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05/12/2012

Tout ça me plaisait dans une dimension inquiétante

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« Ce n’était plus la guerre fantomatique à quoi, depuis mon arrivée à Beyrouth, je m’étais habitué et qui ne venait pas ; ce n’était plus du roman devenu vague rêverie au fond de l’ennui ; c’était l’essence même de toute littérature : la guerre, violente, exigeante, dangereuse, enivrante, aussi, car j’y ai retrouvé les gestes qui étaient les miens, enfant dans les bois de Siom, quand je jouais à la guerre et que je mourais ou tuais avec une ivresse qui me laissait croire que j’étais la proie d’autre chose que de la fièvre du jeu.

Mais à Beyrouth, cette nuit-là, au premier étage du magasin que nous devions tenir, dans le bruit des armes, les éclats, l’odeur de poudre, d’huile et de métal chaud, je sentais les autres miliciens bien plus proches de moi que mes anciens compagnons de jeu.

Tout ça me plaisait dans une dimension inquiétante, voire terrifiante du plaisir : celle qu’on connaît dans les très grandes amours. »

Richard Millet, La confession négative

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04/12/2012

Le laboureur revient toujours

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« Kirchhorst, 2 mai 1945.(...)

Le labeur, le souci de petites choses ne crée pas seulement un contrepoids à l’illusoire, mais aide aussi à préserver la dignité, ou à la rétablir lorsqu’on lui a fait atteinte. Plus la panique croît, et plus on se réjouit d’apercevoir l’homme qui ne fait pas de l’épouvante plus de cas qu’elle ne mérite, et lui refuse ses courbettes – à une époque d’athéisme, cela ne devient pas plus facile, mais plus dur.

Dans mon enfance, j’avais à peine appris à lire, une histoire de la guerre des Boxers me fit grande impression. Si je m’en souviens bien, c’était un officier de l’Etat-major de Waldersee qui racontait une exécution d’otage chinois en train de lire un livre. Ce spectacle l’émut, et il demanda au responsable de l’exécution la vie sauve pour cet homme ; il l’obtint. Il fit part au lecteur de cette mesure de grâce. Le Chinois le remercia courtoisement, mit son livre dans sa poche et quitta le lieu des supplices, qui poursuivirent leur cours. Je me demandai, plus tard : que pouvait-il bien lire ? Il faudrait connaître ce texte. Aujourd’hui, je pourrais concevoir qu’il ait lu un chapitre du Kin-Ping-Meh, ou un manuel de culture des lis. Celui qui sait se reconnaît non à la matière, mais au fait de son savoir. C’est là ce qu’il faut mettre à l’épreuve : il existe des prières creuses, comme il existe un sourire qui convainc.

Les paysans ont repris le chemin de leurs champs, bien qu’ils aient des bandes de fêtards installées chez eux. La récolte est incertaine. Mais le paysan qui laboure en suivant ses chevaux, tandis que les armées passent sur les routes, offre une image imposante de cette continuité, de cette permanence de l’effort humain, si souvent déçue, et qui pourtant est plus importante, plus riche de consolations, plus profondément enracinée que son progrès, qui, bien plutôt, s’en éloigne. Le laboureur revient toujours ; je l’ai vu à l’œuvre durant notre offensive en France, et l’on dit qu’il traçait ses sillons à Waterloo, entre les armées qui se déployaient l’une contre l’autre. »

Ernst Jünger, Tome IV du Journal de Ernst Jünger : "La Cabane dans la vigne", consacré à la période 1945-1948, qui englobe les années d’occupation américaine en Allemagne

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03/12/2012

L'égalité entre les hommes

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« L'axiome d'un Anglo-Saxon concernant l'égalité entre les hommes me revint en mémoire. Il la cherche, non pas dans la répartition sans cesse changeante de la puissance et des moyens d'agir, mais dans le fait constant que chacun peut tuer chacun des autres. »

Ernst Jünger, Eumeswil

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Sens du tragique

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« La morale, l'instinct, et la pure et simple chute des corps règlent notre action. Nos cellules sont composées de molécules, et celles-ci d'atomes. »

Ernst Jünger, Eumeswil

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Flicaille...

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« Il est vrai que notre lagune saumâtre grouille d'une flicaille intellectuelle particulièrement nauséabonde. »

Ernst Jünger, Eumeswil

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Navire de guerre

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« On devrait vivre comme un navire, ayant à son bord tout ce qu'il y a de nécessaire, et toujours prêt au combat. »

Ernst Jünger, Jeux Africains

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02/12/2012

Ses règles sont continues et toujours nettes

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« Ses règles sont continues et toujours nettes. L’argent s’attire lui-même, cherche à s’agglomérer aux mêmes endroits, va de préférence aux scélérats et aux médiocres ; puis, lorsque par une inscrutable exception, il s’entasse chez un riche dont l’âme n’est ni meurtrière, ni abjecte, alors il demeure stérile, incapable de se résoudre en un bien intelligent, inapte même entre des mains charitables à atteindre un but qui soit élevé. On dirait qu’il se venge ainsi de sa fausse destination, qu’il se paralyse volontairement, quand il n’appartient ni aux derniers des aigrefins, ni aux plus repoussants des mufles.
Il est plus singulier encore quand, par extraordinaire, il s’égare dans la maison d’un pauvre ; alors il le salit immédiatement s’il est propre ; il rend lubrique l’indigent le plus chaste, agit du même coup sur le corps et sur l’âme, suggère ensuite à son possesseur un bas égoïsme, un ignoble orgueil, lui insinue de dépenser son argent pour lui seul, fait du plus humble un laquais insolent, du plus généreux, un ladre. Il change, en une seconde, toutes les habitudes, bouleverse toutes les idées, métamorphose les passions les plus têtues, en un clin d’œil.
Il est l’aliment le plus nutritif des importants péchés et il en est, en quelque sorte aussi, le vigilant comptable. S’il permet à un détenteur de s’oublier, de faire l’aumône, d’obliger un pauvre, aussitôt il suscite la haine du bienfait à ce pauvre ; il remplace l’avarice par l’ingratitude, rétablit l’équilibre, si bien que le compte se balance, qu’il n’y a pas un péché de commis en moins.
Mais où il devient vraiment monstrueux, c’est lorsque, cachant l’éclat de son nom sous le voile noir d’un mot, il s’intitule le capital. Alors son action ne se limite plus à des incitations individuelles, à des conseils de vols et de meurtres, mais elle s’étend à l’humanité tout entière. D’un mot le capital décide les monopoles, édifie les banques, accapare les substances, dispose de la vie, peut, s’il le veut, faire mourir de faim des milliers d’êtres ! »

Joris-Karl Huysmans, Là-bas

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01/12/2012

La seule logique de notre monde...

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« La disparition de toute hiérarchie supérieure à celle de l’argent et, par conséquent, de tout pouvoir supérieur à celui de l’argent, fait peser de tout leur poids sur nos têtes les nécessité de l’économie. Celles-ci se développent comme une logique propre qui tend à devenir la seule logique de notre monde. Elle étend sur nous ses impératifs auxquels nous sommes en réalité étrangers et nous les impose comme les lois de notre propre vie. Nous marchons comme des forçats sur les berges du beau fleuve Vendre-Vendre-Vendre le long duquel nous halons le bateau des prêteurs. Les yeux fixés sur la balance des exportations, sur les cadrans de la circulation monétaire, les ingénieurs ajustent et généralement raccourcissent la longe qui nous permet nos propres mouvements. Au-dessus d’eux, point de princes, point de fouets qui tournoient. Ils calculent, pilotent, répartissent. Ils gardent pour eux quelques rares clous d’or et nous distribuent des billes d’agates que nous appelons nos joies et nos libertés. »

Maurice Bardèche, Sparte et les sudistes

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30/11/2012

La "pauv’ fille" au grand cœur qui aura inspiré tant de chansons d’amour

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« La prostitution. Ce mot-là à lui tout seul vaut son pesant de préservatifs. Il fait vendre les journaux et frétiller les "ratés de la bagatelle", comme le chantait si drôlement Patachou. "Le Nouvel Observateur" dénonce cette semaine "les nouvelles filières de la prostitution", ça ne mange pas de pain et ça plaît toujours. On se doutait bien que les choses n’allaient pas être simples à régler et l’angélisme du ministre nous amuse beaucoup. Nicolas Sarkozy aura beau faire le malin, il ne parviendra pas mieux que ses prédécesseurs à nettoyer les trottoirs, à "interdire la prostitution". Quelle drôle d’idée ! On l’a connu mieux inspiré, le cher Nicolas. Qu’il passe par les armes tous les proxénètes qui lui tomberont sous la main, nous ne demandons pas mieux. Pour le reste, qu’il se calme.
Interdire la prostitution, et pourquoi donc ? Il faut la légaliser au contraire, rouvrir les maisons closes de si belle mémoire. La "pauv’ fille" au grand cœur qui aura inspiré tant de chansons d’amour, de romans, de films, de fantasmes, il faut la mettre en maison, à l’abri des salopards qui la massacrent. Il faut nous garder les filles au chaud pour soigner nos cœurs blessés.
Il faut rouvrir d’urgence les maisons closes. Dans un même élan de générosité et d’amour, il faudrait rouvrir aussi les maisons de correction où l’on dressait si bien les mauvais garçons à coups de trique. Le bon temps que celui-là du tapin tranquille. On peut faire confiance à Genet. Il faut rouvrir les maisons de correction. Si l’on manque d’argent, on pourrait fermer les maisons de la culture où l’on joue des pantalonnades subventionnées par nous, où des troupes de gugusses intouchables se payent notre tête à nos frais. »

Pascal Sevran, Le privilège des Jonquilles

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28/11/2012

Il habite avec nonchalance le pays des morts

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« Mercredi 21 septembre 2011 : J’ai beau me saouler de travail et ne sortir pratiquement pas de cette bibliothèque, je bois à grandes lampées l’élixir de septembre, qui d’ailleurs n’est nulle part si enivrant qu’entre ces pans de livres. Les Pyrénées complaisantes, pour la première fois de la saison, sont apparues dans le soleil au-dessus de la canopée, comme en hiver. Pourtant nous sommes encore en été, je crois bien. Le matin semblait le penser aussi, sans y tenir plus que cela. C’est cela, l’enchantement de septembre : il n’y tient pas. Creusé qu’il est du temps qui fut (weather aussi bien que time), il habite avec nonchalance le pays des morts. Je regrette de m’être laissé influencer une ou deux fois déjà, jadis et naguère, par mon entourage qui a poussé les hauts cris à l’idée d’un volume de ce journal qui se serait appelé Septembre absolu. C’est pourtant bien de cela qu’il s’agit. Toute la journée s’est écoulée dans la splendeur discrète de ce mois détaché des choses, tranquillement revenu de tout, et qui n’en fait pas une affaire. Entré sans manières par les fenêtres, il prenait ses aises entre les rayonnages, dans les fauteuils, sur les tapis, jusqu’entre les dalles de notre carrelage décrié. Nous vivons sans doute les dernières heures de l’absolutisme. C’est aussi ce qui le rend irrésistible. »

Renaud Camus, Septembre absolu

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27/11/2012

Tristes vies de cons

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« Si les gens vivent leurs tristes vies de cons dans ces mornes pays de cons, c’est parce qu’ils ont la trouille. Il leur faut la Sécurité, le Confort et la Dignité. Voilà ce que je pensais. Ils n’aiment pas se fatiguer, ils bouffent comme des vaches, ils boivent l’apéro, ils discutent de conneries à perte de vue, ils jouent aux courses, ils s’intéressent au football, ils prennent du bide sans se dégoûter d’eux-mêmes, ils s’en foutent d’être moches répugnants mous dégueulasses pourvu qu’ils aient une cravate, de se faire chier dix heures par jour et toute la semaine et toute la vie pourvu qu’ils aient la paye et le cinoche avec Maimaire le samedi. »

François Cavanna, Les Ritals

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26/11/2012

L'électeur

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« Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne disent rien, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit. »

Octave Mirbeau, La Grève des électeurs

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24/11/2012

La solide alliance

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« Je voudrais qu’il m’ait été donné d’avoir bien parlé des choses sublimes, sans avoir mal parlé des choses honnêtes, celles-ci méritant le respect comme celles-là l’enthousiasme, et j’espère que j’aurai su célébrer ce qui couronne la vie, sans avoir méconnu ce qui la soutient. Il est très certain qu’il y a plus d’amour véritable dans la solide alliance d’un bon ménage que dans la fragile association de plaisir que deux amants ont formée et qu’ils sont prêts à rompre à la moindre alerte. Si la première impulsion de ceux qui s’éprennent l’un de l’autre est de fuir les difficultés de leur vie, leur second mouvement, dès qu’ils s’aiment davantage, est de revenir à elles pour les attaquer ensemble : ceux qui ont commencé par être les lâches du plaisir finissent par être les braves de l’amour, et cela est si vrai que dès que le goût qui a rapproché deux amants prend un peu de force, chacun ne peut s’empêcher de s’enquérir des ennuis de l’autre, avec une prudence qui le retient de s’y mêler et un intérêt qui le pousse à y prendre part. Ce n’est pas la solidité qui manque au bonheur conjugal, mais bien plutôt la finesse et comme les amants volages n’auront eu que des instants sans durée ,la plupart des époux heureux n’auront eu qu’une durée sans instants. Encore n’est-il pas fatal qu’il en soit ainsi. Tout dépend de chacune de leurs deux natures et de l’accord qu’elles font. Depuis que les gens se marient plus tôt, leur bonheur peut avoir plus de vivacité. Ayant déjà des enfants qui seront grands avant qu’eux-mêmes soient vieux, de jeunes époux ne sont pas si loin de l’enfance qu’ils ne puissent en retrouver l’espièglerie et les rires; l’insouciance de leur âge se joint à la prévoyance de leur état; ils peuvent être sérieux sans être forcés d’en avoir toujours l’air; leur sagesse habituelle n’empêche pas des folies d’un moment, qui mettent dans leur bonheur les feux du plaisir. »

Abel Bonnard, L’amour et l’amitié

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23/11/2012

Atomisation définitive de l’espèce humaine

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« Ce n’est certainement pas, en effet, en diabolisant comme "réactionnaire" tout sentiment d’appartenance et de filiation ou en considérant, par principe, comme nécessairement "passéiste" l’attachement légitime des peuples à leur langue, leurs traditions et leur culture (puisque tel est, de nos jours, le noyau résiduel de toute métaphysique de gauche) que les individus modernes pourront trouver le chemin d’une émancipation personnelle et collective à la fois réelle et véritablement humaine. C’est là toute la différence entre un combat politique qui – à l’image de celui des anarchistes, des socialistes et des populistes du XIXe siècle - visait d’abord à offrir aux individus les moyens d’accéder à une vie réellement autonome – condition de toute "vie bonne" et, si possible, heureuse - et un processus historique de fuite en avant perpétuelle (sous le triple aiguillon du marché "autorégulé", du droit abstrait et de la culture mainstream) que presque plus personne – du moins parmi nos éblouissantes "élites"- ne songe encore à maîtriser en profondeur et qui ne saurait conduire (quand bien même serait-il sanctionné sous le nom de "Progrès") qu’à une atomisation définitive de l’espèce humaine. »

Jean-Claude Michéa, Postface à "La culture de l’égoïsme" de Christopher Lasch & Cornelius Castoriadis

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22/11/2012

Toute l’ivresse d’une défaite éclatante et méritée s’est présentée devant nous

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« Plus l’apocalypse s’est rapprochée de l’Allemagne et plus elle est devenue ma patrie. On ne peut pas compter sur le hasard. Les rencontres individuelles sont des chances. Il n’y a pas de logique des chances. Or l’Allemagne, en 1944, fut le grand lieu de rencontre des desperados de l’Europe. Toute l’ivresse d’une défaite éclatante et méritée s’est présentée devant nous. »

Roger Nimier, Les épées

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