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08/07/2009

I like to move it move it...

=--=Publié dans la Catégorie "Music..."=--=

 

Y'a pas que Michael Jackson qui savait danser... Les perroquets blancs aussi... et ils envoient grave, comme disent les djeuns.

 

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06/07/2009

JIM JONES REVUE, Par The Reverend...

=--=Publié dans la Catégorie "Music..."=--=

Ok, vous connaissez déjà les interventions classieuses du Révérend en ces lieux. J'ai énormément de retard, le concernant, une longue, très longue tirade de délicieux morceaux à mettre en ligne, mais mes occupations me coincent et je ne suis pas tout à moi. Sans compter que j'ai également une longue, très longue chronique à finir à propos de l'ancien (et non moins excellent) groupe du Rev', mais là aussi, le temps joue contre moi et j'ai, malheureusement, d'autres priorités en ce moment. Il n'empêche, The Reverend a le coup d'oeil malin, et il sait prêter l'oreille dans les directions qui causent... J'me comprends moi, m'sieurs dames.

Le mois dernier, The Rev' a proclamé que le concert de JIM JONES REVUE à Périgueux était LE concert du mois. Je n'y étais pas, mais il a probablement bien fait, car il a, en la matière en tout cas, toute ma confiance...

 

Le concert du mois : JIM JONES REVUE, Périgueux, 06/05/2009

 

Ce soir, la Jim Jones Revue est en ville.


A Périgueux (Dordogne), précisément. Hier, c’était Rennes, demain, ce sera Bilbao. A Hard working band, comme on dit. 
L’Agent Secret, qui les a déjà repéré à Tulle (Corrèze), m’intime donc l’ordre de faire les 600 kms de déplacement, une broutille par rapport à leur infernale tournée européenne. 
L’équation est simple : 7h00 de route pour un shot de rock’n’roll pas plus long qu’une mi-temps de football, mais nettement plus intense que l’intégralité de la tournée mondiale de U2 en cours. 
On arrive donc juste à temps pour la première partie, un quarteron de suédois qui enfile péniblement les recettes éculées d’un hard rock seventies à la Humble Pie, mais sans le talent et la dimension tragique d’un Steve Marriott. Et ce n’est pas les imitations à répétition de Wayne Kramer par le second guitariste qui y changeront quelque chose… 
On s’ennuie, mais ça fait monter l’excitation. Mi-temps, pause bière au bar. 
Retour dans la salle. « You-ou, Rupert ! ». 
C’est l’Agent Secret qui s’adresse ainsi au guitariste de Jim Jones en train d’installer son matos. 
Ah, Rupert ! Vous voyez Fonzy dans Happy days ? 
Eh bien, c’est le même, mais avec 30 cm en plus (non, pas là ou vous le pensez…). 
Rupert est bien élevé, il dit bonjour.


Le pianiste arrive lui aussi. Elliot, qu’il s’appelle. Incorruptible donc, mais pas jusqu’au point de boire de l’eau. Lui passera le set entier debout devant son piano, sans pour autant évoquer un quart de seconde Michel Berger.

Tiens, voilà le bassiste. Ce cher Gavin s’est manifestement fait une couleur : noir corbeau. En plus, il s’est collé du rimmel autour des yeux. Très gothique, ce soir. Une sorte d’Elvis, sans le beurre de cacahouète sur les hanches. Nettement plus sulfureux que le couineur de Placebo, aussi. Les quelques gamines présentes ne s’y trompent pas, et n’auront d’yeux que pour lui.

Mais c’est vrai que les autres font un peu plus peur. 
A commencer par Jim Jones himself...

 

...qui en guise de bonjour, pousse un hurlement dans le micro. 
Signal du départ pour trois quarts d’heure d’électricité sensuelle, de rythmes vaudou, et de transe-sexuelle. 
Ça commence par le bien nommé « Rock’n’roll psychosis »...

... et ça finit en rappel par une reprise du « New Orleans » de Wilson Pickett
Entre temps Jim Jones (méfiant ce type : il a collé son frangin Nick à la batterie, comme ça il n’a pas à surveiller ses arrières..) aura demandé vainement plusieurs fois de monter la guitare en retour, pour finalement planter son micro chant dans l’ampli de Rupert. 
Comme ça, on l’entend, la guitare. 
Backstage, il nous dira qu’il n’était pas très en forme ce soir.

Mince, alors.

 

Note technique : le bassiste joue sur une demi-caisse qui ressemble à une Epiphone mais bon le principal c’est :

-qu’elle est belle 
-qu’il la porte bien 
-qu’il sait la maltraiter avec douceur. 

Allez en paix.
"

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et Margerin)

Photos originales par Secret Agent (Petite marchande d'allumettes et ex-manageuse des King Size).

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Pour en savoir plus à propos de Jim Jones Revue :

Leur Site Officiel

Leur Page MySpace

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Par la même occasion découvrez ou redécouvrez King Size...

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Ain't it sweet to get wild ? Huh ?

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06/06/2009

Car GI's on te rappellera...

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La fin d'un mythe resplendissant
La fin d'une Amérique invincible
Guerres lucratives pour généraux habiles
John Wayne n'était pas arrivé à temps
On a condamné le Vietnam
U.S. go home la bataille de Khe-Sanh
John et Charlie ont continué de tomber
Même uniforme même armée

I shall return
Pour qui vers quoi
I shall return
Car GI's on te rappellera

Arrivés avec des visages d'enfants
Saluant cette guerre comme le passage à l'âge d' homme
Et qui en repartaient blessés à tout jamais
Au fond d'eux une partie de W.Calley
Ici je revois vos belles expos
Ces photos de gosses brûlés au napalm
L'exode des familles sous les bombes à billes
Ces lâches expos qui firent de vous des héros

[Refrain] : I shall return
Pour qui vers quoi
I shall return
Car GI's on te rappellera
God bless America
God bless America
Car GI's on te rappellera

En 70, ceux qui, ici, les dénonçaient
En 44 les embrassaient
Ma Patrie aurait donc la mémoire courte
En jugeant l'Amérique en déroute

30 ans de bombes sur la gueule
La Paix signée, les victimes en reveulent
Dans les rues rouges de Saigon
Les sourires des filles sont parcourus de frissons

 

[Refrain]

 

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02/06/2009

Laibach - B Mashina

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Only one day is left 
only one day
we are leaving the others 
we're going away 
Today we all steal 
animals we are 
possession is lost 
Our souls are from the wild 
and wings to reach the sky 
let the sun fall into the ocean, 
let the earth erupt in flame
It is enough to have the strength 
and knowledge 
to raise our dream machines 
into the sky
Let them sleep who do not know 
the final day is here 
the very last
and we leave at dawn 
Millions of machines on nitroglycerin 
Thunder in us 
There is no force no money and no power
To stop us now and change our fate
Before we rise 
Now every problem is destroyed 
We raise our hands and bodies to the peak 
Into the Universe - towards the stars we go 
Sending machines up to the sky 

[Chorus]
Machines we are sending to the skies 
Above us all
And leave behind those who don't know 
Of the final day 
We leave in sleep those who don't know
(and) we leave at dawn
We are driven by the B-machine 
(Wild B-machine - that never stops)

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01/06/2009

Trust : J'ai vu Dieu...

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Je leur ai donné la foi
Ils ont voulu le pouvoir
Je leur ai donné l'intelligence
Ils m'ont rendu la souffrance
Je leur ai donné le savoir
Ils en ont fait un mouroir
Je leur ai enseigné l'humilité
Ils préfèrent la vanité

J'ai vu Dieu parler à Pierre
J'ai vu Dieu parler à Paul

Je m'étais dit ils sont parfaits
Pour cette raison je leur ai donné des mains
Je m'étais dit ils sont humains
Ils seront différents des chiens
Je m'étais dit ils vont grandir
Tous ensemble ils vont grandir
Je m'étais dit peu importe leur couleur
Aucune raison d'avoir peur

J'ai vu Dieu parler à Pierre
J'ai vu Dieu parler à Paul

Je les ai voulu égaux
Ils sont lâches sans idéaux
Je les ai voulu fiers
Combien d'entre eux se traînent à terre
Je les ait voulu sages
Ce sont des animaux en cage
Je pensais leur avoir tout dit
Je pensais qu'ils avaient compris

 

J'ai vu Dieu parler à Pierre
J'ai vu Dieu parler à Paul
J'ai vu Dieu parler à Jésus
J'ai vu Dieu sombre et déçu
J'ai vu Dieu J'ai vu Dieu Dieu

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31/05/2009

Le Pacte

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La Formation de 1983 : de gauche à droite, Mohamed "Moho" Shemlek (Guitare), Bernie Bonvoisin (Chant), Clive Burr (Batterie), Norbert Krief (Guitare), Yves Brusco (Basse).

 

 

Les gars de TRUST ne voulaient pas entendre parler du bon Dieu ou du Diable, parfaitement athées, du moins à l'époque de l'enregistrement de ce disque (1982/83), ils souhaitaient juste réaliser une face conceptuelle avec 4 chansons racontant une histoire démoniaque, car le chanteur Bernie, alors, lisait quelques livres purement historiques qui traitaient du démonisme. Quelle ne fut pas leur surprise d'être confrontés à des phénomènes étranges durant tout l'enregistrement de cette face conceptuelle. Les appareils du studio d'enregistrement se déréglaient, des parties enregistrées s'effaçaient, etc... Rien de bien grave, mais suffisamment pour les faire flipper. Comme disent les anglo-saxons : "The Ghost is in the machine."

Je n'ai qu'une chose à vous dire... ne jouez pas avec le feu... Les paroles de Bernie, malgré quelques incohérences théologiques, l'affirment.

 

Purgatoire

Le jour succédait à une mauvaise nuit.
Tiraillé par l'angoisse qui devient folie,
Trop de contraintes le poussaient à signer,à se résigner,

Trop d'envies le poussaient à pactiser, pactiser,

Individu commun ne tenant pas en place,
Doué, intelligent, mais noyé dans la masse,
Jamais un mot plus haut que l'autre,
De peur de déranger l'autre.

Purgatoire seule issue face au dérisoire,
Purgatoire pour faire le vide, délaisser ma mémoire.

Ses fantasmes masquaient un monde inachevé,
Grouillant de pécheresses, d'argent, d'avidité,
Son avenir à lui avait dû fuir,
Fondant des raisonnements en fonction du passé,
La réalité tombe, l'inconnu prend sa place,
Et regarder en face son reflet dans la glace.

Purgatoire seule issue face au dérisoire,
Purgatoire pour faire le vide, délaisser ma mémoire.

Il avait le raisonnement, la simplicité des mots,
Les gens le respectaient modeste il était,
Homme obstiné, par le diable fasciné, il allait essayer,
Harmoniser ses idées ;
Il allait connaître la luxure,
La célébrité;
Il s'adresserait à Satan pour concrétiser,
un pacte est toujours sûr.

Purgatoire seule issue face au dérisoire,
Purgatoire pour faire le vide, délaisser ma mémoire.

 

Le Pacte

Tu m'as imploré, me voilà,
Genoux à terre devant ton roi.
J'ai daigné venir à toi,
Car tu as fais le premier pas.
Ton âme dépendra de moi,
Renonce à ton Dieu, à ta foi, à ses lois.
Verse ton sang et signe en bas,
Je te donne ma marque
Si tu signes mon pacte.

Je te suivrais pas à pas,
Plus rien ne te résistera,
De ma main je vais te guider,
De ta vie tu ne vas plus te soucier.

Chaque mot sonnait comme un ordre,
Il s'était déplacé précédé DE SA horde.
Serments, propagande diabolique,
Visages aux traits changeants, sataniques.
Mes yeux fiévreux luisants de cupidité,
Son masque anéantit toute ma volonté.
La foudre allait s'abattre sur terre,
Pour sceller le pacte et saluer Lucifer.

Sans remords je vais signer,
Respectueux de tes volontés,
La plus sordide des alliances,
Son savoir sera ma CONSCIENCE
Je te donne ma marque si tu signes mon pacte.

Le Sabbath pour moi fut célébré,
En l'honneur de mon acte et du sang versé.
Je serais protégé sur dix années,
Je serais riche, CELEBRE, adulé :
Mon maître dans toute sa bonté de son souffle me l'a assuré.
Sans au revoir, sans UN adieu, possesseur de mon âme de damné,
J'ai signé, j'ai signé.

Je te donne ma marque si tu signe mon pacte.

SIGNE !

 

La Luxure

Ton orgueil t'a aveuglé, et t'a conduit vers ta destinée.
Ton Dieu t'avait si pieusement édifié, mais désormais tu te retrouves damné.
Tout ce que tu as fait c'est à moi que tu le dois. Je t'offre la jouissance ici-bas
Moi ton maître je te démontre, toute l'étendue de mon pouvoir de mon savoir,
car tu as succombé aux même tentations, car Humain tu es,

la luxure est devenue ta passion.
Mon fanatisme et ma rigueur ont fait de toi un dépravé,
je me permets de te juger homme dépourvu de dignité.

La luxure te provoque, la luxure t'as subjugué,

comme une diablesse aux yeux de princesse, la luxure t'as subjugué.

Et tu désirais des femmes et pour toi, et pour toi je les ai courtisées;
puis tu as voulu les posséder, et tes fantasmes je les ai réalisés.
Ton désir de richesse chez toi a engendré
une suite d'orgies sans te soucier du prix,
puis tu as obtenu la célébrité en laissant au rencard tous tes préjugés.
Peu importe la manière et la façon d'y arriver,
tu es un loup traqué dans sa tanière.
Mais cette fois l'agneau t'as roulé, et les rôles se sont inversés,
faisant de toi un pervers aux abois.

La luxure t'as séduit, en dépravé elle t'as réduit;
la luxure ton point faible, t'obsède, te possède.

Mais désormais tu te retrouve damné... damné... damné...

 

Le Jugement dernier

Je suis venu te chercher car notre pacte est enterré.
Je me suis fait accompagner de la mort pour t'emmener.
Voici venu le jugement dernier, humain rempli de vanité,
à toi de me témoigner ton sens de la fidélité.

Ton maître t'ordonne de le suivre, tu t'étais damné pour survivre,
inutile de faire marche arrière, Satan n'entend pas tes prières.

Fixité animale de ses yeux, prête à me pourfendre en deux,
la mort au visage de madone, doux comme un sourire de nonne.

Inutile de la séduire, elle est venue pour me détruire.
Mon maître tu peux être fier, elle non plus n'entend pas mes prières.

Ton maître t'ordonne de le suivre, tu t'étais damné pour survivre,
inutile de faire marche arrière, Satan n'entends pas tes prières.

Je t'ai fait vivre comme un roi, et tu trônais sans foi ni loi.
Tu t'es vautré dans la luxure, toi qui moisissais dans l'ordure.

Ton âme de damné va brûler, dans le brasier de l'éternité
Rien n'est comparable à l'enfer. Tu étais heureux dans la misère.

Ton purgatoire a été bon, grâce à ce mariage, cette fusion.
Inutile de faire marche arrière, Satan n'entend pas tes prières.
Ton maître t'ordonne de le suivre, tu t'étais damné pour survivre,
Inutile de faire marche arrière, Satan n'entends plus tes prières.

 

 

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26/05/2009

Sapho Chante Oum Kalsoum... un souffle qui vient de loin...

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Sapho nous indique la voie bien mieux que les blaireaux du Raï moderne qui m'indisposent au plus haut point. Je n'ai jamais pu apprécier ni Cheb Khaled, ni Cheb Mami, ni je ne sais quel autre Cheb plus crâneur que la fierté elle-même. Par contre Oum Kalsoum, Farid El Atrache, Mohamed Abdel Wahab m'ont toujours illuminé la tête d'éclairs et d'orchestrations denses, jusqu'aux larmes libératrices du Tarab. C'est que les larmes viennent facilement, les soirs d'ivresse quand la mélancolie se fait assassine. 

 

Ici, Sapho apporte les traductions des paroles en chaque début de partie comme si elle cherchait à indiquer la filiation poétique de ces mots qui remontent jusqu'aux temps pré-Islamiques, chez les tribus arabes qui pratiquaient l'Amour Courtois comme  les Banou-Odhra. Les Frères Musulmans n'ont d'ailleurs jamais aimé ces chanteurs épiques qui portaient un vrai souffle de vie contre leurs faces de momies haineuses. Je m'autorise cette digression rapide pour parler, par exemple, d'IMROU'L QAIS (500-540), celui qu'on nommait El Malik ed-Dillil (« Le roi toujours errant »). IMROU'L QAIS a vécu l'existence d'un Prince en s'adonnant aux voluptés du libertinage (bref, un gars qu'a toute mon estime de mec bien portant qui bande encore). Il s'adonne à la poésie assez jeune, y traitant de ses débauches avec un goût de la provocation bien connu. Du coup, son père le chasse à cause de sa plume trop osée, ce qui était indigne, paraît-il, d'une personne de son rang.


Anthologie, traduite et présentée par René R. Khawam (Edition Phébus)

 

Je cite mon anthologie concernant ce poète des temps pré-Islamiques : "Chassé par son père Houdjr, roi de Kinda, qui désapprouvait sa passion pour une fille des Banou-Odhra, la tribu où l'amour courtois était à l'honneur, le prince-poète erra de campement en campement à travers l'Asie mineure. Il connut de nombreux succès d'amour, même à Constantinople où Justinien le reçut avec pompe et libéralité. Lorsque son père mourut en combattant la révolte des Banou-Asad, dans l'Arabie Centrale, IMROU'L QAIS se mit en mesure de le venger. Il n'en continua pas moins à composer des poèmes -- avant de mourir empoisonné. On lui attribue les règles fixes auxquelles fut soumise après lui la poésie arabe. Il donna le modèle du poème appelé QASÎDA, dans lequel l'éloge de la tribu et le récit des exploits guerriers s'allient à un sentiment aigu de la rapidité de l'existence et de la vanité des liens dont s'embarrasse le coeur de l'homme. (...) Regard perspicace sur la réalité quotidienne, souffle épique, densité de l'expression, tout concourt à faire du "prince errant" un initiateur et un modèle."

Et voilà ce qu'il écrit... de l'Amour Courtois avant l'heure, mêlé à des allusions libertines franches :

"Arrêtons-nous et pleurons au souvenir de l'aimée.
Maison près du banc de sable entre Dakhoul et Harmal,

Toudiha et Miqrat, les vents du Nord et du Midi
leur étoffe ont tissé mais n'ont point effacé sa trace.

Mes compagnons près de moi ont arrêté leurs montures,
disant :"Maîtrise-toi et fuis cette affliction mortelle."

Ma guérison, amis, c'est de laisser couler mes larmes
mais doit-on s'affliger d'une trace effacée ?

N'as-tu pas courtisé Oumm-al-Houwayrith avant elle,
et puis encore la belle Oumm-al-Rahab à Ma'sal ?

Quand elles se levaient, des effluves de musc partout
se répandaient, parfum d'oeillet porté par le zéphyr.

En les quittant, d'abondantes larmes avaient coulé
jusqu'à ma gorge et mon ceinturon en était mouillé

Oui, plus d'un jour parfait d'elles tu as pu obtenir,
et surtout, parmi ces jours, celui de Darah-Djouldjoul.

(...)

Je suis entré un jour dans le palanquin d'Ounayza...
"Malheur !Tu vas me forcer d'aller à pieds, me dit-elle"

et entre temps le palanquin ployait avec nous deux...
et puis : "Descend, IMROU'L QAIS, tu fatigues ma bête."

Et moi de lui répondre :" Va, laisse filer sa longe,
ne m'éloigne pas, de grâce, de ton fruit qui distrait...

J'ai visité des femmes comme toi, et même enceintes,
qui ont laissé leur nourrisson entouré d'amulettes...

S'il pleurait, de moitié se tournaient vers lui, et mon soc
les pourfendait tranquillement, sans être détourné."

L'une un jour se refusa sur la colline de sable,
s'obligea de rompre, par un serment indissoluble.

Doucement ! ô Fâtima, après ta coquetterie,
modère-toi, même si la rupture est décidée.

Cela t'a-t-il séduite de voir ton amour me tuer,
de constater que mon coeur t'obéit sans murmurer ?

Si quelque créature t'a poussé à me haïr
sépare nos habits : tu verras qu'unique en est la trame."

 

C'est bien cette poésie-là qui survécu à l'islamisation et qui, selon mon anthologie, put fleurir en particulier dans le sud de l'Espagne, loin du centre du Califat, "en marge des sentiers de la vertu héroïque toute une poésie qui ne jure que par l'Amour, et que l'on dira "courtoise" avant la lettre (c'est elle, d'ailleurs, à travers les poètes arabes de l'Espagne, qui finira par influencer -- et par dégrossir -- le beau parler des troubadours du Pays d'Oc). Ainsi donc, dés le VIIème siècle, les preux chevaliers de l'Orient ne dédaignent pas d'avouer qu'ils portent au coeur la blessure d'amour."

L'autre manière qu'a eu l'Amour Courtois pour s'imposer en Europe Chrétienne c'est grâce probablement au seul génie véritable qu'a eu le monde musulman celui de la transmission du savoir et des écrits venus du monde greco-latin antique, écrits oubliés par l'Occident après la chute de l'Empire et les invasions barbares successives. Et une oeuvre qui a contribué à l'apparition de l'Amour Courtois mais qui n'est pas de création arabe et encore moins islamique c'est le livre nommé "Les Métamorphoses" d'Ovide et surtout l'Ars amatoria (L'art d'aimer) du même auteur que les arabes en débarquant sur le sol européen avaient dans leurs bagages intellectuels. Mais ils ne l'ont pas inventé de bout en bout.

L'Amour Courtois est donc une manière d'aimer et de célébrer l'Amour qui existait déjà du temps d'Ovide, et dans l'Arabie aux temps pré-Islamiques. Les conquêtes musulmanes n'ont fait qu'entraîner derrière elles certaines pratiques avec les populations qu'elles drainaient aux 4 coins du monde. 

 

Il y avait également JAMIL, mort en 701 de notre ère, Poète nomade, il appartient à la tribu des Banou-Odhra, encore, dépositaires de l'ancienne poésie courtoise qui ne pouvaient aimer sans mourir d'amour, c'est-à-dire prêt à se battre pour. Il célébra la jeune et belle Bouthayna dont il ne put obtenir la main. Ses vers comptent parmi les plus tendres de la poésie arabe.

"Encore enfant
je me suis lié
par le désir d'elle,
et ce désir avec moi
n'a cessé de croître en âge
jusqu'à ce jour,
et d'augmenter en force
et en intensité.

J'ai donc dilapidé
ma vie,
en attendant qu'elle veuille bien
m'accorder ses dons ;
et, en elle,
mes jours nouveaux,
je les ai transformés
en guenilles fatiguées.

Puissé-je enfin
passer une seule nuit
avec toi
à Wadi'l-Qoura' !
Alors je m'estimerai
heureux.

Car auprès d'elle
et de ses compagnes,
les propos les plus bénins
me seraient
un sourire,
et tout assassiné
deviendrait
un martyr."

 

Mais à présent, faisons silence et écoutons le chant splendide qui provient de cet âtre. Montez le son...

 

 

Oum Kalsoum

 

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23/05/2009

Daniel Darc - La Pluie Qui Tombe

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Un Survivant...

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22/05/2009

The Joe Perry Project - East Coast, West Coast

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Entre 1979 et 1984, Joe Perry n'a plus exercé ses talents au sein d'Aerosmith. Mais alors, que faisait-il ? Et bien il menait, dans un désordre sous came, un groupe qui, à défaut de remplir les stades comme sa formation initiale, a mis le feu dans les petites salles et les clubs des USA. De quoi survivre le temps que les membres d'Aerosmith se réconcilient et relancent, en sa compagnie, leur carrière avec le succès que l'on connaît...

Joe Perry Project - East Coast, West Coast

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10/05/2009

Bob Dylan & Johnny Cash / Girl From The North Country

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Grand moment... Bob Dylan et Johnny Cash interprètent Girl From The North Country...

 

Well, if you're travelin' in the north country fair,
Where the winds hit heavy on the borderline,
Remember me to one who lives there.
She once was a true love of mine.

Please see for me if her hair hangs long,
If it rolls and flows all down her breast.
Please see for me if her hair hangs long,
That's the way I remember her best.

Well, if you go when the snowflakes storm,
When the rivers freeze and summer ends,
Please see if she's wearing a coat so warm,
To keep her from the howlin' winds.

So if you're travelin' in the north country fair,
Where the winds hit heavy on the borderline,
Remember me to one who lives there.
She once was a true love of mine.

 

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07/05/2009

Bo Diddley, Muddy Waters, Little Walter - My Babe

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Certes... elle est très bien cette version par le King... blanche et fiévreuse... mais je lui préfère, de loin, cette version sublime de négritude par Bo Diddley, Muddy Waters et Little Walter que m'a fait découvrir mon frère des 1000 et 1 guerres psychiques, Bro' Vince...

Laissons une partie de la réacosphère se renfrogner dans ses crispations racistes et écoutons en sirotant un bon Jack Daniel's...

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05/05/2009

Doyle Bramhall II - Green Light Girl

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Doyle Bramhall II, fils de Doyle Bramhall père, n'est pas seulement le guitariste chanteur d'ARC ANGELS. Il a été guitariste, aussi, de Roger Waters et, également, du grand Eric Clapton

 

Ici, avec Eric Clapton... 

Notez que la particularité de ce guitariste est d'être gaucher et de jouer avec une guitare de droitier dont il n'a pas inversé les cordes, du coup ses cordes sont à l'envers... de quoi embrouiller un guitariste normalement constitué quand il tente de déchiffrer son jeu flamboyant.

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04/05/2009

Arc Angels - Too Many Ways To Fall

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03/05/2009

ARC ANGELS : Living in a dream

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Les Arc Angels reviennent... 

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22/04/2009

Live : Lakini's Juice

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LIVE, Lakini's Juice

 

it was an evening i shared with the sun
to find out where we belong
from the earliest days
we were dancing in the shadows
.
more wine 
cuz i got to have it
more skin 
cuz i got to eat it
.
inside the outside
by the river
used to be so calm 
used to be so sane
I rushed the lady's room
took the water from the toilet 
washed her feet and blessed her name
more peace
is such a dirty habit
.
slow down, we're too afraid
.
let me ride 
let me ride 
burn my eyes
let me ride

00:19 Publié dans Music... | Lien permanent | Commentaires (4) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook