07.04.2008
Le Vin de mes Pères
=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=
Depuis la mort de Willy, je suis un peu éteint et méditatif. Afin de prolonger encore un peu ma méditation, voici 3, non pas versions, mais faces différentes d'un même morceau. "Le Vin de mes pères"... Car Venice c'était ça aussi... de l'expérimentation et de la mise en perspective.
Vous trouverez là une sorte de vision trinitaire...
la Version du Père,
Le Vin de mes Pères - I (mp3) (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Eric James-Franck Schaack-Jean Marc Joffroy)
la version du Fils,
Le Vin de mes Pères - II (mp3) (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Eric James-Franck Schaack-Mourad Baali)
et la version du Saint Esprit...
Le Vin de mes Pères - III (mp3) (Paroles : Eric James/Musique : Frédéric Laforêt-Eric James-Nebojsa Ciric)
Puissance, Douceur et Langue de Feu...
Sur les deux premières versions :
Eric James : Chant
Mourad Baali : Basse
Franck Schaack : Batterie
Nebojsa Ciric : Guitares électriques et acoustiques
Sur la troisième version :
Eric James : Chant et Voix
Frédéric Laforêt : Synthés, programmations
Nebojsa Ciric : Guitares
Texte :
"Plus de silence, plus de vents guérisseurs
Rien que l’Ivresse et les festins de paille
Ceinturé de siècles abêtisseurs
Porte mon seul et tout premier Je t’aime
A l’instant je déconstruis l’Espoir
Etourdi, comme un esprit de la Terre s’installe
S’installe en moi
Comme un Vénitien saoul, je vais sans égards
Ainsi guidé, en aveuglé j’opère
Pas de rêveurs ni de suiveurs, où la Vigne
Pour moi et les Amants se dresse
Au déclin je vais rouler sans peine
Estourbi par un esprit de la Terre
J’accède et cède
En aspirant le Vin de mes Pères
Expulsé du Ciel
Et tant pis pour l’Esprit du Large
L’Esprit du Large...
...From the Apson to the space around
Past the Reason, a white horse through my heart
...Coming straight to this world where there’s nothing I can hide
Coming straight to this life
...When I’m drinking the Wine..."

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30.03.2008
Willy...
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Willy Vedder...

...celui en bermuda, qui s'avance, guitare à la main, lors de balances sonores avant un concert nocturne en plein air dans l'Oise...

...et sur cette photo, dans le fond à droite...

...Willy Vedder, cher compagnon d'infortune, est mort.
Mickey, un fidèle de Venice, m'a appelé Vendredi soir dernier pour me l'annoncer. Je n'en sais pas plus. Il est passé comme une comète dans Venice, de l'été 1997 à l'été 1998, grosso modo. Ce fut un plaisir de jouer à ses côtés. Un mec bien. Gentil. Un vrai manouche dans l'âme. En été il aimait dormir à la belle étoile. Mais au bout d'un an de présence au sein du groupe, ses démons l'ont rattrapé, l'alcool, la drogue, et il a lâché le groupe à notre plus grand regret à tous, après un incendie chez lui, en nous en parlant avec un air gêné. Après son départ je n'ai plus eu envie de jouer avec un autre guitariste.
Je n'ai connu Willy qu'au sein du groupe. Sa fragilité, son talent évident, son manque de rigueur aussi, qui n'enlevait rien cependant à son efficacité... et sa guitare pourrie que lui seul parvenait à faire sonner. Mais je pense à lui avec Force et Nostalgie. Je pense à lui au présent, aussi. Là, dans mon coeur.
Si je suis en mesure, un jour, de mettre la main sur d'autres photos et des enregistrements avec lui, je les mettrai en ligne... pour la beauté du geste et conter ce qui fut notre Geste à nous. En attendant, voici 4 titres pour penser à lui tout de même, même si il ne joue pas dessus... 4 "démos" enregistrées fin 2001/début 2002... ces morceaux ne sont pas les versions qu'on retrouve sur l'album définitif, "Soudain l'Ouverture", elles n'étaient, ici, qu'à l'état d'élaboration, en construction.
Les Récifs du Mal (Démo 2002).mp3
Les Récifs du Mal (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Franck Schaack-Frédéric Laforêt-Eric James)
"N'attend pas que je te revienne
Revienne faire face
La pleine mer est comme un long rêve
Dont on ne sort pas
Je t'invite à stopper les recherches
Te convie à mieux baisser les bras
Puisses-tu faire luir le feu sans flammes
Un seul corps pour véhicule magique
Quand l'esprit n'a plus d'importance
Les pensées, dans le ciel s'imbriquent
En clownesques éminences
Un souple nauffrage
M'a désarmé de tout courage
Sur un semblant d'esquif
Je dérive entre les récifs
J'ai quitté la ville saturée de lumières
Pour une sombre nuit dénuée d'adversaires
Le fruit défendu que ta bouche dévore
Je n'aurais pas même su le mordre
Un triste nauffrage
Hors du destin et de ses rouages
Dieu me sort de tes griffes
Pour me perdre entre les récifs
Il n'est pas d'autre sortie secrète
Pour une âme en perdition
Que de s'exercer à mourir
Pour apprendre à vivre
Dieu est nauffrage
Il m'a sourit, il me dévisage
Sous son oeil attentif
Je dérive entre les récifs
Je dérive entre les récifs
Entre les récifs, entre les récifs
Entre les récifs du Mal
Les récifs du Mal..."
L'Art (Démo 2002).mp3
L'Art (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Frédéric Laforêt-Eric James-Franck Schaack)
"Et puis le drame réclame un autre artiste
Qui saurait l'art d'oeuvrer sans artifices
Qu'il sache rire aux éclats du miroir
Rire de son plus long calvaire
Et tout peut commencer
Melusine croise mon regard
Au carrefour des chemins
Chevelure-terre, corps-ivoire
Douce avalanche carmin de sa langue fourche
Je divague
Confesse le coup de foudre
Me glisse dans l'éclaircie
Dans le cercle transi. L'épilogue
Pour débrouiller le fil
Détacher ma pirogue
Remonter la rivière insipide
Un coeur brisé
Un coeur asservi
Au calvaire tout peur commencer
Recommencer
Je vois descendre sur moi
La fine manne au goût de fiel
Dans le rang des carnassiers
On vaque à une vive affaire
Une curieuse affaire
Que le vent tourne et fléchisse vite
Nos légions d'âmes factices et revèches
Nausée du brave. Précipice. Drague.
Du fond l'imposture se révèle
Serpent de haine !
Il a faim de forces
Butine au torse
Un coeur épuisé. Brisé.
Somnifère
Un coeur asservi
Au calvaire tout peut commencer
Recommencer
Melusine vient s'enlacer. Elle fait le héros prisonnier
Pas d'issue. C'est l'issue :
Apprivoiser l'art
Dans la peau du carnassier. Mon addiction résignée.
Pas d'issue. C'est l'issue
Apprivoiser l'art
Eblouissant tour de force. Tuer le serpent à la noce.
Pas d'issue. C'est l'issue :
Apprivoiser l'art"
Bon Appétit aux Tueurs (Démo 2002).mp3
Bon Appétit Aux Tueurs (Paroles : Eric James/Musique : Mourad Baali-Nebojsa Ciric-Frédéric Laforêt-Eric James-Franck Schaack)
"Sèche tes beaux yeux attristés
Par l'envie des hommes
Cette folie des hommes
Laisse les venir confisquer ta couronne.
C'est le temps des mauvaises actions
Des maledictions
Et si la vie tourne à l'échec
Serre moi fort
S'ils veulent nous décimer
Nous voir assassinés
Qu'ils viennent
C'est un beau jour si l'on meurt
Bon appétit aux tueurs
Intrépides, pauvres et sauvages
A quoi bon s'enquérir d'un nouvel âge
En ce pays tombe la discorde
Et les faux derviches tourbillonnent à se tordre
Edifiant tous les chiens du nouvel ordre
S'ils veulent nous décimer
Nous voir assassinés
Qu'ils viennent
C'est un beau jour si l'on meurt
Bon appétit aux tueurs
Bon appétit aux tueurs, longue vie aux tueurs
Soyons vivants, soyons dignes
Quand à fruits nous fait signe
Et s'ils veulent nous décimer, qu'ils viennent...
Intensifions nos prières, intensifions l'incantation
C'est un beau jour si l'on meurt
Bon appétit aux tueurs..."
Danse du Soleil (Démo 2002).mp3
Danse du Soleil (Paroles : Eric James/Musique : Eric James-Nebojsa Ciric-Frédéric Laforêt-Franck Schaack)
"Insoumis en vase clot.
Ton allure est si terne.
A moins que tu n'exploses,
Que tu n'oses l'étincelle
Dans le sang des hécatombes,
Que le Diable additionne
Dans les cendres et les décombres,
Tu n'es rien ni personne
A nouveau proscrit en enfer
Creuse voir sous la chair
Et trouve la perle.
L'or du Mexique
Use tes flèches.
Roi des tropiques
L'homme dérisoire s'en ira au supplice
Sur le fil du rasoir, sous le vent de la crise
Ou les portes lui sont closes et retiennent son épouse
Ou se prostitue la rose Babylone et ses fourbes
Ami, quel cancer nous infeste ?
Quelle féerie nous guette ?
Et souille la perle.
Ruine le Mexique.
Brise nos flèches.
Noie les tropiques
Dame fortune.
Je ne sais pas
Si les jeux sont déja faits
ou s'ils se préparent
Je suis mis de coté.
Posé a terre. Un corps paralisé.
En état de siège
Une obscure ruse essayant de taire
Ces voix qui m'obligent à la vision claire
C'est un homme à craindre
Celui qui approche, Celui que j'incarne
Sous une autre forme, sous une autre forme...
Creuse voir sous la chair
Et trouve la Perle.
L'or du Mexique
Tire tes flèches.
Roi des tropiques
Et trouve la perle. Trouve la perle..."
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Sur ces quatre titres :
Franck Schaack : Batterie, percussions
Eric James : Chant, orgue sur "Les Récifs du Mal"
Frédéric Laforêt : Basse, claviers, guitare acoustique accordée en "Do" sur "Bon Appétit aux Tueurs", second orgue sur "Les Récifs du Mal"
Nebojsa CIRIC : Guitares
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Willy... ô Willy...
"Et des enfants grandissent, aux regards profonds
Qui ne savent pas, grandissent et meurent
Et les hommes vont leur chemin.
Et les fruits, d'amers deviennent doux
Et tombent de nuit, comme l'oiseau mort
Et demeurent l'espace de quelques jours et pourrissent.
Et toujours souffle le vent et toujours encore
Nous entendons et proférons mainte parole
Et sentons passer le plaisir et la fatigue dans nos membres.
Et des routes courent parmi l'herbe, et ça et là
Sont des lieux habités avec leurs torches, leurs arbres ; leurs étangs
Et menaçants et desséchés comme la mort...
Pourquoi les a-t-on construits ? ne deviendront-ils jamais
Semblables ? Et ne sont-ils pas infiniment nombreux ?
En quoi se changent le rire, les larmes et la pâleur ?
Que nous importe cela et tous ces jeux ?
A nous qui sommes grands pourtant, et solitaires
Et errants sans jamais poursuivre aucun but ?
Que nous importe d'en avoir tant vu ?
Cependant il en dit long celui qui prononce ces paroles :
« Voici le soir », mots d'où deuil et signification
S'écoulent comme le miel lourd du rayon vide."
Hugo von Hofmannsthal (Ballade de la vie Extérieure)
"Chaque fois que nous ouvrons la bouche, dix mille morts parlent à travers nous." Hugo von Hofmannsthal
01:45 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
07.02.2008
Feux et Fièvres...
=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=
Le Groupe Venice est mort... reste un peu de musique...
Venice : Jajooka De Café.mp3... je préfère ne pas me souvenir de l'état dans lequel nous étions lors de cette bavure déjantée et amusante...
Venice : Feelgood Factor.mp3 (Reprise du groupe Doctor Feelgood)
Venice : Everykind of Vice.mp3 (Reprise du groupe Doctor Feelgood)
Ces deux dernières chansons font partie d'un album hommage au chanteur Lee Brilleaux, du groupe Doctor Feelgood. Profitez en, l'album est difficilement trouvable malgré la présence de groupes prestigieux, à nos côtés, comme Little Bob, The Dogs, ou King Size...
Une "Page mémoire" Consacrée à VENICE, sur Myspace... où vous pouvez entendre d'autres morceaux que je n'ai jamais mis en ligne dans cette catégorie.
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23:20 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
27.10.2007
Venice au Printemps de Bourges 1993
=--=Publié dans la Catégorie "Musique : Rêve Vénitien..."=--=

En 1993, sur plusieurs centaines de groupes, après sélection sur "démos" envoyées en K7 à l'antenne Picarde du "Printemps de Bourges", puis après 3 ou 4 passages Live devant public et jury, nous fûmes sélectionnés pour représenter notre région pour la cuvée de 1993. Notre groupe sévissait à Senlis, ville royale, où le groupe n'était pas apprécié par les groupes locaux, ni par les tristes gueux qui faisaient la pluie et le beau temps sur la scène musicale régionale. Nous avions une haleine fraîche et ne répondions absolument pas aux critères esthétiques et socio-politiques du moment. Néanmoins, le représentant local du "Printemps de Bourges" nous avait imposé avec force et détermination. J'ai, malheureusement, oublié son nom, qu'il me pardonne. Nous sortions du lot probablement parce que nous étions bons et que la fureur et la rage nous habitaient. "On aurait dit un rouleau compresseur" m'avait certifié Irina lors du dernier concert qui nous vit remporter la partie.
La final avait eu lieu le 31/10/1992 au Théâtre de Beauvais avec les Roadrunners en tête d'affiche.
(Les Roadrunners avaient le vent en poupe et leur chanteur, Frandol, allait nous mépriser une année plus tard, lors d'un nouveau concert en commun, parce que notre nouveau bassiste d'alors, l'excellent Mourad Baali, porterait sa basse un peu trop haut, "comme un jazzeux". C'est que ça fait pas rock de jouer avec une basse sous le menton et que, aussi, selon lui, nous faisions des reprises de circonstance. Pauvre bite sans couilles ! "Laisse tomber ! m'avait calmé Bips, notre manager. Je voyais de la fumée sortir du nez et des oreilles de Mourad Baali, tandis qu'il s'envoyait bière sur bière :"Je vais lui mettre ma basse sur la gueule ! C'est une basse de luthier, bien solide !" Et on se marrait.) Passons. Revenons à nos moutons.
Et je me marre en y repensant parce que de toute façon on avait gagné et qu'on leur l'avait mise bien profond : leur tête dans leur cul.
Pendant ce concert décisif, je me souviens d'une voix dans le noir de la salle (les courageux sont toujours dans le noir de la salle, bien dans le fond, à postillonner leur ressentiment) gueulant à un moment, entre deux chansons, "Les Sentinels !" parce que pas mal de monde haïssait notre chanteur d'avoir dissous son ancienne formation qui portait ce nom, et Eric avait laché un simple mais fabuleux :"Ferme ta gueule !" qui avait jeté un silence bien froid de quelques secondes, un silence qui m'avait semblé durer une éternité. J'aime l'énergie de cette limite qui nous indique que ça peut basculer à n'importe quel moment et finir mal. La tension dans la salle, perceptible, palpable. Le frisson. La montée d'adrénaline. Le plaisir aristocratique de déplaire. Et tous les édentés alternatifs, bouche ouverte, à se prendre une claque sans oser se l'avouer. Les nains.
Je me souviens être allé saluer les groupes qui avaient perdu dans leurs loges, le sourire aux lèvres et avec une poigne de fer, du genre je t'écrabouille les phalanges. "Salut les gars ! À la prochaine ! Bonjour chez vous !"
Ensuite, nous n'avons pas baissé notre garde. Nous avons enchaîné les concerts.
04/11/1992 Rouen, Fnac
06/11/1992 Corbie, Marché couvert (1ère partie des Garçons Bouchers)
07/11/1992 Paris la Défense, Fnac Cnit
11/12/1992 Maignelay Montiny, salle polyvalente
28/12/1992 Amiens, Maison d’arrêt, concert pour les détenus
30/01/1993 Fresne, La ferme du Cottinville
06/02/1993 Le Chesnay, Fnac Parly 2
12/02/1993 Caen, Fnac
13/02/1993 Lisieux, MJC
16/02/1993 Creil, Grange à musique
20/02/93 Noisy le Grand, Fnac
28/02/93 Montpellier, Etat général du rock, scène ouverte (avec le groupe Lofofora)
05/03/93 Abbeville, Théâtre (1ère partie de Patrick Verbeke)
Tout ça sans maison de disques, ni tourneur. Nos Managers, Bips (Punk un jour, Punk toujours) et sa soeur, Sandrine, avaient les dents longues pour le groupe.
Ensuite, nous sommes partis pour une tournée mémorable en République Tchèque. L'aventure. J'y reviendrai un autre jour.
18/03/1993 Teplice (République Tchèque), Rock Club Knak
19/03/1993 Prague (République Tchèque), Rock Club U Zovfalcu
20/03/1993 Plzen (République Tchèque), Rock Club Divadlo Pod Lampou (enregistrement du concert)
25/03/1993 Koprivnick (République Tchèque), Rock club Nora
26/03/1993 Zlin (République Tchèque), Rock Club Spusa
27/03/1993 Jihlava (République Tchèque), Avangarda music club
Puis retour en France.
02/04/1993 Drancy, Le Grand Zebrock (Festival avec Les Innocents)
03/04/1993 Bouffemont, La maison pour tous
11/04/1993 Lemberg, Le Domino
14/04/1993 Compiègne, Le Damier
16/04/1993 Creil, Grange à musique
... et, enfin
22/04/1993 Bourges, Salle Gilles Sandier (Printemps de Bourges)

Faire ce qu'on a à faire en 6 chansons. La voix d'Eric hésitante. Le son loin d'être au top. Mais la conviction d'Être, tout simplement. Je casse une corde. Mais le jeu est un péril. Eric donne des coups de pieds dans les retours. Franck, le batteur se clique avec Jeff, le bassiste de Venice de septembre 1991 à septembre 1993. Nous faisons corps face à l'adversité. Beau souvenir. Avant et après le concert, Eric donne son interview pour une radio Picarde. Sympathique. Finalement, les maisons de disques présentes nous avaient trouvé trop ceci... et pas assez cela. La routine. Mais après le concert, nous décrochions la première partie de Jean-Louis Aubert. Le rêve se poursuivait encore.
Je lisais "Les Yeux d'Ezéchiel sont ouverts" de Raymond Abellio, en coulisses... ou "La Fosse de Babel" du même auteur, j'ai la mémoire qui flanche un peu...
Interview du chanteur, Eric James, avant le concert.mp3
Belle du Festival.mp3
Heroes.mp3
Celebration & The Cross.mp3
The Wine Of My Birth.mp3
Lightship.mp3
Hazar.mp3
Interview du chanteur, Eric James, après le concert.mp3
La Formation ce jour-là :
Eric James : Chant
Franck Schaack : Batterie
Jean-Marc "Jeff" Joffroy : Basse
Nebo : Guitare
Sur cette Photo, de gauche à droite, Franck Schaack/Batterie ; Frédéric Laforêt/dernier bassiste de la formation ; Eric James/Chant ; et votre serviteur/Guitares...
01:55 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
06.05.2007
Music

La musique nous a laminé durant 15 années. Source de joie. Source de douleurs joyeusement assumées. Travailler des riffs, élaborer des structures, peiner pour trouver le mot juste, la bonne phrase, la mélodie qui couronne. Café. Thé. Bière et fumées. Nous voulions être dans la justesse du propos, toujours. Parvenir à dire des choses même tristes sans sombrer dans la lourdeur tellurique d’une époque nihiliste. Être solaires. Y sommes-nous parvenus ? Car il n’est pas faux de dire que les artistes d’aujourd’hui ont une nette tendance à la morosité. Or demeurer dans le purgatoire du doute est une chose ; s’y complaire jusqu’à la masturbation mentale en est une autre. Comprendre cela, c’est faire un premier pas vers la thérapie et tendre vers le fait que l’Art ne se doit pas d’être uniquement une catharsis. Et si l’Art se doit d’être une communion avec le public il ne doit certainement pas rentrer dans le domaine du jeu social. Le social se doit d’être transcendé.
Au sein de Venice, dans nos chansons propres, nous nous sommes toujours efforcés de créer un équilibre tout autant qu’une tension, entre des références qui nous tenaient à cœur, des schémas pop-rock conventionnels et des petites originalités dans les thèmes abordés, les paroles ou les arrangements. Et puis Venice, c’était un groupe à la croisée des chemins. Les membres y ont toujours eu des influences multiples et très variées. Une section rythmique impeccable, un son de guitare « Heavy », un chant lyrique. Une grande ouverture d’esprit. Police, U2, Led Zeppelin, King’s X, Pearl Jam, Stone Temple Pilots, Bruce Springsteen, Björk, Beatles, Rolling Stones, Ramones, Jam, XTC, Jimi Hendrix, Led Zeppelin, King Crimson, Peter Gabriel, Pink Floyd, Beach Boys, The Jam, Elvis Costello, Buzzcocks, Hoodoo Gurus, Generation X, Sex Pistols, The Clash, The Doors, Living Color, Steppenwolf, Patti Smith, Dead Can Dance, John Coltrane, Charlie Parker, Miles Davis, Magma, Ted Nugent, Maria Mc Kee, Bashung, Radiohead, Placebo, Prince. La musique classique pour Éric. La Pop sirupeuse britannique pour Franck. Le premier bassiste, Jean-Marc, aimait le Jazz passionnément. Le deuxième bassiste, Mourad, nous initia à la musique égyptienne. Le dernier bassiste, Fred, affichait Muse, David Bowie et Rush sans hésiter. Le blues, pour Nebo, votre serviteur, se devait d’être bien nègre, de cette négritude sensuelle, spirituelle, lascive et altière qui nous fait aimer la vie même dans la souffrance. Car les noirs, en chantant dans les champs de coton, disaient de manière détournée à leur maîtres esclavagistes : « Non, je n’ai pas oublié d’où je viens, ce que je suis et tu peux me fouetter autant que tu le souhaites tant que je chante je suis libre, bien plus libre que tu ne peux l’imaginer, bien plus libre que toi scellé que tu es dans ta haine. »
Pour Venice il s’agissait bien de prendre de la distance par rapport à certaines attitudes trop universellement acceptées, de faire preuve de méfiance vis-à-vis d’habitudes qu’on ne remarque même plus ou à peine. De ne pas sombrer dans la posture et la satisfaction de soi-même.
Peut-être est-ce cela qui a conduit Venice à l’échec, non pas artistique, mais commercial. Car partout où nous sommes passés, nous avons été, si ce n’est aimés, du moins appréciés en tant que musiciens. Mais nous avions, d’une certaine manière, placé la barre un peu haut dans un pays où la médiocrité exige que tout soit démocratisé par le bas et vers le bas. Notre premier projet, par exemple, devait s’appeler « Orpheus’ Venitian Journey ». Composé d’une douzaine de morceaux en anglais, parfaitement séparés les uns des autres et pouvant s’écouter séparément comme des chansons pop conventionnelles (ou presque), les morceaux en question n’en demeuraient pas moins liés par un fil conducteur initiatique, mettant en scène un curieux personnage nommé Orphée, tout aussi proche de l’Orphée mythologique que l’était le Zarathoustra de Nietzsche du Zarathoustra perse, qui partait à la conquête de Venise, seul au départ de l’album, il finissait par prendre la tête d’une armada bariolée et orientale sensée abréger la décadence d’un Occident en chute libre par la conquête guerrière. Finalement, abandonné et trahi par le monde entier qu’il avait souhaité libérer, il finissait méconnaissable en mendiant céleste sur la place Saint Marc.
Nous aurions peut-être dû, au lieu de chercher à voir le monde à hauteur d'homme, tenter de le voir à hauteur de caniveau.
« Chantez en français et on vous signe », nous disaient grosso modo les directeurs artistiques. Nous passâmes donc de l’anglais au français, non sans douleurs, mais avec l’aide précieuse de Boris Bergman et le soutiens moral de Jean-Louis Aubert qui nous fit comprendre, le temps de 5 dates mémorables en sa compagnie, que les choses étaient simples : ou nous souhaitions parler aux kids, ou nous n’en avions rien à battre.
« Vous êtes invendables » nous dirent plus tard les tristes sires assis dans leurs fauteuils en cuir, les décisionnaires débonnaires. Trop durs, limite « Heavy Metal » pour les amateurs de variétés. Trop « variét’ » pour les fans de Heavy Metal. Trop « pop » pour les fans de rock. Trop « rock » pour les fans de pop. Oui, surtout un peu trop intelligents pour les consommateurs de musique fast food. Trop aristocrates de l’esprit. Pas assez « consensuels ». Durant de longues années, malgré les embrouilles internes et les disputes, souvent axées autour de la forme plutôt que du fond, Venice fut pour moi un bonheur sur scène et en studio. Les répétitions me fatiguaient vite et épuisaient bien souvent ma patience, mais je tenais. Nous tînmes. Ne tenant compte ni des désirs des uns ou des autres, ni des tentations oiseuses et vaseuses de créer un « tube » qui serait pressé jusqu’à vidage complet, jusqu’à l’oubli. Vendre notre cul et notre âme avec n’a jamais été envisagé.
Je songe au sublime Oscar Wilde signifiant qu’un artiste tenant compte du goût du public n’est plus un artiste. Et ce qu’il dit dans « De Profundis » : « Nous qualifions notre époque d’utilitaire et il n’est pas une seule chose dont nous ne connaissions les usages. Nous avons oublié que l’eau peut nettoyer, le feu purifier et que la terre est notre mère à tous. En conséquence, notre art a la pâleur de la lune et joue avec les ombres, tandis que l’art grec a l’éclat du soleil et traite directement les sujets. J’ai la conviction qu’il y a une purification dans les formes élémentaires. Je veux retourner avec elles et vivre en leur présence.
Assurément, pour quelqu’un d’aussi moderne que moi, d’aussi enfant du siècle, contempler le monde sera toujours charmant. Je tremble de plaisir en pensant que, lorsque je sortirai de prison, le cytise et le lilas s’épanouiront dans les jardins et je verrai le vent faire ondoyer en une frémissante beauté les grappes dorées de l’un et agiter les panaches mauves de l’autre, de sorte que l’air sera chargé pour moi de tous les parfums de l’Arabie. Linné tomba à genoux et pleura de joie lorsqu’il vit pour la première fois la vaste lande d’un haut plateau anglais toute jaunie par les fleurs des ajoncs odorants. Et je sais que pour moi, les fleurs faisant partie de mon désir, il est des larmes qui m’attendent dans les pétales d’une rose. Il en a toujours été ainsi pour moi depuis mon enfance. Il n’est pas une seule nuance cachée dans le calice d’une fleur ni la moindre courbe d’un coquillage auxquelles, par quelque subtile sympathie avec l’âme des choses, ma nature ne réponde. Comme Gautier, j’ai toujours été de ceux pour qui le monde visible existe.
Cependant, j’ai maintenant conscience que derrière toute cette beauté, si satisfaisante qu’elle puisse être, il y a quelque esprit caché dont les formes peintes ne sont que des modes de manifestation, et c’est avec cet esprit que je désire me mettre en harmonie. Je suis las des propos débités sur les hommes et sur les choses. La mystique dans l’art, la mystique dans la vie, la mystique dans la nature, voilà ce que je cherche, et c’est dans les grandes symphonies musicales, dans l’initiation à la tristesse, dans les profondeurs de la mer, que je puis le trouver. Il m’est absolument nécessaire de le trouver quelque part. »
Avec une volonté de cet ordre dans notre démarche, tout en subtilités et en nuances il n’est guère surprenant que nous n’ayons pas trouvé oreille attentive dans le business et que nous ayons été en proie à la haine de certains rockers édentés en manque d’épuration quotidienne.
Et puis il y avait les factures à payer. Pour ce faire un groupe rock est dans l’obligation de maîtriser un maximum de « reprises » afin de pouvoir jouer dans les bars les plus propres comme les plus nauséabonds. Une centaine de covers étaient inscrites à notre répertoire et nous y puisions au gré des concerts foireux ou lumineux pour être en mesure de payer l’assurance du camion (quand ce n’était pas sa réparation), l'assurance du local, la réparation de l’AKAÏ 12 pistes, du TEAC 16 pistes, afin de rembourser l’argent du local (construit à la sueur de notre front) avancé avec amour et largesse par Luigi Bizzaro, le père des managers (Bips et Sandrine). Mais jamais nous ne nous sommes trahis avec ces « reprises ». « Boy about town » et « That’s entertainment » des Jam ; « It’s about time » des Beach boys en mode Heavy, croisé avec « Break on trough » des Doors ; « Jumping Jack Flash » des Rolling Stones que nous mixions avec « L.A. Woman » des Doors encore ; « Helter Skelter » des Beatles que nous enchaînions avec « Vasoline » des Stone Temple Pilots ; « Mysterious ways » de U2 suivi de « Army of me » de Björk, en décollage Metal décadent ; « Purple Haze » de Jimi Hendrix ; « Plans for Nigel » de XTC ; « Follow me » de Rory Gallagher ; « Tunnel of Love » de Bruce Springsteen ; « Dancing Days », « Rock and Roll », « The Rover », « No Quarter » de Led Zeppelin ; « Hey hey My My » de Neil Young… pour n’en citer que quelques unes qui me reviennent en mémoire en une cohorte colorée et joyeuse. Jamais nous n’avons sonné « Caf conc’ ». Ça a toujours senti la sueur et la passion, même dans les instants les plus sombres il y avait toujours un moment où ça partait en vrille et où les gens se demandaient où on voulait en venir. Éric y allait de ses états d’âme. Franck faisait le con derrière ses fûts. Jean-Marc, Mourad ou Fred conservaient leur sang froid. Tandis que je jouais en faisant des grimaces incontrôlées. « Tu joues comme si tu faisais la guerre » m’a-t-on plus ou moins dit fort souvent.
Tenez, prenez en de la graine.
Démos
* Le monde en pièces (The Battle Of Venice).mp3
* Tears.mp3
En répétition… avec les pains, les brioches et les plantages… donc conditions « Live », au Local du groupe, le bien nommé « ITHAQUE », à Senlis dans l’Oise
* Rien à te donner.mp3 (Chanson écrite par le groupe en compagnie de Boris Bergman)
* Ask the Angels (Reprise de Patti Smith).mp3
* Hey Joe (Reprise de Jimi Hendrix).mp3
* Alabama Song.mp3 (Reprise de Bertolt Brecht et Kurt Weill, ici dans une formation à 5, avec un deuxième guitariste qui contribua au groupe de Fin 1995 à début 1997, James Dent, australien multi-instrumentiste.) Les Doors ainsi que David Bowie ont fait d’excellentes versions de ce morceau imprégné par la décadence de l’Allemagne au lendemain de la première guerre mondiale tandis que montait le National-Socialisme.
Démos « Reprises »
* Born to be wild.mp3 (Reprise de Steppenwolf)
* Jumping Jack Flash.mp3 (Reprise des Rolling Stones)
* Dancing Days.mp3 (Reprise de Led Zeppelin)
* Helpless.mp3 (Reprise de Sugar en version acoustique)
* Face of Desire.mp3 (Reprise des Sentinels, le groupe au sein duquel chantait Éric juste avant Venice)
* Next to you (Reprise de Police).mp3
* Tea in Sahara (Reprise de Police).mp3
Du premier Album : Les Palmiers de Chance (1999)

* Le Rêve du phénix.mp3
* 7 Seas.mp3
Du Second Album : Soudain l’Ouverture (2006)

* Le Cyborg verse une larme.mp3
* Netzach (Instrumental).mp3

Si le groupe a splitté, les albums sont encore disponibles, et si vous souhaitez en faire l'acquisition, voici les prix et la démarche à suivre=>
Soudain L'Ouverture : 10 €uros (port inclus)
Les Palmiers De Chance : 10 €uros (port inclus)
ATTENTION ! Le Package "Grande Aventure" ( Soudain L'Ouverture + Les Palmiers De Chance ) : 18 €uros (port inclus)
Envoyez vos chèques à l'ordre de : VENICE
Chez : BIPS BIZZARO 13, Rue De Châtillon 60100 Creil
Vous recevrez votre commande sous huit jours sans aucun problème. Notre ex-manager qui s'occupe de ça est une personne positive et intègre. Bien entendu n'oubliez pas de stipuler votre adresse dans votre envoi afin que vous receviez votre commande en bonne et due forme.
Sinon, si vous n'avez rien contre la compression en format mp3, vous pouvez passer par le Shop I-Tunes. Tapez le nom du groupe : VENICE et le titre du deuxième album uniquement : "Soudain l'Ouverture" et faites l'acquisition des chansons que vous voulez directement en ligne.

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Bande son du moment : Eternal Idol par Black Sabbath
Lecture du moment : ...pas de lecture particulière... butinages divers...
Citations du jour : « L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité. » Friedrich Nietzsche
« Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice. » Horace (L'Art Poétique)
Humeur du moment : Zen
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21.03.2007
The Motherfuckin' Warriors...
Lorsqu'en 1989 Eric James pose sa voix sur l'album des Sentinels ("Face of Desire"- Musidisc) sous la houlette de Roberto Piazza alias Little Bob à la production, déjà dans son esprit l'appel du grand Large se fait entendre. Au sein des Sentinels, ses collègues des Batailles hexagonales ne correspondent plus ni à son humeur, ni à ses attentes. Il n'attendra pas que l'album sorte. Il disparaît aux États-Unis pour un périple de 3 mois qui le mènera de New York jusqu'au Mexique. Parcours Initiatique à travers les Gigantesques Mégapoles et les Vastes espaces sauvages. De retour en France, sa Chimie intérieure transformée, après quelques tentatives ultimes pour relancer The Sentinels sur de nouveaux Rails, il décide de créer VENICE en durcissant le ton, le son, les mots et en élargissant considérablement la palette des couleurs harmoniques. Lui au Chant (et à l'Harmonica occasionnel) se retrouve ainsi encadré par Franck Schaack à la Batterie, Jean-Marc Joffroy à la Basse et Nebojsa Ciric dit "Nebo" aux guitares.
En Septembre 1991 Venice voit le jour dans un Local de Senlis (Oise). Les répétitions s’alignent (à raison de quatre à cinq par semaines) comme autant de batailles désespérées pour aller trouver la perle rare dans les limbes du Rock and roll.
Les Concerts s’enchaînent comme des guerres de conquêtes et la Vie se fait dure. Des hauts et des bas. Mais la Foi vivante et Vibrante ne les quitte pas. En Septembre 1993 Jean-Marc Joffroy quitte la Formation. Les concerts et les répétitions en file indienne auront eu raison de lui. Mourad Baali le remplace. Il restera dans la formation jusqu’au Printemps 2000. De fin 1995 à fin 1998 deux autres guitaristes, à tour de rôle, viendront épauler Nebo et se partager Rythmiques et solos. James Dent (1995-1997) et Willy Wedder (1997-1998). Eux aussi jetteront l’éponge avant la signature espérée.
C’est que les temps sont durs à l’égard du Rock dans les années 90, même s’il est indiscutable qu’un public pour lui existe. Les radios, les médias, les maisons de disques lui préfèrent une version Rap aseptisée de la culture hip hop qui, d’ailleurs, n’a plus grand chose à voir avec la « street attitude » originelle mais flirte plutôt avec la variété la plus appauvrie pour le sous-prolétariat des cités. Les authentiques rappeurs ne sont pas signés… ou s’ils le sont, leur flow devient vite émasculé.
VENICE persévère. De 1991 à 2000 le groupe tourne dans toute la France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en République Tchèque. Des centaines de concerts. Représentant la Picardie au Printemps de Bourges en 1993, VENICE ouvre aussi pour KAT ONOMA, GUN CLUB (de feu Jeffrey Lee Pierce), THE INMATES, ANGE, Les GARçONS BOUCHERS, Les VRP. Le groupe joue partout où c’est possible. Tournée des Fnacs en acoustique, participation à des festivals avec BERNARD LAVILLIERS ou les INNOCENTS. Plusieurs dates avec JEAN-LOUIS AUBERT & Co sur la Tournée « H ». La rencontre avec BORIS BERGMAN (parolier de Bashung, Paul Personne, Lio, Eddy Mitchell et beaucoup d’autres) oriente Eric vers des textes en Français. Une dizaine de chansons sont composées avec Boris Bergman dans la foulée.
S’étant doté d’un studio personnel, 12 pistes AKAÏ puis 16 pistes TEAC, VENICE enregistre maquette sur maquette durant toutes ces années et se lance à l’assaut des Maisons de disques. Une signature chez Warner, en édition, ne portera pas ses fruits malgré deux semaines de Studio à l’Hacienda de Tarare, près de Lyon. En 1999 le groupe sort son premier album chez OUTSIDE RECORDS, plus pour avoir une carte de visite à présenter que pour percer le sommet des Charts. Le travail lamentable du Label en question leur fera rompre le contrat. Enregistré à domicile, dans leur propre local, l’album « Les palmiers de Chance » résume à merveille un parcours de 8 années durant lesquelles le groupe a affiné son sens du Rock dans la diversité. C’est STEVE FORWARD (qui a travaillé avec Axel Bauer et Daran) qui mixe la galette. Les concerts qui suivent sont torrides. Le MCM café les accueille pour deux concerts dont un diffusé sur le câble. Mais le départ du bassiste, Mourad Baali, met à nouveau un frein à l’expansion. Mourad quitte le groupe pour s’orienter vers d’autres styles musicaux.
L’arrivée de Frédéric Laforêt (Bassiste multi instrumentiste… Claviers, Guitare, Programmations) va relancer le processus de création et redonner confiance aux Vénitiens originels, Eric, Franck et Nebo. De 2000 à 2004, les compositions s’enchaînent et un choix est fait pour le « projet » suivant. Eric part à New York pour se confronter à la Ville victime du 11 Septembre et, en vivant une vie d’homme et de père récent, écrire les textes des 12 chansons retenues pour l’album "Soudain l'Ouverture".
Malheureusement, l’éloignement Paris-New York finit par anéantir la connexion des uns et des autres et le groupe dépose les armes après 15 années de bons et loyaux services et un deuxième album qui aura laissé pas mal de monde sur le cul… à l’exception des merdiques maisons de disques.
Eric James, Chanteur, fondateur du Groupe...
"Première immersion aux alentours de 10 ans. A cet âge là, le rock se cantonne à trois double albums offerts par mes parents :
1) best of de Elvis Presley sur le label K TEL
2) album bleu des Beatles
3) album rouge des Beatles
Ensuite, une tante vicieuse m'offre de quoi tirer le diable par la queue:
"Piper At The Gates Of Dawn" de Pink Floyd
Et puis c'est les années où je me patchoulise en expérimentant mes premières cigarettes roulées à la main, imbibées parfois d'huile de cannabis. La bande son de l'époque c'est : "Aqualung" de Jethro Tull, "Harvest" de Neil Young, Led Zeppelin II, "In Rock" de Deep Purple, "Tommy" des Who, "Sticky Fingers" des Stones, "Diamond Dogs" de Bowie, et toujours les Floyd bien sûr. Mais mon groupe favori du moment c'est... Genesis ! sur les albums desquels j'apprends à chanter tout seul dans ma chambre. Pas facile Peter Gabriel comme prof de chant !!!
Ensuite c'est l'atterrissage d'un OVNI dans ma chambre de baba-cool : Un coffret de l'intégrale de Eddie Cochran ! Retour vers les racines et une coupe de cheveux en règle : Elvis dans GI Blues ! C'est la période "petite frappe", l'entrée au Lycée, les premières libations et les chaudes explorations sur fond de rock-a-billy pur et dur, mais aussi Frank Sinatra, Ray Charles, Otis Redding, James Brown et tout ce qui s'ensuit. Et puis, poursuivant dans l'éclectisme, après un court mais intensif passage chez AC/DC, je m'initie philosophiquement et éthiliquement aux Doors, en dévorant les pages de "Par-delà le bien et le mal", "Naissance de la tragédie" de Nietzsche, "Sur la route " de Kerouac, "Crime et châtiment" de Dostoïevski et "Martin Eden" de Jack London.
A l'aube des années 80, une nouvelle bifurcation avec la découverte du Punk tout d'abord (Clash, Buzzcocks et The Jam sur le podium) et puis de ce qu'on appelle à l'époque la "New Wave" avec Elvis Costello, Police, Roxy Music, The Cure, Siouxie And The Banshees, Psychedelic furs, Talking Heads, The B 52's, Urban Verbs, The Real Kids, The Feelies, The Fleshtones, Wall Of Voodoo, X, The Gun Club, The Cramps, The Unknowns et aussi la compilation "Nuggets" de Lenny Kaye... Mes deux groupes favoris de l'époque en tout cas, c'est les Stranglers et toujours les Doors. Mes livres de chevets : "Feyrdidurke" de Witold Gombrowitz, "Las Vegas Parano" de Hunter S Thompson, "Postier" de Bukowsky, "Ubik" de Philp K Dick, "Légendes d'automne" de Jim Harrison, "La conjuration des imbéciles" de John Kennedy Toole, "Demande à la poussière" de John Fante, "Lumière d'août" de William Faulkner, "Ainsi parlait Zarathoustra" de Nietzsche, la poésie de T.S Eliot, les BD de Will Eisner et de Hugo Pratt sans oublier bien sûr celles de Franck Margerin !
Mais parallèlement à cette vague, au printemps 1978, je suis mis K.O en écoutant l'intro d'un disque dont la chronique m'avait séduit dans le magazine Best : "Darkness on the edge of town" de Bruce Springsteen.
Mes amis punks se payent ma gueule, mais mon histoire d'amour est trop forte. Je remonte dans le temps en redécouvrant les trois premiers albums et continue à développer mon culte secrètement, car à part ma girlfriend du moment, personne dans mon entourage ne comprend ma fascination pour ce "Johnny Hallyday" américain.
Quand je vois le Boss sur scène durant la tournée "The River", je réalise que la scène, c'est la vraie terre promise !
Par le biais de Springsteen. je revisite bien sûr de fond en comble Bob Dylan et m'abreuve de folk rock à tendance John Fogerty et chemises à carreaux... Les grands espaces s'ouvrent à moi de façon lumineuse et épique, passages solaires donc, entrecoupés néanmoins de coulées sulfureuses et telluriques (Stooges et MC5 en cures saisonnières), la continuité du rock australien avec Radio Birdman et les Hoodoo Gurus. Les valeurs sûres comme Lou Reed et Le Velvet Underground, Patti Smith, Tom Waits... Mes groupes cultes comme Le Sir Douglas Quintet, les Modern Lovers ou les Reds.… Et le jazz de Charlie Parker et Thelonious Monk.
À l'âge adulte, les groupes qui par la suite et pour différentes raisons me remueront affectivement sont U2 (à partir de l'album "Joshua Tree"), mais bien plus encore R.E.M et Pearl Jam ainsi que Van Morrison dont je tombe littéralement amoureux sur le tard.
Au final, le cœur reste néanmoins profondément marqué au fer rouge par les Doors et Springsteen. Dionysos et Apollon. Nietzsche et Kerouac.
Bon appétit aux tueurs !"

Franck Schaack, batteur et Clown Cosmique...
"1979, j'ai 11 ans, curieux, je fouille dans les vinyles de mon oncle ,il me fait écouter les bonnes émissions de radio, WRTL (Blancfrancard), Antoine de Caunes dans CHORUS le rendez-vous rock de la semaine, je commence à taper sur des sceaux (sur « Roxanne » de Police). 1980 voyage à Londres avec tonton (full période 80) déterminant .
La 6 ème me tend les bras, trop tard je suis tatoué à la Stewart Copeland mania et par The Police. De là j'ai eu affaire à des groupes divers. Première rencontre sérieuse en 1990 : Eric James (à l’époque chanteur des Sentinels). S'enchaînent concerts du sud de Montpellier au nord de la Tchéquie, de l'ouest de la Bretagne à l'est de la Suisse et l'aventure Vénitienne qui s’en est suivie..."
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Frédéric Laforêt, Bassiste, multicartes...
Totalement autodidacte, c'est à 15 ans qu'il commence à apprendre la basse suite à un concert d'AC/DC. "J'étais fasciné par ce mec à droite de la scène, qui était calme tout en assurant des parties rouleau compresseur". Peu après, un ami lui fait découvrir le groupe qui va marquer son approche de l'instrument à tout jamais :RUSH. "Geddy Lee est un extraterrestre, il a un son énorme et un jeu immédiatement reconnaissable, et comment fait-il pour chanter en jouant de telles lignes ? " Cette influence majeure le poussera à s'intéresser aux claviers. "J'ai rapidement voulu concilier les claviers et la basse, le mariage me semblait réalisable , MERCI GEDDY !!! "
De là, naquirent les premiers groupes sérieux, et en particulier MARYLIN ; Groupe de hard rock dont la présence de claviers donnait un côté FM. "Je crois que ce qu'on faisait ressemblait pas mal à The Darkness..."
La rencontre avec Venice est à elle seule une aventure :
"Je connaissais Venice parce qu'étant amateur de leurs prestations scéniques qui déchirent, je les avais déja vus sur scène 2 ou 3 fois. Quand leur premier album est sorti, j'étais aussi content que si ça avait été mon propre groupe, s’il y avait bien un groupe qui devait y arriver c’était eux.
Plus tard, je recherchais un groupe cool pour jouer de la guitare, j’ai répondu à une annonce locale. Le studio de répétition privé était impressionnant, on a vaguement tapé le bœuf et putain, que ça jouait bien. Il y avait un truc bizarre, j’avais l’impression de les connaître et tout d’un coup, alors qu’ils attaquent « Le Rêve du Phénix », je réalise : VENICE !!! Et oui , pas très physionomiste le mec.
Du coup, je décline l’invitation à jouer avec eux ,ils avaient besoin d’un putain de bon guitariste pour seconder Nebo suite au départ d’un guitariste australien, James Dent, c’était trop sérieux pour ce que je voulais faire en tant que guitariste. Et dans ma tête je me disais : dommage qu’ils ne cherchent pas un bassiste, là, ç’aurait été différent."
Qu’on ne vienne pas dire que le destin n’est qu’illusion. Deux ans plus tard, une autre annonce dans un journal local : Venice cherche bassiste. BANCO !!!
"Mourad Baali avait décidé de quitter le groupe après plus de 6 années passées avec eux… pour divergences artistiques, alors je me suis pointé en connaissant déjà la moitié de l’album. Je crois qu’ils n’ont auditionné personne d’autre."
Premier concert avec eux quinze jours après et très vite, la nouvelle formule s’attaque à la composition du deuxième album.
"Sur les titres du 1er album, j’ai énormément respecté les lignes crées par mourad. Il y avait un son Venice, je ne pouvais pas tout chambouler comme ça et de toutes façon son travail à la basse était fabuleux. Ensuite, pour les nouvelles compositions, j’ai pu ouvrir mon âme. Certains titres sont nés sur 4 ou 5 cordes. Puis on a tous décidé d’intégrer des boucles dans notre musique. J'ai donc repris du service question machines. Au départ, juste quelques ambiances synthés puis, voyant que la sauce prenait, j’ai sortis la cavalerie lourde sur des titres comme « Le Cyborg verse une larme » ou « Le vin de mes pères »."

Nebojsa CIRIC, dit "Nebo"... Guitariste et Schtroumpf Métaphysique...
Nom : Ciric
Prénom : Nebojsa (lire : Néboïcha)
Diminutif : Nebo
Instrument : Guitares
Influences Guitaristiques : Jimmy Page, Jimi Hendrix, Robin Trower, Uli Jon Roth, Pat Travers, Ted Nugent, Rory Gallagher, Adrian Belew, Robert Fripp, Vernon Reid, Johnny Winter, Frank Zappa, The Edge, Stevie Ray Vaughan, Stevie Salas, Ritchie Blackmore, Ty Tabor, Goran Bregovic, Prince et… surtout… son frère d’armes et inspirateur initial, Laurent Rossi, guitariste de l’obscur combo « Wolfoni »…
Groupes préférés : Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Doors, King’s X, Tea Party, Stone Temple Pilots.
Héros de jeunesse, héros de toujours : Friedrich Nietzsche, Jim Morrison, Wolfgang Amadeus Mozart, Giovanni Giacomo Casanova, Arthur Rimbaud, Antonin Artaud, John Lee Hooker, Miles Davis, John Coltrane, Lemmy.
Livres de chevet : La Bible ; « Ainsi Parlait Zarathoustra » de Friedrich Nietzsche ; l’intégrale de « Blueberry » par Giraud et Charlier ; « Citadelle » d’Antoine de Saint-Exupéry ; « Le Japon Moderne et l’éthique Samouraï » ainsi que « Le Soleil et l’Acier » par Yukio Mishima ; « L’unique et sa Propriété » de Max Stirner ; « L’Art de Jouir » ainsi que « Théorie du Corps Amoureux » par Michel Onfray ; « Retour à l’essentiel » de Jean Biès.
Signe Particulier : Abuse de la Fuzz, aboie d’la Wha wha.
Né en Ex-Yougoslavie. Amertume au goût de miel. Exil. Solitude sombre. Puis Solitude Joyeuse. Travailler sur soi. Traverser les précipices. Toujours à mi-pente. Expériences des limites. Écriture possédée. Lectures fiévreuses. Chutes et éveils. Haine et Amour. Gratuité de l’être et de l’échange. Détachement. Aime rompre le pain et boire la coupe. Musiques qui implorent et sanctifient. Questions. Feu. Eau. Terre. Air. Tao. Réponses. Libertaire et Libertin. L’Âme sombre du Groupe. Mais Verbe Solaire. Aime la Vie, les Femmes, les enfants, les animaux et les Amérindiens. Déteste la nonchalance des hippies et des bobos ainsi que le drame éternel des complaintes psycho-socio-familiales. Tente d’évaluer sans juger.
Nietzsche. Van Gogh. Monet. Georges Mathieu. Anarchiste Royal. Tradition et modernité. Penser au-delà. Se refuse d’appartenir à la moindre tendance ou caste. Abhorre le nivellement Universel. Soufisme et Kabbale. Prières d'Agnostique. Son mot d’Ordre pour aller sur Mars : la Rage Antique contre la Peste Moderne… il se doute bien que personne n’en tiendra compte… Rêveur mais pas Naïf. Ne vote pas, envers et contre tout. Peut-être aux prochaines élections votera-t-il... Insoumis. Hais les Pouvoirs de Mort, de toutes sortes. Aime les Pouvoirs de Vie, de toutes sortes aussi.
Démarre la Guitare vers 11 ans. Première Guitare acoustique (une RYAN) à 12 ans. Première Guitare électrique(une FIVETONES) à 15 ans. Premières compos sérieuses à 16 ans. Le reste suit son cours.
Groupes et parcours musical de Nebo :
1980/1981 : Aspirine (Punk)
1981: Phonème (Hard Rock)
1982/1983 : Incubators (Punk)
1983/1985 : DP210 (Hard Rock/Heavy Metal) et BB sur Canapé (Rock ‘n’ Roll) et nombreuses Jams psychédéliques.
1985/1986 : Angelic (Hard Rock)
1987/1989 : Bosse en solo (Rock, Hard Rock, Pop, Acoustique, Progressif, Funk…)
1989 : Requiem (Hard Rock/Heavy Metal)
1990/1991 : Bosse toujours en Solo
Septembre 1991 : Eric James contacte Nebo suite à une annonce. Il rejoint Franck Schaack et le premier bassiste, Jean Marc Joffroy déjà à leurs postes et Venice vient au monde.
22:35 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
From yesterday screams the music...
Des marins perdus en mer... en quête de l'amour Impossible...
7 Seas.mp3 (Paroles : Eric James/Musique : Nebojsa Ciric-Eric James-Franck Schaack-Mourad Baali
"The pedigrees have bought you
And sent me out of the tribe
True love’s in a sorry plight
The midnight hour now gives me such a thrill
I search on all fours two hundred days a year
The journey’s tough and gives me such a trial
Sometimes love is so inspiring
That’s why I travel the 7 seas
I cover the ground to see my babe
And I’ll cover it endlessly
Show me the way, if the pedigrees have left you alone
Show me the way, I’m puzzled and chilled to the bone
The journey’s tough and gives me to understand
That sometimes love is so despairing
Oh she cut me down, when she picked my heart
That’s why I travel the 7 seas
I cover the ground to see my babe
And I’ll cover it endlessly
(x2)
I travel the 7 seas
I cover this ground to see my babe
And I’ll cover it endlessly"

00:20 Publié dans Musique : Rêve Vénitien... | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.03.2007
Concerts...
Nous avons laissé notre empreinte sur tant de scènes. De la sueur et des larmes. Du sang parfois. Nous avons embrassé quelques filles. Nous avons rêvé un rêve noir, un rêve rouge, un rêve blanc comme une fleur de Lys. Nos plaies. Nos poches vides. Nos yeux délavés. Les bars enfumés. L'alcool dans les veines. Nous avons survécu à tout ce cirque. Avons chanté en anglais, en français, en électrique, en acoustique, des reprises pour nous donner du courage... Rolling Stones... Doors... Hendrix... Joe Jackson... Jam... Police... Beach Boys... Rory Gallagher... XTC... Steppenwolf... U2... Beatles... Gueules en vrac et cordes cassées... douleurs au dos, aux doigts et aux couilles... et dans le camion comme dans les chambres d'hôtel, ça sentait les pieds, les aisselles et le tabac froid. Des Pirates en dérive !


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Quelques dates de concerts passés dont nous avons conservé la trace :
181- 24/04/02 Nantes
180- 21/06/00 Senlis, plein air
179- 16/06/00 Moissy-Cramayel, « les 18 marches »
178- 09/06/00 Paris, « Péniche Déclic »
177- 06/05/00 Marne-la-Vallée, Disney Village, Billy Bob’s
176- 08/04/00 Troyes, Fnac
175- 07/04/00 Reims, Fnac
174- 01/04/00 Creil, La Grange à musique
173- 03/03/00 Ris-Orangis, Le Plan (1ère partie Little Bob)
172- 03/02/00 Paris, MCM Café
171- 02/02/00 Paris, Fnac Montparnasse
170- 22/01/00 Amiens, Lune des Pirates
169- 15/01/00 Paris, Sentier des Halles
168- 14/01/00 Paris, Sentier des Halles
167- 08/01/00 Paris, Café Montmartre
166- 27/11/99 Chantilly, Pub Aka
165- 16/11/99 Rouen, Fnac
164- 09/11/99 Paris, Fnac Italie
163- 06/11/99 Paris, Café Montmartre
162- 29/10/99 Pont Sainte Maxence, Podium Café
161- 20/10/99 Cergy, Fnac
160- 18/10/99 Paris la Défense, Fnac Cnit
159- 16/10/99 Flamicourt, Salle des fêtes (soir)
158- 16/10/99 Aulnay-sous-bois, Fnac (après-midi)
157- 15/10/99 Créteil, Fnac (avec Little Bob)
156- 09/10/99 Creil, Grange à musique
155- 02/10/99 Creil, Lockness
154- 19/06/99 Creil, Lockness
153-12/06/99 Creil, Grange à musique
152- 29/04/99 Paris, Péniche Makara
151- 27/03/99 Créteil, Fnac
150- 13/02/99 Creil, Lockness
149- 02/02/99 Paris la Défense, Fnac Cnit
148- 13/11/98 Senlis, Le Pub
147- 02/11/98 Paris, MCM Café (enregistré, diffusé sur MCM)
146- 30/10/98 Creil, Lockness
145- 10/10/98 Senlis, Le Pub
144- 07/10/98 Paris, le Gambetta
143- 02/10/98 Beaumont, Route 66
142- 05/09/98 Mouy, L’Acropole
141- 29/08/98 Maisoncelle-Tuilerie, plein air
140- 12/07/98 Mont-L’Eveque, plein air
139- 11/07/98 Mouy, L’Acropole
138- 28/06/98 Saint-Leu d’Esserent, base de loisirs
137- 20/06/98 Mouy, l’Acropole
136- 13/06/98 Creil, cafétéria faïencerie
135- 12/06/98 Senlis, Le Cyclope
134- 31/05/98 Saint-Maximin, « FMC » (concert radio)
133- 23/05/98 Senlis, Le Cyclope
132- 08/05/98 Senlis, Le Cyclope
131- 10/04/98 Senlis, Le Cyclope
130- 22/03/98 Beauvais, Café musique Aska
129- 21/03/98 Feuquières, Salle polyvalente
128- 13/03/98 Senlis, Le Cyclope
127- 11/03/98 Paris, Fnac Bastille
126- 28/02/98 Noisy le Grand, Fnac
125- 25/02/98 Créteil, Fnac
124- 20/02/98 Senlis, Le Cyclope
123- 14/02/98 Tourcoing, Le grand mix (1ère partie de Elliot Murphy)
122- 13/02/98 Pont-Ste-Maxence, Centre culturel (1ère partie d’Ange)
121- 16/01/98 Senlis, Le Cyclope
120- 31/12/97 Senlis, Le Cyclope
119- 20/12/97 Creil, Médiathèque Faïencerie (concert et rencontre du public avec Boris Bergman autour des textes de Venice)
118- 12/12/97 Senlis, Le Cyclope
117- 05/11/97 Creil, Grange à musique
116- 02/11/97 Saint-Maximin, Radio FMC
115- 24/10/97 Senlis, Le Cyclope
114- 19/10/97 Boran sur Oise, Base nautique
113- 14/08/97 Roubaix, Hestivale-Hommelet
112- 18/07/97 Beauvais, Espace François Mitterand
111- 17/07/97 Bagnolet, CFPTS
110- 21/06/97 Pont Ste Maxence, Place du marché au blé
109- 21/06/97 Creil, Ile St-Maurice
108- 23/01/97 Paris, Hard Rock Café (Mourad blessé à la main, remplacé par Philippe Bleu)
107- 21/12/96 Clery sur Somme, Salle des fêtes
106- 22/11/96 Witten (Allemagne), Just another station (1ère partie de Lightmare)
105- 28/09/96 Creil, Grange à musique (Concert : anniversaire 5 ans du groupe, plus de 3 heures de concert)
104- 22/06/96 Créteil, Fnac (Fête de la musique, 1ère partie de Patrick Rondat)
103- 21/06/96 Chantilly, plein air
102- 20/06/96 Paris la Défense, Fnac Cnit
101- 11/04/96 Rueil, Théâtre André Malraux
100- 31/12/95 Paris, Hard Rock Café
099- 15/07/95 St-Jean au bois, Les Naïades
098- 21/06/95 Senlis, plein air
097- 01/06/95 Beaumont, Route 66
096- 19/08/94 Chalons sur Marne, plein air
095- 06/07/94 Paris, Fnac Montparnasse
094- 05/06/94 Compiègne, Bee Bop
093- 29/04/94 Massy, Animation Parvis de la Vendée
092- 19/03/94 Corbeil, MJC
091- 18/03/94 Amiens, Lune des Pirates
090- 02/02/94 Aix-en-Provence, Scat Club
089- 13/01/94 Paris, Locomotive
088- 13/12/93 Amiens, Club 66
087- 01/12/93 Paris, Arapao (1ère partie du Gun Club)
086- 19/11/93 Bretigny sur Orge, Salle Jules Verne
085- 13/11/93 Beauvais, Théâtre
084- 07/11/93 Pont Ste Maxence, Centre culturel
083- 30/10/93 Troyes, Parc des expositions (1ère partie de Jean-Louis Aubert, tournée H)
082- 08/10/93 Chalons sur Marne, MJC Vallée St Pierre
081- 25/09/93 Beauvais, Théâtre
080- 11/09/93 Anvers (Belgique), Fnac
079- 10/09/93 Gent (Belgique), Fnac
078- 09/09/93 Liege (Belgique), Fnac
077- 14/08/93 Witten (Allemagne), Festival plein air
076- 13/08/93 Berlin (Allemagne), Fnac
075- 03/07/93 Troyes, Fnac
074- 23/06/93 Reims, Fnac
073- 21/06/93 Paris, Fnac Bastille
072- 19/06/93 Créteil, Quartier des Bleuets
071- 17/06/93 Cognac, Le petit ramoneur
070- 06/06/93 Ris-Orangis, Le Plan (1ère partie de Jean-Louis Aubert, Tournée H)
069- 05/06/93 Sens, Salle polyvalente (1ère partie de Jean-Louis Aubert, Tournée H)
068- 03/06/93 Laval, Salle polyvalente (1ère partie de Jean-Louis Aubert, Tournée H)
067- 16/05/93 Amiens, Espace 1901
066- 15/05/93 Montirat St-Christophe, Salle des Fêtes
065- 09/05/93 St-Quentin, La locomotive
064- 05/05/93 St-Just en Chaussée, Salle des Fêtes
063- 24/04/93 Abbeville, Théâtre (1ère partie de Jean-Louis Aubert, Tournée H)
062- 22/04/93 Bourges, Salle Gilles Sandier (Printemps de Bourges, Venice représente la Picardie)
061- 16/04/93 Creil, Grange à musique
060- 14/04/93 Compiègne, Le Damier
059- 11/04/93 Lemberg, Le Domino
058- 03/04/93 Bouffemont, A la maison pour tous
057- 02/04/93 Drancy, Le Grand Zebrock (Festival avec Les Innocents)
056- 27/03/93 Jihlava (République Tchèque), Avangarda music club
055- 26/03/93 Zlin (République Tchèque), Rock Club Spusa
054- 25/03/93 Koprivnick (République Tchèque), Rock club Nora
053- 20/03/93 Plzen (République Tchèque), Rock Club Divadlo Pod Lampou (enregistrement du concert en 16 pistes et mixage dans les jours qui suivent)
052- 19/03/93 Prague (République Tchèque), Rock Club U Zovfalcu
051- 18/03/93 Teplice (République Tchèque), Rock Club Knak
050- 05/03/93 Abbeville, Théâtre (1ère partie de Patrick Verbeke)
049- 28/02/93 Montpellier, Etat général du rock, scène ouverte (avec le groupe Lofofora)
048- 20/02/93 Noisy le Grand, Fnac
047- 16/02/93 Creil, Grange à musique
046- 13/02/93 Lisieux, MJC
045- 12/02/93 Caen, Fnac
044- 06/02/93 Le Chesnay, Fnac Parly 2
043- 30/01/93 Fresnes, La ferme du Cottinville
042- 28/12/92 Amiens, Maison d’arrêt, concert pour les détenus
041- 11/12/92 Maignelay Montiny, salle polyvalente
040- 07/11/92 Paris la Défense, Fnac Cnit
039- 06/11/92 Corbie, Marché couvert (1ère partie des Garçons Bouchers)
038- 04/11/92 Rouen, Fnac
037- 31/10/92 Beauvais, Théâtre (Sélection Printemps de Bourges 1993, tête d’affiche : Roadrunners)
036- 25/10/92 Hirson, L’Eden
035- 23/10/92 Lille, L’Aéronef (soir, 1ère partie de Kat Onoma)
034- 23/10/92 Lille, Fnac (après-midi)
033- 03/10/92 Nogent sur Oise, Le Cargo de nuit
032- 02/10/92 Nogent sur Oise, Le Cargo de nuit
031- 18/09/92 Plouvenez-Quintin, Le moulin du Quérou
030- 17/09/92 Rennes, Fnac
029- 12/09/92 Verneuil en Halatte, Festival rock Oise (avec King Size, VRP, Bernard Lavilliers)
028- 05/09/92 Cergy, Fnac
027- 29/08/92 Ribecourt, Le Solo
026- 04/07/92 Serquigny, plein air, Festival les Arts au soleil
025- 27/06/92 Strasbourg, Café des Anges
024- 26/06/92 Strasbourg, Café des Anges
023- 21/06/92 Peronne, Stade Boinet
022- 20/06/92 Issy les Moulineaux, plein air
021- 17/06/92 Créteil, Fnac
020- 08/06/92 Paris, New Moon
019- 28/05/92 Laigneville, Café de la gare
018- 09/05/92 Creil, Grange à musique
017- 02/05/92 Compiègne, Le Damier
016- 01/05/92 Compiègne, Le Damier
015- 17/04/92 Broglie, Foyer Socio-culturel
014- 12/04/92 Persan, Chez Freddy
013- 14/03/92 Bruyère sur Oise, salle polyvalente
012- 13/03/92 Choisy la victoire, chapiteau
011- 04/03/92 Paris, Rex Club
010- 28/02/92 Ribecourt, Le solo
009- 19/02/92 Amiens, Lune des Pirates
008- 25/01/92 Javene-Fougères, Bar Ma Rivière
007- 24/01/92 Moelan, L’Apollo
006- 29/11/91 Massy, Centre culturel Paul Bailliart (1ère partie des Inmates)
005- 03/11/91 Staffelfelden, MJC
004- 02/11/91 Merlebarch, Café Union
003- 01/11/91 Nilvange, Le Gueulard
002- 28/10/91 Besançon, Taos Blue
001- 27/10/91 Strasbourg, Café des Anges
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Au temps où je partageais les guitares avec Willy Vedder, dit "Willy la houille" ou "Willy les paluches"... il a tenu le coup une petite année... puis a déposé les armes.


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15.03.2007
Messages Transatlantiques -V-

Avec Roberto Piazza, dit Little Bob, lors d'une mémorable "Jam" en Live à la FNAC de Créteil vers la fin des années 90... Beau souvenir...
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Lundi 1er Décembre 2003
Nebo :
La délicatesse de l’écriture.
La plume inscrit toujours
des choses essentielles.
Comme la lame.
Eric :
Au commencement etait le Verbe ;
obéissance inexorable de l'écrivain.
Religion.
Mardi 2 Décembre 2003
Nebo :
Ma prosternation matinale,
intérieure,
est un lâcher prise,
non une soumission.
Eric :
Au réveil,
ma cafetière italienne et moi
échangeons des mots d'amour.
Mercredi 3 Décembre 2003
Nebo :
Ascèse,
non Ascétisme.
Joie,
Force,
non Orgueil.
Eric :
Dans la rue,
simplement marcher est une tache difficile.
Les sensations stupides de bonheur
me détournent de la Voie.
Jeudi 4 Décembre 2003
Nebo :
Le bruit de la Ville
clame, dit, chante, hurle
ce que je pense.
Eric :
Tapotant sur la table,
à l'aide de mes deux doigts,
je pense au prochain cataclysme.
Vendredi 5 Décembre 2003
Nebo :
L’Homme d’aujourd’hui
et la finitude de son projet
par rapport à l’infinitude
qu’il prétend atteindre.
Eric :
Le cinéaste de la Déconstruction
brûlera son scénario
avant de se mettre au travail.
Samedi 6 Décembre 2003
Nebo :
Je me sens vide.
De ce vide
qui n’accouche de Rien.
Eric :
J'attends encore celui
qui viendra sonner
ma Cloche.
Dimanche 7 Décembre 2003
Nebo :
Les sages se sentent pleins.
De ce Vide
qui accouche de la Plénitude.
Eric :
Qui a dit :
« La musique c'est le silence
entre les notes » ?
Lundi 8 Décembre 2003
Nebo :
En ce lieu
où tout est formulé,
je me tiens debout
face à mon mystère
d’Être.
Eric :
J'ai laissé passer
des familles entières d'oiseaux
au-dessus de ma tête.
La migraine a disparu.
Mardi 9 Décembre 2003
Nebo :
Le jaillissement,
souvent,
n’advient pas.
Comme en ce moment même.
Eric :
Bulles éclatant à la surface de l'eau :
Un poisson qui meurt
et un autre qui rit.
Mercredi 10 Décembre 2003
Nebo :
Se lâcher de toute posture.
Être dans la Nudité de l’Être.
Vivre enfin.
Eric :
Les journées s'accumulent,
où l'on nie l'évidence.
Et puis soudain, l'espace d'une seconde,
Une fenêtre s'ouvre sur l'Eternité.
Jeudi 11 Décembre 2003
Nebo :
Tant de Masques
se conçoivent
dans l’Ombre
de Dieu.
Eric :
Ma signature n'est, à l'origine,
qu'une piètre imitation de celle
de mon Père.
Vendredi 12 Décembre 2003
Nebo :
Une caresse,
un regard,
un chant d’oiseau,
un Sourire.
Une autre matinée.
Eric :
Je cherche encore un visage
qui puisse
m'aimer.
Samedi 13 Décembre 2003
Nebo :
Parfois,
l’espace d’un instant,
tout semble possible.
Eric :
Les résidences bétonnées
abritent de nouveaux
Alchimistes.
Dimanche 14 Décembre 2003
Nebo :
Lourd,
comme un Rocher,
je me laisse couler
dans la paisible rivière.
Eric :
Au fond de mes poches
il y a toujours au moins deux pièces.
Pour une éventuelle offrande
Aux anguilles sacrées.
Lundi 15 Décembre 2003
Nebo :
La Virginité.
Le Souffle rafraîchissant.
La Guérison accessible.
Eric :
J'ai parcouru la totalité
de mon Corps
à la recherche d'une ancienne cicatrice
d'enfant.
Mardi 16 Décembre 2003
Nebo :
D’abord,
l’apparition sous les mains créatrices.
Puis, sous la foison des possibles,
nommons les choses.
Expérience.
Eric :
Au-dessous du cocotier,
Ma tête s'auréole
de crainte.
Mercredi 17 Décembre 2003
Nebo :
Peu de Certitudes.
Perdu, en somme.
La Solitude, seule,
M’apparaît totalement,
irréductiblement,
incroyablement,
Authentique.
Eric :
Je me suis surpris
à claquer la porte.
Défaillance de l'attention
Jeudi 18 Décembre 2003
Nebo :
En la Caverne,
le froid lui-même
est une douce chaleur.
Eric :
Les miettes du repas
sont mes ennemies
jurées.
Vendredi 19 Décembre 2003
Nebo :
Connecté aux mystérieuses limbes.
les maux éteints,
les mots absents.
La Musique seule
dit les choses et l’Être.
Eric :
J'aimerais saluer du chapeau,
hélas,
je n'en porte pas.
Samedi 20 Décembre 2003
Nebo :
L’Espoir se terre
dans le réseau
de nos nerfs,
dans la fibre
de nos muscles,
dans nos liquides
infinitésimaux.
Eric :
J'aimerais aussi faire don d'une valise
qui contiendrait tous mes objets précieux.
Mais je ne possède rien de
précieux.
Dimanche 21 Décembre 2003
Nebo :
Une Fraternité
me couronne en ce jour
face aux champs des possibles.
Eric :
Une vieille femme
m'a lancé un regard noir
ce matin,
dans la rue.
Lundi 22 Décembre 2003
Nebo :
Merveille des Chiffres
s’élançant vers partout,
nul part et au-delà.
Eric :
A l'autre bout
de mon tapis d'Orient,
Il y a peut-être un ami
qui comme moi
va dîner seul ce soir.
Mardi 23 Décembre 2003
Nebo :
Un curieux ensemencement.
Sensation d’arrêt.
Trouble du recueillement.
Juste avant la Projection.
Eric :
Dans ses bras,
Le tic-tac de l'horloge
Redevient inoffensif.
Mercredi 24 Décembre 2003
Nebo :
Lumière, ô Lumière !
Reviens vers l’âtre noir
de la caverne.
Lumière, ô Lumière !
Annonce la fulgurance,
clame la clameur d’être,
chante la Vision élargie,
danse la Joie de l’Amour,
vibre, Lumière,
éclaire, ô Lumière !
Panse, ô Lumière !
Souris, ô Lumière !
Eric :
Il n'y aura pas de fin heureuse,
ni dénouement miraculeux à cette histoire.
Ma débâcle est un chef d'œuvre
inattaquable.
Jeudi 25 Décembre 2003
Nebo :
Mon Corps
me rappelle
mes limites.
Mon sourire
les repousse
un peu plus loin.
Eric :
Etrangers, inconnus,
que je croise dans la rue.
Ils emportent, chacun de leurs côtés
un morceau de mon âme.
Vendredi 26 Décembre 2003
Nebo :
Vivre au milieu
des ruines.
En souriant
saluer le déclin.
Nonchalamment.
En apparence.
Eric :
De nos jours et même de tout temps,
céder à la bonne humeur
requiert de la prudence. De l'adresse...
Car on a vite fait de sombrer
dans la vulgarité.
Samedi 27 Décembre 2003
Nebo :
Une Solitude Hautaine
qui fait murmurer
dans mon dos.
Eric :
Passants sous l'averse.
En quête d'un abri.
Leur élégance est de courte durée.
Dimanche 28 Décembre 2003
Nebo :
Tricher
en riant
pour survivre.
Eric :
Aujourd'hui je sais combien
redevenir un enfant
tient de l'héroïsme.
Lundi 29 Décembre 2003
Nebo :
Ma veste en cuir,
usée, trouée,
veut témoigner
de mille années
de Nomadisme.
Mille années d’errance.
Eric :
Mon visage de quarante ans
possède une beauté
contredite par le miroir.
Mardi 30 Décembre 2003
Nebo :
Il m’arrive encore
de désirer de toutes mes forces
la vision définitive.
Eric :
Bouches hurlantes
aux passage des colombes
Victorieuses.
Mercredi 31 Décembre 2003
Nebo :
L’Homme recule devant lui-même.
Il cligne des yeux.
Tirant sur un joint,
je considère ce cirque.
J’écoute le hululement
de mes chimères.
Eric :
J'imagine un monde
où chacun irait cogner
à la porte de son voisin,
en quête de sel ou d'une
simple pipe.
Jeudi 1er Janvier 2004
Nebo :
Je tente de calculer
le temps qui me reste.
Ce sinistre Sursis.
Eric :
Quand la mort frappe
par surprise,
on ouvre grand les yeux.
Comme des nouveaux-nés.
Vendredi 2 Janvier 2004
Nebo :
Ce geste d’un lointain passé.
Ouvrir une vieille porte,
où dorment des démons
et se cachent des anges.
Eric :
Je suis sorti de mon cachot,
en pleine lumière,
pour regagner ce terrain vague
Où m'attendait l'Ange Exterminateur.
Samedi 3 Janvier 2004
Nebo :
L’Abîme est partout
où le regard se pose.
Le sonder
est une autre histoire.
Eric :
Certains jours bénis,
je me sens aussi léger
qu'un papillon.
Dimanche 4 Janvier 2004
Nebo :
L’Audace souveraine
du départ admirable.
Prendre le large
à chaque aube.
Eric :
De la lointaine Ithaque
me parviennent quelques échos
presque fantomatiques.
Lundi 5 Janvier 2004
Nebo :
Chaque histoire
appartient à celui
qui sait la mener
jusqu’au bout,
à son terme.
Eric :
Il peut nous en coûter
de transgresser certaines règles de vie
comme celle du "devoir d'inspiration", par exemple.
A raviver le cœur des autres,
on ravive aussi le sien.
Mardi 6 Janvier 2004
Nebo :
Un souffle qui incendierait
mon cœur.
Mon incantation
ne me mènera
nul part.
Eric :
Matelot,
apprend à naviguer
sur les vagues du mépris.
Jusqu'au Septentrion.
Mercredi 7 Janvier 2004
Nebo :
Accomplir les Actes
comme s’ils n’appartenaient
à Rien.
Si ce n’est
à la beauté du geste,
comme celui du Calligraphe.
Eric :
Si dieu existe,
il est en chacun.
Et en chacun subsiste
un raccourci jusqu'à lui.
Jeudi 8 Janvier 2004
Nebo :
Vêtu de noir
par respect
pour la nuit,
je guette le feu d’artifice
qui éventrerait la ténèbres.
Eric :
Un vieux vélo,
enchaîné à son poteau,
se reflète dans une flaque
de clair-de-lune.
Vendredi 9 Janvier 2004
Nebo :
Aux confins du désert
plus rien ne peut stopper
l’avancée du Serpent.
Eric :
Un cœur sec qui demande pardon
n'est pas tout a fait sec,
ou bien il est déjà vendu
au Démon.
Samedi 10 Janvier 2004
Nebo :
Les Loups descendront
sur les places publiques
aux jours précédant le Jugement.
Eric :
Aux derniers jours,
des vagues d'inconnus se précipiteront
sur d'autres vagues d'inconnus
et s'embrasseront a pleine bouche.
Dimanche 11 Janvier 2004
Nebo :
Rêves de flammes.
Sculptures surréelles.
Il me faut laisser
ces chimères à la cave.
Retrouver
une profession de Foi
terrestre.
Eric :
L'épicier me rend deux pièces
sur le prix d'une barre de céréales.
Puis enchaîne sur un autre client.
Lundi 12 Janvier 2004
Nebo :
Boire aussi
le Venin
du Serpent
pour mieux
en combattre
les morsures.
Eric :
Ne plus s'aimer,
ne plus se haïr.
Une luxueuse sensation
que j'expérimente en silence.
Mardi 13 Janvier 2004
Nebo :
L’infini devient une torture
lorsque, descendant du Ciel,
il possède un Corps
mortel et limité
pour sa densité,
son tourbillon.
Eric :
J'échangerais bien
une poignée de vagins
contre une poignée de main
amicale.
Mercredi 14 Janvier 2004
Nebo :
Glorieux combat perdu.
Nous avons quitté le champ de bataille
avec tous les honneurs.
Eric :
Quand on revient à la Guerre
apres avoir perdue la précédente,
ça ne s'appelle plus la Guerre.
C'est de la Poésie.
Jeudi 15 Janvier 2004
Nebo :
Devenir
un astre,
unique,
sur une voie lactée
unique.
Eric :
Avoir un corbeau
pour ami.
Réconcilier deux royaumes.
Vendredi 16 Janvier 2004
Nebo :
Si je suis d’une légende,
mystérieuse et profonde,
y-a-t-il un frère,
une sœur,
qui soit de ma légende,
de mon histoire ?
Eric :
Il nous est donné le pouvoir
d'imaginer toute une foule de mondes,
et autant de portes dont les clés demeurent souvent introuvables.
Nous-même ainsi avons-nous été imaginés.
Samedi 17 Janvier 2004
Nebo :
Une Offrande rythmique
à la courbe des lèvres,
au contour des reins.
Nous nous abandonnons.
Eric :
La pluie tambourine
contre les vitres.
Je ne sais si ma solitude
s'en trouve allégée ou bien
accentuée.
Dimanche 18 Janvier 2004
Nebo :
Aube écarlate
sur le suaire
de ma malédiction.
Eric :
J'observe la ville
Majestueuse et ensoleillée.
Muette et insondable,
comme une femme.
Lundi 19 Janvier 2004
Nebo :
Parvenir
à comprendre
mon séjour
ici.
Eric :
Le geôlier négligeant
de mon crâne
autorise le passage
des parias.
Mardi 20 Janvier 2004
Nebo :
Jeune
je n’imaginais pas
que la vie
serait ainsi.
Eric :
O, Légendes malfaisantes des forêts !
Votre musique trouve un chemin
jusqu'à mes oreilles,
creuse mon visage
Et y multiplie les rides.
Mercredi 21 Janvier 2004
Nebo :
Notre Silence.
Je bride
mes impulsions épistolaires.
Je fais le vide et m’isole.
Un lac tranquille.
Eric :
Je ne fais que
dissimuler, dissimuler,
toujours dissimuler.
Une caverne précieuse
au milieux des pillards.
Jeudi 22 Janvier 2004
Nebo :
Si je le pouvais
je cicatriserais
tes Blessures
avec quelques baisers.
Eric :
Choix décisif :
se jeter dans la gueule du Monstre
ou devenir l'idiot du village !
Vendredi 23 Janvier 2004
Nebo :
Ton œil
reflète la lumière.
Ton corps
la détourne.
Ta Force
cherche à la rassembler.
Eric :
Carte des Menus
apéritif, repas.
« Ça se passe bien ? »
Carte des desserts donc,
Sucreries et même
un café.
Addition.
« Au plaisir ! »
PS: Il n'y a plus de sable dans votre sablier.
Samedi 24 Janvier 2004
Nebo :
Notre histoire
tumultueuse
ressemble de plus en plus
à un hymne très ancien.
Eric :
Après que le moineau
se fut posé, puis endormi
au creux de son épaule,
le vieil homme sut qu'il avait atteint
Tout ce qu'il y avait à atteindre…
Dimanche 25 Janvier 2004
Nebo :
De l’Amour,
de l’Amour,
et d’avantage
que l’Amour.
Eric :
Le tapage de la rue.
Du chaos consenti.
Le brouillon des âmes.
Lundi 26 Janvier 2004
Nebo :
Mon visage matinal,
au réveil :
un arbre ancien.
Eric :
Je jure de mépriser
toute Victoire
prochaine.
Mardi 27 Janvier 2004
Nebo :
Quand je soulève
ma valise
j’ai mal au dos.
Eric :
Comme il est curieux
qu'à toujours vouloir retenir,
on perde de vue ?
Mercredi 28 Janvier 2004
Nebo :
Multiplicité.
Entrelacs.
Entre Aurore et Crépuscule.
Feux.
Lumière perforée d’Ombre.
Eric :
Bien polir ses chromes
pour absorber le ciel
et avaler la route.
Jeudi 29 Janvier 2004
Nebo :
La Vision
du monde
est une
contradiction.
Eric :
J'ai ajusté mes chaussettes,
resserré mes lacets,
reboutonné chacune de mes poches.
Prêt pour le sacrifice.
Vendredi 30 Janvier 2004
Nebo :
A l’intérieur,
dans les flux,
sous l’épiderme,
il faut parvenir
à emporter dans la Mort
ce qu’il y a de meilleur
de notre Vie.
Eric :
Dévissons le couvercle
de cette migraine.
Saupoudrons avec de l'azur.
Samedi 31 Janvier 2004
Nebo :
Je me charge,
le temps de trois mots écrits,
de toute l’incarnation
du monde.
Eric :
Imperméable a la logique
de l'orateur.
Je jaugeais les arguments
de sa moustache.

Dimanche 1er Février 2004
Nebo :
Ainsi, parfois,
la phrase est un mystère.
La voix adéquate y apporte
beaucoup de Clarté.
Eric :
Mes amis mastiquent tous
avec style.
Encore trop de repas pris
en compagnie des goujats.
Lundi 2 Février 2004
Nebo :
Ma lame fleurie dans le sang.
Le Lieu où je suis n’est pas nommable.
J’y entre et en sors
à ma convenance.
Rares sont les êtres humains
que j’y croise.
Nous y rompons le pain
sans arrière-pensée.
Eric :
Ecrire ses mots et les savoir perdus.
Les voir s'éloigner comme autant de vaisseaux
lancés au hasard.
Mardi 3 Février 2004
Nebo :
Ecriture.
Trace singulière,
foudroyante,
affirmée.
Eric :
Une fleur gracieusement tenue
et non pas saisie.
Une fleur tendue.
Mais pour personne.
Mercredi 4 Février 2004
Nebo :
Le poème
n’a qu’un seul but :
rendre visible,
palpable,
la Réalité.
Eric :
Mes premiers terrains de jeu,
coccinelles, pâquerettes et
boutons d'or.
Une tristesse de toute
Beauté.
Jeudi 5 Février 2004
Nebo :
La Robustesse.
Le feu de



