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28/01/2012

Venice : Ask the Angels (Patti Smith Cover)

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

 

 

Moooooove !

Ask the angels who they're calling,
Go ask the angels if they're calling to thee
Ask the angels while they're falling
Who that person could possibly be

And I know you got the feeling,
You know, I feel it crawl across the floor
And I know it got you reelin'
And honey honey the call is for war
And it's wild wild wild wild.

Everybody got the feelin'
You know the feeling and it's stronger each day
Everybody wants to be reelin'
And baby baby I'll show you the way

And I know it's hard sometimes,
You got a piece and hit across the sky
And I know it's hard sometimes
And world war is the battle cry
And it's wild wild wild wild

Across the country through the fields
You know I see it written 'cross the sky
People rising from the highway
And war war is the battle cry
And it's wild wild wild wild.

Armageddon, it's gotten
No savior jailer can take it from me
World ending, it's just beginning
And rock and roll is what I'm born to be
And it's wild wild wild wild
Wild wild wild wild

Ask the angels if they're startin' to move
Comin' in droves in from L.A.
Ask the angels if they're starting to groove
Lightning as armor and it's today
It's wild wild wild wild
Wild wild wild wild

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* Eric James GUILLEMAIN : Vocals
* Mourad BAALI : Bass
* Franck SCHAACK : Drums
* Nebojsa CIRIC @lias Nebo : Guitar

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Enregistré en Janvier 2000 au Studio Ithaque, Senlis, France, par Francis Ruet, en conditions Live durant une répétition. 

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19/12/2011

Václav Havel

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

 

Au retour d'une excursion familiale, écrire, vite fait, une bafouille sur Václav Havel dont j'ai appris la mort, à 3h00/4h00 du matin peut sembler étrange... mais laissez-moi vous narrer rapidement la raison de mon choix, cette surprenante nécessité, cette urgence.

C'était à la fin de l'hiver 1993, au tout début du printemps. Entre le 18 mars de cette année et le 27 Mars, le groupe VENICE était en tournée en République Tchèque. En consultant les dates de concert du groupe...

18/03/93 Teplice (République Tchèque), Rock Club Knak
19/03/93 Prague(République Tchèque), Rock Club U Zovfalcu
20/03/93 Plzen (République Tchèque), Rock Club Divadlo Pod Lampou (enregistrement du concert en 16 pistes et mixage dans les jours qui suivent)
25/03/93 Koprivnick (République Tchèque), Rock club Nora
26/03/93 Zlin (République Tchèque), Rock Club Spusa
27/03/93 Jihlava (République Tchèque), Avangarda music club

...j'ai pu me remémorer un épisode marrant et difficile à croire de notre tournée, pourtant totalement authentique.


Entre le concert du 20 mars et celui du 25, nous avions eu 1 journée d'obligation artistico-professionnelle et 3 jours de libres. La journée d'obligation avait consisté à mixer le concert du 20 Mars. Concert redoutable, un des meilleurs que Venice ait jamais donné, dans une petite salle pleine à craquer, en ébullition, avec un public hystérique et des jolies filles cent fois plus "rock and roll" que toutes les rockeuses blasées franchouillardes réunies. Ce concert n'a jamais vu le jour officiellement à cause de la voix d'Eric qui était, simplement, 36 niveaux en dessous de tout. Le froid tchèque lui avait entamé les cordes vocales et malgré le fait qu'il ait donné, lui aussi, un de ses meilleurs concerts, nous avions pris la décision de ne pas sortir cet enregistrement afin de ne pas véhiculer une mauvaise image du groupe. Cela étant dit, nous avons toujours soupçonné le tourneur qui nous avait organisé cette série de concerts de l'avoir sorti dans notre dos et sans notre consentement. Si ça se trouve, il doit exister sur le marché "underground" tchèque un concert de VENICE qui fait son petit bonhomme de chemin et qui nous la met profond dans l'cul. Ce qui, personnellement, m'amuse beaucoup car j'ai une âme de pirate.
Les autres jours, nous les avions passés à nous balader dans Prague, en quête du Golem de Gustav Meyrink. Eric et moi-même, tout particulièrement, étions presque en lévitation et savourions chaque instant de notre présence au sein de cette Mittel Europa marquée par l'Histoire. Une charmante "road manageuse", nommée Abigail, nous accompagnait dans notre douce errance et nous servait de guide et de traductrice. Un soir, alors que nous étions en quête de quelque ripaille pour notre modeste bourse, nous atterrîmes dans une sorte de taverne enfumée, dans le vieux Prague, loin du centre ville. Une grande table accueillit notre dérive nocturne et c'est avec satisfaction que nous nous apprêtions à boire et manger. Je décidais d'aller aux toilettes pour me laver les mains et grande fut ma surprise de me retrouver face à un mastard de plus de deux mètres, taillé comme une armoire à glace, avec une oreillette et un costard de chez Smalto, planté devant les chiottes à faire la sentinelle. Il m'arrêta, me considéra dans les yeux, baragouina un truc en tchèque dans sa manche et me laissa passer. J'étais fatigué et je ne désirais pas en savoir d'avantage. J'allais pisser et me laver les mains (Dieu merci l'endroit était propre) et je retournais m'asseoir auprès de mes frères d'armes. Je ne désirais pas inquiéter la tablée et ne parlais pas de cette curieuse aventure. Une sorte de vigile devant les toilettes d'une taverne populaire de Prague, ma foi... pourquoi pas ?
Nous passâmes notre commande et conversions de choses et d'autres lorsque le maître de maison approcha et s'entretint avec notre chère guide, Abigail, qui aussitôt nous fit une traduction de ce qu'il avait dit : le Président de la République Tchèque, 
Václav Havel, était dans une pièce du fond, juste à côté des chiottes ! Il allait sortir d'ici à quelques instants et il nous fallait demeurer calmes et ne pas faire de mouvement brusques ou hausser la voix le temps de la dizaine de mètres qu'il allait parcourir pour sortir dehors car ses gardes du corps étaient un peu nerveux. Ceci expliquait le grand baraqué planté devant les WC. Durant la tyrannie communiste, cette taverne était un haut lieu de la résistance à la racaille rouge au pouvoir et Vaclav Havel avait pour habitude d'y venir souvent lorsque, dissident, il tentait de mettre au point diverses stratégies pour tenir tête aux dirigeants qui suçaient Moscou qui enculait les peuples des pays satellites. Le communisme étant mort, et bien que Václav Havel soit devenu président, il n'avait pas perdu l'habitude de venir consulter ses amis intellectuels restés dans l'ombre, éminences grises avec lesquelles il levait encore la coupe, probablement pour se détendre, aussi, les nerfs du stress qu'engendrait la fonction qui était la sienne.
Au bout de trois, quatre minutes, en effet, 
Václav Havel, sorti de derrière un rideau, encadré par ses gardes du corps qui parlaient tous aux manches de leurs vestes. Il s'avança, souriant, nous salua de la main et nous répondîmes aussi de la tête ou de la main, discrètement, tandis que les habitués des lieux se comportaient comme si de rien n'était. Dehors, une voiture de 10 mètres aux vitres teintées s'arrêta, et en deux temps trois mouvements, tout ce beau monde s'engouffra à l'intérieur et disparu de notre champ de vision.

Non encore remis de cet épisode surprenant, Abigail en rajouta une couche en nous décrivant le Président Václav Havel, une bière à la main, vêtu d'un long pull de hippie, en train de danser au milieu d'une foule hétéroclite dans la boîte de nuit Rock "Le Bunker", encadré par quatre gardes du corps en costard cravate en train de danser aussi, mais avec la main sur le calibre et avec l'oeil en alerte !

Le lendemain nous visitâmes la Palais présidentiel et je laissais une lettre adressée au Président, écrite en serbe (afin de lui afficher ma solidarité slave en même temps que française) pour lui dire combien l'épisode de la taverne nous avait surpris puis amusés et que nous étions prêts à venir jouer gratuitement, à sa demande, à Prague si il fallait, un jour, défendre cette jeune démocratie sortie des griffes communistes. Nous y joignions une cassette du groupe, ainsi qu'un press-book et n'y pensions plus.

Quelques semaines plus tard, de retour en France, nous recevions une réponse du secrétaire de Václav Havel,  réponse adressée à mon nom, dans laquelle nous apprenions que le président avait écouté notre musique et qu'il l'avait apprécié et qu'il nous remerciait pour notre geste et notre soutien.

Je ne suis pas naïf, bien entendu, je me doute bien qu'il peut s'agir d'une réponse type et que probablement Václav Havel n'avait pas eu ni le temps ni l'envie d'écouter notre musique... mais... je veux rêver un peu, pour mon bon plaisir, et me dire que peut-être, allez savoir, parfois, pour se détendre, Václav Havel se mettait la cassette de ce groupe français qui était venu jouer dans son pays où, quatre années plus tôt, il eut été impossible de le faire pour raison de sûreté d'état !

Pour le reste, sa politique, son positionnement sur l'échiquier mondial, je n'y connais rien et m'en tamponne un peu, partant du principe qu'un dissident politique tenant tête aux communistes, faisant cinq années de prison pour cette raison, se faisant censurer pour son travail littéraire par les chiens de gardes stalino-brejneviens et se réclamant pour sa lutte de Jan Patočka et de Martin Heidegger, admirant le grand Frank Zappa (au point de lui confier des missions culturelles une fois au pouvoir) ne peut qu'avoir ma sympathie une fois pour toute... qu'on se le dise !



Venice en 1993 : de gauche à droite, Eric James Guillemain (Chant), Franck Schaack (Batterie), Jean-Marc Geoffroy (Basse), Nebojsa Ciric (Guitares)

 

Songeant à Václav Havel...

podcast

Sur cette version de "Psalm of the Sower" : Eric James Guillemain (Chant), Mourad Baali (bruitages avec Basse), Nebojsa Ciric (Guitare acoustique)

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30/05/2011

Armes de destructions massives

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

 

 

On a retrouvé les armes des combats passés... Certains se demandent si ces ustensiles sacrificiels ne vont pas resservir ?


Cliquez sur la photo: Ibanez Roadstar II - 1983. Mon épouse me l'a offerte en cadeau de fiançailles début 1987. Rachetée à un pote qui me la prêtait très souvent depuis 4 ans.

 


Cliquez sur la photo : Ibanez Double manche, 12 cordes/6 cordes. Modèle 2402 Twin Neck. Elle date de la toute fin des années 70. Elle fait partie de ces guitares magnifiques qu'IBANEZ a dû mettre au pilon après que GIBSON et FENDER aient gagné leurs poursuites judiciaires contre la marque japonaise tellement leurs copies étaient fidèles à l'esprit des marques américaines... et tellement moins chères. Je l'ai achetée d'occasion vers 1994/95 pour 2500 Frcs, ce qui à l'époque, était ridicule. Quelques mois après, le mec qui me l'avait vendue s'en mordait les couilles doigts. Super son général. La seule grosse différence par rapport au modèle GIBSON, c'est que ce ne sont pas des manches conducteurs... mais des manches collés. Le sustain est bien au rendez-vous malgré tout. Mon ex-chanteur, au sein de VENICE l'avait surnommée EXCALIBUR.

 


Cliquez sur la photo: Une Jacobacci 12 cordes/6 cordes avec d'excellents micros Beneditti simples bobinages. Seulement je dois revoir les tiges dans les manches qui sont tordus et font friser les cordes. Manches conducteurs. Donc gros travail de lutherie en perspective! Un guitariste de ma connaissance se l'était faite fabriquée sur mesure dans les années 70 par Jacobacci en personne car il voulait jouer comme John Mc Laughlin dans Mahavishnu Orchestra. Modèle unique. A la fin des années 90 il a souhaité s'acheter une Fender Mexico qui coutait 2500 Frcs. Il me l'a donc vendu 2500 Frcs et je me suis retrouvé avec une Jacobacci achetée au même prix que l'Ibanez double manche. Curieuse résonance de prix entre ces deux doubles manches.

 


Cliquez sur la photo: Yamaha de la fin des années 80, modèle 420-12. 12 cordes. J'ai juste fait installer un capteur piezo dessus pour la scène. Il lui faudrait un refrettage car même lorsque je joue en acoustique je cogne comme une sale brute.

 


Cliquez sur la photo: P'tite soeur de la précédente... Yamaha de la fin des années 80, modèle 420-6. 6 cordes. J'ai fait installer un capteur piezo dessus pour la scène, comme pour l'autre. Il lui faudrait un refrettage également.

 


Cliquez sur la photo: Charvel IV. Super guitare. Mais je veux virer cette couleur de hardos chevelu des eighties... et lui changer les micros. Je mettrai bien un double bobinage Di Marzio DHP Tone Zone en aiguë et deux simples Texas Special au milieu et côté manche. Et puis j'ai envie d'enlever le "booster" qu'il y a à l'intérieur dont je ne me suis jamais servi tellement ça rend le son dégueullasse. Quand on enclenche pas le "booster", elle sonne. Ses micros sont propres pour faire du studio. J'ai changé de goût depuis.

 

Finissons avec mes préférées... celles que j'utilise le plus... sans lesquelles je ne pourrais monter sur une scène de manière décente.


Cliquez sur la photo: Stratocaster Plus Deluxe USA, manche mapple. C'est mon épouse qui me l'a offerte, mais cette fois pour mon anniversaire... en 1990 ! Donc pour mes 25 ans. Quel bonheur ! Mais faut que je change les mécaniques, c'est des Sperzel, que j'affectionne tout particulièrement, mais il m'en faut qui puissent recevoir du 11/52, alors que celles-ci ne reçoivent que du 10/46 maximum. Et puis elle a besoin d'un refrettage. Pour le reste, ça baigne !

 


Cliquez sur la photo: Stratocaster Plus Deluxe USA, manche ébène. La même, sinon, que la précédente. Je veux changer le manche pour avoir un autre manche mapple. Je préfère les manches mapple : son plus claquant et plus brillant.

 


Cliquez sur la photo: Lag The Beast. Rien à dire... superbe guitare. Supers micros. Et fabrication française. Ca n'est pas la série "bas de gamme" fabriquée en Asie. Je me suis chopé ça à la fin des années 90, car j'avais besoin d'une guitare pour faire du Dive Bombing sans me désaccorder. La Charvel IV ne me plaisait plus trop à ce moment... et j'ai flashé sur cette guitare.

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15/10/2010

THE FUCKED-UP CREW - INTERVIEW'Z *ERIC GUILLEMAIN*

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

Des news d'Eric "James" Guillemain... celui-là même qui fut le chanteur et initiateur de VENICE. Il vit à présent à New York, où il exerce une carrière prolifique de photographe. Interview pour The Fucked Up Crew... C'est en anglais... alors démerdez-vous. Thanx.

N'hésitez pas à cliquer sur les photos...

 

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Eric is a french good looking guy who moved to NYC, who shoots pretty and disinhibited young girls, usually when he shoots a model she becomes a top.
His passions are photography and philosophy...

What else ? Nothing more !
Now take a look, think about, there's no doubt...
Eric Guillemain on his way to the TOP !

www.ericguillemain.com

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Fucked Up Crew : What a fuck are you doing right now ?
Eric Guillemain : Right now, getting rid of all the serious, listening to Ted Nugent's Double Live Gonzo and reading some gothic novels.

FUC : When did you understand that being a “photographer” was going to be your job ?
E.G : I mean that's the only job I'd ever done which was ok to pay the rent.

 

FUC : What’s the last magazine you bought ?
E.G : Don't buy them, browse them at my agent's. The last I read was Purple.

 

FUC : What kind of music do you usually listen during your shootings ?
E.G : Mostly 70's stuff and progressive music. These guys were so connected to elements. Forgetful and aware...Otherwise any music that gets me ecstatic. When I get bored I go straight to punk, Cheap Trick or AC/DC.

FUC : What kind of music do you usually listen when you have sex ?
E.G : Are you kidding me ? Sex is music already !

 

FUC : What’s the most fucked-up experience you had during one of your shootings ?
E.G : There was this actress. She took the whole team as an hostage. Put her make-up on, did her own hair, picked wrong pieces from the wardrobe...It was fun though !

FUC : Did your like change with Social Networks ?
E.G : I still feel like a steppenwolf ever since social networking.

FUC : Do you use social networks also to promote your work, or just to hook up young models ?
E.G : I am just shy at both. Sorry.

 

FUC : How many hands you need to count the amount of models you slept with ?
E.G : I sleep only with women.

FUC : What you say if they accuse you to be a Sleazy Photographer ?
E.G : Ah ah very funny. I would say I am not responsible for what they could have seen in the mirror I handed them.

FUC : Who’s your hero ?
E.G : Fiction : Corto Maltese - Non Fiction : Friedrich Nietzsche

 

FUC : If u had a model agency… wish are the 3 names you MUST represent ?
E.G : Hard to mix sentiments and money...So I would say : Dree Hemingway, Tati Cotliar and Lara Stone.

FUC : A new face you first shoot that then become a famous model ?
E.G : Agyness Deyn

 

FUC : Now choose between :

Vogue Italia vs Vogue Paris
E.G : It really depends on issues. I think they complete each other

FUC : Selfservice vs Purple mag.
E.G : Purple.

FUC : MUSE Vs NUMERO
E.G : Numéro

FUC : Bruce Weber vs Terry Richardson
E.G : Terry Richardson

FUC : Solve Sunsbo vs. Camilla Akrans
E.G : Camilla Akrans

FUC : Levis Vs Diesel
E.G : Levis

FUC : Drugs Vs No Drugs
E.G : Anything worth the trip.

FUC : BLOW JOB Vs LICKING PUSSY
E.G : I actually heard about some people able to manage both at the same time.

 

FUC : Describe us the perfect ass...
E.G : The one that's not for sale. The one that's always inventive. The one which doesn't kill but rather make me stronger.

FUC : Which is your favorite quote ?
E.G : "Perhaps all the dragons of our lives are princesses who are only waiting to see us once beautiful and brave." By Rainer Maria Rilke

 

FUC : Do you believe in God ?
E.G : He believes in me so much better than I am.

 

FUC : Which movie would you recommend to our fucked-up readers ?
E.G : Dead Man

FUC : Which camera do you usually use ?
E.G : D3, 5D, S90.

 

FUC : Favorite Club ever ?
E.G : Gun Club

FUC : What’s the strangest place you woke up after a “fucked-up” night ?
E.G : In a barber shop

 

FUC : Which are your projects for the near future ?
E.G : Projecting doesn't do me good. Surprises are my best partners.

FUC : do you see yourself as many other photographers, turing into VIDEO projects ?
E.G : If I had a story worth to be told this way yes. But not until that moment for god's sake.

 

FUC : If you were not a photographer, what would you be ?
E.G : A writer. A troubadour.

FUC : 3 words to describe Friedrich Nietzsche ?
E.G : Generous. Saint. Alone.

 

FUC : How do you fight the GLOBAL WARMING ?
E.G : I feed my plants with gentle water, light and good music. I don't eat too much meat.

FUC : Would you do a shot for the FUCKED UP CREW ?
E.G : Fuck Yes !

 

FUC : Thanks a lot !!!
E.G : My fucking pleasure.

 

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Eric is represented by : 2bmanagement.com

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26/04/2010

La Roue Tourne... Alleluia !

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

Lorsque je suis arrivé au sein des Sentinels, en Septembre 1991, c'était en remplacement de leur guitariste, Philippe Calabria. Mais très rapidement le groupe The Sentinels est devenu VENICE. Et l'aventure a suivi son cours. Et Philippe Calabria ? Qu'est-il devenu ? Il est devenu Pasteur...

Je respecte le choix de Philippe, bien entendu, mais pour ma part... je n'ai pas pour projet ou ambition de devenir pope.


Venice - 2004 (de gauche à droite : Franck Schaack - Frédéric Laforêt - Eric James Guillemain - Nebo)

 


The Sentinels - Années 80 (avec Eric James Guillemain à gauche et Philippe Calabria à Droite - encadrant leurs compagnons)


Philippe Calabria - années 2000 - Sympathique pasteur)

Philippe Calabria a écrit un livre... qui, semble-t-il, s'est bien vendu.

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11/02/2010

Studio

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En 2003, en Studio... lors de l'enregistrement de "Soudain l'Ouverture"...

 

*Eric James Guillemain : Chant

*Fréderic Laforêt : Basse, Programmations, Enregistrement & Mixage

*Franck Schaack : Batterie, Percussions

...et votre serviteur aux Guitares...

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10/08/2009

"Conjecturant une Venise nôtre parmi ces rares lumières"...

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

« Lequel de nos mérites passés
oublié bientôt
nous valait le don de Venise
de sa merveille ?
De quelle grande douleur
qui toujours nous attend
nous dédommageait d’avance
avec ce qu’elle était Venise ?

A ces questions ne répondent plus
le dieu des eaux le dieu de la nuit.
Ils sombrent avec les villes
sous notre horizon.

Avec le mal d’une question non posée
d’une réponse non parvenue on va
sur des eaux perpétuellement troublées :
sur des eaux noires qui s’éloignent, une nuit,
conjecturant une Venise nôtre parmi ces rares lumières. (…) »

A Venise avec Biasion, (Etoile Variable), Vittorio Sereni

C’est bien là l’histoire de VENICE. Un appel resté sans réponse. Une possibilité demeurée en suspend. Une torche brulante jetée dans un précipice sans fond en pâture aux forces de l’oubli.

Cellophane.mp3 (Paroles : Boris Bergman/Musique : Franck Schaack-Nebojsa CIRIC-Eric JAMES Guillemain)

 


De gauche à droite : Franck Schaack, Frédéric Laforêt, Eric James, Nebo

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14/01/2009

Les eaux montantes

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

 

J'ai relu ma tirade du 27 octobre dernier concernant Willy Vedder, guitariste pendant une petite année, à mes côtés au sein de Venice et décédé depuis. Que dire de plus ? Rien. Une année seulement dans la vie d’un homme pèse d’un poids considérable et si je devais vous jeter en pâture, ami lecteur, amie lectrice, les quinze années et leurs poussières que furent mes fureurs vénitiennes j’en aurais pour des heures d’errance pour la mise en page de cette farce existentielle qui ne manque pas de piquant.

Nous sommes nos propres acteurs mais dans une mise en scène des dieux que seuls les héros parviennent à perturber au sein d’une pièce qui se rejoue et se réécrit perpétuellement. Guerriers de l’aube. Amants nocturnes. Rêveurs d’équinoxe universelle. Ou, plus généralement, robots désincarnés et banals figurants.

L’écriture est une injonction et je tente vainement, par son déplacement sur la feuille blanche de faire surgir les mots. Archéologie de l’esprit. Souviens-toi si tu peux. Tu le peux, mais les mots viennent à manquer. Parfois j’ai le sentiment d’être en terrain d’ignorance totale et, alors, le vertige et l’effroi me saisissent. Puis les lignes, moléculaires, atomiques, quantiques font leur apparition et mènent là où je voulais aller et au-delà où je n’imaginais pas me retrouver.

Mais... ne disons rien... et écoutons-le, Willy.

 

Cyrille, technicien de notre batteur et fier compagnon retrouvé lors du concert de Motörhead au Zénih de Paris il y a quelques semaines, m'a fait parvenir par mail 3 morceaux enregistrés lors des toutes premières répétitions avec Willy. De mémoire, approximativement, ces enregistrements datent de Mai ou Juin 1997. Mais je me trompe peut-être de quelques semaines et cela n'a pas beaucoup d'importance. Il s'agit, ni plus ni moins, de l'émergence d'un nouveau morceau de Venice, "Acqua Alta", une "jam" instrumentale qui, ici timide, devint au bout d'un an un morceau de bravoure que les gens aimaient à entendre lors des concerts et durant lequel je me faisais saigner les doigts... et parfois le coeur. C'est que les eaux montantes, de 1997 à 1999, inondaient mon âme et me privaient bien souvent de souffle. Private life.

 

Les deux autres morceaux sont des tentatives de reprises du morceau d'anthologie de Neil Young, "Hey Hey, My My", version électrique de son morceau "My My, Hey Hey", que je me permets, ici, de dédier à une amie très chère, Ségolène, avec mes plus tendres pensées (et non, chers petits malins, il ne s'agit pas de la cruche du parti socialiste, mais d'une amie), et de la chanson du groupe Pearl Jam, "Better Man". Le son est juste correct et nous tâtonnons un peu dans le noir. Mais c'est une K7 de travail, au local de répétition du groupe à Senlis, cité Royale. Pour ceux que ça intéresse, et si votre système sonore est branché correctement, la guitare de Willy est dans l'enceinte de droite de votre stéréo, et ma guitare est dans l'enceinte de gauche.

 

podcast

VENICE - Acqua Alta

 

podcast

VENICE - Hey Hey, My My

 

podcast

VENICE - Better Man

 

Formation :

*Nebojsa "Nebo" CIRIC : Guitare à gauche de la stéréo

*Willy Vedder : Guitare à droite de la stéréo

*Franck Schaack : Batterie

*Eric James Guillemain : Chant

*Mourad Baali : Basse

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27/10/2008

Willy - II

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

Vivre une cure de silence comme un aveugle dans une chapelle qui retrouverait progressivement la vue en entendant, soudain, jaillir sa voix intérieure. Éclair. Assurance nouvelle. Harmonie musicale vive. En une plénitude certaine et une conscience tranchante.

 

Cela fait 7 mois que Willy est mort...

Mon téléphone portable sonne ce vendredi 28 mars 2008, alors que je suis sur le chemin de la maison, rentrant du travail, vers 19h30, à proximité du Parc Georges Brassens, Massy 91, "neuf un" comme on dit dans la novlangue appauvrie. Au bout du fil virtuel (petites briques pixélisées qui indiquent l’intensité du contact) la voix de Michaël de Creil, un fier camarade de Venice qui a partagé une bonne partie de nos galères musicales. Toujours prêt à nous suivre en concert, à charger et décharger le matériel, à nous encourager posté au premier rang avec nos managers Bips et Sandrine à proximité, au milieu des fidèles, « following » festif et joyeux qui nous portaient de leurs cris et de leur camaraderie, leur dévotion, leur rêve qui était le nôtre, leur soutien essentiel, leur amitié, leurs critiques constructives, leur amour. Mickey, comme on le surnomme, prend une voix gênée sur un ton grave : « J’ai une mauvaise nouvelle Nebo ». Le registre est triste et la peine est présente. Au loin on voit le soleil très bas. Passé les premières secondes dues à l’incompréhension (manque de petites briques informatisées et circulation intense de la voie rapide que je longe en ce vendredi soir) j’imagine tout et n’importe quoi suspendu, à distance, à ses lèvres, et surtout le pire. Et le pire tombe comme une surprise morbide étouffée : « Willy est mort ! ». Les larmes ne viennent pas, mais la gorge se noue et l’estomac se crispe. Point douloureux sur la poitrine. Respiration saccadée. Éluciderais-je un jour le point nodale de ce que fut mon aventure vénitienne sur le plan existentiel ? Intérieurement : rage de l’océan, questions tournoyantes et obsédantes. Chaque chanson gravée dans le réseau de mes nerfs, inventant la fuite, l’excès autant que le contrôle, la démence apatride, le long des longues heures de travail et de bataille commune, inventant la quête toujours recommencée, les yeux rouges d’alcool fort et maquillés par de fortes doses de café au réveil, les poumons goudronnés de tabac, les veines chargées de vaisseaux en feu, de pirogues amazoniennes fiévreuses, le cerveau pris d’assaut par des hordes religieuses et barbares, « l’amour du plus lointain », le désir comme une flèche tendue vers la cible. Tout me remonte comme une éruption volcanique : magma du volcan endormi. « Il est mort la nuit dernière, l’enterrement est pour demain ».

Willy Vedder était, d’abord, à la création de Venice sur les cendres chaudes des Sentinels (la formation précédente du chanteur, Eric James Guillemain), membre d’un groupe concurrent basé comme Venice en Picardie : Belle époque… qui changera vite son nom en VIVE LE ROY. Curieux nom, me direz-vous, pour une formation qui flirtait plutôt avec la scène libertaire et alternative (Noir Désir les impressionnait beaucoup) mais cette « déformation » venait d’une photo de feu Sid Vicious où le junkie bassiste des Sex Pistols portait un tee-shirt (probablement créé par Vivienne Westwood) avec l’inscription « Vive le Roy » dessus. Ça m’avait fait rire cette référence explicative concernant leur nouveau nom car je connaissais le « tee-shirt » en question sur lequel était, en fait, marqué « Vive le Rock » en français. La styliste des Sex Pistols, Vivienne Westwood, ainsi que leur manager, Malcom Mc Laren (précédemment manager des sublimes et décadents New York Dolls) étaient tous deux de fins lecteurs de littérature française et se référaient au mouvement situationniste et à Guy Debord, d’où l’usage de la langue française. Mais la pause tordue que prenait Sid Vicious sur la photo froissant son tee-shirt et déformant le « C » en « Y » faisait croire à « Roy » en lieu et place du « Rock » exact. Impossible de leur faire entendre raison. Ce qu’ils prenaient pour une marque de cynisme Punk (« Vive le Roy »… de la part d’un groupe qui avait traité sa majesté la Reine Elisabeth de fasciste dans le redoutable « God save the Queen ») n’était qu’un slogan pseudo-situationniste digne d’une enseigne Prisunic : « Vive le Rock ». Comique. Passons.

Venice passait alors, au milieu de la faune rock’n’rollesque franchouillare pour une groupe pédant, Eric et moi en particulier avec nos exigences d’aristocrates déchus voulant encore en découdre avec le sens, la nuance et le détail, l’exactitude, la discipline afin d’en maîtriser les gouffres. Nous étions des prétendants et on nous prenait bien souvent pour des prétentieux. Vaste crevasse entre les deux notions, n’est-ce pas ? Belle Époque alias Vive le Roy était un bon groupe. Un guitariste-chanteur et son frère à la basse, un batteur droit et efficace. J’ai oublié leurs noms, daignent-ils me pardonner. Et Willy Vedder était le lead guitariste de cette formation qui s’adonnait aussi aux expérimentations psychédéliques et flirtait parfois avec le glauque, comme de très nombreux groupes projetés dans l’incendie furieux du Rock and roll aux quatre coins de ce globe. Ils avaient de bonnes idées musicales, pas très originales, mais interprétées avec verve et assurance. Ils dégageaient une énergie soudée en Live. J’ai pu en juger plus d’une fois car VENICE a partagé plusieurs scènes avec eux. Certains de leurs titres sortaient du lot. Mais l’ensemble ne me plongeait pas dans l’extase par manque d’affinités esthétiques et philosophiques. Willy, cependant, j’aimais le voir jouer dans ce groupe car il faisait toujours preuve d’inventivité et il avait un son à lui, mélangeant pré-ampli Boogie et vieil ampli à lampes Vox. Armé d’une vieille guitare Gibson, d’une simple pédale volume et d’une Wha Wha, il crachait des notes cinglantes, incisives, d’une redoutable efficacité.

Après quatre premières années à quatre, au sein de VENICE, Eric et Franck en quête de fraicheur avaient imposé un deuxième guitariste (et même multi-instrumentiste), un valeureux australien du nom de James Dent, qui avait fini par me séduire. Pendant un an et demi nous avions enchaîné avec lui les répétitions, les concerts, les enregistrements à n’en plus finir, pilotés par notre éditeur (Warner Chappel) qui nous cherchait désespérément une maison de disques qui ne vint d’ailleurs jamais. Au bout d’un an et demi au printemps 1996, alors que nous commencions tout juste à parvenir à une cohésion digne de ce nom, James Dent jeta l’éponge. L’Australie lui manquait. L’Australie et sa petite amie. Le moral dans les chaussettes nous passâmes alors une annonce dans la presse locale et Willy Vedder ainsi que Frédéric Laforêt, déjà, se présentèrent au studio de VENICE, le bien nommé ITHAQUE. Pour une raison trop longue à expliquer nous avions retenu Willy. Aucune importance. Frédéric prendrait sa revanche plus tard en devenant notre bassiste et un socle important dans l’infrastructure logistique qui allait supporter l’édification de notre deuxième album, Soudain l’ouverture, ainsi qu’un arrangeur hors pair.

Pendant une année entière et alors que je me faisais, moi, broyer par la vie dans sa mâchoire dépourvue de pitié, Willy allait partager le rôle de guitariste dans le groupe, me soulageant d’un poids considérable. Que de souvenirs. Des fous rires. Des déjantes que je vous laisse imaginer. Willy était un joyeux compagnon. Je ne le fréquentais qu’au sein du groupe. Il habitait du côté de Pont Sainte Maxence dans l’Oise, tandis que moi à Massy en Essonne, le « neuf un » vous disais-je, et ne le connaissais de ce fait que très peu. Mais sa précarité sociale était évidente. Il subsistait d’aides sociales, de petites boulots grappillés de-ci de-là au p’tit bonheur la chance. Spécialiste des brocantes. Chouineur invétéré dès que les encombrants s’étalaient sur les trottoirs poisseux des villes. Et papa d’une petite fille qu’il élevait avec sa compagne. Je lui faisais, parfois, des courses, me pointait aux séances de répétitions avec un grand sac de victuailles. Ah ! Souvenirs. Mille morceaux d’un miroir fracassé, fond marin qui draine toutes ces fièvres perdues dont subsistent de lointaines et profondes traces que le temps n’a pas encore effacé. Au centre de la ville froide, j’ai envie de me glisser dans les vagues brulantes des embruns que les néons que je vois par la fenêtre de ma cuisine distillent alors que j’écris ces lignes et m’y dissoudre pour racler mes souvenirs de l’amoncellement des codes secrets et écritures anciennes qui encombrent ma cervelle, labyrinthe de fou, de scories, de vestiges, de Royaumes éteints et d’Enfer actif. Willy parvenait à se satisfaire de sa vie. Même avec les emmerdes de la géhenne sociale. Sans le savoir, il maîtrisait une sorte d’ascèse de pèlerin. Quant aux problèmes, Willy n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Ils sortait la machette au sens propre si on lui manquait le respect qu’il était censé recevoir de tout un chacun. Je le revois dire à Franck, le batteur, qu’il avait « la tête bien ronde » et celui-ci de le tancer par un magistral : « Et toi c’est pas des pieds que t’as c’est deux autres mains et, putain !, j’aimerais pas me recevoir une tatane au cul de ta part. Willy la Paluche on va t’appeler. » Et ils éclataient de rire avant que Willy n’embrasse le front de Franck. « Willy la Paluche », « Willy le Rustique », « Willy la Houille ». Willy était un joyeux compagnon, oui. Qui se donnait des claques, au sens propre encore, quand il faisait trop de « pains » durant l’apprentissage des morceaux. « Tu nous a fait une belle brioche pendant le solo de Rien à te donner », le charriait Franck et lui, paf !, il s’auto-punissait d’une claque comme si un moustique exotique de la taille d’un pouce venait de lui planter sa trompe sanguinaire sur la joue. De quoi assommer un chien. C’est vous dire qu’il y allait. Il carburait à tout ce qui lui passait dans les mains niveau défonce, la seringue exceptée. Acide. Ecstasy. Haschisch. Alcool. Mais il avait, curieusement, les ivresses joyeuses et fréquentables. À la limite du coma éthylique il rentrait à pieds chez lui à 2h00 du matin sans se plaindre et ne demandant même pas qu’on le raccompagne en voiture de peur de déranger. Il préférait la galère et l’auto stop. Nous l’engueulions et lui restait impassible avant de se décider à sourire.

Willy est mort. Je ne pourrais plus l’imaginer vivre. Il avait même eu l’élégance de nous annoncer son départ du groupe au bout d’un an en s’excusant comme un gosse, qu’il était encore d’une certaine façon. Il n’avait pas une grande culture musicale. Mais il était parvenu à grappiller des étincelles dans les domaines musicaux les plus divers. Certains grappillent des miettes. Lui il grappillait des étincelles. Ainsi il se fondait à merveille dans un furieux Helter Skelter des Beatles que nous reprenions alors, ou dans un Vasoline des Stone Temple Pilots, sans parler d’un Hey Hey My My de Neil Young qui avec lui était devenu un morceau de bravoure tant nos deux guitares, les soirs inspirés, déchiraient l’air environnant en notes acides et incisives. Et quand il envoyait le riff d’intro de notre chanson Vices et coutumes on se retrouvait face à la même montée d’adrénaline qu’avec le Rock and roll de Led Zeppelin revu et corrigé par le son cru et crasseux de Pearl Jam. Je me souviens d’une séance de travail durant laquelle Willy jouait pour se délasser un arpège qui attira aussitôt l’attention d’Eric James : « c’est pas mal ça ! », « ouais mais c’est pas de moi » renvoya humblement Willy et moi d’enchaîner : « c’est de Kiss » au grand dégoût d’Eric surpris de découvrir qu’il avait trouvé bien ce qui était l’introduction d’une chanson rock « bubble gum » d’un groupe qui était loin de figurer dans son Panthéon personnel.

Le premier écart que fit Willy au groupe arriva le 21 mars 1998, lors d’un concert donné à Feuquières dans l’Oise, un patelin de 1500 âmes, concert qui failli tourner à la baston avec les gars du bled, déçus par notre refus d’animer la soirée en jouant toute la nuit alors que malgré l’absence de Willy qui ne s’était pas présenté au rendez-vous, sans doute en lutte avec une existence qui se dérobait sous ses pieds, nous avions joué 1h40 alors que notre contrat stipulait que nous devions jouer 1h30. Si ma mémoire est bonne.

Puis il commença à négliger les répétitions. Avant que cet incendie chez lui, dont il n’avait pas lui-même été en mesure de nous donner une explication rationnelle, l’écarte définitivement du groupe. Nous lui avions rendu visite à l’hôpital où il récupérait mais toujours « borderline », dans une douce folie en même temps que dans la réalité. Comme j’aimerais être en mesure de mettre de l’ordre dans les évènements de ma conscience et les brandir avec force dans le haut domaine de l’écriture en les faisant vibrer avec un ton juste et précis dans chaque intelligence individuelle, chaque raison, chaque sensibilité pour dire ce qu’a été la présence de Willy durant cette courte année. Mais ma vie propre, alors, entrainée dans un manège composé de train fantôme, de montagnes russes et de labyrinthes de verre occupait les rares forces qui me restaient en dehors de VENICE afin de survivre. Ma mémoire est court-circuitée et orientée pour les années 1997/2000 par une histoire intime délabrée. Incarnation chancelante qui a laissé quelques beaux trophées : cicatrices de guerre et pages écrites par la possession. À les considérer aujourd’hui : décombres de guerre et ruines éteintes, après le grand incendie, éclairées par un soleil d’été grec.

Son passage dans VENICE a été d’une grande importance pour l’évolution d’Eric. C’est par Willy, probablement, je ne crois pas me tromper, qu’Eric a appris à lâcher un peu le contrôle du groupe sur lequel jusque là il voulait avoir un ascendant partiel important qui faisait poids. Car voyez-vous, Willy était incontrôlable. Juste en rentrant dans le groupe et en étant lui-même Willy était parvenu à faire plier Eric, là où trois membres (quatre du temps de James Dent) n’étaient pas parvenus à lui faire entendre raison. Après l’abandon de Willy les liens se ressoudèrent au sein de VENICE. En 1998, inconsciemment, nous savions que nous venions de parcourir 7 années d’une aventure, finalement, vertigineuse et humainement riche et que l’aspect éphémère des choses se devait de nous confier un peu plus de désinvolture et de détachement. Ce que personnellement je désirais ardemment depuis les tous débuts du groupe en septembre 1991. Ce qui nous conduisit à enregistrer, enfin, notre premier album l’année d’après. Un album qui n’avait pas vraiment de commencement, malgré que je me souvienne avec beaucoup de détails de l’enregistrement en question, car tout s’était joué « ailleurs », selon des dérives insoupçonnables.

D’une phrase à l’autre tout remonte, de ma naissance à ce jour, et ma vie se confond avec elles, fourmilière de mots, scalpels de sensations, idées en vrac, pensées oubliées ré-émergeant. Comme un voyage en plein ciel dessus ma carcasse se frayant un chemin ici-bas tant bien que mal. Willy fut présent durant cet enregistrement bien qu’il ne joua pas la moindre note dessus. Mais j’ai joué certaines choses dans son esprit. Le solo de Vices et coutumes par exemple, ou quelques notes rageuses sur Le rêve du Phénix ou, encore, les bien nommés Palmiers de chance. Willy serait resté dans le groupe, VENICE aurait certainement viré grunge, tellement il avait la classe de rendre même les chansons les plus « sucrées » que nous avions, sales, crues, telluriques, présentes, incarnées. D’éthérées elles devenaient charnelles.

Mine de rien, Willy était un prince et il l’ignorait. Un aristo du caniveau. Un poète du zinc. Un apache sorti du film Casque d'Or à l’orée du troisième millénaire. Il restera comme une belle empreinte dans la tension électrique de ma mémoire.

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Je n'ai toujours pas sous la main des morceaux enregistrés avec Willy, mais ça viendra un jour. En attendant et en guise de récapitulation, voici tous les morceaux que j'ai déjà mis en téléchargement sur mon blog, de ci, de là... cette fois ci groupés :

*Le Cyborg verse une larme (mp3)

*Netzach(mp3)

*Le Rêve du Phénix(mp3)

*7 Seas(mp3)

*Le Monde en Pièces(mp3)

*Tears(mp3)

*Rien à te donner(mp3)

*Ask The Angels(mp3) -- Reprise de Patti Smith --

*Hey Joe(mp3) -- Reprise de Jimi Hendrix --

*Alabama Song(mp3) -- Reprise des Doors --

*Born to be Wild(mp3) -- Reprise de Steppenwolf --

*Jumping Jack Flash(mp3) -- Reprise des Rolling Stones --

*Dancing Days(mp3) -- Reprise de Led Zeppelin --

*Helpless(mp3) -- Reprise de Sugar -- en version acoustique

*Face Of Desire(mp3) -- Reprise des Sentinels --

*Next to You(mp3) -- Reprise de Police --

*Tea In Sahara(mp3) -- Reprise de Police --

*Jajooka de Café(mp3), improvisation néfaste à une heure avancée de la nuit, dans le studio, histoire de faire les cons... et dans un état indescriptible.

*Feelgood Factor(mp3) -- Reprise de Dr Feelgood --

*Every Kinda Vice(mp3) -- Reprise de Dr Feelgood --

*Les Récifs du Mal(mp3) -- Version Démo --

*L'Art(mp3) -- Version Démo --

*Bon Appétit aux Tueurs(mp3) -- Version Démo --

*Danse du Soleil(mp3) -- Version Démo --

 

 

Concert du Printemps de Bourges 1993

*Interview du Chanteur, Eric James, avant le concert(mp3)

*Belle du Festival(mp3)

*(Ancient) Heroes (in the City of The Wise)(mp3)

*Celebration & the Cross(mp3)

*The Wine of my Birth(mp3)

*Lightship(mp3)

*Hazar(mp3)

*Interview du Chanteur, Eric James, après le concert(mp3)

 


De Gauche à droite : Franck Schaack (Batterie,Percussions)/Frédéric Laforêt (Basses, Programmations, Claviers, Guitare acoustique)/Eric James Guillemain (Chant)/ Nebo (Guitares)... cliquez sur la photo pour agrandissement

 

Je ne le répèterais jamais assez...

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Soudain L'Ouverture : 10 Euros (port inclus)

Les Palmiers De Chance : 10 Euros (port inclus)

ATTENTION ! Le Package "Grande Aventure" ( Soudain L'Ouverture + Les Palmiers De Chance ) : 18 Euros (port inclus)

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Je précise que Bips Bizzaro, notre ancien manager, est un gars honnête et droit, cette annonce n'est pas une arnaque. Le groupe n'existe plus, mais aidez-nous à rentrer dans nos frais. Thanx...

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Le Site du Groupe... encore en ligne...

La Page My Space du Groupe...

22:26 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (9) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/04/2008

Le Vin de mes Pères

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

Depuis la mort de Willy, je suis un peu éteint et méditatif. Afin de prolonger encore un peu ma méditation, voici 3, non pas versions, mais faces différentes d'un même morceau. "Le Vin de mes pères"... Car Venice c'était ça aussi... de l'expérimentation et de la mise en perspective.

Vous trouverez là une sorte de vision trinitaire...

la Version du Père,

Le Vin de mes Pères - I (mp3) (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Eric James-Franck Schaack-Jean Marc Joffroy)


la version du Fils,

Le Vin de mes Pères - II (mp3) (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Eric James-Franck Schaack-Mourad Baali)



et la version du Saint Esprit...

Le Vin de mes Pères - III (mp3) (Paroles : Eric James/Musique : Frédéric Laforêt-Eric James-Nebojsa Ciric)



Puissance, Douceur et Langue de Feu...

Sur les deux premières versions :

Eric James : Chant
Mourad Baali : Basse
Franck Schaack : Batterie
Nebojsa Ciric : Guitares électriques et acoustiques

Sur la troisième version :

Eric James : Chant et Voix
Frédéric Laforêt : Synthés, programmations
Nebojsa Ciric : Guitares

Texte :

"Plus de silence, plus de vents guérisseurs
Rien que l’Ivresse et les festins de paille
Ceinturé de siècles abêtisseurs
Porte mon seul et tout premier Je t’aime

A l’instant je déconstruis l’Espoir
Etourdi, comme un esprit de la Terre s’installe
S’installe en moi

Comme un Vénitien saoul, je vais sans égards
Ainsi guidé, en aveuglé j’opère
Pas de rêveurs ni de suiveurs, où la Vigne
Pour moi et les Amants se dresse

Au déclin je vais rouler sans peine
Estourbi par un esprit de la Terre
J’accède et cède

En aspirant le Vin de mes Pères
Expulsé du Ciel
Et tant pis pour l’Esprit du Large
L’Esprit du Large...

...From the Apson to the space around
Past the Reason, a white horse through my heart
...Coming straight to this world where there’s nothing I can hide
Coming straight to this life
...When I’m drinking the Wine..."


18:59 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (17) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/03/2008

Willy...

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=


Willy Vedder...


...celui en bermuda, qui s'avance, guitare à la main, lors de balances sonores avant un concert nocturne en plein air dans l'Oise...


...et sur cette photo, dans le fond à droite...


...Willy Vedder, cher compagnon d'infortune, est mort.



Mickey, un fidèle de Venice, m'a appelé Vendredi soir dernier pour me l'annoncer. Je n'en sais pas plus. Il est passé comme une comète dans Venice, de l'été 1997 à l'été 1998, grosso modo. Ce fut un plaisir de jouer à ses côtés. Un mec bien. Gentil. Un vrai manouche dans l'âme. En été il aimait dormir à la belle étoile. Mais au bout d'un an de présence au sein du groupe, ses démons l'ont rattrapé, l'alcool, la drogue, et il a lâché le groupe à notre plus grand regret à tous, après un incendie chez lui, en nous en parlant avec un air gêné. Après son départ je n'ai plus eu envie de jouer avec un autre guitariste.

Je n'ai connu Willy qu'au sein du groupe. Sa fragilité, son talent évident, son manque de rigueur aussi, qui n'enlevait rien cependant à son efficacité... et sa guitare pourrie que lui seul parvenait à faire sonner. Mais je pense à lui avec Force et Nostalgie. Je pense à lui au présent, aussi. Là, dans mon coeur.

Si je suis en mesure, un jour, de mettre la main sur d'autres photos et des enregistrements avec lui, je les mettrai en ligne... pour la beauté du geste et conter ce qui fut notre Geste à nous. En attendant, voici 4 titres pour penser à lui tout de même, même si il ne joue pas dessus... 4 "démos" enregistrées fin 2001/début 2002... ces morceaux ne sont pas les versions qu'on retrouve sur l'album définitif, "Soudain l'Ouverture", elles n'étaient, ici, qu'à l'état d'élaboration, en construction.

Les Récifs du Mal (Démo 2002).mp3

Les Récifs du Mal (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Franck Schaack-Frédéric Laforêt-Eric James)


"N'attend pas que je te revienne
Revienne faire face
La pleine mer est comme un long rêve
Dont on ne sort pas

Je t'invite à stopper les recherches
Te convie à mieux baisser les bras
Puisses-tu faire luir le feu sans flammes

Un seul corps pour véhicule magique
Quand l'esprit n'a plus d'importance
Les pensées, dans le ciel s'imbriquent
En clownesques éminences

Un souple nauffrage
M'a désarmé de tout courage
Sur un semblant d'esquif
Je dérive entre les récifs

J'ai quitté la ville saturée de lumières
Pour une sombre nuit dénuée d'adversaires
Le fruit défendu que ta bouche dévore
Je n'aurais pas même su le mordre

Un triste nauffrage
Hors du destin et de ses rouages
Dieu me sort de tes griffes
Pour me perdre entre les récifs

Il n'est pas d'autre sortie secrète
Pour une âme en perdition
Que de s'exercer à mourir
Pour apprendre à vivre

Dieu est nauffrage
Il m'a sourit, il me dévisage
Sous son oeil attentif
Je dérive entre les récifs
Je dérive entre les récifs
Entre les récifs, entre les récifs
Entre les récifs du Mal
Les récifs du Mal..."


L'Art (Démo 2002).mp3

L'Art (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Frédéric Laforêt-Eric James-Franck Schaack)

"Et puis le drame réclame un autre artiste
Qui saurait l'art d'oeuvrer sans artifices
Qu'il sache rire aux éclats du miroir
Rire de son plus long calvaire
Et tout peut commencer

Melusine croise mon regard
Au carrefour des chemins
Chevelure-terre, corps-ivoire
Douce avalanche carmin de sa langue fourche
Je divague
Confesse le coup de foudre
Me glisse dans l'éclaircie
Dans le cercle transi. L'épilogue
Pour débrouiller le fil
Détacher ma pirogue
Remonter la rivière insipide

Un coeur brisé
Un coeur asservi
Au calvaire tout peur commencer
Recommencer

Je vois descendre sur moi
La fine manne au goût de fiel
Dans le rang des carnassiers
On vaque à une vive affaire
Une curieuse affaire
Que le vent tourne et fléchisse vite
Nos légions d'âmes factices et revèches
Nausée du brave. Précipice. Drague.
Du fond l'imposture se révèle
Serpent de haine !
Il a faim de forces
Butine au torse

Un coeur épuisé. Brisé.
Somnifère
Un coeur asservi
Au calvaire tout peut commencer
Recommencer

Melusine vient s'enlacer. Elle fait le héros prisonnier
Pas d'issue. C'est l'issue :
Apprivoiser l'art
Dans la peau du carnassier. Mon addiction résignée.
Pas d'issue. C'est l'issue
Apprivoiser l'art
Eblouissant tour de force. Tuer le serpent à la noce.
Pas d'issue. C'est l'issue :
Apprivoiser l'art"


Bon Appétit aux Tueurs (Démo 2002).mp3

Bon Appétit Aux Tueurs (Paroles : Eric James/Musique : Mourad Baali-Nebojsa Ciric-Frédéric Laforêt-Eric James-Franck Schaack)

"Sèche tes beaux yeux attristés
Par l'envie des hommes
Cette folie des hommes
Laisse les venir confisquer ta couronne.
C'est le temps des mauvaises actions
Des maledictions
Et si la vie tourne à l'échec
Serre moi fort

S'ils veulent nous décimer
Nous voir assassinés
Qu'ils viennent
C'est un beau jour si l'on meurt
Bon appétit aux tueurs

Intrépides, pauvres et sauvages
A quoi bon s'enquérir d'un nouvel âge
En ce pays tombe la discorde
Et les faux derviches tourbillonnent à se tordre
Edifiant tous les chiens du nouvel ordre

S'ils veulent nous décimer
Nous voir assassinés
Qu'ils viennent
C'est un beau jour si l'on meurt
Bon appétit aux tueurs

Bon appétit aux tueurs, longue vie aux tueurs
Soyons vivants, soyons dignes
Quand à fruits nous fait signe
Et s'ils veulent nous décimer, qu'ils viennent...
Intensifions nos prières, intensifions l'incantation
C'est un beau jour si l'on meurt
Bon appétit aux tueurs..."


Danse du Soleil (Démo 2002).mp3

Danse du Soleil (Paroles : Eric James/Musique : Eric James-Nebojsa Ciric-Frédéric Laforêt-Franck Schaack)

"Insoumis en vase clot.
Ton allure est si terne.
A moins que tu n'exploses,
Que tu n'oses l'étincelle

Dans le sang des hécatombes,
Que le Diable additionne
Dans les cendres et les décombres,
Tu n'es rien ni personne

A nouveau proscrit en enfer
Creuse voir sous la chair
Et trouve la perle.
L'or du Mexique
Use tes flèches.
Roi des tropiques

L'homme dérisoire s'en ira au supplice
Sur le fil du rasoir, sous le vent de la crise
Ou les portes lui sont closes et retiennent son épouse
Ou se prostitue la rose Babylone et ses fourbes

Ami, quel cancer nous infeste ?
Quelle féerie nous guette ?
Et souille la perle.
Ruine le Mexique.
Brise nos flèches.
Noie les tropiques

Dame fortune.
Je ne sais pas
Si les jeux sont déja faits
ou s'ils se préparent
Je suis mis de coté.
Posé a terre. Un corps paralisé.
En état de siège
Une obscure ruse essayant de taire
Ces voix qui m'obligent à la vision claire
C'est un homme à craindre
Celui qui approche, Celui que j'incarne
Sous une autre forme, sous une autre forme...
Creuse voir sous la chair

Et trouve la Perle.
L'or du Mexique
Tire tes flèches.
Roi des tropiques
Et trouve la perle. Trouve la perle..."


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Sur ces quatre titres :

Franck Schaack : Batterie, percussions
Eric James : Chant, orgue sur "Les Récifs du Mal"
Frédéric Laforêt : Basse, claviers, guitare acoustique accordée en "Do" sur "Bon Appétit aux Tueurs", second orgue sur "Les Récifs du Mal"
Nebojsa CIRIC : Guitares
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Willy... ô Willy...

"Et des enfants grandissent, aux regards profonds
Qui ne savent pas, grandissent et meurent
Et les hommes vont leur chemin.

Et les fruits, d'amers deviennent doux
Et tombent de nuit, comme l'oiseau mort
Et demeurent l'espace de quelques jours et pourrissent.

Et toujours souffle le vent et toujours encore
Nous entendons et proférons mainte parole
Et sentons passer le plaisir et la fatigue dans nos membres.

Et des routes courent parmi l'herbe, et ça et là
Sont des lieux habités avec leurs torches, leurs arbres ; leurs étangs
Et menaçants et desséchés comme la mort...

Pourquoi les a-t-on construits ? ne deviendront-ils jamais
Semblables ? Et ne sont-ils pas infiniment nombreux ?
En quoi se changent le rire, les larmes et la pâleur ?

Que nous importe cela et tous ces jeux ?
A nous qui sommes grands pourtant, et solitaires
Et errants sans jamais poursuivre aucun but ?

Que nous importe d'en avoir tant vu ?
Cependant il en dit long celui qui prononce ces paroles :
« Voici le soir », mots d'où deuil et signification
S'écoulent comme le miel lourd du rayon vide."



Hugo von Hofmannsthal (Ballade de la vie Extérieure)

"Chaque fois que nous ouvrons la bouche, dix mille morts parlent à travers nous." Hugo von Hofmannsthal

07/02/2008

Feux et Fièvres...

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

Le Groupe Venice est mort... reste un peu de musique...


Venice : Jajooka De Café.mp3... je préfère ne pas me souvenir de l'état dans lequel nous étions lors de cette bavure déjantée et amusante...

Venice : Feelgood Factor.mp3 (Reprise du groupe Doctor Feelgood)

Venice : Everykind of Vice.mp3 (Reprise du groupe Doctor Feelgood)

Ces deux dernières chansons font partie d'un album hommage au chanteur Lee Brilleaux, du groupe Doctor Feelgood. Profitez en, l'album est difficilement trouvable malgré la présence de groupes prestigieux, à nos côtés, comme Little Bob, The Dogs, ou King Size...

Une "Page mémoire" Consacrée à VENICE, sur Myspace... où vous pouvez entendre d'autres morceaux que je n'ai jamais mis en ligne dans cette catégorie.



Vous voulez les albums ?

Soudain L'Ouverture : 10 Euros (port inclus)

Les Palmiers De Chance : 10 Euros (port inclus)


ATTENTION ! Le Package "Grande Aventure" ( Soudain L'Ouverture + Les Palmiers De Chance ) : 18 Euros (port inclus)

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C'était l'Instant Pub ! Vive la Société de Consommation...

27/10/2007

Venice au Printemps de Bourges 1993

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=



En 1993, sur plusieurs centaines de groupes, après sélection sur "démos" envoyées en K7 à l'antenne Picarde du "Printemps de Bourges", puis après 3 ou 4 passages Live devant public et jury, nous fûmes sélectionnés pour représenter notre région pour la cuvée de 1993. Notre groupe sévissait à Senlis, ville royale, où le groupe n'était pas apprécié par les groupes locaux, ni par les tristes gueux qui faisaient la pluie et le beau temps sur la scène musicale régionale. Nous avions une haleine fraîche et ne répondions absolument pas aux critères esthétiques et socio-politiques du moment. Néanmoins, le représentant local du "Printemps de Bourges" nous avait imposé avec force et détermination. J'ai, malheureusement, oublié son nom, qu'il me pardonne. Nous sortions du lot probablement parce que nous étions bons et que la fureur et la rage nous habitaient. "On aurait dit un rouleau compresseur" m'avait certifié Irina lors du dernier concert qui nous vit remporter la partie.

La final avait eu lieu le 31/10/1992 au Théâtre de Beauvais avec les Roadrunners en tête d'affiche.

(Les Roadrunners avaient le vent en poupe et leur chanteur, Frandol, allait nous mépriser une année plus tard, lors d'un nouveau concert en commun, parce que notre nouveau bassiste d'alors, l'excellent Mourad Baali, porterait sa basse un peu trop haut, "comme un jazzeux". C'est que ça fait pas rock de jouer avec une basse sous le menton et que, aussi, selon lui, nous faisions des reprises de circonstance. Pauvre bite sans couilles ! "Laisse tomber ! m'avait calmé Bips, notre manager. Je voyais de la fumée sortir du nez et des oreilles de Mourad Baali, tandis qu'il s'envoyait bière sur bière :"Je vais lui mettre ma basse sur la gueule ! C'est une basse de luthier, bien solide !" Et on se marrait.) Passons. Revenons à nos moutons.

Et je me marre en y repensant parce que de toute façon on avait gagné et qu'on leur l'avait mise bien profond : leur tête dans leur cul.

Pendant ce concert décisif, je me souviens d'une voix dans le noir de la salle (les courageux sont toujours dans le noir de la salle, bien dans le fond, à postillonner leur ressentiment) gueulant à un moment, entre deux chansons, "Les Sentinels !" parce que pas mal de monde haïssait notre chanteur d'avoir dissous son ancienne formation qui portait ce nom, et Eric avait laché un simple mais fabuleux :"Ferme ta gueule !" qui avait jeté un silence bien froid de quelques secondes, un silence qui m'avait semblé durer une éternité. J'aime l'énergie de cette limite qui nous indique que ça peut basculer à n'importe quel moment et finir mal. La tension dans la salle, perceptible, palpable. Le frisson. La montée d'adrénaline. Le plaisir aristocratique de déplaire. Et tous les édentés alternatifs, bouche ouverte, à se prendre une claque sans oser se l'avouer. Les nains.

Je me souviens être allé saluer les groupes qui avaient perdu dans leurs loges, le sourire aux lèvres et avec une poigne de fer, du genre je t'écrabouille les phalanges. "Salut les gars ! À la prochaine ! Bonjour chez vous !"

Ensuite, nous n'avons pas baissé notre garde. Nous avons enchaîné les concerts.

04/11/1992 Rouen, Fnac
06/11/1992 Corbie, Marché couvert (1ère partie des Garçons Bouchers)
07/11/1992 Paris la Défense, Fnac Cnit
11/12/1992 Maignelay Montiny, salle polyvalente
28/12/1992 Amiens, Maison d’arrêt, concert pour les détenus
30/01/1993 Fresne, La ferme du Cottinville
06/02/1993 Le Chesnay, Fnac Parly 2
12/02/1993 Caen, Fnac
13/02/1993 Lisieux, MJC
16/02/1993 Creil, Grange à musique
20/02/93 Noisy le Grand, Fnac
28/02/93 Montpellier, Etat général du rock, scène ouverte (avec le groupe Lofofora)
05/03/93 Abbeville, Théâtre (1ère partie de Patrick Verbeke)

Tout ça sans maison de disques, ni tourneur. Nos Managers, Bips (Punk un jour, Punk toujours) et sa soeur, Sandrine, avaient les dents longues pour le groupe.
Ensuite, nous sommes partis pour une tournée mémorable en République Tchèque. L'aventure. J'y reviendrai un autre jour.

18/03/1993 Teplice (République Tchèque), Rock Club Knak
19/03/1993 Prague (République Tchèque), Rock Club U Zovfalcu
20/03/1993 Plzen (République Tchèque), Rock Club Divadlo Pod Lampou (enregistrement du concert)
25/03/1993 Koprivnick (République Tchèque), Rock club Nora
26/03/1993 Zlin (République Tchèque), Rock Club Spusa
27/03/1993 Jihlava (République Tchèque), Avangarda music club

Puis retour en France.

02/04/1993 Drancy, Le Grand Zebrock (Festival avec Les Innocents)
03/04/1993 Bouffemont, La maison pour tous
11/04/1993 Lemberg, Le Domino
14/04/1993 Compiègne, Le Damier
16/04/1993 Creil, Grange à musique

... et, enfin

22/04/1993 Bourges, Salle Gilles Sandier (Printemps de Bourges)



Faire ce qu'on a à faire en 6 chansons. La voix d'Eric hésitante. Le son loin d'être au top. Mais la conviction d'Être, tout simplement. Je casse une corde. Mais le jeu est un péril. Eric donne des coups de pieds dans les retours. Franck, le batteur se clique avec Jeff, le bassiste de Venice de septembre 1991 à septembre 1993. Nous faisons corps face à l'adversité. Beau souvenir. Avant et après le concert, Eric donne son interview pour une radio Picarde. Sympathique. Finalement, les maisons de disques présentes nous avaient trouvé trop ceci... et pas assez cela. La routine. Mais après le concert, nous décrochions la première partie de Jean-Louis Aubert. Le rêve se poursuivait encore.

Je lisais "Les Yeux d'Ezéchiel sont ouverts" de Raymond Abellio, en coulisses... ou "La Fosse de Babel" du même auteur, j'ai la mémoire qui flanche un peu...

Interview du chanteur, Eric James, avant le concert.mp3

Belle du Festival.mp3

Heroes.mp3

Celebration & The Cross.mp3

The Wine Of My Birth.mp3

Lightship.mp3

Hazar.mp3

Interview du chanteur, Eric James, après le concert.mp3

La Formation ce jour-là :

Eric James : Chant
Franck Schaack : Batterie
Jean-Marc "Jeff" Joffroy : Basse
Nebo : Guitare


Sur cette Photo, de gauche à droite, Franck Schaack/Batterie ; Frédéric Laforêt/dernier bassiste de la formation ; Eric James/Chant ; et votre serviteur/Guitares...

06/05/2007

Music



La musique nous a laminé durant 15 années. Source de joie. Source de douleurs joyeusement assumées. Travailler des riffs, élaborer des structures, peiner pour trouver le mot juste, la bonne phrase, la mélodie qui couronne. Café. Thé. Bière et fumées. Nous voulions être dans la justesse du propos, toujours. Parvenir à dire des choses même tristes sans sombrer dans la lourdeur tellurique d’une époque nihiliste. Être solaires. Y sommes-nous parvenus ? Car il n’est pas faux de dire que les artistes d’aujourd’hui ont une nette tendance à la morosité. Or demeurer dans le purgatoire du doute est une chose ; s’y complaire jusqu’à la masturbation mentale en est une autre. Comprendre cela, c’est faire un premier pas vers la thérapie et tendre vers le fait que l’Art ne se doit pas d’être uniquement une catharsis. Et si l’Art se doit d’être une communion avec le public il ne doit certainement pas rentrer dans le domaine du jeu social. Le social se doit d’être transcendé.

Au sein de Venice, dans nos chansons propres, nous nous sommes toujours efforcés de créer un équilibre tout autant qu’une tension, entre des références qui nous tenaient à cœur, des schémas pop-rock conventionnels et des petites originalités dans les thèmes abordés, les paroles ou les arrangements. Et puis Venice, c’était un groupe à la croisée des chemins. Les membres y ont toujours eu des influences multiples et très variées. Une section rythmique impeccable, un son de guitare « Heavy », un chant lyrique. Une grande ouverture d’esprit. Police, U2, Led Zeppelin, King’s X, Pearl Jam, Stone Temple Pilots, Bruce Springsteen, Björk, Beatles, Rolling Stones, Ramones, Jam, XTC, Jimi Hendrix, Led Zeppelin, King Crimson, Peter Gabriel, Pink Floyd, Beach Boys, The Jam, Elvis Costello, Buzzcocks, Hoodoo Gurus, Generation X, Sex Pistols, The Clash, The Doors, Living Color, Steppenwolf, Patti Smith, Dead Can Dance, John Coltrane, Charlie Parker, Miles Davis, Magma, Ted Nugent, Maria Mc Kee, Bashung, Radiohead, Placebo, Prince. La musique classique pour Éric. La Pop sirupeuse britannique pour Franck. Le premier bassiste, Jean-Marc, aimait le Jazz passionnément. Le deuxième bassiste, Mourad, nous initia à la musique égyptienne. Le dernier bassiste, Fred, affichait Muse, David Bowie et Rush sans hésiter. Le blues, pour Nebo, votre serviteur, se devait d’être bien nègre, de cette négritude sensuelle, spirituelle, lascive et altière qui nous fait aimer la vie même dans la souffrance. Car les noirs, en chantant dans les champs de coton, disaient de manière détournée à leur maîtres esclavagistes : « Non, je n’ai pas oublié d’où je viens, ce que je suis et tu peux me fouetter autant que tu le souhaites tant que je chante je suis libre, bien plus libre que tu ne peux l’imaginer, bien plus libre que toi scellé que tu es dans ta haine. »

Pour Venice il s’agissait bien de prendre de la distance par rapport à certaines attitudes trop universellement acceptées, de faire preuve de méfiance vis-à-vis d’habitudes qu’on ne remarque même plus ou à peine. De ne pas sombrer dans la posture et la satisfaction de soi-même.

Peut-être est-ce cela qui a conduit Venice à l’échec, non pas artistique, mais commercial. Car partout où nous sommes passés, nous avons été, si ce n’est aimés, du moins appréciés en tant que musiciens. Mais nous avions, d’une certaine manière, placé la barre un peu haut dans un pays où la médiocrité exige que tout soit démocratisé par le bas et vers le bas. Notre premier projet, par exemple, devait s’appeler « Orpheus’ Venitian Journey ». Composé d’une douzaine de morceaux en anglais, parfaitement séparés les uns des autres et pouvant s’écouter séparément comme des chansons pop conventionnelles (ou presque), les morceaux en question n’en demeuraient pas moins liés par un fil conducteur initiatique, mettant en scène un curieux personnage nommé Orphée, tout aussi proche de l’Orphée mythologique que l’était le Zarathoustra de Nietzsche du Zarathoustra perse, qui partait à la conquête de Venise, seul au départ de l’album, il finissait par prendre la tête d’une armada bariolée et orientale sensée abréger la décadence d’un Occident en chute libre par la conquête guerrière. Finalement, abandonné et trahi par le monde entier qu’il avait souhaité libérer, il finissait méconnaissable en mendiant céleste sur la place Saint Marc.

Nous aurions peut-être dû, au lieu de chercher à voir le monde à hauteur d'homme, tenter de le voir à hauteur de caniveau.

« Chantez en français et on vous signe », nous disaient grosso modo les directeurs artistiques. Nous passâmes donc de l’anglais au français, non sans douleurs, mais avec l’aide précieuse de Boris Bergman et le soutiens moral de Jean-Louis Aubert qui nous fit comprendre, le temps de 5 dates mémorables en sa compagnie, que les choses étaient simples : ou nous souhaitions parler aux kids, ou nous n’en avions rien à battre.

« Vous êtes invendables » nous dirent plus tard les tristes sires assis dans leurs fauteuils en cuir, les décisionnaires débonnaires. Trop durs, limite « Heavy Metal » pour les amateurs de variétés. Trop « variét’ » pour les fans de Heavy Metal. Trop « pop » pour les fans de rock. Trop « rock » pour les fans de pop. Oui, surtout un peu trop intelligents pour les consommateurs de musique fast food. Trop aristocrates de l’esprit. Pas assez « consensuels ». Durant de longues années, malgré les embrouilles internes et les disputes, souvent axées autour de la forme plutôt que du fond, Venice fut pour moi un bonheur sur scène et en studio. Les répétitions me fatiguaient vite et épuisaient bien souvent ma patience, mais je tenais. Nous tînmes. Ne tenant compte ni des désirs des uns ou des autres, ni des tentations oiseuses et vaseuses de créer un « tube » qui serait pressé jusqu’à vidage complet, jusqu’à l’oubli. Vendre notre cul et notre âme avec n’a jamais été envisagé.

Je songe au sublime Oscar Wilde signifiant qu’un artiste tenant compte du goût du public n’est plus un artiste. Et ce qu’il dit dans « De Profundis » : « Nous qualifions notre époque d’utilitaire et il n’est pas une seule chose dont nous ne connaissions les usages. Nous avons oublié que l’eau peut nettoyer, le feu purifier et que la terre est notre mère à tous. En conséquence, notre art a la pâleur de la lune et joue avec les ombres, tandis que l’art grec a l’éclat du soleil et traite directement les sujets. J’ai la conviction qu’il y a une purification dans les formes élémentaires. Je veux retourner avec elles et vivre en leur présence.
Assurément, pour quelqu’un d’aussi moderne que moi, d’aussi enfant du siècle, contempler le monde sera toujours charmant. Je tremble de plaisir en pensant que, lorsque je sortirai de prison, le cytise et le lilas s’épanouiront dans les jardins et je verrai le vent faire ondoyer en une frémissante beauté les grappes dorées de l’un et agiter les panaches mauves de l’autre, de sorte que l’air sera chargé pour moi de tous les parfums de l’Arabie. Linné tomba à genoux et pleura de joie lorsqu’il vit pour la première fois la vaste lande d’un haut plateau anglais toute jaunie par les fleurs des ajoncs odorants. Et je sais que pour moi, les fleurs faisant partie de mon désir, il est des larmes qui m’attendent dans les pétales d’une rose. Il en a toujours été ainsi pour moi depuis mon enfance. Il n’est pas une seule nuance cachée dans le calice d’une fleur ni la moindre courbe d’un coquillage auxquelles, par quelque subtile sympathie avec l’âme des choses, ma nature ne réponde. Comme Gautier, j’ai toujours été de ceux pour qui le monde visible existe.
Cependant, j’ai maintenant conscience que derrière toute cette beauté, si satisfaisante qu’elle puisse être, il y a quelque esprit caché dont les formes peintes ne sont que des modes de manifestation, et c’est avec cet esprit que je désire me mettre en harmonie. Je suis las des propos débités sur les hommes et sur les choses. La mystique dans l’art, la mystique dans la vie, la mystique dans la nature, voilà ce que je cherche, et c’est dans les grandes symphonies musicales, dans l’initiation à la tristesse, dans les profondeurs de la mer, que je puis le trouver. Il m’est absolument nécessaire de le trouver quelque part. »


Avec une volonté de cet ordre dans notre démarche, tout en subtilités et en nuances il n’est guère surprenant que nous n’ayons pas trouvé oreille attentive dans le business et que nous ayons été en proie à la haine de certains rockers édentés en manque d’épuration quotidienne.

Et puis il y avait les factures à payer. Pour ce faire un groupe rock est dans l’obligation de maîtriser un maximum de « reprises » afin de pouvoir jouer dans les bars les plus propres comme les plus nauséabonds. Une centaine de covers étaient inscrites à notre répertoire et nous y puisions au gré des concerts foireux ou lumineux pour être en mesure de payer l’assurance du camion (quand ce n’était pas sa réparation), l'assurance du local, la réparation de l’AKAÏ 12 pistes, du TEAC 16 pistes, afin de rembourser l’argent du local (construit à la sueur de notre front) avancé avec amour et largesse par Luigi Bizzaro, le père des managers (Bips et Sandrine). Mais jamais nous ne nous sommes trahis avec ces « reprises ». « Boy about town » et « That’s entertainment » des Jam ; « It’s about time » des Beach boys en mode Heavy, croisé avec « Break on trough » des Doors ; « Jumping Jack Flash » des Rolling Stones que nous mixions avec « L.A. Woman » des Doors encore ; « Helter Skelter » des Beatles que nous enchaînions avec « Vasoline » des Stone Temple Pilots ; « Mysterious ways » de U2 suivi de « Army of me » de Björk, en décollage Metal décadent ; « Purple Haze » de Jimi Hendrix ; « Plans for Nigel » de XTC ; « Follow me » de Rory Gallagher ; « Tunnel of Love » de Bruce Springsteen ; « Dancing Days », « Rock and Roll », « The Rover », « No Quarter » de Led Zeppelin ; « Hey hey My My » de Neil Young… pour n’en citer que quelques unes qui me reviennent en mémoire en une cohorte colorée et joyeuse. Jamais nous n’avons sonné « Caf conc’ ». Ça a toujours senti la sueur et la passion, même dans les instants les plus sombres il y avait toujours un moment où ça partait en vrille et où les gens se demandaient où on voulait en venir. Éric y allait de ses états d’âme. Franck faisait le con derrière ses fûts. Jean-Marc, Mourad ou Fred conservaient leur sang froid. Tandis que je jouais en faisant des grimaces incontrôlées. « Tu joues comme si tu faisais la guerre » m’a-t-on plus ou moins dit fort souvent.

Tenez, prenez en de la graine.




En répétition… avec les pains, les brioches et les plantages… donc conditions « Live », au Local du groupe, le bien nommé « ITHAQUE », à Senlis dans l’Oise


* Rien à te donner.mp3 (Chanson écrite par le groupe en compagnie de Boris Bergman)

* Ask the Angels (Reprise de Patti Smith).mp3

 

Reprises travaillées en studio...

* Radio Free Europe (Reprise de REM).mp3

* Downbound train (Reprise de Bruce Springsteen).mp3

* Truth hits everybody (Reprise de Police).mp3





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Bande son du moment : Eternal Idol par Black Sabbath

Lecture du moment : ...pas de lecture particulière... butinages divers...

Citations du jour : « L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité. » Friedrich Nietzsche

« Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice. » Horace (L'Art Poétique)

Humeur du moment : Zen

21/03/2007

The Motherfuckin' Warriors...

=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

 

Lorsqu'en 1989 Eric James pose sa voix sur l'album des Sentinels ("Face of Desire"- Musidisc) sous la houlette de Roberto Piazza alias Little Bob à la production, déjà dans son esprit l'appel du grand Large se fait entendre. Au sein des Sentinels, ses collègues des Batailles hexagonales ne correspondent plus ni à son humeur, ni à ses attentes. Il n'attendra pas que l'album sorte. Il disparaît aux États-Unis pour un périple de 3 mois qui le mènera de New York jusqu'au Mexique. Parcours Initiatique à travers les Gigantesques Mégapoles et les Vastes espaces sauvages. De retour en France, sa Chimie intérieure transformée, après quelques tentatives ultimes pour relancer The Sentinels sur de nouveaux Rails, il décide de créer VENICE en durcissant le ton, le son, les mots et en élargissant considérablement la palette des couleurs harmoniques. Lui au Chant (et à l'Harmonica occasionnel) se retrouve ainsi encadré par Franck Schaack à la Batterie, Jean-Marc Joffroy à la Basse et Nebojsa Ciric dit "Nebo" aux guitares.
En Septembre 1991 Venice voit le jour dans un Local de Senlis (Oise). Les répétitions s’alignent (à raison de quatre à cinq par semaines) comme autant de batailles désespérées pour aller trouver la perle rare dans les limbes du Rock and roll.
Les Concerts s’enchaînent comme des guerres de conquêtes et la Vie se fait dure. Des hauts et des bas. Mais la Foi vivante et Vibrante ne les quitte pas. En Septembre 1993 Jean-Marc Joffroy quitte la Formation. Les concerts et les répétitions en file indienne auront eu raison de lui. Mourad Baali le remplace. Il restera dans la formation jusqu’au Printemps 2000. De fin 1995 à fin 1998 deux autres guitaristes, à tour de rôle, viendront épauler Nebo et se partager Rythmiques et solos. James Dent (1995-1997) et Willy Wedder (1997-1998). Eux aussi jetteront l’éponge avant la signature espérée.
C’est que les temps sont durs à l’égard du Rock dans les années 90, même s’il est indiscutable qu’un public pour lui existe. Les radios, les médias, les maisons de disques lui préfèrent une version Rap aseptisée de la culture hip hop qui, d’ailleurs, n’a plus grand chose à voir avec la « street attitude » originelle mais flirte plutôt avec la variété la plus appauvrie pour le sous-prolétariat des cités. Les authentiques rappeurs ne sont pas signés… ou s’ils le sont, leur flow devient vite émasculé.
VENICE persévère. De 1991 à 2000 le groupe tourne dans toute la France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en République Tchèque. Des centaines de concerts. Représentant la Picardie au Printemps de Bourges en 1993, VENICE ouvre aussi pour KAT ONOMA, GUN CLUB (de feu Jeffrey Lee Pierce), THE INMATES, ANGE, Les GARçONS BOUCHERS, Les VRP. Le groupe joue partout où c’est possible. Tournée des Fnacs en acoustique, participation à des festivals avec BERNARD LAVILLIERS ou les INNOCENTS. Plusieurs dates avec JEAN-LOUIS AUBERT & Co sur la Tournée « H ». La rencontre avec BORIS BERGMAN (parolier de Bashung, Paul Personne, Lio, Eddy Mitchell et beaucoup d’autres) oriente Eric vers des textes en Français. Une dizaine de chansons sont composées avec Boris Bergman dans la foulée.
S’étant doté d’un studio personnel, 12 pistes AKAÏ puis 16 pistes TEAC, VENICE enregistre maquette sur maquette durant toutes ces années et se lance à l’assaut des Maisons de disques. Une signature chez Warner, en édition, ne portera pas ses fruits malgré deux semaines de Studio à l’Hacienda de Tarare, près de Lyon. En 1999 le groupe sort son premier album chez OUTSIDE RECORDS, plus pour avoir une carte de visite à présenter que pour percer le sommet des Charts. Le travail lamentable du Label en question leur fera rompre le contrat. Enregistré à domicile, dans leur propre local, l’album « Les palmiers de Chance » résume à merveille un parcours de 8 années durant lesquelles le groupe a affiné son sens du Rock dans la diversité. C’est STEVE FORWARD (qui a travaillé avec Axel Bauer et Daran) qui mixe la galette. Les concerts qui suivent sont torrides. Le MCM café les accueille pour deux concerts dont un diffusé sur le câble. Mais le départ du bassiste, Mourad Baali, met à nouveau un frein à l’expansion. Mourad quitte le groupe pour s’orienter vers d’autres styles musicaux.
L’arrivée de Frédéric Laforêt (Bassiste multi instrumentiste… Claviers, Guitare, Programmations) va relancer le processus de création et redonner confiance aux Vénitiens originels, Eric, Franck et Nebo. De 2000 à 2004, les compositions s’enchaînent et un choix est fait pour le « projet » suivant. Eric part à New York pour se confronter à la Ville victime du 11 Septembre et, en vivant une vie d’homme et de père récent, écrire les textes des 12 chansons retenues pour l’album "Soudain l'Ouverture".

Malheureusement, l’éloignement Paris-New York finit par anéantir la connexion des uns et des autres et le groupe dépose les armes après 15 années de bons et loyaux services et un deuxième album qui aura laissé pas mal de monde sur le cul… à l’exception des merdiques maisons de disques.


Eric James, Chanteur, fondateur du Groupe...

"Première immersion aux alentours de 10 ans. A cet âge là, le rock se cantonne à trois double albums offerts par mes parents :
1) best of de Elvis Presley sur le label K TEL
2) album bleu des Beatles
3) album rouge des Beatles

Ensuite, une tante vicieuse m'offre de quoi tirer le diable par la queue:
"Piper At The Gates Of Dawn" de Pink Floyd
Et puis c'est les années où je me patchoulise en expérimentant mes premières cigarettes roulées à la main, imbibées parfois d'huile de cannabis. La bande son de l'époque c'est : "Aqualung" de Jethro Tull, "Harvest" de Neil Young, Led Zeppelin II, "In Rock" de Deep Purple, "Tommy" des Who, "Sticky Fingers" des Stones, "Diamond Dogs" de Bowie, et toujours les Floyd bien sûr. Mais mon groupe favori du moment c'est... Genesis ! sur les albums desquels j'apprends à chanter tout seul dans ma chambre. Pas facile Peter Gabriel comme prof de chant !!!
Ensuite c'est l'atterrissage d'un OVNI dans ma chambre de baba-cool : Un coffret de l'intégrale de Eddie Cochran ! Retour vers les racines et une coupe de cheveux en règle : Elvis dans GI Blues ! C'est la période "petite frappe", l'entrée au Lycée, les premières libations et les chaudes explorations sur fond de rock-a-billy pur et dur, mais aussi Frank Sinatra, Ray Charles, Otis Redding, James Brown et tout ce qui s'ensuit. Et puis, poursuivant dans l'éclectisme, après un court mais intensif passage chez AC/DC, je m'initie philosophiquement et éthiliquement aux Doors, en dévorant les pages de "Par-delà le bien et le mal", "Naissance de la tragédie" de Nietzsche, "Sur la route " de Kerouac, "Crime et châtiment" de Dostoïevski et "Martin Eden" de Jack London.

A l'aube des années 80, une nouvelle bifurcation avec la découverte du Punk tout d'abord (Clash, Buzzcocks et The Jam sur le podium) et puis de ce qu'on appelle à l'époque la "New Wave" avec Elvis Costello, Police, Roxy Music, The Cure, Siouxie And The Banshees, Psychedelic furs, Talking Heads, The B 52's, Urban Verbs, The Real Kids, The Feelies, The Fleshtones, Wall Of Voodoo, X, The Gun Club, The Cramps, The Unknowns et aussi la compilation "Nuggets" de Lenny Kaye... Mes deux groupes favoris de l'époque en tout cas, c'est les Stranglers et toujours les Doors. Mes livres de chevets : "Feyrdidurke" de Witold Gombrowitz, "Las Vegas Parano" de Hunter S Thompson, "Postier" de Bukowsky, "Ubik" de Philp K Dick, "Légendes d'automne" de Jim Harrison, "La conjuration des imbéciles" de John Kennedy Toole, "Demande à la poussière" de John Fante, "Lumière d'août" de William Faulkner, "Ainsi parlait Zarathoustra" de Nietzsche, la poésie de T.S Eliot, les BD de Will Eisner et de Hugo Pratt sans oublier bien sûr celles de Franck Margerin !
Mais parallèlement à cette vague, au printemps 1978, je suis mis K.O en écoutant l'intro d'un disque dont la chronique m'avait séduit dans le magazine Best : "Darkness on the edge of town" de Bruce Springsteen.
Mes amis punks se payent ma gueule, mais mon histoire d'amour est trop forte. Je remonte dans le temps en redécouvrant les trois premiers albums et continue à développer mon culte secrètement, car à part ma girlfriend du moment, personne dans mon entourage ne comprend ma fascination pour ce "Johnny Hallyday" américain.
Quand je vois le Boss sur scène durant la tournée "The River", je réalise que la scène, c'est la vraie terre promise !
Par le biais de Springsteen. je revisite bien sûr de fond en comble Bob Dylan et m'abreuve de folk rock à tendance John Fogerty et chemises à carreaux... Les grands espaces s'ouvrent à moi de façon lumineuse et épique, passages solaires donc, entrecoupés néanmoins de coulées sulfureuses et telluriques (Stooges et MC5 en cures saisonnières), la continuité du rock australien avec Radio Birdman et les Hoodoo Gurus. Les valeurs sûres comme Lou Reed et Le Velvet Underground, Patti Smith, Tom Waits... Mes groupes cultes comme Le Sir Douglas Quintet, les Modern Lovers ou les Reds.… Et le jazz de Charlie Parker et Thelonious Monk.
À l'âge adulte, les groupes qui par la suite et pour différentes raisons me remueront affectivement sont U2 (à partir de l'album "Joshua Tree"), mais bien plus encore R.E.M et Pearl Jam ainsi que Van Morrison dont je tombe littéralement amoureux sur le tard.
Au final, le cœur reste néanmoins profondément marqué au fer rouge par les Doors et Springsteen. Dionysos et Apollon. Nietzsche et Kerouac.

Bon appétit aux tueurs !"


Franck Schaack, batteur et Clown Cosmique...

"1979, j'ai 11 ans, curieux, je fouille dans les vinyles de mon oncle, il me fait écouter les bonnes émissions de radio, WRTL (Blancfrancard), Antoine de Caunes dans CHORUS le rendez-vous rock de la semaine, je commence à taper sur des sceaux (sur « Roxanne » de Police). 1980 voyage à Londres avec tonton (full période 80) déterminant .

La 6 ème me tend les bras, trop tard je suis tatoué à la Stewart Copeland mania et par The Police. De là j'ai eu affaire à des groupes divers. Première rencontre sérieuse en 1990 : Eric James (à l’époque chanteur des Sentinels). S'enchaînent concerts du sud de Montpellier au nord de la Tchéquie, de l'ouest de la Bretagne à l'est de la Suisse et l'aventure Vénitienne qui s’en est suivie..."


Frédéric Laforêt, Bassiste, multicartes...

Totalement autodidacte, c'est à 15 ans qu'il commence à apprendre la basse suite à un concert d'AC/DC. "J'étais fasciné par ce mec à droite de la scène, qui était calme tout en assurant des parties rouleau compresseur". Peu après, un ami lui fait découvrir le groupe qui va marquer son approche de l'instrument à tout jamais :RUSH. "Geddy Lee est un extraterrestre, il a un son énorme et un jeu immédiatement reconnaissable, et comment fait-il pour chanter en jouant de telles lignes ? " Cette influence majeure le poussera à s'intéresser aux claviers. "J'ai rapidement voulu concilier les claviers et la basse, le mariage me semblait réalisable , MERCI GEDDY !!! "

De là, naquirent les premiers groupes sérieux, et en particulier MARYLIN ; Groupe de hard rock dont la présence de claviers donnait un côté FM. "Je crois que ce qu'on faisait ressemblait pas mal à The Darkness..."

La rencontre avec Venice est à elle seule une aventure :

"Je connaissais Venice parce qu'étant amateur de leurs prestations scéniques qui déchirent, je les avais déja vus sur scène 2 ou 3 fois. Quand leur premier album est sorti, j'étais aussi content que si ça avait été mon propre groupe, s’il y avait bien un groupe qui devait y arriver c’était eux.

Plus tard, je recherchais un groupe cool pour jouer de la guitare, j’ai répondu à une annonce locale. Le studio de répétition privé était impressionnant, on a vaguement tapé le bœuf et putain, que ça jouait bien. Il y avait un truc bizarre, j’avais l’impression de les connaître et tout d’un coup, alors qu’ils attaquent « Le Rêve du Phénix », je réalise : VENICE !!! Et oui , pas très physionomiste le mec.

Du coup, je décline l’invitation à jouer avec eux ,ils avaient besoin d’un putain de bon guitariste pour seconder Nebo suite au départ d’un guitariste australien, James Dent, c’était trop sérieux pour ce que je voulais faire en tant que guitariste. Et dans ma tête je me disais : dommage qu’ils ne cherchent pas un bassiste, là, ç’aurait été différent."


Qu’on ne vienne pas dire que le destin n’est qu’illusion. Deux ans plus tard, une autre annonce dans un journal local : Venice cherche bassiste. BANCO !!!

"Mourad Baali avait décidé de quitter le groupe après plus de 6 années passées avec eux… pour divergences artistiques, alors je me suis pointé en connaissant déjà la moitié de l’album. Je crois qu’ils n’ont auditionné personne d’autre."

Premier concert avec eux quinze jours après et très vite, la nouvelle formule s’attaque à la composition du deuxième album.

"Sur les titres du 1er album, j’ai énormément respecté les lignes crées par mourad. Il y avait un son Venice, je ne pouvais pas tout chambouler comme ça et de toutes façon son travail à la basse était fabuleux. Ensuite, pour les nouvelles compositions, j’ai pu ouvrir mon âme. Certains titres sont nés sur 4 ou 5 cordes. Puis on a tous décidé d’intégrer des boucles dans notre musique. J'ai donc repris du service question machines. Au départ, juste quelques ambiances synthés puis, voyant que la sauce prenait, j’ai sortis la cavalerie lourde sur des titres comme « Le Cyborg verse une larme » ou « Le vin de mes pères »."




Nebojsa CIRIC, dit "Nebo"... Guitariste et Schtroumpf Métaphysique...

Nom : Ciric

Prénom : Nebojsa (lire : Néboïcha)

Diminutif : Nebo

Instrument : Guitares

Influences Guitaristiques : Jimmy Page, Jimi Hendrix, Robin Trower, Uli Jon Roth, Pat Travers, Ted Nugent, Rory Gallagher, Adrian Belew, Robert Fripp, Vernon Reid, Johnny Winter, Frank Zappa, The Edge, Stevie Ray Vaughan, Stevie Salas, Ritchie Blackmore, Ty Tabor, Goran Bregovic, Prince et… surtout… son frère d’armes et inspirateur initial, Laurent Rossi, guitariste de l’obscur combo « Wolfoni »…

Groupes préférés : Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Doors, King’s X, Tea Party, Stone Temple Pilots.

Héros de jeunesse, héros de toujours : Friedrich Nietzsche, Jim Morrison, Wolfgang Amadeus Mozart, Giovanni Giacomo Casanova, Arthur Rimbaud, Antonin Artaud, John Lee Hooker, Miles Davis, John Coltrane, Lemmy.

Livres de chevet : La Bible ; « Ainsi Parlait Zarathoustra » de Friedrich Nietzsche ; l’intégrale de « Blueberry » par Giraud et Charlier ; « Citadelle » d’Antoine de Saint-Exupéry ; « Le Japon Moderne et l’éthique Samouraï » ainsi que « Le Soleil et l’Acier » par Yukio Mishima ; « L’unique et sa Propriété » de Max Stirner ; « L’Art de Jouir » ainsi que « Théorie du Corps Amoureux » par Michel Onfray ; « Retour à l’essentiel » de Jean Biès.

Signe Particulier : Abuse de la Fuzz, aboie d’la Wha wha.

Né en Ex-Yougoslavie. Amertume au goût de miel. Exil. Solitude sombre. Puis Solitude Joyeuse. Travailler sur soi. Traverser les précipices. Toujours à mi-pente. Expériences des limites. Écriture possédée. Lectures fiévreuses. Chutes et éveils. Haine et Amour. Gratuité de l’être et de l’échange. Détachement. Aime rompre le pain et boire la coupe. Musiques qui implorent et sanctifient. Questions. Feu. Eau. Terre. Air. Tao. Réponses. Libéral, Libertaire et Libertin. L’Âme sombre du Groupe. Mais Verbe Solaire. Aime la Vie, les Femmes, les enfants, les animaux et les Amérindiens. Déteste la nonchalance des hippies et des bobos ainsi que le drame éternel des complaintes psycho-socio-familiales. Tente d’évaluer sans juger.

Nietzsche. Van Gogh. Monet. Georges Mathieu. Anarchiste Royal. Tradition et modernité. Penser au-delà. Se refuse d’appartenir à la moindre tendance ou caste. Abhorre le nivellement Universel. Soufisme et Kabbale. Prières d'Agnostique. Son mot d’Ordre pour aller sur Mars : la Rage Antique contre la Peste Moderne… il se doute bien que personne n’en tiendra compte… Rêveur mais pas Naïf. Ne vote pas, envers et contre tout. Peut-être aux prochaines élections votera-t-il... Insoumis. Hais les Pouvoirs de Mort, de toutes sortes. Aime les Pouvoirs de Vie, de toutes sortes aussi.



Démarre la Guitare vers 11 ans. Première Guitare acoustique (une RYAN) à 12 ans. Première Guitare électrique(une FIVETONES) à 15 ans. Premières compos sérieuses à 16 ans. Le reste suit son cours.


Groupes et parcours musical de Nebo :

1980/1981 : Aspirine (Punk)

1981: Phonème (Hard Rock)

1982/1983 : Incubators (Punk)

1983/1985 : DP210 (Hard Rock/Heavy Metal) et BB sur Canapé (Rock ‘n’ Roll) et nombreuses Jams psychédéliques.

1985/1986 : Angelic (Hard Rock)

1987/1989 : Bosse en solo (Rock, Hard Rock, Pop, Acoustique, Progressif, Funk…)

1989 : Requiem (Hard Rock/Heavy Metal)

1990/1991 : Bosse toujours en Solo

Septembre 1991 : Eric James contacte Nebo suite à une annonce. Il rejoint Franck Schaack et le premier bassiste, Jean Marc Joffroy déjà à leurs postes et Venice vient au monde.