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13/01/2015

The Tea Party : "Correspondences"

=--=Publié dans la Catégorie "Svetlana"=--=

 

 

 

 

hope springs to life
charmed by approaching listlessness
hands reaching out
to grasp the open emptiness

leading me down...

and this goodbye
faced with hope and countenance
souls slip away
to bask in glowing radiance

leading me down...

as we run from the sun
and we harbour the lies
and we leave things undone
as we cover our eyes

does it tear you apart my love
does it tear you apart my love
it tears me apart

charmed by this light
this sombre guidance in her eyes
rage would entice
and final moments would arise

leading me down...

does it tear you apart my love
does it tear you apart my love
it tears me apart

 

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Jusqu’à l’instant où la chambre se remplira de cendres

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« La vie est un grand Hymne de Jouissance.
Mon âme éblouie de ténèbres vibre comme une Corde de Guitare en contemplant la Bien-aimée. Demain nous serons déjà des étrangers l’un pour l’autre, mais à présent je ne vis que pour toi, pour le clair jardin sublime qu’est ton corps nimbé de Tendresse.
Nous rêverons ensemble tant que murmurera cette nuit foisonnante jusqu’à l’instant où la chambre se remplira de cendres, et nous brisera le joug d’un jour nouveau et les réverbères se pendront aux carrefours… Ton Front surgit dans la pénombre comme une aurore. Ton front est le miroir bruni qui thésaurise l’ivoire de toutes les nouvelles lunes. Ton front est le drapeau d’ivoire qui doucement ondoiera, disant ta reddition et ma victoire.
O Bien-aimée, nos baisers incendieront la nuit.
Et laisse ouverte la Fenêtre, car je veux convier l’Univers à mes Noces ; je veux que l’Air, la Mer, les Eaux et les Arbres jouissent de tes chairs astrales, jouissent du fébrile bref Festin de ta beauté et de ma force.
A présent mon palais est un joug rouge sous la rouge flamme de la ta langue… L’obscurité se remplit d’aurores.
A présent ton corps, délicieusement, comme une étoile, tremble dans mes bras.
Déjà toutes les ténèbres se sont endormies. »

Jorge Luis Borges, Parenthèse passionnelle, in "Rythmes rouges"

 

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25/09/2014

Faites-vous, de temps en temps, légère et irréelle

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« Écoutez-moi bien : je sais que le bonheur, ce que les autres nomment de ce nom, n'est qu'une scorie de cette vie où nous passons. Et je sais qu'une jeune fille comme vous est une image de cette vie. L'image de cette vie, qui n'a que des images pour nous toucher. Pensez, pensez avec votre coeur d'enfant à tout ce qui est contenu dans la chance que ces mots résument... Je ne dis pas que vous êtes encore une enfant. C'est parce que je vous vois une jeune fille fine, jolie, élégante, que je vous confie, un instant, à celle que vous n'êtes plus depuis si peu de temps.
Au lieu de vous ouvrir, de temps en temps, sans discontinuer, à l'avenir, faites-vous, de temps en temps, légère et irréelle comme lui, en portant votre vie présente à travers les pensées où vous l'attendiez encore. C'est un peu jouer en imagination à la poupée avec celle que vous êtes devenue. Vous verrez alors tout l'avenir se réunir à vous pour vous faire plus légère et enchanter comme dans une légende les faits de chaque jour qu'un regard positif suspendait bêtement à un emploi du temps. »

Joë Bousquet, Lettres à une jeune fille

 

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28/07/2014

Vivante à n’en plus finir

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« Vivante à n’en plus finir
Ou morte incarnation de la mémoire
De ton existence sans moi.
Je me suis brisé sur les rochers de mon corps »

Paul Éluard, L’Amour la poésie

 

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26/07/2014

Recéleuse du réel

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« Recéleuse du réel,
La crise et son rire de poubelle,
Le crucifiement hystérique
Et ses sentiers brûlés,
Le coup de cornes du feu,
Les menottes de la durée,
Le toucher masqué de pourriture,
Tous les bâillons du hurlement
Et des supplications d’aveugle.
Les pieuvres ont d’autres ordres à leur arc,
D’autres arcs-en-ciel dans les yeux.

Tu ne pleureras pas,
Tu ne videras pas cette besace de poussière
Et de félicités.
Tu vas d’un concret à un autre
Par le plus court chemin : celui des monstres. »

Paul Éluard, L’Amour la poésie

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06/06/2014

C'est toi qui a voulu coucher avec elle

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« Transformé en flocon de neige comme par
un ours polaire invisible
- pauvre con,
tu te retrouves assis
sur le pare-chocs de ses baisers
alors qu'elle conduit la voiture
jusqu'au coeur de la banquise. »

Richard Brautigan, Il pleut en amour

 

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20/05/2014

Une attente interminable, vaine

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« Bien souvent un amour n'est que l'association d'une image de jeune fille (qui sans cela nous eût été vite insupportable) avec les battements de coeur inséparables d'une attente interminable, vaine, et d'un lapin que la demoiselle nous a posé. »

Marcel Proust, La Prisonnière

 

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