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15/03/2011

Racisme anti-blanc

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Je me souviens de la tête de mes collègues issus de l'immigration, à mon travail, qui avaient affiché leur mécontentement à mon égard lorsque j'eus un jour le culot de dire que les dernières insultes racistes que j'avais pu entendre au cours des 15 dernières années, dans la cité où je vis, n'étaient ni "sale nègre", ni "bougnoule" ni "bicot"... mais plutôt "mangeur de porc", "fromage blanc", "sale français" et j'en oublie... L'homme étant homme... quelle que soit sa "race", les choses suivent leur cours...

Voyez et entendez plutôt...

L'auteur du livre se nomme Tarik Yildiz, il est français d'origine turque, sociologue de formation et il ne prend pas de gants pour aborder, enfin, un problème que nos grands censeurs et donneurs de leçons refusent de regarder pleinement en face sous le foireux prétexte que cela ferait le jeu du Front National et des zeurléplussombredeuhnotistwouare...

podcast
Sur RTL, Robert Ménard parle du racisme anti-Blanc et conseille la lecture du livre de Tarik Yildiz

podcast
Sur RTL, Ivan Rioufol du "Figaro" conseille aux mouvements antiracistes la lecture du livre de Tarik Yildiz

podcast
Interview de Tarik Yildiz sur Beur FM

Les interventions des auditeurs de Beur FM... putain... ça vaut le coup de les entendre ! Le déni de la réalité ! Le ressentiment ravalé et retenu ! La justification pleine de relents de merde ! On sent l'auteur, Tarik Yildiz, gêné par tant de crasseuse connerie et par ceux qui justifient le racisme anti-Blanc comme une "vengeance" contre les Français de souche. Bref... à savourer comme du p'tit lait en essayant de garder son calme...

L'émission de Beur FM étant un peu longue, je vous rappelle que vous pouvez la télécharger en fichier "mp3" en cliquant sur le cercle "podcast"...

Article de l'Express...

Article du Bondy Blog...


Tarik Yildiz

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11/03/2011

Troublantes alliances masquées...

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De l'art et la manière de nous enduire la rondelle de vaseline...

 

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06/03/2011

Un signe de Dieu ?

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La Parole est à ma douce Irina...

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Février 2010 : Notre fils se fait agresser par 5 jeunes d’origine noire africaine sur le quai du métro St-Placide (6e arrondissement). Trois bloquent la sortie et deux lui vident les poches. Ils lui volent son i-pod et le laissent, tout ca devant témoins. Dépôt de plainte, aucune suite.

Novembre 2010 : Notre fils se fait agresser près du domicile par 7 jeunes d’origine noire africaine et maghrébine qui le suivent à la sortie du bus et l’attaquent par derrière, le font tomber et lui donne des coups de pieds à la tête et sur le corps et se sauvent en l’abandonnant à terre. Violence gratuite et courageuse, comme dans 99% des cas d’agression, à plusieurs contre un. Constat des blessures auprès d’un médecin, dépôt de plainte, aucune suite.

Vendredi 4 mars 2011, dans la matinée, notre fils se rend à la station RER pour aller au collège. Deux jeunes d’origine noire africaine et maghrébine le rackettent et lui prennent son i-pod.
Cette fois, le hasard fait bien les choses : je l’accompagne au commissariat et sur le chemin il reconnaît un de ses agresseurs, une voiture de police se trouve là, en face de nous, je vais aussitôt les voir, leur explique la situation, ils menottent le jeune maghrébin et l’embarquent dans leur voiture en nous ayant auparavant « cachés » chez un fleuriste. Nous nous rendons au commissariat pour déposer plainte. Une heure plus tard, l’autre agresseur d’origine africaine arrive au commissariat, son pote l’ayant balancé.

Notre fils a récupéré son i-pod, nous avons déposé notre plainte et les deux jeunes ont été relâchés le soir même.

Quelques détails, les deux jeunes choisissent la tactique "cool" : « salut ! t’es d’où ? comment du t’appelles ? t’es de quel collège ? t’as une clope ? » et puis on passe au niveau supérieur : « tu sors ton portable ? Passes un SMS pour moi. Tu me montres ton i-pod ? Bon aller, donne-le à mon pote, il en n’a pas et il arrête pas de me faire chier avec ça. Bon alors écoute, si tu veux récupérer ton i-pod, rendez-vous demain à la même heure et au même endroit. » Le type tend la main à notre fils : « bon allez, tu me fais confiance » et mon fils tend la sienne, ils se serrent la main. Une tactique vicieuse, pas de violence, mais on se la joue cool tout en mettant la pression (notre fils sentait bien que s’il n’avait pas fait tout ce qu’ils demandent ça pouvait très vite mal tourner).
Notre fils se rend ensuite à la gare et ne nous prévient que vers 13h (bouleversé, il ne savait pas comment agir toute la matinée). Il me raconte plus tard qu’en arrivant au collège (il commençait à 10h ce matin-là), il s’est rendu tout de suite à la chapelle (collège catholique), a récité un Notre Père et s’est adressé à Dieu. Lorsque plus tard, en sortant de la gare il reconnaît un de ses agresseurs et que, comme par miracle, une voiture de police se trouve là, notre fils en a été ébranlé, il me dit : « tu sais maman j’ai prié ce matin à la chapelle du collège, tu penses que Dieu est pour quelque chose dans ce qui vient de se passer ? » J’étais je l’avoue troublée et moi qui prie très régulièrement, je me suis dit qu’effectivement Dieu n’était peut-être pas étranger au fait que les deux lascars aient été arrêtés.

Je sais pourtant bien que ça ne les empêchera certainement pas de recommencer avec d’autres mais au moins, ils auront été arrêtés (et ce n’était pas la première fois puisque la police les connaissait) et ils ont réalisé (même s’ils l’oublieront très vite) que leurs actes ont une conséquence et qu’ils doivent assumer ce qu’ils font (ce qu’ils n’ont pas fait au commissariat car ils hurlaient tellement fort contre les policiers qu’on les entendait de tous côtés). Bilan de ce soir, à chaud : de la colère d’abord et un grand sentiment d’injustice mais aussi de peur. Va-t-il y avoir des représailles ? Que se passera-t-il si un jour leur chemin croise à nouveau celui de notre fils ? Il va falloir être vigilent, changer d’itinéraire le matin pour se rendre au collège, chose qu’il fait déjà le soir pour éviter de traverser un quartier peu recommandable. Et puis quoi ? il va falloir changer nos habitudes pour être à peu près sûrs d’être en sécurité ?! Ces racailles ont gagné, ils nous soumettent, ils savent qu’ils peuvent agir en toute impunité et dans le pire des cas, quand ils font de la prison ils en reviennent en roulant des mécaniques auprès de leurs potes, ils font de la prison un trophée, c’est leur fierté. Comment lutter contre ça ?!

A deux pas de la maison, en bas de l’immeuble de ma sœur, un trafic de drogue se fait au grand jour. Un ballet de voitures aux environs de 2h du mat se met en place, s’arrêtant tout feu éteint en pleine rue, attendant les clients. Des allées et venues dans l’escalier de l’immeuble. Chaque soir. On laisse faire. Et, bien sûr, encore des jeunes d’origine maghrébine et africaine.
Nebo qui en 2008 avait été appelé comme juré, a visité la prison de Fleury-Mérogis. En passant devant la cour de la prison, il me racontait qu’il cherchait les « blancs ». 95% de la population de cette cour était d’origine maghrébine et africaine. Constat.

Zemmour condamné pour « provocation à la discrimination raciale » ?! Non mais de qui on se fout là ?!

Arrêtons avec cette hypocrisie généralisée ! Zemmour n’a rien inventé, on le sait très bien que la majorité des délinquants sont noirs et arabes ou de cette origine s'ils sont français de papiers et ceux qui osent prétendre le contraire sont soit complètement déconnectés de la réalité, vivent sur une autre planète qui s’appelle Neuilly ou le 16e arrondissement ou tout autre beau quartier de Paris ou sont tout simplement d’ignobles faux-culs. Il y a aussi les gens de gauche qui ont un double discours : celui politiquement correct qu’ils tiennent en public et l’autre qu’ils tiennent en privé qui ne différera guère de celui de Zemmour.

Pour exemple : la nouvelle édition du livre de Jean Raspail, Le Camp des Saints qui vient d’être remise en vente est augmentée d’une nouvelle préface où Jean Raspail avoue avoir reçu des coups de fils de gens de gauche qui le félicitaient pour le propos de son livre, déclaration qu’ils ne feront évidemment jamais en public !!!

Alors quoi ? Quel est mon propos ? Que je n’aime ni les arabes ni les africains ? non. Je dénonce l’hypocrisie, le laxisme, et ceux qui pensent trop avec leur cœur plutôt qu’avec leur tête. Ces jeunes immigrés posent problème. Pourquoi ? La banlieue a toujours été depuis plusieurs dizaines d’année maintenant un endroit où se côtoyaient français et immigrés. Au début les immigrés étaient en petit nombre, l’intégration se faisait naturellement et la cohabitation était paisible. Les années ont passé, l’immigration a augmenté, le regroupement familial en 1976 et ça a été crescendo.

Aujourd’hui dans beaucoup de quartiers les français de souche sont en minorités alors comment l’intégration peut-elle se faire ? Et puis quand les immigrés étaient polonais, italiens, espagnols, portugais, leur culture était tout de même proche de la nôtre, nos racines judéo-chrétiennes étant communes. Comment, aujourd’hui, faire intégrer une majorité de musulmans à une minorité française aux racines judéo-chrétiennes ? Le résultat est qu’un centre commercial qui, il y a à peine 15 ans offrait 4 ou 5 bouchers, une crèmerie, deux magasins de chaussures, des coiffeurs, un Prisunic à l’époque, une mercerie, un marchand de vin, un pressing, deux boulangers et quelques magasins de vêtements, est aujourd’hui en majorité constitué de boucheries hallal, de vendeurs de sandwichs grecs, de coiffeur pour « blacks », de bazars tenus par des maghrébins et j’en passe. Tous les magasins comme la mercerie, le marchand de vin ou la crèmerie ont fermé et les ¾ des magasins ont pour clientèles les maghrébins et africains du quartiers. Le seul boucher non hallal qui résiste, tel le village gaulois d'Astérix et Obélix, parle à demi-mots de partir. Et puis combien de piscines municipales ont aménagé des horaires pour les femmes musulmanes ? Combien de cantines ne donnent plus de porc à manger à la cantine ? Combien de restaurants deviennent hallal ?

Non seulement ces immigrés ne s’intègrent plus mais ils sont en train de faire en sorte que nous intégrions leur mode de vie au nôtre. C’est tout de même préoccupant non ?!
Jusqu’où irons-nous dans le laxisme ? Vont-ils exiger que l’élevage de porc soit interdit en France ? Certains quartiers vont-ils exiger que les françaises se voilent ? Allons-nous intégrer le ramadan et autre fêtes musulmanes à notre calendrier ?

A qui j’en veux ? Pas aux noirs, ni aux arabes. Mais aux différents pouvoirs en place qui ont laissé faire les choses jusqu’à bientôt ne plus pouvoir les réguler. On a laissé beaucoup trop de monde passer nos frontières pour tout un tas de bonnes et mauvaises raisons et ensuite les problèmes de fond ont été mis de côté. Aujourd’hui, parce qu’ils sont débordés par tout ça ( ?), les politiques brassent de l’air et ne tranchent pas dans le vif parce que ça ne serait pas "politiquement correct".

Il nous faut donc aujourd’hui être tolérants et accueillants, donner des papiers aux sans-papier, distribuer à droite à gauche du RMI, de la CMU et j’en passe, donner sans broncher nos i-pod ou porte-monnaie à qui nous le demande plus ou moins gentiment, s’excuser de manger du porc, et laisser nos enfants dans le public où le niveau général baisse à vue d’œil, où le nivellement est un nivellement vers le bas, bref, participer à l’anéantissement général, au génocide culturel en tout genre et à faire que ce pays soit finalement exsangue de tout ce qui a brillé ici autrefois.

« Je suis triste pour ma génération … » (Antoine de Saint Exupéry)

 

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Quant à moi, Nebo, ce que j'ai à en dire, c'est que 3 agressions en 1 an ça commence à faire un peu beaucoup. Je sens monter en moi une colère de premier ordre. Une "Colère Sainte"... la colère d'un homme qui tient simplement à la sécurité de ses enfants, de sa famille. 

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04/03/2011

Wafa Sultan nous met en garde !

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Une femme courageuse dont la générosité d'esprit et de coeur ne fait pas de doute...

Merci à Lafouine pour m'avoir signalé cette vidéo...

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01/03/2011

"Le Corps cette raison supérieure..."

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28/02/2011

Honneur... Ernst Jünger

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"Toute chose exquise est un présent du hasard, le meilleur en la vie est gratuit." Ernst Jünger 

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30/01/2011

Go ahead Punks ! Make my day !

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Seek & Destroy !

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28/01/2011

Il n'existe pas de culture judéo-chrétienne occidentale

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"Il n'existe pas de culture judéo-chrétienne occidentale", qu'il dit le monsieur. Il s'appelle Khalil Merroun, c'est un imam, donc il doit dire la vérité... avec sa mielleuse Takya.

Il est vrai que la culture arabo-musulmane n'a jamais existé non plus, chacun le sait.

Ces types sont des malades... et ceux qui les croient pas moins.

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23/01/2011

Céline, écrivain essentiel

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« Le monde n'est, je vous assure, qu'une immense entreprise à se foutre du monde. » Louis-Ferdinand Céline, ("Voyage au bout de la nuit", 1932)

« Il est temps d’expliquer ce qui sous-tend le despotisme bon teint appliqué à la langue qu’on a appelé politiquement correct. Il s’agit ni plus ni moins d’un racisme inconscient déchaîné et garrotté dans une camisole de bons sentiments. » Stéphane Zadganski, ("Suite et fin du professeur Y", L’Infini, n°63, automne 1998, p. 113)

 

Notre bon ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, retire Louis-Ferdinand Céline des célébrations nationales 2011. Cela fait 50 ans que l'écrivain est mort et cela ne sera pas l'occasion d'évoquer ses livres. Verboten !  La Kommandantur  a parlé !

Frédéric Mitterrand a annoncé le retrait de Céline du recueil des célébrations nationales 2011 après la polémique suscitée par la présence dans cette liste de l’écrivain qui a été également l'auteur de textes antisémites orduriers.

Serge Klarsfeld, président de l’association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), s’est indigné de voir l’anniversaire de la mort de Céline inscrit dans ce recueil au côté par exemple de Blaise Cendrars, Franz Liszt, André Leroi-Gourhan ou encore Georges Pompidou.

“Après mûre réflexion, et non sous le coup de l’émotion, j’ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales”, a dit M. Mitterrand vendredi soir dernier.

Je suggère à notre chère Police de la Pensée de supprimer de l'école Voltaire. Je ne cite que ce pilier de nos Lumières pré-Révolutionnaires devant lequel tout le monde se pâme et j'invite les lecteurs à se forger une opinion en lisant ces quelques extraits de l'Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, paru en 1756, où le philosophe considère les juifs d'une façon... guère philosophique :

« Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son peuple, il ne serait restés que des Juifs sur la terre ; car ils détestaient toutes les nations, ils en étaient détestés ; et, en demandant sans cesse que Dieu exterminât tous ceux qu'ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de la terre entière »

« On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l'hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d'exercer l'usure avec les étrangers ; et cet esprit d'usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs cœurs, que c'est l'objet continuel des figures qu'ils emploient dans l'espèce d'éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s'emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ; ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce ».

Mais également ce qui suit...

« Vous me semblez être le plus mauvais du lot. les Kaffirs, les Hottentots, et les Nègres de Guinée sont beaucoup plus raisonnable et plus honnête que vos ancêtres, les Juifs. Vous avez surpassé toutes les nations, dans des fables impertinentes, dans une mauvaise conduite et dans le barbarisme. Vous méritez d'être puni, tel est votre destiné. » (Lettre que Voltaire a envoyé à une personne de confession juive qui se plaignait de son antisémitisme dans son Essai sur les mœurs et l'esprit des nations)

« Pourquoi les Juifs n’auraient-ils pas été anthropophages ? C’eût été la seule chose qui eût manqué au peuple de Dieu pour être le plus abominable de la terre ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : Anthopophage)

« …une horde de voleurs et d'usuriers… ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : États, gouvernements)

« C’est à regret que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : Tolérance)

 

Dois-je évoquer l'antisémitisme de Kant, Wagner, Shakespeare ou de Goethe, ou celui de Ronsard, d'Holbach, Rousseau, Dickens, Balzac, Gide, John Lennon, Gandhi, Freud, Simenon ou encore Marlon Brando, et des centaines d'autres, a priori non suspects d'hostilité à l'égard des Juifs, qui n'ont pas échappé à cette tentation facile. Voyez le "Dictionnaire de l'antisémitisme"  de Paul-Eric Blanrue.

Peut-être devrions-nous supprimer de la mémoire collective tous ces penseurs et artistes ? Les jeter dans les basses-fosses de l'oubli ? Pour le grand bonheur de Serge Klarsfeld qui se trompe de cible et devrait se contenter de chasser les nazis cachés (en reste-t-il ?) et, peut-être, leurs sinistres descendants idéologiques (y'en a pas mal), au lieu de mettre sur le même niveau qualitatif "Voyage au Bout de la Nuit" (1932) et "Bagatelles pour un massacre" (1937) ou "L'École des cadavres" (1938), sans oublier le détestable "Les Beaux Draps" (1941). Car c'est ce que Serge Klarsfeld a fait avec son caca nerveux. Je peux comprendre que sa douleur soit grande à l'évocation des textes monstrueux que l'écrivain a commis à l'endroit des juifs, mais, par contre, 10 pages du "Voyage au bout de la nuit" écrasent une bonne partie de toute la production littéraire de ces 50 dernières années... et, croyez-le ou non, je pèse mes mots. Et puis n'oublions pas "D'un château l'autre" (1957), "Nord" (1960) et "Rigodon" sorti après sa mort (1969)... toute une époque passée au scalpel.

Les Pamphlets antisémites de Céline sont des diarrhée haineuses et verbales, des monstres en mutation dans un Siècle qui, de toute façon, avait déjà entièrement perdu la tête dés la première guerre mondiale. Ces criminelles erreurs parfaitement condamnables moralement, littérairement sans grand intérêt , n'enlèvent rien à l'esprit vif et au style unique des autres livres de Céline qui n'ont pas le même rapport avec l'antisémitisme. Céline est, probablement, le dernier authentique styliste de la langue française avec Proust. Les décisions, comme celle de notre ministre de la Culture, nous évitent de considérer droit dans les yeux la seule chose qui compte : le trou béant de la Shoah et ses 6 000 000 de cadavres au pied du Moloch machinique... La posture moraliste et "vertueuse" de Frédéric Mitterrand à cause des états d'âme de Serge Klarsfeld  ne nous permet aucunement d'avancer dans la fange de ce charnier. Or, nous nous devons de le faire, c'est même notre devoir pour l'avenir de l'humanité.

Je ne suis pas de ceux qui considèrent que l'on puisse séparer l'auteur de son oeuvre, car s'il est un art qui mêle fortement l'auteur à son oeuvre c'est bien celui de la Littérature. Il y a plusieurs niveaux de lectures pour chaque livre. Or il est indéniable qu'il se passe quelque chose, chez Céline, avec la Langue, à laquelle il fait atteindre un degré de délire nouveau sous le soleil. Et ce degré de délire augmente soudainement dans l'invective criminelle lorsqu'il s'en prend aux juifs qui ne sont ni plus ni moins et une fois de plus, c'est banal de le dire, que les boucs émissaires d'un monde à l'agonie.

« Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. [...] Dans l’élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangreneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n’a jamais été persécuté par les aryens. Il s’est persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d’hybride.»
L'école des Cadavres
  

Ouvrez L'école des Cadavres à n'importe quelle page et c'est sur ça que vous tomberez. De quoi vous donner le vertige du dégoût.

Je ne sépare pas, quant à moi, l'auteur de l'oeuvre car je ne suis pas un révisionniste qui cherche à épurer l'écrivain de ce qui ne serait pas présentable aux yeux du politiquement correcte. Gilles Deleuze voit, dans "Critique et Clinique" , le style de Céline comme une espèce de langue délirante creusée dans la langue, qui n’est pas spécifique, d'ailleurs, à l’antisémitisme. Les pamphlets sont, du point de vue du style, du pur Céline. Il y a une haine chez Céline, la haine d'un homme revenu de tout : de la première guerre mondiale, de la merde des conventions humaines qui nous masquent ce que nous sommes, de cette immense entreprise qu'est l'univers et qui se fout du monde, de l'Afrique Coloniale, alors il choisit l'abandon au sanglant délire pour alléger sa carne de ce qu'il ne supporte guère. Il faut toujours se trouver une explication qui rassure, n'est-ce pas ?, même lorsqu'on se croit éduqué et qu'on pense avoir l'esprit critique. Désigner le juif comme responsable de tous les malheurs que nous rencontrons est une vieille recette qui n'a toujours pas fini d'être remise sur la table d'ouvrage des conspirations haineuses toujours recommencées.
Non, le filtrage doit se faire à un autre niveau, par delà Bien et Mal, ai-je envie de dire comme Nietzsche aurait pu le formuler, dans un cercle qui, d'ailleurs, n'est pas donné à tous... « Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi » affirmait à juste titre le moustachu allemand.
« Tout ce qui ne chante pas, pour moi, c’est de la merde. Qui ne danse pas fait l’aveu tout bas de quelque disgrâce. » écrivait quant à lui Céline qui parvint même à faire chanter sa haine et à rendre la merde dansante.

Je suis bien incapable de dire si Céline savait, en 1941, ce qui se tramait, à l'Est, avec l'avancée des allemands sur l'URSS, mais après avoir écrit dans les années 30, « Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître», il fait publier en pleine collaboration "Les beaux draps", livre dans lequel il ne se calme guère et tout cela prend une résonance bien nauséabonde.
Pas folle la guêpe, Céline refusera que ses Pamphlets soient publiés après la guerre alors que, curieusement, ils n'étaient pas interdits de publication et, officiellement, ne le sont toujours pas. Mais que les naïfs parmi vous ne s'en sentent pas davantage rassurés. Un Ezra Pound ouvertement pro-Mussolini durant la seconde guerre mondiale dira au poète beatnik, et juif, Allen Ginsberg, venu lui rendre visite à Venise bien après la guerre que l'antisémitisme est un « Stupide préjugé banlieusard » et aussi « J’avais tort. Tort à 90 %. J’ai perdu la tête dans un orage. ». En 1946, Pound aurait murmuré au poète Charles Olson : « J’ai toujours dit ce qu’il ne fallait pas, et renversé autour de moi toute la foutue porcelaine. » Lorsqu'on lui demandait où il vivait, Ezra Pound répondait, en montrant son coeur, « En Enfer. » Céline, par contre, adopte une tout autre stratégie. Dans une lettre à Albert Paraz (qui a préfacé, bien qu'en prenant ses distances avec l'auteur sur la question des chambres à gaz, "Le Mensonge d'Ulysse"  de Paul Rassinier, l'un des ouvrages fondateurs du négationnisme) Céline écrit à propos de ce même livre qui le fascine : « Son livre admirable va faire grand bruit – quand même il tend à faire douter de la magique chambre à gaz ! Ça permettait tout ! », ("Lettre à Albert Paraz", Cahier Céline 6, Paris, Gallimard, 1980, p. 276) Comme quoi... on n'en sort pas. Car tenace est le ressentiment lorsque, par exemple, dans son livre "D'un château l'autre" l'auteur en vient par une crispation assumée à chercher à amoindrir les souffrances du peuple juif, en les comparant aux siennes propres, à amoindrir les crimes des nazis en insistant sur la violence des épurateurs français à la Libération, où d’autres crimes de l’Histoire. Céline se plaint de n’avoir pas vu le même accueil réservé à la gare aux rescapés des camps de la mort et aux collaborateurs exilés. Mais seulement voilà, nous avons ici un témoignage unique d'une époque à la dérive, écrit dans un style singulier, vociférateur à souhait, plaintif, malheureux, équarrissage de l'humaine condition. Et ce livre est tout de même publié à la fin des années 50, l'auteur aurait eu le temps de réfléchir, il n'a sans doute pas manqué de le faire, mais pour se trouver des excuses uniquement ce qui, à mon humble avis, ne suffit pas à sa Rédemption. Il en est même ridiculement touchant, Céline, en même temps qu'il frôle une fois encore la crapulerie nauséabonde.

C'est, une fois encore, Ezra Pound qui donne de la situation célinienne la plus juste réponse, alors qu'il parlait de lui-même, mais vous allez voir, c'est parfaitement transposable, sans le moindre effort et sans adaptation aucune : « Il est difficile », avait dit Pound, « d’écrire un paradis quand tout semble vous pousser à écrire une apocalypse. Il est évidemment beaucoup plus facile de peupler un enfer ou même un purgatoire. » Et la façon dont Pound devait qualifier ses Cantos va à merveille aux Pamphlets orduriers et criminels de Céline : « Un échec qui vaut toutes les réussites de son époque. »

 

Môssieur Mitterrand ne veut pas que Céline apparaisse aux côtés de Blaise Cendrars ? Il faudrait considérer ce que Cendrars a pu écrire sur les juifs également. Autant le dire, ça ne manque pas de piquant...

A l'été 1936, juste après l’arrivée au pouvoir du Front populaire de Léon Blum, Blaise Cendrars avait rédigé une ébauche de pamphlet pour une collection intitulée « La France aux Français » . Cela ne vous rappelle-t-il pas les zeurléplussombredeuhnot'histwouare ? Intitulé "Le Bonheur de vivre" , ce document non publié du vivant de l’auteur (Ouf ! Le mec s'en est bien sorti) est cependant conservé dans les archives de Blaise Cendrars à la Bibliothèque nationale suisse de Berne (Aïe ! Pas cool pour lui !). En voici le seul extrait paru à ce jour, cité par la fille de l'auteur, Miriam Cendrars, dans la biographie "Blaise Cendrars", Paris, Balland, 1984, chapitre 31, p. 493 :

« [...] il faut, par ces temps de désordre et de bourrage de crâne, traverser [la France] en chemin de fer de bout en bout pour comprendre que malgré le malheur des temps et les menaces de dictature d’un gouvernement de Front populaire, ce verger n’est pas encore entre les mains des Juifs… »

Charmant !

 

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Muriel Grémillet (journaliste indépendante), Michel Godet (économiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, Alexis Brezet (journaliste Figaro Magazine) autour de Bernard Poirette (RTL), dans l'émission "On Refait Le Monde" RTL le 21/01/2011

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Mais passons aux choses sérieuses.

Si vous avez la flemme de lire Céline, écoutez-le, récité par Fabrice Luchini...

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Et puis mieux que tout le reste... écoutons le bonhomme lui-même...

Albert Zbinden s'entretient avec Louis-Ferdinand Céline, le 8 Juillet 1957, à Meudon. Céline, alias le docteur Destouches, parle de sa vie, de l'antisémitisme, de l'Allemagne, de sa fuite à Sigmaringen, son "séjour" au Danemark. Il est essentiel d'écouter l'intéressé sur ces thèmes douloureux, pour se faire une idée réelle du personnage, écrivain essentiel, fièvre du Style, un des plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle avec Marcel Proust. Sans Céline pas de Kerouac et de Ginsberg, pas de Djian, de Genka et pas de Nabe. Peut-être même pas de Jim Morrison qui consacra une chanson clin d'oeil à Céline avec ses Portes de la Perception. Et depuis Céline... rien de neuf sous le soleil en matière de Verbe déployant ses scalpels. Quelques tentatives honorables, quelques humeurs acides, quelques fous insultant l'univers... mais en général : calme plat. Dormez tranquilles, citoyens... et ne vous posez aucune question dérangeante. La seule chose qui convienne c'est de célébrer les valeurs de la République.

 


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Et qu'en pense Philippe Sollers ?

« Oublions tout ce qu'on a pu dire, et surtout médire, de Céline, plus que jamais l'ennemi public universel. Ouvrons simplement ces petits cahiers d'écolier danois, griffonnés au crayon, en 1946, par un prisonnier du quartier des condamnes à mort de Copenhague. La main qui écrit, pendant dix-huit mois, est obligée, dans des conditions effroyables, de se tenir au style télégraphique. C'est le malheur, l'épuisement, le vertige au bout de la nuit. Céline a voulu aller au diable ? Il y est. Il a traversé l'Allemagne en feu avec sa femme et son chat, il a été arrêté, il s'attend à être fusillé d'un moment à l'autre :

"Je titube bourdonne comme une mouche et puis je vois mille choses comme des mouches, mes idées se heurtent à un énorme chagrin." "Je suis plein de musique et de fièvre." "L'envie de mourir ne me quitte plus, c'est la seule douceur." "Je suis fou."

On peut détester Céline, il est, je crois, impossible de lire ces cahiers sans émotion. Ce n'est plus ici qu'un damné qui brûle, et qui, chose stupéfiante, ne sait pas pourquoi. "J'ai voulu empêcher la guerre, c'est tout. J'ai tout risqué. J'ai tout perdu." Il n'est d'ailleurs pas accusé, à l'époque, d'antisémitisme criminel, mais de trahison, ce qui l'indigne, et lui fait citer, comble d'exotisme, le cardinal de Retz: "Une âme délicate et jalouse de la gloire a peine à souffrir de se voir ternir par les noms de rebelle, de factieux, de traître."

Autour de lui, tout n'est que bruit, fureur, hurlements, douleur, et il regarde de temps en temps, au-dehors, la palissade où il s'attend à être collé pour son exécution. "Les moineaux, derniers amis du condamné, les mouettes au ciel, liberté." "Les gardiens me font signe que je vais être expédié en France pour être fusillé. Ca m'est bien égal." Ce qui l'inquiète surtout, c'est Lucette, sa danseuse. Elle maigrit, on lui a peut-être cassé "le rythme divin si fragile de la danse, le secret des choses". Il la voit danser dans le vent, "elle connaît le secret du vent". La main et le crayon tiennent bon, cependant, et la mémoire devient une hémorragie permanente: "Les souvenirs les plus petits sont les fibres de votre âme. S'ils se rompent, tout s'évanouit."

L'épouvantable Céline avait-il du coeur? Hé oui, il faut s'y résoudre. Et il aggrave son cas : "L'effroyable danger d'avoir bon coeur : il n'est pas déplus horrible crime, plus implacablement traqué, minutieusement, qui n'est expié qu'avec cent mille douleurs." Le coeur ? Attention, il peut disparaître : "A partir du moment où vous passez sur un cadavre, un seul cadavre, tout est perdu, le charnier vous tient." Phrase prodigieuse de lucidité, tracée à deux doigts de la mort. "Il faut raconter l'éparpillement d'une âme vers la mort par l'horreur et le chagrin."

Bien entendu, Céline pense à sa stratégie de défense et aux livres qu'il écrira plus tard, les plus beaux : "Féerie pour une autre fois", "D'un château l'autre", "Nord", "Rigodon" (il y a encore des arriérés qui veulent le limiter au "Voyage".) Traître, lui ? "J'aurais livré le Pas-de-Calais, la tour Eiffel, la rade de Toulon, je ne serais pas plus coupable." Il n'a pas l'air de se rendre compte (comme le dit justement Sartre à propos de Genet) que la société pardonne beaucoup plus facilement les mauvaises actions que les mauvaises paroles. "Bagatelles", voilà le problème, et pour longtemps. Céline, lui, veut renverser l'accusation. Il n'est après tout qu'un persécuté, et il a, en cela, de glorieux prédécesseurs, exilés ou emprisonnés : Villon, Descartes, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, Rimbaud, et bien d'autres. "La France, à toutes les époques, s'est toujours montrée féroce envers ses écrivains et poètes, elle les a toujours persécutés, traqués autant qu'elle pouvait." Ainsi de Chateaubriand, qu'il appelle "René", "enragé sentimental patriote passéiste comme moi" : "Il rêve la France, l'âme de la France, je l'ai rêvée aussi, moi, pauvre barbet misérable."

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Céline, en 1944, a emporté des livres avec lui : La Fontaine (le plus grand d'après lui), Ronsard, Molière, La Bruyère, La Rochefoucauld, les "Historiens et Chroniqueurs du Moyen Age", et, évidemment, "les Mémoires d'outre-tombe". Et voilà, mêlées à ses vertiges en cellule, des citations qui surgissent comme des bouées de sauvetage, maximes des increvables moralistes du XVIIe siècle, "cette petite civilisation, ces phrases brèves, ces bouffées d'étoiles". L'art de la citation, on ne le sait pas assez, est le plus difficile qui soit, et on peut rêver du livre que Céline, qui cache un Plutarque sous son lit, aurait pu composer dans cette dimension résurrectionnelle. Voici ce qu'il choisit de Talleyrand : "On dit toujours de moi trop de bien ou trop de mal. Je jouis des honneurs de l'exagération." Ou de Mme Rolland : "Je ne dois mon procès qu'aux préventions, aux haines violentes qui se développent dans les grandes agitations, et s'exercent pour l'ordinaire contre ceux qui ont été en évidence, ou auxquels on reconnaît quelque caractère." Ou encore ceci, dans"«Note de la censure à Louis XVI", en 1787 : "Les gens gais ne sont pas dangereux, et les troubles des Etats, les conspirations, les assassinats ont été conçus, combinés et exécutés par des gens réservés, tristes et sournois."

On oublie trop vite que Céline est un grand écrivain comique, parfois terrifiant, certes, mais profondément comique. Si vous en doutez encore, lisez ses "Entretiens avec le Professeur Y", à mourir de rire, comme le meilleur Molière. Ce point est essentiel, il est médical. Le rire de Céline est aussi pointu et énorme que son expérience du délire et sa conviction du néant. "Tout fait musique dans ma tête, je pars en danse et en musique." L'oreille immédiate voit tout à travers les grimaces, les cris, les bombardements, les incendies, la décomposition. C'est là qu'il rejoint Voltaire, rieur endiablé, que les dévots en tous genres ne pourront jamais supporter. Son persécuteur de l'ambassade de France à Copenhague, acharné à demander son extradition, c'est-à-dire sa mort (les Danois ont sauvé Céline), en saura quelque chose.

Le rire, mais aussi l'amour étrange, comme le prouvent les lettres magnifiques qu'il envoie à la pianiste Lucienne Delforge, sa maîtresse en 1935, "toi petit terrible secret, petite fée du cristal des airs". La musique, la danse, les femmes : le plus sensible et délicat Céline est là tout entier. "Sois heureuse autant que possible, selon ton rythme, tu verras, tout passe, tout s'arrange, rien n'est essentiel, tout se remplace, sauf le pauvre refuge où tout se transpose et s'oublie." Et en juin 1939: "Je ne sais pas ce que je deviendrais si tu venais à ne plus jouer. Comment ne t'aimerais-je pas et mieux que personne, mon cher petit double." Et aussi, juste avant la catastrophe: "Les jours en silex succèdent aux jours en caca. C'est la bonne vie de vache pour laquelle je suis fait. J'accumule les maléfices, je m'en servirai bien un jour."»

Philippe Sollers, Céline en Enfer

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Jetez un oeil à l'article du Petit Conservateur Palaisien...

Et puis également faites un saut chez l'excellent STALKER...

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21/01/2011

Dans le Hallouf tout est bon ! - II -

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Un petit complément au film que j'avais mis en ligne ici-même il y a quelques semaines...

 

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09/01/2011

Wafa Sultan témoigne pour Geert Wilders

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Wafa Sultan, que j'ai déjà évoqué en ces lieux de par le passé, a apporté son témoignage et son soutien à Geert Wilders lors de son procès, il y a quelques mois, procès que le politicien hollandais a gagné.


Part 01 



Part 02

 

Geert Wilders a beau défendre Israël, défendre les homosexuels, préciser que les étrangers ne le dérangent pas tant qu'ils s'intègrent au mode de vie du pays qui les reçoit, rien y fait : toute la bien-pensance le présente comme un politicien d'extrême-droite. Normal, ses représentants n'ont que cet argument.

Via Bivouac

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06/01/2011

Michel Onfray : “On n’a pas fait la révolution française pour que les femmes se voilent”

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Trouvé chez les infréquentables de François de Souche...

Michel Onfray : "En Europe il y a des problèmes qui ne sont pas ceux de l’intégrisme européen mais de gens qui veulent importer l’intégrisme en Europe » « On commence à avancer au-delà des lieux communs qui consistent à dire que l’Islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour : ça ce sont les lieux communs qui sont répétés ad nauseam. Si on commence à dire qu’il y a dans le Coran des idées indéfendables du genre misogynie, phallocratie, homophobie, antisémitisme, éloge de la violence, de la brutalité, célébration de la guerre etc…, on se fait prendre pour un islamophobe, comme ça l’affaire est réglée, on ne peut pas penser cette question là."

Je passe, quant à moi, sur ses sympathies post-Besancenot et actuellement pro-Mélenchon ou pro-Stéphane Hessel...

 

Pensez à monter le son... petit carré en bas à droite (lecture une fois lancée), coupé par ma réduction de l'écran...

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15/12/2010

Dans le Hallouf tout est bon !

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Je suis en plein Carême avant Noël depuis le 15 Novembre, mais je le dis et le redis... Tout est bon dans le cochon...

 

En cliquant sur les Subtitles  vous pouvez choisir "French".

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13/12/2010

"La Finlande est un pays de 5 millions d’habitants totalement homogène."

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L'enquête PISA place la France dans le fond de ses chaussettes en matière d'apprentissage scolaire...

Ce qui n'est pas surprenant pour un pays qui, désormais, donne le BAC, le distribue afin que toutes nos têtes blondes se prennent pour des intellectuels et fuient comme la peste le travail manuel. De toute façon, même le travail manuel n'est plus pour nos jeunes, car y'a encore 60 piges, au lendemain de la seconde guerre mondiale, un syndicaliste prolétaire avait lu Le Capital de Marx et savait de quoi il causait. De nos jours, Marx comme le reste n'a aucune importance. Le Savoir et la Culture n'intéressent presque plus personne... sauf les abrutis qui considèrent qu'écouter "Les Grandes gueules" sur RMC, suivre les débats propagandistes minables sur ARTE ou regarder les "reportages animaliers" à la télévision ce serait se cultiver. Les cons. Au mieux, ça aime utiliser les symboles transformés en marchandise, comme le CHE, qui était tout de même un meurtrier d'enfant, un raciste notoire supportant à peine les noirs africains et un des plus mauvais ministres de l'histoire humaine, tous les postes qu'il a occupés ont menés essentiellement à des catastrophes... alors chers fans du communiste cubain, arborez vos tee-shirts du CHE, quand le temps aura passé et que vous lirez l'histoire de sa vie en considérant son parcours vous pourrez avoir honte de votre connerie crasse.

C'est à se demander comment le pays qui fut celui des Lumières, de Montesquieu, de Baudelaire, de Montaigne, d'Albert Camus a pu obtenir ce classement lamentable.

Nos dirigeants nous donnent des pistes... par exemple lorsque notre bon ministre Luc Chatel affirme, probablement sans faire exprès quelques vérités dérangeantes comme celle-ci : "La Finlande est souvent citée en exemple, on oublie de dire que la Finlande est un pays de 5 millions d’habitants totalement homogène.

La preuve ici...

Même cette pauvre bille de Luc Ferry avoue que si on avait fait effectuer cette enquête dans les écoles des centres-villes (comprenez... là où l'immigration est vraiment moindre) les résultats auraient été différents... nous aurions peut-être été premiers !

Alors les immigrés ne peuvent pas apprendre ? C'est à se poser des questions... en tout cas Léopold Senghor, lui, avait accès à un enseignement élitiste, celui de la troisième République... Grec, Latin, Français de pointe. Senghor a forgé la notion de Négritude en lisant... Maurice Barrès, écrivain remarquable et homme politique Nationaliste et identitaire qui fait se révulser BHL & co de nos jours. Grande différence. L'enseignement n'était pas frileux... il était vaste... et seuls les bons s'en sortaient... les autres, qui n'étaient pas faits pour cela, allaient grossir les rangs des artisans, ouvriers, techniciens, ouvriers spécialisés... et c'est tout.

D'ailleurs le meilleur Lycée de France se trouve... en Ardèche... loin de tout, sans "chance pour la France", sans "zy-va" avec casquettes à l'envers et jogging sous les fesses.



Je sais... j'attaque fort... mais ça a le mérite d'être clair... et ça dérange, donc ça ne peut qu'être bon !

Portez-vous bien... et Keep on Rocking !

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12/12/2010

Voyage à Moscou

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La Parole est à ma douce Irina...

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5 jours à Moscou. La Russie. Mère patrie de Dostoïevski et Boulgakov.

Voyage avant tout professionnel mais l’âme russe m’a vite gagnée et bouleversée. -25° pour mes premiers pas à Moscou. -30° le lendemain. Ce pays est rude et ces gens sont, pour une petite française que je suis, « génétiquement modifiés » pour supporter un climat pareil ! mais, étrangement, au bout de deux jours, je m’adapte, j’enfile plusieurs couches de tissus, je marche 30, 45mn et puis je rentre dans une église orthodoxe, il fait chaud, les bougies, les icônes, le silence, Dieu est presque présent. Mon corps a emmagasiné suffisamment de chaleur et de paix, je peux repartir, le froid n’est plus un obstacle.

Cette ville est étrange, pas très belle mais elle a une âme.

Cette ville est en mutation, s’y côtoient les extrêmes, une voiture de l’époque soviétique et une jaguar aux vitres fumées. L’anneau, comme les moscovites l’appellent, le centre, autour du Kremlin et de la Place Rouge, c’est le quartier de l’élite : magasins Chanel, Gucci, Dior, des voitures de luxe, des femmes belles et élégantes, des hommes d’affaire, tout cela est un peu étrange car à quelques rues de là, de l’autre côté de la Moskova, des quartiers plus populaires, avec des trolleybus, des gens simples, des petits commerçants sur les trottoirs, ce que j’ai préféré parce que ces gens-là représentent le réel, la vie à Moscou, difficile, le travail 6 jours sur 7, parfois 10h par jour pour certains. Des gens qui ne se plaignent pas parce qu’il faut vivre, se loger et se nourrir. Des gens étrangement méfiants pour une occidentale comme moi, des gens pudiques et pourtant tellement attachants. Ceux et celles avec qui j’ai pu parler étaient souriants, accueillants, fiers qu’une française soit venue jusqu’à eux. Beaucoup parlaient français, un français quasi parfait. C’est un peuple francophile, réellement. Un peuple infiniment touchant et de qui nous pourrions prendre des leçons.

Mardi, journée à l’ambassade, conférence et débats entre éditeurs russes et français.

Mercredi et jeudi, rendez-vous au Salon avec des éditeurs russes. De très riches échanges. L’édition russe se développe, à toute allure et est infiniment curieuse de ce que nous publions. Des contrats à venir, sans aucun doute.

Jeudi, fin de mes rendez-vous, après une pause à l’hôtel pour m’habiller un peu plus chaudement, je pars à l’aventure. Je traverse la Moskova pour me rendre vers le centre. J’aperçois le Kremlin. Il me faut traverser un second pont, plus long celui-là, mais la nuit commence à tomber et la température baisse rapidement, mon corps commence à s’engourdir, je renonce et fais demi tour, j’ai vraiment trop froid. Le Kremlin, ce sera pour demain.

Vendredi, visite d’une grande librairie moskovite, la direction nous reçoit et pendant presque deux heures, nous visitons la librairie et à l’aide de mon amie Anastasia (mon agent littéraire pour la Russie), nous apprenons comment tout est géré, de vrais pros, impressionnant à tous les niveaux (les vendeurs de la Fnac sont des petits joueurs !). Puis, accueil dans leur salle de réunion, thé, café, gâteaux et questions réponses sur comment ça fonctionne en France, comment ça fonctionne en Russie. Nous repartons avec des cadeaux et beaucoup d’émotion. Le groupe se sépare, je vais avec une collègue visiter la Place Rouge (défigurée hélas par une horrible patinoire), je découvre la cathédrale Saint Basile, magnifique, puis le Kremlin, nous marchons longuement dans le centre (la température était devenue plus clémente, -15°), nous passons devons le Bolchoï (en rénovation) et puis, tranquillement traversons deux fois la Moskova gelée pour rentrer nous réchauffer à l’hôtel.

Vendredi soir, soirée dans la résidence de l’ambassadeur. Des écrivains, des éditeurs, des politiques, un peu de champagne, quelques petits fours et nous nous esquivons pour finir la soirée et le séjour au célèbre Café Pouchkine. Un endroit mythique et envoûtant. Trois étages, de la pierre, du bois, des livres et une harpe. Une ambiance très feutrée, très chic et presque d’un autre temps. Il semble que se promènent là les vivants et les morts, comme si cet endroit était en permanence habité, difficile de l’exprimer avec des mots. Mais la soirée a été très joyeuse, un repas russe à la vodka, c’était divin. Une belle soirée pour terminer un beau séjour.

Samedi matin, je me réveille sous la neige, Moscou est blanche et presque silencieuse.

Un étrange sentiment lorsque l’avion quitte le sol.
Un étrange sentiment au moment de l’atterrissage à Roissy.

La Russie m’a marquée, sans aucun doute et j’y retournerai à coup sûr un jour.

21:47 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook