19/11/2006
La pourriture ou le feu ?
=--=Publié dans la Catégorie "Ô Mort... Ô Mort..."=--=
Jusqu’à peu je ne m’imaginais que brûlé après mon décès. La peur de revenir à moi dans le fond du trou. De n’être pas tout à fait mort. L’angoisse d’être là, de le savoir et de n’avoir plus qu’à crever une seconde fois, en étouffant. Aussi je me disais : « Hop ! Au crématorium et on en parle plus ! On passe à autre chose. » Mais, finalement, instinctivement cette démarche me semble être sujet à caution. Il y a là-dedans quelque chose d’équivoque. Comme un mépris de soi supplémentaire jusque dans la Mort. En même temps la tentation Hindouiste et Bouddhiste me parle aussi. J’ai le cul entre deux chaises. Je ne cesse de citer ce mot de Nietzsche :« Le corps, cette raison supérieure. » Justement, peut-être faut-il être en mesure de laisser le cadavre à son destin de décomposition et de réaménagement en rapport à sa réalité nouvelle. Y songer.
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Bande son du moment : "Degradation Trip" par Jerry Cantrell
Lecture du moment : ...pas de lecture particulière... butinages divers...
Citation du jour : "Mourir en combattant, c'est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant, c'est payer servilement à la mort le tribut de sa vie." William Shakespeare (La vie et la mort du roi Richard II)
Humeur du moment : Fatigué
20:05 Publié dans Ô Mort... Ô Mort... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 23-Ô Mort... ô mort... : La pourriture ou le feu ? |
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13/11/2006
Penser la Mort avant qu'elle ne nous pense.
=--=Publié dans la Catégorie "Ô Mort... Ô Mort..."=--=
Je songe à mes grands-parents maternels, à mon père, à mes amis partis et je leur parle. Je ne sais pas s’ils m’entendent. Et autant le dire tout de suite, ça n’a aucune importance. Je me rassure sans doute. Et ça fonctionne très bien. Je me rapproche d’eux. Je leur fais part de mes regrets. Ma tristesse. J’espère qu’ils sont, à présent, hors d’atteinte, en paix, qu’ils ont trouvé l’asile du sommeil ou de la béatitude. Allez savoir, chers lecteurs. Mais j’en tire un suc, de ces instants intimes. Une méditation concentrée et concentrique. Un Vortex qui aspire et inspire.
La Mort, à bien y songer, n'est qu'un simple détail... c'est un éclair... puis le calme de la nuit sans souffrance... ou alors la Lumière Glorieuse de Dieu. Seule barrière psychologique conséquente : la souffrance. Alors c'est là-dessus que je m’abîme et me rétabli dans la méditation. Sur la Souffrance. En tenant, par exemple, le HAGAKURÉ de Jôchô Yamamoto (1659-1719). Bonne petite introduction : Ghost Dog, la Voie du Samouraï, film de Jim Jarmusch sorti en 1999. « Le Japon moderne et l'éthique Samouraï » de Yukio Mishima (commentaire du Livre de Jôchô Yamamoto) est à conseillé d'avantage. Jôchô Yamamoto. Samouraï et Bouddhiste. La Paix intérieure passe par une connaissance profonde de la Guerre. Et plus clairement de « La Voie du Guerrier ». Le sens de la dévotion envers l'Amour et le sacrifice envers la Communauté. Quand il faut. Quand on doit. J'ai toujours été Pacifique. Jamais PACIFISTE ! Que l'esprit perspicace exerce son entendement. Le Pacifisme je le laisse aux Rebatet, Brasillach et autres Drieu ou Céline. Plumes flamboyantes, mais corruption existentielle et politique. Pacifistes, donc, collaborateurs. Je ne mange pas de ce pain là. Ceux qui ne sont pas prêts à se positionner, à franchir le cap... qu'ils fassent de la littérature sans casser les couilles. Peut-être ai-je parlé trop vite, Drieu s’est positionné et a franchi le cap. Même Malraux, son « frère en Dostoïevski et Nietzsche », n’a été en mesure de l’arracher à son destin. Le salaud s'est purifié par un suicide lumineux.
J’assure, qu'en cet instant, tout le reste n'est que du putain de blah-blah-blah... pour se rassurer et se donner bonne conscience. Dieu n'aime pas la violence... mais Dieu déteste encore plus les tièdes.
Et ce que je nomme Dieu, ici, n'est pas ce que vous croyez... démerdez-vous... vous êtes grands, majeurs et vaccinés... et je ne suis pas spécialiste en Théologie.
L’Être authentiquement libre est un Être pour la Mort. Un Être pour la Mort est un Être réellement vivant. La Mort ne le surprendra pas plus que ça lorsqu’elle se saisira de lui. Penser la Mort et penser en fonction d’elle c’est la précéder, la surclasser, la surpasser, par la pensée au moins. Ça nous fraye un chemin dans l’existence. On sait alors véritablement ce que mourir signifie et implique. Le sens du sacrifice n’en est que plus appuyé. On imagine alors avec une grande clairvoyance dans quels cas on pourrait être amené à se conformer à, à obéir à la situation d’une abnégation de soi, d’un renoncement à la vie pour un sacrifice propitiatoire de sa personne en gardant sa raison comme une couronne. En vérité, la Mort nous escorte toute la vie durant en tant qu’élément nécessaire de tous ses instants. Elle est indiscutablement liée à l’essence de ce que nous sommes.
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Bande son du moment : "The Great Depression" par Blindside
Lecture du moment : ...pas de lecture particulière... butinages divers...
Humeur du moment : Pensif
14:55 Publié dans Ô Mort... Ô Mort... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : 22-Ô Mort... ô mort... : Penser la Mort avant qu'elle ne nous p |
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