09.10.2011
Saint Jean l'Apôtre, 1355, Serbie
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Saint Jean l'Apôtre, fresque, 1355
Patriarcat de Peć, Métochie, Serbie du Sud, officiellement actuel KOSOVO.
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14.09.2011
Le Complot Serbe est Partout !
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Trouvé via Slobodan Despot cet article réjouissant...
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En deux mots : 1. Préambule : voici quelque temps, le CERN a dépensé 10 millions de francs pour une étude de l'incidence des rayonnements solaires sur le climat terrestre, en particulier sur le réchauffement climatique, sans aboutir à aucune conclusion probante (info de Peter Leathwood).

2. Une équipe de physiciens serbes, dirigée par le professeur Dragić, avec un budget serbe, c.à.d. quasi-nul, démontre que les rayonnements solaires, indépendants de toute activité humaine, jouent un rôle prépondérant dans le phénomène du réchauffement climatique. Potentiellement, c'est tout le système du mandarinat climatique, avec toute sa suite: taxe CO2, colloques alarmistes, manuels scolaires culpabilisants, sinécures prodigieuses, qui risque de s'effondrer. L'étude est publiée dans une revue faisant autorité, "peer-reviewed". Mais la presse anglo-saxonne ne manque pas de relever le point saillant : "Ce sont tout de même des Serbes" !

3. Quelques jours après la parution de cette étude aussi succincte que retentissante, Djoković remporte l'US Open.

Etonnez-vous après ça que la Serbie continue d'être mal famée !
P.S. : Merci à Peter Leathwood pour la source !
Source: "Astrophysics and Space Sciences Transactions" : Forbush decreases – clouds relation in the neutron monitor era.PDF
Commentaire intéressant par Nigel Calder : Sur le lien Ici
23:28 Publié dans Serbie... Ô ma Serbie... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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24.07.2011
L'Orient pensait que nous étions Occidentaux, pendant que l'Occident nous considérait comme Orientaux
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« Au début nous étions perplexes. L'Orient pensait que nous étions Occidentaux, pendant que l'Occident nous considérait comme Orientaux. Certains d'entre nous se méprirent sur notre place dans le choc des courants, et dès lors crièrent que nous n'étions ni de l'un ni de l'autre bord, et d'autres que nous étions exclusivement de l'un ou de l'autre. Mais je te le dis, Irénée, nous sommes condamnés par le destin à être l'Orient dans l'Occident et à être l'Occident dans l'Orient, à ne reconnaître que la Jérusalem Céleste au-dessus de nous, et ici, sur terre, personne. »
Saint Sava, au XIIIème Siècle
Note : L'attribution de cette citation, à Saint Sava, est cependant discutée par les spécialistes, notamment par Sima Ćirković qui a démontré dans son article, "Sveti Sava između Istoka i Zapada"("Saint Sava entre orient et occident") que l’image d’une Serbie se trouvant "au milieu" entre l’Orient et l’Occident ne correspondait pas du tout au point de vue serbe au Moyen Âge : à l’époque de Saint Sava, la Serbie était considérée comme un pays occidental, le nom d’Orient étant réservé pour la Terre sainte et pour Jérusalem.
Cette citation indique pourtant une torsion qui existe bel et bien au sein de la mentalité orthodoxe des Balkans et qui a contribué à en forger l'identité. Saint Nikolaj Velimirović considérait également que l'orthodoxie des Balkans se situe par-delà Orient et Occident.

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02.07.2011
Vladimir Dimitrijević, 1934-2011 : le passeur a passé
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Dans les Années 1980, Vladimir Dimitrijevic, que ses amis – et même quelques ennemis – appelaient Dimitri et Pierre Gripari Mitia, fut l’enfant chéri de l’édition parisienne : « grand éditeur », courageux, on ne lui épargna pas les banalités.
Du courage, il en avait eu en quittant la Yougoslavie communiste à vingt ans en sachant que cela condamnait son père à la prison (qui se retrouva en cellule avec le célèbre dissident Milovan Djilas). Il traversa la frontière en chantant intérieurement Moulin Rouge de Georges Auric. Arrivé en Suisse, il fut d’abord footballeur – heureusement sans insister – libraire et fondateur des éditions L’Âge d’Homme (lui demander si cette enseigne avait pour origine un texte de Leiris amenait un sourire narquois, voire méprisant, sur ses lèvres).
Dans la décennie 1980, l’anticommunisme est à la mode : Dimitri est fêté pour oser publier Zinoviev, Grossman et Volkoff, fournissant ainsi des arguments et des armes de talent – et quel talent chez les trois ! – contre l’ « Empire du mal » soviétique. On lui doit notamment la découverte de l’immense Vie et Destin. Le reste de son catalogue est pourtant tout aussi remarquable, mais on a plus de mal – à cause du manque caractérisé de curiosité de la gent littéraire et aussi, il faut bien le dire, d’une diffusion quelque peu artisanale et même farceuse – à distinguer Haldas et les (auteurs ?) suisses, la traduction enfin intégrale de Oblomov et de nombreux slaves bien moins connus à l’époque : Biély, Leonov, Tisma, etc. Pour prix de ce qu’il apporte au combat antisoviétique, on le laisse publier le sulfureux Gripari1.
Dès la chute du Mur, Zinoviev et Dimitri découvrent le pot-aux-roses. Ils réalisent que l’empire du Bien ne voulait pas la chute du communisme, mais celle de la Russie et de son formidable potentiel heureusement bridé par le système. Zinoviev, Volkoff, Dimitrijevic et même Soljenitsyne sont démonétisés par ce que Revel a appelé « le regain démocratique ».
Démonétisé puis diabolisé, pour avoir eu le culot de défendre son peuple contre la destruction de la Yougoslavie par l’Allemagne, « le Vatican » ajoutait Dimitri l’orthodoxe, Vladimir persiste en continuant de publier des classiques slaves, des auteurs suisses et d’autres, de tous pays, de toutes confessions, et de toutes opinions. Oui ! Il a même publié des récits staliniens des années 1930 et 1940, quand cela servait la connaissance du monde slave. Envolé le « grand éditeur courageux », exit le « passeur ». Il n’est plus ne reste qu’un « épurateur ethnique », « un nationaliste serbe de la pire espèce ». Certes, les Serbes n’avaient aucun don pour la contre-désinformation, mais on aurait aimé que le « milieu » médiatique et littéraire (comme on parle du « milieu » corse » ou marseillais) s’intéressent, non seulement à la situation sur le terrain, mais encore au catalogue qui continuait de s’édifier.
Heureusement, de grands écrivains apportèrent leur soutien à Dimitri dans des livres collectifs que j’ai eu l’honneur de diriger.
Il est mort et l’on pardonne beaucoup aux morts. Je crois que, de nouveau, le catalogue de L’Âge d’Homme sera scruté et exploré par ce qui reste de francophones curieux.
Comment constitua-t-il ce catalogue ? En lisant. En lisant encore et encore, en étant lui-même curieux, et surtout, fait rare dans l’édition, en acceptant de recevoir, pendant ses courts passages à Paris, qui en faisait la demande.
Vladimir Dimitrijevic avait beaucoup de défauts mais ils étaient consubstantiels à sa passion d’éditer. Je ne lui en reproche qu’un seul : il aimait le football. Ce n’est rien par rapport au monument à la littérature européenne qu’il a érigé de son vivant. Et en mourant le jour de l’anniversaire de la bataille de Kosovo, il a confirmé la dimension mythique de son œuvre et de sa vie.
- Pierre Gripari (1925-90), écrivain, ancien communiste qui fut proche de la Nouvelle Droite ↩
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Par Alain Paucard, Via Causeur : Le passeur a passé
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30.11.2010
Kosovo
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Documentaire italien de Riccardo Iacona diffusé le 19 septembre 2008 sur la RAI italienne. Ici, sous-titré en français...
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23:12 Publié dans Serbie... Ô ma Serbie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16.08.2010
Ce peuple mystique
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En Serbie, le 7 Octobre 2006, à l'occasion des 800 ans du Monastère de Zica, une liturgie extraordinaire s'y tint et fut retransmise en direct à la télévision. La plupart des évêques et souverains serbes du Moyen-Âge furent consacrés et couronnés en ce lieu avant la chute du Royaume Serbe sous l'invasion Ottomane à la fin du XIVème siècle. En voici un extrait télévisé. J'ai traduit, du mieux que j'ai pu, les interventions des commentateurs... mais ce qui me touche le plus c'est le Chant des moines à la Gloire de Dieu. Jamais je n'ai pu entendre une telle ferveur humaine dans la liturgie Catholique et je n'attends qu'une seule chose c'est que mes amis catholiques viennent me contredire à ce sujet.
Commentaire à 1min29-2min41
Précisément, nous entendons la cantillation de l'Hymne des Chérubins, cantillation effectuée par les moines du Monastère de Kovilje et la "Chorale Antique" de Moïse Petrovitch. L'Hymne des Chérubins est un Chant primordial qui est adressée aux croyants, à tous ceux présents à ce rassemblement, les invitant à abandonner le moindre souci de la vie de tous les jours à l'instant Saint de la Liturgie afin de recevoir le Christ-Tsar qui vient par l'Eucharistie et non pas simplement du pain et du vin qui en eux-même ne sont pas saints. Les paroles de l'Hymne des Chérubins nous l'indiquent bien mieux puisqu'elles disent : "Nous qui, mystiquement, sommes l'icône des chérubins, et qui en l'honneur de la Trinité vivifiante chantons l'hymne trois fois sainte, déposons tout souci du monde afin d'accueillir le Tsar de toutes choses escorté par les ordres angéliques, Alléluïa, Alléluïa, Alléluïa."
Commentaire à 7min26 jusqu'à à la fin
--Il faudrait peut-être donner quelques explications supplémentaires.
--Bien-sûr. C'est ici quelque chose qui de la meilleure des façons exprime la grande Joie des Chrétiens dans le service même de Dieu, faisant ressortir des instants particulier de ce service dans le sens où ces instants sont une sorte de paroxysme et d'une autre façon, cela montre la joie qu'il peut y avoir dans chaque liturgie car la Foi Chrétienne est avant tout une Foi de Joie. Pour quelle raison ? Chaque Chrétien Orthodoxe appartient à l'Eglise car il croit, et le montre par sa vie, témoignant, que le Seigneur Jésus Christ, afin de nous sauver nous les hommes, est descendu des Cieux avec l'aide de l'Esprit-Saint en le sein de la Vierge Marie et s'est fait homme. Il a vécu avec les hommes sur terre, a été crucifié et est ressuscité, a ainsi vaincu la Mort et par là, à nous les chrétiens, il a montré le chemin. Descendant du Ciel sur terre puis par son Ascension remontant au Ciel, il nous a montré la voie sur laquelle nous devons marcher. Cette voie même si elle semble à beaucoup de gens difficile, épineuse, triste et pleine de souffrance, cette voie est toujours placée sous le signe de la Joie de la Résurrection. Et ceci, la Liturgie, en chacun de ses instants, en chacune de ses parties, le montre de la meilleure manière qui soit. Mais bien entendu, le summum de tout ceci sera la Communion par tous ceux qui seront aptes à la recevoir.
01:23 Publié dans Serbie... Ô ma Serbie... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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14.08.2010
Ce peuple qui ne se donnera pas - II
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La Vierge Marie tissait une broderie
Elle tissait une broderie, une robe divine
Elle tissait une broderie, une robe divine
Dans le Château blanc sur la table d'or
Elle s'assoupit un peu, faisant un étrange rêve
La vigne s'est penché du Ciel clair
Du Ciel clair jusqu'à son sein blanc
Et le rêve lui fit savoir qu'elle mettrait au monde un fils
Mettrait au monde un fils, Emmanuel
Emmanuel, Dieu est avec les hommes
La Vierge Marie tissait une broderie
Elle tissait une broderie, une robe divine
La Vierge Marie tissait une broderie
12:39 Publié dans Serbie... Ô ma Serbie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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