvernement des hommes. La politique extérieure, où la gabegie avait des conséquences encore plus sinistres mais moins immédiates, était le fort de ces messieurs, le terrain où ils ne faiblissaient jamais, où ils pouvaient se livrer à toutes leurs lubies et tout leur sectarisme, où leur vénalité devenait la plus profitable, où ils cueillaient à foison les arguments jetés aux prolétaires impatients et qui commençaient à soupçonner la comédie. (…) La France exécutait devant l’Europe entière une grossière pantomime, présentant un derrière fuyard et foireux quand elle devait montrer les dents, clamant qu’elle ne permettrait ni ceci ni cela, et dégringolant dans une trappe à guignol quand ceci ou cela s’était produit. »

Lucien Rebatet, Les Décombres

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Une vaste placidité...

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« Tout cela ressemblait à une vaste placidité. Paris tout entier exhalait l’épatement des viandes et des digestions, des loisirs fades et niais, le ruminement doux et bête de ce gros animal au repos que forment quatre millions endimanchés de bipèdes présumés pensants. »

Lucien Rebatet, Les Décombres

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18/06/2013

On se suicide par respect pour la raison...

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« On se suicide par peur de ce qui va être et il faudrait fouetter jusqu’au sang les gens qui osent flétrir cette peur, quand eux ils n’ont rien à craindre. On se suicide par respect pour la raison, quand l’âge ou la maladie enténèbrent la vôtre, et qu’y a-t-il de plus honorable que ce respect de la raison ? On se suicide par respect pour la vie, quand votre vie a cessé de pouvoir être digne de vous, et qu’y a-t-il de plus honorable que le respect de la vie ? On se suicide sans donner ses raisons, et peut-être sans raison, et on a le droit — le droit le plus sacré — de n’en pas donner : pourquoi un homme n’aurait-il pas le droit de renoncer sans explications à une vie qu’il n’a pas demandée ? Tout ce qu’on peut dire contre le suicide sort de cette case défaillante du cerveau de l’homme, d’où il tire des interdits terribles au bonheur. »

Henry de Montherlant, Les Carnets

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La vieillesse de Rembrandt

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« Les dernières peintures de Rembrandt, singulièrement les portraits de lui-même vers soixante ans, où l’on est en présence d’un vieux clochard déguenillé, un chiffon sur la tête, de grosses mains aux ongles noirs, un air presque bête, lorsque je les contemplais dans ma jeunesse au Louvre, me faisaient venir les larmes aux yeux ; ils me dictaient ma vie, ils me représentaient mon avenir. Je pensais : "Pourvu que la prophétie soit juste !" Je les regardais avec plus d’envie encore que d’admiration, comme les petits ambitieux qui s’enthousiasment devant le caractère de Julien Sorel. Désirer la vieillesse de Rembrandt est bien une folie de l’adolescence, âge où l’on doute de tout ce qui est possible et de rien de ce qui est impossible, car il n’est pas à la portée du premier barbouilleur venu de mourir pauvre. »

Jean Dutourd, Le vieil homme et la France

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17/06/2013

Mitterrandie

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« Paris, 22 février 2005 -

Et puis j’ai apprécié que Jacques Attali révèle qu’à la table où il déjeuna lui-même, il y a trente ans, avec René Bousquet, sans savoir qui était cet homme si "impressionnant", il y avait Henri Frenay, le néo-nazi bien connu. Oui, j’ai apprécié que Jacques Attali se reprenne et qu’il reconnaisse enfin que François Mitterrand avait raison : 1’histoire ne s’écrit pas après coup, quand les dés sont jetés et que la Résistance ne se joue plus qu’aux Folies-Bergère.
J’ai oublié, Morlino me le rappelle ce matin, de révéler que Mireille et Emmanuel Berl, antisémites notoires, nous parlaient de Bousquet avec reconnaissance, pour ne pas dire affection. Cela ne l’innocente pas, mais devrait inviter les juges de François Mitterrand à la modération, sinon à l’indulgence.
Seul de la Mitterrandie historique, André Rousselet, que je n’ai pourtant jamais rencontré parmi le cercle des intimes du président, seul cet homme-là qui ne me doit rien, c’est le moins qu’on puisse dire, vient de me téléphoner pour me remercier d’avoir dit ce que j’ai dit. Pas un mot gentil de Danielle, rien, plus un signe d’elle depuis qu’elle m’a rendu du bout des doigts un chèque de cinq cent mille francs, le même que j’avais eu le mauvais goût de signer à sa demande pour faire sortir son fils de prison.
"Plus je connais Danielle Mitterrand, plus j’aime Anne Pingeot." Cette confidence douloureuse d’André Rousselet, qu’il ne m’a pas interdit de rapporter, je la rapporte, quoi qu’il m’en coûte, parce que je suis peiné que Danielle ne me pardonne pas d’être un garçon trop sentimental. »

Pascal Sevran, Le privilèges des jonquilles

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Ce qui expliquait le succès, et à vrai dire la position dominante, de l’Occident dans le monde

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« L’une des choses qu’on nous demandait d’examiner était ce qui expliquait le succès, et à vrai dire la position dominante, de l’Occident dans le monde. Nous avons étudié tout ce que nous avons pu d’un point de vue historique, politique, économique et culturel. Au début nous pensions que c’était parce que vous aviez de meilleurs canons que nous. Puis nous avons pensé que c’était parce que vous aviez le meilleur système politique. Ensuite nous nous sommes focalisés sur votre système économique. Mais au cours des vingt dernières années, nous nous sommes rendu compte que le cœur de votre culture est votre religion : le christianisme. C’est pour cela que l’Occident est si puissant. Le fondement moral chrétien de la vie sociale et culturelle a été ce qui a rendu possibles l’émergence du capitalisme et ensuite la transition réussie vers une vie politique démocratique. Nous n’avons aucun doute la dessus. »

David Aikman, Jesus in Beijing

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16/06/2013

Communisme et... cannibalisme

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« Le 26 mai, le Comité Révolutionnaire du district se réunit pour faire le point sur la lutte des classes. Après avoir rendu compte des progrès obtenus (plus de cent vingt meurtres), les responsables des comités révolutionnaires de chaque préfecture et les chefs des Forces Armées préfectorales furent nombreux à réclamer l’arrêt des parades de luttes [exécutions publiques par lapidation ou à coup de bâtons]. Ce fléchissement, cette baisse d’enthousiasme provoquèrent le vif mécontentement du premier responsable adjoint du Comité Révolutionnaire du district et commissaire politique des Forces Armées Révolutionnaires du district, Sun Ruizhang, qui exhorta ses troupes par ces mots : "Ne soyez pas si timorés ! Que craignez-vous ? Si nous n’agissons pas ainsi, nous n’arriverons pas à écraser les ennemis de classe ni à affermir suffisamment la volonté de combat du peuple ! N’ayez pas peur, continuons à faire des parades de lutte !"

Après ce dernier meeting, la campagne d’assassinats et de cannibalisme dans la préfecture de Wuxuan entra dans sa phase culminante.

L’histoire suivante constitue un cas typique de dépeçage d’une victime encore vivante : Un jour de mai 1968, Gan Kexing, membre de la septième équipe de production du village de Datuan, dans la préfecture de Tongwan, organisa une séance de lutte contre Gan Dazuo. Celui-ci fut ensuite traîné jusqu’en bordure d’un champ voisin. Gan Yewei lui cria l’ordre de s’agenouiller, puis lui asséna un coup de bâton sur la tête. Gan Dazuo vivait encore lorsque Gan Zuyang lui enleva le pantalon pour lui couper les organes génitaux. Gan Dazuo supplia : "Attends que je sois mort pour me découper !" Mais Gan Zuyang continua à lui trancher les parties sexuelles tandis que sa victime se débattait en poussant des cris déchirants. Gan Weixing et quelques autres se précipitèrent pour prélever la chair des cuisses, puis Gan Deliu ouvrit le ventre et extirpa le foie. Les autres participants se ruèrent alors pour enlever toute la chair restante sur le corps de Gna Dazuo.

Voici maintenant un exemple caractéristique de repas communautaire cannibale : le 10 juin 1968, à la préfecture de San Li, devant la porte marquant l’entrée dans le canton de Shangjiang, se tînt une grande séance de lutte, au cours de laquelle furent tués à coups de baton Liao Tianlong, Liao Jinfu, Zhongzhenquan et Zhong Shaoting. La chair des quatre corps fut découpée puis transportée jusqu’aux cuisines de la brigade, ou on la fit cuire dans deux grandes marmites. Vingt à trente personnes en mangèrent. Au vu et au su de tous, on avait donc osé faire cuire de la chair humaine, aux sièges mêmes des gouvernements cantonaux et préfectoraux, puis organiser sur place un repas communautaire ! Les masses ne devraient pas oublier un tel exemple ! »

Zheng Yi, Stèles rouges : Du totalitarisme au cannibalisme

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14/06/2013

Dans le monde postmoderne, le changement ne se produit plus par explosion, mais par implosion

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« Dans le monde postmoderne, le changement ne se produit plus par explosion, mais par implosion. La vie commence à changer lorsqu’un nombre suffisant de citoyens se détournent du jeu institutionnel parce qu’ils considèrent que "la vraie vie est ailleurs". Ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui, ce n’est pas de révolutionnaires - ces figures emblématiques de la modernité -, mais de rebelles. D’hommes et de femmes sur qui les slogans à la mode glissent comme la pluie sur les canards, tout simplement parce qu’ils ont choisi de penser et de vivre autrement. »

Alain de Benoist, Entretien avec le Magazine allemand "Zinnober"

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