31/10/2013

Erdoğan : "N’oubliez pas que la Turquie, c’est le Kosovo et que le Kosovo, c’est la Turquie"

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Personne, ou presque, n'en parle. Silence gêné ou approbation retenue ? Probablement un curieux mélange des deux...

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En visite officielle au Kosovo à l’occasion de l’inauguration de l’aéroport de Pristina, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a lâché une petite bombe en déclarant : « la Turquie, c’est le Kosovo, et le Kosovo, c’est la Turquie ». Des déclarations qui ont bien sûr fait scandale en Serbie, mais aussi auprès de certains courants politiques albanais.


Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a lancé que le Kosovo était « sa deuxième patrie », devant des dizaines de milliers d’habitants de Prizen et d’autres villes du Kosovo

Dans un discours prononcé en présence des Premiers ministres d’Albanie et du Kosovo, Edi Rama et Hashim Thaçi, le chef du gouvernement turc a déclaré que les citoyens du Kosovo et de Turquie faisaient toujours partie d’un même pays. « Chers frères et amis, nous partageons la même histoire culturelle et la même civilisation. N’oubliez pas que la Turquie, c’est le Kosovo et que le Kosovo, c’est la Turquie. Nous sommes à ce point proches que l’auteur de l’hymne turque, Mehmet Akif Ersoj, est originaire du Kosovo, de la ville d’Ipek/Peć/Peja », s’est exclamé Recep Tayyip Erdoğan.

Hashim Thaçi, le Premier ministre du Kosovo, a remercié son homologue turc de la qualité de la coopération entre les deux pays et a rappelé que la Turquie était le premier pays à avoir reconnu l’indépendance du Kosovo. Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a quant à lui déclaré que les citoyens du Kosovo et de la Turquie, Albanais et Turques, étaient des peuples frères, qui devaient travailler ensemble à construire un avenir meilleur. Le Premier ministre turc conduisait une délégation de 600 personnes, comprenant plusieurs ministres, des entrepreneurs et diverses personnalités.

Les dirigeants des trois pays se sont retrouvés à l’occasion de l’inauguration du nouveau terminal de l’aéroport international Adem Jashari de Pristina. Ce nouveau terminal devrait être en mesure d’accueillir 1,7 millions de voyageurs par an, sa construction a coûté 130 millions d’euros. L’investissement a été réalisé par un consortium franco-turc, regroupant Aéroports de Lyon et la compagnie Limak.

Hashim Thaçi a qualifié l’événement d’« historique », en soulignant que l’autoroute qui reliera bientôt la capitale du Kosovo à celle de l’Albanie serait, elle aussi, bientôt inaugurée. « Chaque fois que je reviens au Kosovo, je vois des progrès », a souligné Recep Tayyip Erdoğan.

Scandale à Belgrade et à Tirana

Du côté de Belgrade, les propos de Recep Tayyip Erdoğan ont provoqué de très vives réactions. « Je considère ces déclarations scandaleuses ; et j’attends des excuses rapides de la Turquie et de son Premier ministre. Ce comportement est inacceptable et incompatible avec de bonnes relations diplomatiques », a déclaré jeudi 24 octobre le vice-Premier ministre Aleksandar Vučić, avant d’ajouter que la Turquie savait très bien que le Kosovo n’était plus turc « depuis les Guerres balkaniques ».

Le Premier ministre Ivica Dačić parle d’une « provocation directement dirigée contre la Serbie », non sans évoquer le contexte tendu au Kosovo, à l’approche des élections locales du 3 novembre prochain.

À Tirana, les nationalistes de l’Alliance rouge et noire (AKZ) se sont également indignés des propos de Recep Tayyip Erdoğan.

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SOURCE : LE COURRIER DES BALKANS

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Bonus 1 : La turquie de retour dans les Balkans

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Bonus 2 :

 

- Criminels Terroristes Albanais 01.PDF


- Criminels Terroristes Albanais 02.PDF

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02/08/2013

Jacques Bainville : "La Revanche de Kossovo"

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« La revanche de Kossovo

Soulevant un instant les lourds soucis de l'heure présente, la méditation doit s'arrêter sur ces champs de bataille de l'Orient où les armes prennent leur revanche de désastres séculaires. Honte aux esprits obtus et aux imaginations pauvres qui nient que "les vivants soient de plus en plus gouvernés par les morts" ! Honte aux intelligences mesquines pour qui est invisible la chaîne qui relie les générations d'un même peuple ! En pénétrant dans Uskub reconquise, le dernier soldat de l'armée serbe savait qu'il entrait dans la ville qui, voilà six cents ans, était la capitale de ses aïeux. En battant les Turcs au Champ-des-Merles (Kossovo, en langue slave), le plus humble des fantassins de Serbie savait qu'il prenait la revanche d'une bataille perdue par les siens cinq cent vingt-trois ans plus tôt.

C'est ainsi que l'Histoire et le passé règlent la vie du monde moderne.

Seulement, si la nation serbe s'est réveillée après des siècles d'oppression et de sommeil, si elle s'est mise tout entière au service de l'idée de revanche, si le nationalisme est devenu sa règle de vie, il ne faudrait pas se figurer tout de suite que ces choses-là se sont faites toutes seules et par création spontanée. Comme à tous les grands mouvements de même nature qu'enregistrent les annales de l'espèce humaine, il a fallu d'abord les gardiens de la flamme, et puis des excitateurs qui furent des philosophes, des savants, des intellectuels, avant que le constructeur politique, puis le soldat, apportassent les conditions du succès définitif.

Aux nations qui prennent leur revanche, il faut d'abord des esprits nobles et désintéressés, mainteneurs de la tradition, qui ne laissent pas succomber l'idée. Il faut ensuite que des poètes, des écrivains capables de susciter cette élite enthousiaste qui arrache les peuples à leur torpeur, recueillent l'idée conservée dans les sanctuaires et lui rendent la vigueur de la nouveauté et de la jeunesse. Ni l'un ni l'autre de ces deux éléments n'a fait défaut à la Serbie.

Si brave soit-elle, la race serbe eût peut-être oublié qu'elle avait un jour été libre, glorieuse et prospère, et que l'Empire de son tsar Douchan avait été comparé à l'Empire de Charlemagne. Vaincue par le Turc, elle risquait d'être à jamais absorbée par le vainqueur. Sa noblesse n'avait-elle pas donné en grand nombre le signal du ralliement et de l'apostasie en se convertissant à l'Islam pour garder ses biens ? Mais le prêtre, affranchi des intérêts matériels, veillait. Il fut, durant des siècles, le dépositaire du patriotisme et de la foi.

Comme l'a très bien dit un historien enthousiaste, M. Jaffre du Ponteray : "Au temps où les vieux rois serbes couvraient le pays de monastères, ils ne se doutaient guère qu'ils élevaient des refuges aux débris de leur nation et qu'en assurant à leur dépouille mortelle un abri contre le vandalisme des siècles, ils assuraient aussi la survivance de leur race. A côté de la lampe qui devait brûler nuit et jour au-dessus de leurs tombeaux, l'Eglise serbe a pieusement entretenu le foyer d'où a jailli l'étincelle patriotique : sous son toit, la vie nationale, à l'abri de la tourmente, a pu se sauvegarder proscrite, mais intacte. C'est elle qui, malgré la servitude et l'ignorance obligatoire, a preservé la patrie serbe de la mort politique et morale."

Alimentée à cette source, la poésie populaire des gouslars empêcha que le souvenir de la patrie pérît au coeur de ce pauvre peuple de paysans et de porchers. Souvent, même, elle le poussa à la révolte contre l'oppresseur. Et voilà qu'un jour, l'idée nationale passe des monastères à l'Université, des bandes rustiques aux philologues et aux historiens. Le patriotisme serbe s'instruit, s'illumine, acquiert une puissance de propagande et de propulsion invincible en devenant principe de pensée et d evie pour les classes éclairées.

Déjà l'érudition, la philologie et l'archéologie avaient été, en Allemagne, à l'origine de la guerre d'indépendance contre Napoléon et devaient conduire un jour la monarchie prussienne à fonder, sur ses victoires, l'unité allemande. Les nationalismes slaves connurent les mêmes débuts et observèrent la même méthode. Leur réveil, selon le mot si juste de Pypine, l'historien de la littérature slave, fut d'abord une "découverte archéologique".

Oui, le slavisme n'était, pour commencer, que des doctrines, des livres, une idée. L'idée allemande n'était pas autre chose avec Fichte. Elle se réalisa, elle devint un fait à Waterloo d'abord, à Sadowa et à Sedan, ensuite. Le sort reservé à l'idée serbe ne devait pas être différent. L'Allemand Bruckner, étudiant le mouvement intellectuel d'où est sorti le nationalisme slave, écrivait avec raison, voilà déjà bien longtemps : "La science qui a servi de pont aux Russes avec les Serbes et les Slovènes, devient un moyen d'accomplir des destinées politiques et nationales."

Ces destinées, conçues par des savants, des philosophes et des poètes, des rois les accomplissent en ce moment sous nos yeux, au son du canon et à la tête de leurs armées. N'oublions pas et sachons comprendre la leçon du Champ-des-Merles. »

Jacques Bainville, L'Action française, 31 octobre 1912

 

Voyez également ICI...

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18/05/2013

"Le Kosovo" par Pierre Péan et Sébastien Fontenelle

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« Le nouveau livre de Pierre Péan, paru cette semaine chez Fayard, est un pavé noir de cinq cents pages. Sur la couverture nous dévisage un homme masqué par une cagoule frappée de l’emblème de l’UÇK. Au-dessus, un sous-titre rouge : "Une guerre 'juste' pour un État mafieux". Et surplombant le tout, en grosses lettres blanches: Kosovo.

Le nouveau Péan est plus qu’un pavé : un monument de lucidité. Un temple du courage intellectuel et physique. Une brique d’amertume. Il s’ouvre et s’achève par le récit d’un épisode parmi les plus horribles de la guerre civile yougoslave: l’extraction, à vif, du cœur d’un jeune homme serbe par un jeune médecin albanais, tremblant de terreur, qui finira par se rendre et se confesser des années plus tard, hanté par son crime et traqué comme témoin gênant par ses ex-patrons, trafiquants de chair humaine. Lesquels patrons, Péan l’affirme à la suite de Dick Marty, sont des personnages de premier plan de l’État mort-né du Kosovo, issu de l’union passionnée de l’OTAN et d’une mafia sans merci.

Le voici dans toute sa hideuse vérité, belles âmes humanitaires, le fruit de vos songes creux. Si le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, nous interroge Péan, à quoi mène cette autoroute d’illusions, de manigances politiques et d’aveuglement délibéré ? Son livre est une encyclopédie de la manipulation. En l'ouvrant, c’est une malle de souvenirs cauchemardesques que je déverrouille dans ma tête. Guerres fratricides attisées de l’étranger; montages photo à charge, grossiers et bâclés comme le sont les mensonges les plus efficaces; rumeurs de "camps de la mort" et de "viols de masse" jetées après usage, mais qu’il était interdit de questionner sur le moment; dizaines de courriers inutiles à des rédactions de presse qui s’étaient promues agents RP des "gentils", bosniaques ou albanais; 78 jours de bombes sur la Serbie à cause de son refus de ramper; les ministres occidentaux se jetant dans les bras des caïds balkaniques… D’écœurement devant tant de bêtise, j’avais opté pour le camp des "méchants" Serbes. Passer pour un vilain aux yeux des imbéciles est une volupté de fin gourmet, aurait dit Courteline. Mais c’est faux. Cela flatte votre orgueil un instant, puis cela vous fait désespérer: soit de votre propre santé mentale, soit de celle des humains qui vous entourent.

Le pavé de Péan, fortement documenté, est moins une consolation qu’un soulagement : non, ce n’était pas mon esprit qui déraillait. L’affaire qui a marqué mes années d’apprentissage et formé ma vision du monde était bel et bien un "Tchernobyl de l’information" qui a irradié les consciences en Occident, étouffé le sens commun et fait de l’esprit des masses un disque dur vierge, sans mémoire ni structure logique, prêt à avaler n’importe quel bobard diffusé d’ "en haut". Si, désormais, les nouvelles du monde à l’intention du grand public ressemblent à des contes à dormir debout, c’est dans l’ex-Yougo que ce théâtre de Guignol fut testé et mis au point. »

 

Slobodan Despot

 

SOURCE

 

"Le Kosovo" par Pierre Péan et Sébastien Fontenelle

 

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21/03/2013

Dans les pas du Christ...

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09/10/2011

Saint Jean l'Apôtre, 1355, Serbie

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Saint Jean l'Apôtre, fresque, 1355
Patriarcat de Peć, Métochie, Serbie du Sud, officiellement actuel KOSOVO.

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14/09/2011

Le Complot Serbe est Partout !

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Trouvé via Slobodan Despot cet article réjouissant...

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En deux mots : 1. Préambule : voici quelque temps, le CERN a dépensé 10 millions de francs pour une étude de l'incidence des rayonnements solaires sur le climat terrestre, en particulier sur le réchauffement climatique, sans aboutir à aucune conclusion probante (info de Peter Leathwood).

2. Une équipe de physiciens serbes, dirigée par le professeur Dragić, avec un budget serbe, c.à.d. quasi-nul, démontre que les rayonnements solaires, indépendants de toute activité humaine, jouent un rôle prépondérant dans le phénomène du réchauffement climatique. Potentiellement, c'est tout le système du mandarinat climatique, avec toute sa suite: taxe CO2, colloques alarmistes, manuels scolaires culpabilisants, sinécures prodigieuses, qui risque de s'effondrer. L'étude est publiée dans une revue faisant autorité, "peer-reviewed". Mais la presse anglo-saxonne ne manque pas de relever le point saillant : "Ce sont tout de même des Serbes" !

3. Quelques jours après la parution de cette étude aussi succincte que retentissante, Djoković remporte l'US Open.

Etonnez-vous après ça que la Serbie continue d'être mal famée !

P.S. : Merci à Peter Leathwood pour la source !

Source: "Astrophysics and Space Sciences Transactions" : Forbush decreases – clouds relation in the neutron monitor era.PDF

Commentaire intéressant par Nigel Calder : Sur le lien Ici

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24/07/2011

L'Orient pensait que nous étions Occidentaux, pendant que l'Occident nous considérait comme Orientaux

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« Au début nous étions perplexes. L'Orient pensait que nous étions Occidentaux, pendant que l'Occident nous considérait comme Orientaux. Certains d'entre nous se méprirent sur notre place dans le choc des courants, et dès lors crièrent que nous n'étions ni de l'un ni de l'autre bord, et d'autres que nous étions exclusivement de l'un ou de l'autre. Mais je te le dis, Irénée, nous sommes condamnés par le destin à être l'Orient dans l'Occident et à être l'Occident dans l'Orient, à ne reconnaître que la Jérusalem Céleste au-dessus de nous, et ici, sur terre, personne. »

Saint Sava, au XIIIème Siècle

Note : L'attribution de cette citation, à Saint Sava, est cependant discutée par les spécialistes, notamment par Sima Ćirković qui a démontré dans son article, "Sveti Sava između Istoka i Zapada"("Saint Sava entre orient et occident") que l’image d’une Serbie se trouvant "au milieu" entre l’Orient et l’Occident ne correspondait pas du tout au point de vue serbe au Moyen Âge : à l’époque de Saint Sava, la Serbie était considérée comme un pays occidental, le nom d’Orient étant réservé pour la Terre sainte et pour Jérusalem.

Cette citation indique pourtant une torsion qui existe bel et bien au sein de la mentalité orthodoxe des Balkans et qui a contribué à en forger l'identité. Saint Nikolaj Velimirović considérait également que l'orthodoxie des Balkans se situe par-delà Orient et Occident.

Cathédrale Saint Sava de Belgrade

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