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14/06/2020

Systémique...

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D'une amie sur Fesse de Bouc...

 

-- Maman, c'est quoi le racisme systémique ?
-- C'est quand tout le système est avec toi.
-- Ce n'est pas l'inverse ?
-- Non, tu es victime de racisme systémique quand les médias, la classe politique, le showbizz, les grandes multinationales sont avec toi, quand tu es surnoté dans les facultés, quand tu bénéficies d'un emploi quota même quand tu es nul, que tu peux manifester même quand c'est interdit, que tu peux traiter tout le monde de sale juif, que tu peux tout cramer sans être inquiété, que tu peux vandaliser le patrimoine tranquille pépouze et tuer des gens en bénéficiant de circonstances atténuantes pour malentendu culturel.
-- Ça a l'air bien. Je veux être victime de racisme systémique plus tard.
-- Tu ne peux pas, mon chéri, tu es un oppresseur systémique.
-- Et ça me donne le droit de faire quoi ?
-- Pas grand chose. Payer des impôts et acheter des trucs pour engraisser tous les gens qui te crachent à la figure toute la journée, te mettre à genoux et prier très fort pour ne pas te prendre un coup de couteau dans le RER.
-- C'est nul, je ne suis pas d'accord.
-- Chuuuut....la milice Avia va nous entendre, on va avoir des ennuis.

 


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Le monde d'après... Synthèse...

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Le groupe du haut est un groupe d' "identitaires"... (des fascistes terribles et eSStrémistes de Drouâte) qui a été arrêté, hier, lors de la manifestation antiraciste parisienne, par la Police Macronienne et mis en garde à vue pour avoir osé déployer une banderole "incitant à la haine et au racisme" (dixit les MeRdias)... la banderole disait : "Justice pour les victimes du racisme anti-blanc. White lives matter". Ces extrémistes représentent une menace imminente pour la république et nos libertés par leur message de haine et de rejet de l’autre. La France que l’on ne peut que détester...

Le groupe du bas, participant à une manifestation "interdite" (Covid oblige) mais "tolérée" (Tolérance mitterandienne et Républicaine faisandée imposée), manifestation organisée par une famille mafieuse dont les casiers judiciaires sont épais comme la longueur de mon bras, a été laissé libre comme l’air, malgré les messages d’amour adressés à la communauté juive ("bande de sales juifs on va vous crever fils de putes !").
Ces victimes du racisme policier n’ont pas eu d’autres choix que les insultes , les crachats et les jets de projectiles contre les forces de l’ordre qui ne voulaient pas mettre un genoux à terre devant eux. Ils sont une chance pour la France et pour l’avenir de l’amour entre les hommes. La France que l’on ne peut qu'aimer, bien entendu... Certains magasins et commerces alentours s'en souviennent encore... 

 

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22/03/2020

Covid-19 : fin de partie ?!

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Jean-Dominique Michel est anthropologue de la santé et réside en Suisse...

 



 

"Covid-19 : fin de partie ?!"

Telle était la tonitruante affirmation proférée le 26 février dernier par le meilleur infectiologue au monde (selon le classement expertscape), accueillie pourtant avec scepticisme et même sarcasmes par la communauté scientifique. Trois semaines plus tard, la réalité est en train de lui donner raison. Révélant au passage que nous aurions à peu près tout faux face au virus. Ce qui est en fait une excellente nouvelle !

Nous voici donc nous dit-on en « état de guerre ». Nouveauté certes pour nos générations qui (sauf pour les plus anciens) n’ont connu que des temps de paix. L’Europe est sous un quasi-couvre-feu, avec une restriction massive des libertés individuelles et une casse économique et sociale qui promet d’être dramatique. Les discours des chefs d’état s’enflamment à qui mieux mieux: nous sommes « attaqués », l’ennemi est « invisible », « sournois », « redoutable » mais nous en viendrons à bout ! Ce genre de vocabulaire paraît d’un autre âge. La réalité est plus prosaïque : nous subissons la contamination à large échelle par un virus qui est un pur produit de la rencontre entre la bêtise humaine (l’entassement dans des cages d’animaux sauvages de diverses espèces dans des marchés insalubres…) et de l’inventivité du vivant. La bestiole a donc franchi la barrière inter-espèces et s’est propagé à partir de là entre humains. Ce n’est pas une guerre, nous ne pourrons jamais vaincre ou éradiquer cette créature. Nous prémunir contre ses dégâts si, puis nous aurons à apprendre à vivre avec elle. Ce qui réclame une autre intelligence que celle des slogans martiaux sanitaires…

Précaution liminaire

Je l’ai dit et le répète : en ces temps de mobilisation collective, nous avons tous à respecter scrupuleusement les mesures qui sont imposées. Même si on doute de celles-ci ou qu’on les trouve inadaptées, aucun d’entre nous ne peut se donner le droit de suivre sa propre idée. Cette compliance -que je n’ai cessé de prôner- m’habite inconditionnellement.

Par contre, cette obéissance civile ne doit surtout pas conduire à une interdiction de penser ou de parler. Nous vivons des temps hautement traumatiques, avec des dégâts sur la population qui seront considérables. Donner sens à ce que nous vivons, nous renseigner, oser poser des questions est non seulement un droit inaliénable mais aussi une nécessité vitale !

J’ai lu passablement de commentaires ironiques sur le nombre soudain de virologues ou d’épidémiologies amateurs s’exprimant sur les réseaux sociaux, ce que je peux comprendre. Mais je pense à l’inverse que plus les citoyennes et citoyens s’intéresseront à ce qui nous arrive, plus ils s’informeront ou même se documenteront, mieux cela nous aidera à mettre en dialogue ce que nous vivons, ce qui essentiel à la fois pour notre santé psychique individuelle et notre résilience collective.

On m’a parfois objecté que j’avais une responsabilité en tant que scientifique, que les analyses que je pouvais faire (toutes pertinentes qu’elles soient) risquaient d’être mal interprétées ou pousser les gens à faire n’importe quoi. Je le rappelle donc : nous avons tous à suivre sans discuter les instructions des autorités. Et abstenons-nous strictement de toute automédication, en particulier en ce qui concerne les substances que je mentionnerai plus loin. Utilisées hors suivi médical strict, elles peuvent en effet être dangereuses. Ceci posé, allons-y !

D’où je parle…

Je suis anthropologue de la santé et expert en santé publique. Mon métier consiste depuis plus de 30 ans à étudier les pratiques des soins et les dispositifs sanitaires. J’arrive à un âge où l’on sait (hopefully) qu’on n’est pas le nombril du monde et (sauf exception) qu’on n’a pas inventé le fil à couper le beurre. J’ai quelques références dans mon domaine, comme celle d’être (malgré l'embarrassante immodestie de ce propos) un des meilleurs connaisseurs actuels des processus de salutogenèse et de rétablissement ainsi que des déterminants de la santé. Ce qui m’a valu d’être invité à enseigner dans une quinzaine de programmes universitaires et de hautes écoles en santé (Facultés de médecine de l’UNIGE et de l’UNIL, EPFL, IHEID, Universités de Montréal, Fribourg, Neuchâtel, etc.) J’ai exercé ma profession hors des milieux académiques, préférant agir au sein des politiques de santé ainsi que sur le terrain. J’ai créé différents dispositifs socio-sanitaires innovants, en particulier en santé mentale, dont certains font encore référence aujourd’hui.

Je m’excuse pour ce petit étalage. C’est le prix à payer pour me prévaloir d’une (modeste) compétence quant à ce que je vais maintenant avancer.

Banal ou pas banal ?

Depuis le début de l’émergence du coronavirus, je partage mon analyse qu’il s’agit d’une épidémie banale. Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2'600'000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois, à 9'000 décès, et avec le pays initialement le plus touché qui est parvenu à juguler l'épidémie. Nous sommes très très loin d'avoir un effet statistiquement significatif au regard de la mortalité habituelle et en particulier de la surmortalité saisonnière.

Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle. Comme la mise en scène (avec décompte en live des victimes) de n’importe quel problème sanitaire d’envergure, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, des cancers ou aux effets de la pollution atmosphérique nous ferait frissonner d’effroi tout autant et même infiniment plus !

Nous savons aujourd’hui que le Covid-19 est bénin en l'absence de pathologie préexistante. Les plus récentes données en provenance d'Italie confirment que 99% des personnes décédées souffraient d'une à trois pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaire, cancers, etc.) avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans (médiane à 80,5) et très peu de pertes en-dessous de 65 ans.

 



 

Les quatre plus grands facteurs à l'origine des maladies chroniques étant :

- La malbouffe.

- La pollution.

- Le stress.

- La sédentarité.

Les maladies chroniques seraient évitables à 80% si nous nous donnions les moyens de protéger la population plutôt que de sacrifier sa santé au profit d'intérêts industriels. Nous avons depuis des décennies accordé des facilités coupables à des industries hautement toxiques au détriment du bien commun et de la santé de population (pour un développement de ce constat, se référer à l’article suivant).

Il faut oser le dire : ce n’est pas le virus qui tue (il est bénin pour les personnes en bonne santé), ce sont les pathologies chroniques qu’on a laissé se développer depuis des décennies et qui le rendent potentiellement fatal, ce qu'il n'est quasiment pas par lui-même.

Stats et probas en folie

Il y a un autre problème : les taux en particulier de complications et de mortalité qu’on nous brandit sous le nez jour après jour ne veulent rien dire. En l’absence de dépistage systématique de la population, nous n’avons aucune donnée fiable à laquelle référer les données dont nous disposons (nombre de cas déclarés et de décès).

C’est un classique en épidémiologie : si vous ne dépistez que les morts, vous parviendrez à 100% de taux de mortalité ! Si vous ne testez que les cas critiques, vous en aurez moins mais encore beaucoup plus qu’en réalité. Si vous dépistez beaucoup, vous aurez beaucoup de cas alors que si vous dépistez peu, le nombre de cas sera faible. La cacophonie actuelle ne permet juste pas d’avoir la moindre idée de la progression réelle du virus et de sa diffusion.

Les estimations les plus crédibles laissent penser que le nombre de personnes déclarées est très largement inférieur (dans un facteur allant selon les meilleures estimations jusqu'à 1/47) au nombre de personnes réellement infectées, dont à peu près la moitié ne se rendra même pas compte qu’elle a contracté le virus. Pour un redoutable tueur, il est parfois plutôt sympa…

Nous n’avons donc à ce stade aucune idée de l’ampleur réelle de la propagation du virus. La bonne nouvelle est que les données réelles (en particulier les taux de complications et de mortalité) ne peuvent être que largement inférieures à ce qui est couramment avancé. La mortalité réelle, comme annoncé dans un précédent article, doit en fait s'établir au plus à 0,3% et probablement encore moins. Soit moins du dixième des premiers chiffres avancés par l’OMS.

Les dernières modélisations évaluent à un ratio minimal de 1:8 (et possiblement jusqu'à 1:47 voire encore plus) le nombre de cas détectés vs non détectés, dépendamment des stratégies de dépistage mises en œuvre selon les pays. En date du 16 mars par exemple, on recensait 167'000 cas déclarés à travers le monde alors que l'estimation du nombre global de personnes infectées s'élevait à plus de 1'000'000. Une équipe de recherche universitaire américaine m'a fait part qu'ils évaluaient (étude à publier) actuellement à 800'000 le nombre de personnes réellement infectées en Chine (et donc très probablement immunisées) pour 3'118 décès. Soit effectivement un taux de mortalité de 3/1000.

Des lecteurs m'ont entretemps écrit pour m'indiquer que je m'étais trompé, que le nombre de cas en Chine était de 80'000 et non de 800'000 ! A nouveau, ils se réfèrent au nombre de cas avérés, qui n'est que la partie émergée de l'iceberg. Le taux de dépistage reste faible même dans les pays qui ont pris massivement cette voie. S'il reste impossible de connaître le nombre de cas inconnus (!), on est de toute manière très loin des statistiques disponibles basées sur des données lacunaires.

Fin du monde ou pas ?!

Pareillement, les projections qui sont faites pour imaginer le nombre de morts possibles sont rien moins que délirantes. Elles reposent sur un « forçage » artificiel et maximal de toutes les valeurs et coefficients. Elles sont faites par des gens qui travaillent dans des bureaux, devant des ordinateurs et n’ont aucune idée ni des réalités de terrain, ni de l’infectiologie clinique, aboutissant à des fictions absurdes. On pourrait leur laisser le bénéfice de la créativité et de la science-fiction. Malheureusement, ces projections, littéralement psychotiques, font des dégâts massifs.

Mon expérience en santé mentale me fait éviter strictement les expressions toutes faites comme « schizophrénie » ou « psychose », qui sont à peu très toujours utilisées abusivement et d’une manière désobligeante pour les personnes concernées. Médicalement, la psychose se caractérise par des distorsions cognitives, perceptuelles et affectives entraînant une perte de contact avec la réalité. Ici, le terme est hélas pleinement indiqué.

J’en appelle à mes collègues de la Faculté de médecine et autres instituts universitaires pour qu’ils arrêtent de produire et de colporter des modélisations fausses et anxiogènes. Ces experts se protègent en reconnaissant par précaution de langage le caractère outrancier de leurs formalisations, les journalistes le mentionnent scrupuleusement (c’est à leur crédit), on n'en construit pas moins diligemment un sentiment de fin du monde qui non seulement n’a absolument pas lieu d’être, mais de surcroît est lui-même profondément nocif !

On peut certes donner crédit à nos dirigeants d’envisager le pire du pire du pire sur la base de ces élucubrations pour ne surtout pas prendre le moindre risque qu’il se produise. En attendant, on construit une hallucination -collective- sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire. La réalité, à nouveau, est que cette épidémie est largement moins problématique et dangereuse que ce qui est affirmé, le visionnement de la première vidéo référencée en fin d’article donnera au lecteur (ou la lectrice) les éléments nécessaires à comprendre le bien-fondé de cette affirmation.

Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!

C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. Comme me l'écrivait le Dr Philippe Cottet, en première ligne aux HUG : « il faut le dire, les pneumonies virales sont rarissimes d’habitude en Suisse. Elles ont un tableau clinique fruste et d’évolution parfois fulminante, dont les signes annonciateurs sont difficilement identifiables face aux cas plus bénins. C’est un réel challenge clinique, sans compter le nombre de cas simultanés... »

C’est l’existence de ces cas graves (estimés à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n'en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire… En l’absence -jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.

Bien sûr reste le dramatique engorgement des services d'urgence du fait de l'abondance de cas, et le stress majeur qu'il fait porter à des équipes soignantes laissées à elles-mêmes et prenant de plein fouet la réduction des moyens opérée depuis 20 ans.

Je comprends le désarroi des équipes, comme même une possible colère face aux éléments que j'avance. La santé publique est profondément autre que la clinique, nous ne travaillons pas à la même échelle. Chaque décès prématuré est un drame que vivent durement les équipes soignantes, je m'en voudrais profondément de donner l'impression d'y être indifférent. Mais nous devons faire ce travail de contraste et de granularité pour y voir plus juste.

C'est une des difficultés de la santé publique : la médecine comme le journalisme travaillent dans le cas particulier. En médecine, c'est pour cela par exemple qu'il n'y a pas "remède-miracle". Chaque personne sera susceptible de réagir différemment à un traitement.

En journalisme, on cherche à illustrer une thématique avec des cas particuliers, en montrant donc des images et paroles souvent choquantes. En santé publique, on n'agit pas à ce niveau "narratif" singulier. On collecte des données pour voir les contours exacts d'une problématique. Ainsi en Italie, seuls 7 des 2'500 premiers décès concernaient des personnes âgées de moins de 50 ans. Ces cas existent, mais ils sont heureusement marginaux.

Un possible motif d'inquiétude en revanche est cette affirmation qu'il y aurait des personnes jeunes en quantité non négligeable atteintes de pneumonie et placées sous assistance respiratoire. Elles semblent heureusement survivre, mais c'est bien le nombre de lits en soins intensifs qui est dès lors à risque de poser problème si l'encombrement des services der réanimation se poursuivaient.

C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus pour l'immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

Le confinement général constitue un pauvre pis-aller face à l'épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…

Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple.

Les pays mentionnés ont mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).

Enfin, nous avons réduit de manière importante la capacité de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée et nous retrouvons en manque de lits de soins intensifs et de matériel de réanimation. Les statistiques montrent que les pays les plus touchés sont ceux qui ont réduit massivement les capacités des services de soins intensifs.

 



 

Rien de tout ceci n’a été pensé, alors que le risque de pandémie est un risque sanitaire majeur. La vérité, c’est que nous avons été complètement dépassés. C’est évidemment plus facile de jouer sur les métaphores guerrières que de reconnaître notre tragique impréparation…

Fin de partie ?!

Le premier expert mondial en matière de maladies transmissibles s’appelle Didier Raoult. Il est français, ressemble au choix à un Gaulois sorti d’Astérix ou un ZZ top qui aurait posé sa guitare au bord de la route. Il dirige l’Institut hospitalier universitaire (IHU) Méditerranée-Infection à Marseille, avec plus de 800 collaboratrices et collaborateurs. Cette institution détient la plus terrifiante collection de bactéries et de virus « tueurs » qui soit et constitue un des meilleurs centres de compétences en infectiologie et microbiologie au monde. Le Pr Raoult est par ailleurs classé parmi les dix premiers chercheurs français par la revue Nature, tant pour le nombre de ses publications (plus de deux mille) que pour le nombre de citations par d’autres chercheurs. Il a suivi depuis le début du millénaire les différentes épidémies virales qui ont frappé les esprits et noué des contacts scientifiques étroits avec ses meilleurs collègues chinois. Parmi ses hauts faits, il a découvert des traitements (notamment avec la chloroquine…) qui figurent aujourd’hui dans tous les manuels d’infectiologie au monde.

Le 26 février, il publiait donc une vidéo retentissante sur un canal en ligne (comprenant le mot « tube ») pour affirmer : « Coronavirus, fin de partie ! »

La raison de son enthousiasme ? La publication d’un essai clinique chinois sur la prescription de chloroquine, montrant une suppression du portage viral en quelques jours sur des patients infectés au SARS-CoV-2. Des études avaient déjà montré l’efficacité de cette molécule contre le virus en laboratoire (in vitro). L’étude chinoise confirmait cette efficacité sur un groupe de patients atteints (in vivo). Suite à cette étude, la prescription de chloroquine fut incorporée aux recommandations de traitement du coronavirus en Chine et en Corée, les deux pays qui sont le mieux parvenus à juguler l’épidémie…

La chloroquine est une molécule mise sur le marché en 1949, largement utilisée comme antipaludique. Tous les voyageurs des pays tropicaux se souviendront des comprimés de nivaquine (un de ses noms commerciaux) qui leur étaient prescrits à titre préventif contre la malaria. Ce remède a ensuite été remplacé par d’autres pour certaines zones géographiques, restant en usage pour certaines destinations.

L’hydroxychloroquine (nom commercial : plaquenil) a quant à elle été préparée en 1955 et présente une hydroxylation sur un des deux groupes éthyle de la chaine latérale.

So what ?!

Pourquoi vous parler de cela ? Eh bien parce que le Pr Raoult et ses équipes sont les meilleurs spécialistes actuels au monde de l’utilisation de la chloroquine. Il avait notamment eu l’idée géniale de l’essayer contre des bactéries intracellulaires (qui pénètrent les cellules comme les virus), en particulier les Ricksettia. L’IHU de Marseille dispose donc d’une expérience clinique et pharmacologique sans équivalent quant à l’usage de cette molécule.

La chloroquine a également démontré une puissante efficacité thérapeutique contre la plupart des coronavirus, dont le redouté SRAS de sinistre mémoire. Raoult trouva donc dans l’essai clinique chinois la confirmation que la chloroquine était aussi indiquée contre le Covid-19.

Il fut toutefois accueilli comme un cheveu sur la soupe, ses confrères dénigrant d’emblée sa proposition. Les journalises du Monde allèrent même jusqu’à qualifier sa communication de « fake news », accusation reprise sur le site du ministère de la santé pendant quelques heures avant d’être retirée.

Le Pr Raoult obtint pourtant dans la foulée l’autorisation de conduire un essai clinique sur 24 patients dans son service et fut appelé à faire partie du comité pluridisciplinaire de 11 experts formé en mars par l'exécutif français, afin "d'éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au coronavirus".

Les résultats de l’essai clinique étaient attendus avec impatience, en premier chef par votre serviteur. Nous savons la prudence requise face à de substances prometteuses et l’importance de ne rien avancer avant que la recherche confirme ou non une hypothèse La science n’est ni divination ni magie, elle est observation, test, puis le cas échéant validation.

Les résultats de son étude clinique sont sortis hier, confirmant l’obtention d’effets thérapeutiques spectaculaires. La méthodologie est robuste, puisque l’IHU de Marseille a pu comparer la négativation du portage viral chez les patients qui ont suivi le protocole avec des patients d’Avignon et de Nice qui n’ont pas reçu le traitement.

« Ceux qui n’ont pas reçu le Plaquenil [médicament à base d’hydroxychloroquine] sont encore porteurs à 90 % du virus au bout de six jours, tandis qu’ils sont 25 % à être positifs pour ceux qui ont reçu le traitement », explique le professeur Raoult.

Mais ça ne s’arrête pas là : l’IHU Méditerrannée- Infection conseille (comme d’autres) depuis longtemps de donner concomitamment un antibiotique dans les infections virales respiratoires « parce qu’elles se compliquent surtout de pneumopathies. Donc tous les gens qui présentaient des signes cliniques qui pouvaient évoluer vers une complication bactérienne de pneumopathie, on leur a donné de l’Azithromycine. Il a été démontré que ça diminue les risques chez les gens qui ont des infections virales. L’autre raison, c’est que l’Azithromycine a montré en laboratoire qu’elle était efficace contre un grand nombre de virus, bien que ce soit un antibiotique. Donc quitte à choisir un antibiotique, on préférait prendre un antibiotique efficace contre les virus. Et quand on compare le pourcentage de positifs avec l’association hydroxychloroquine et Azithromycine, on a une diminution absolument spectaculaire du nombre de positifs. » ajoute-t-il.

Portage viral ?

Une étude publiée dans la revue Lancet le 11 mars avait entretemps révélé une donnée nouvelle mais essentielle : le temps de portage viral (durée entre le début et la fin de l’infection- et donc de contagiosité possible) s’avère supérieur à ce que l’on croyait, avec une durée moyenne de 20 jours. Avec l’association hydroxychloroquine / azithromycine, cette durée est réduite à 4-6 jours.

La réduction drastique du temps de portage viral donne non seulement l’espoir de traiter les cas critiques, mais aussi de réduire le temps nécessaire à une personne infectée pour ne plus être contagieuse. Et donc présente des perspectives énormes pour prévenir la propagation du virus. Cette nouvelle est bien sûr la meilleure nouvelle que l’on pouvait attendre. Les autorités et les scientifiques l’ont donc accueillie avec joie penserez-vous…

Eh bien que nenni ! Les réactions qui se sont fait entendre disputaient dans un premier temps la bêtise à la méchanceté.

Certes, ni les études chinoises, ni l’essai clinique marseillais n’a valeur de preuve (« evidence ») selon les critères de la recherche scientifique. Une réplication des résultats par d’autres équipes est requise, sans même parler d’une étude randomisée en double-aveugle, le top of the pop des méthodologies de recherche.

Mais diable ! nous sommes dans une situation d’urgence. La chloroquine est un des médicaments les mieux connus et les mieux maîtrisés (en particulier par l’IHU de Marseille). On peut donc tabler sur une très solide expérience relative au sujet de sa prescription. Se réfugier derrière un intégrisme procédural est éthiquement indéfendable dès lors qu’on parle d’un médicament qu’on connaît par cœur, qui a déjà démontré son efficacité sur d’autres coronavirus, confirmée sur celui-ci par deux essais cliniques, et alors que des vies sont en jeu jour après jour !

Raoult a relevé avec ironie qu’il n’était pas impossible que la découverte d’un nouvelle utilité thérapeutique pour un médicament tombé de longue date dans le domaine public soit décevant pour tous ceux qui espèrent un prix Nobel grâce à la découverte fracassante d’une nouvelle molécule ou d'un vaccin… sans oublier la perspective des dizaines de milliards de dollars de revenus à prendre, là où la chloroquine ne coûte littéralement rien.

Célébration des soignants !

Depuis quelques jours, la population confinée s’exprime chaque jour pour rendre hommage aux soignants et les soutenir dans les circonstances éprouvantes qu’ils vivent. Il s’agit d’une belle expression de solidarité, évidemment méritée par des professionnel-les remarquables d’abnégation et d’engagement, au front de cette lourde souffrance et de ce nouveau danger.

Dans les cercles des sommités, les choses sont hélas en général moins reluisantes. La recherche et l’autorité médicales sont aussi souvent faites de mesquineries, de manipulations, de malhonnêtetés ou d’abus en tous genres, ainsi que de pitoyables mais violents combats d’ego.

Sur BFM TV, le Dr Alain Durcadonnet cassait aussitôt du sucre sur le dos de Raoult en rappelant qu’une conclusion scientifique se publiait dans des revues scientifiques et non pas par vidéo… Ceci alors, que dans sa communication, le Pr Raoult (le chercheur français qui, rappelons-le, a le plus publié dans les revues scientifiques dans son domaine) venait évidemment de préciser que l’article décrivant son essai clinique avait été envoyé pour publication à une revue à comité de lecture. Cette anecdote montrant le niveau, comme les suivantes.

Le 1er mars, bien après la publication du premier essai clinique chinois, le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, disait ainsi au micro d’Europe 1 : "La chloroquine marche très bien dans une éprouvette, mais n’a jamais marché chez un être vivant", ce qui était déjà parfaitement faux !

Dans les retours de la presse nationale, l’insistance est mise lourdement sur le risque du surdosage avec la chloroquine, effectivement toxique au-delà de 2 gr/jour en l’absence de comorbidité somatique. Les chinois ont privilégié des doses de 2x 500 mg/jour pendant leur essai. Raoult et son équipe, trouvant ce dosage excessif, préférant opter pour 600mg/jour. L’objection est donc d’une consternante vacuité- rappelons que nulle équipe clinique ne connaît mieux cette molécule que celle de Méditerranée-Infection. Cela reviendrait à dire à une équipe de neurologues au sujet du Dafalgan : ouh là là, attention, il peut être toxique s’il est mal utilisé, donc ce n’est vraiment pas une bonne idée d'envisager de traiter les maux de tête avec ce médicament !

On invoqua (si, si, lisez la presse !) les risques liés à une utilisation prolongée, là où le traitement proposé dure en moyenne 6 jours. L’IHU dispose de surcroît de l’expérience de prescriptions exceptionnelles au long cours (jusqu’à deux ans !) dans le cadre du traitement de certaines bactéries intracellulaires. On a beau savoir qu’il est bon d’être charitable avec son prochain, des fois la bêtise combinée à la malhonnêteté rendent la chose ardue...

D’autres insistèrent (et insistent encore) sur le fait qu’on ne peut tirer de conclusions définitives sur la base d’essais cliniques. Ce qui est tout-à-fait juste dans l’absolu mais s’applique mal au cas présent, étant donnée la parfaite connaissance de cette molécule ! Situation absurde résumée ainsi par Raoult : « Il y a une urgence sanitaire et on sait guérir la maladie avec un médicament que l'on connaît parfaitement. Il faut savoir où on place les priorités. » Face à la réalité de l'épidémie, il préconise d’arrêter de s'affoler et de détecter les malades sans attendre que leur cas s'aggrave pour mieux les traiter.

Le problème va plus loin…

La solitude de la compétence extrême ?! Raoult explique comment Emmanuel Macron est venu le chercher après sa première annonce publique du 26 février et l’étrange expérience qui a été depuis la sienne dans le cercle d’experts qui conseille le martial président. A la question posée par un journaliste de Marianne : « Y êtes-vous entendu ? », il répond : « J'y dis ce que je pense, mais ce n'est pas traduit en acte. On appelle cela des conseils scientifiques, mais ils sont politiques. J'y suis comme un extra-terrestre. »

C’est sa certitude, évidemment inconfortable pour les autorités : avec les mesures prises actuellement contre l’épidémie, on marche sur la tête. Nos pays ont renoncé (contrairement aux Chinois et aux Coréens) au dépistage systématique au profit d’un confinement dont le Pr Raoult souligne qu’il n’a jamais été une réponse efficace contre les épidémies. C’est un réflexe ancestral de claustration (comme à l’époque du choléra et du Hussard sur le toit de Giono). Confiner chez eux des gens qui ne sont pas porteurs du virus est infectiologiquement absurde- le seul effet d’une telle mesure est de détruire l’économie et la vie sociale. Un peu comme bombarder une ville pour en éloigner les moustiques porteurs de malaria…

La seule voie qui fasse sens selon lui est de confiner les porteurs du virus uniquement, et de les traiter en cas de besoin soit pour éviter de terribles complications comme celles que l’on voit, soit pour réduire le temps pendant lequel elles sont contagieuses.

En Suisse comme en France (et partout en Occident), la décision prise est de confiner les gens chez eux, malades ou non. Quand ils sont malades, on attend qu’ils aillent mieux puis (du fait de la durée de portage viral), on les laisse ressortir alors qu’ils sont en fait encore contagieux ! Les personnes à risque, elles, développent parfois des complications, en particulier une détresse respiratoire aiguë qui les conduit aux urgences. Elles viennent alors engorger les services de soins intensifs, et, pour certains malades, y mourir alors qu’affirme Raoult, on aurait pu les traiter avant !

Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés.

La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risque puisque c’est possible, comme on le voit en Chine et en Corée, qui ont intégré l’association de dépistages massifs avec la prescription de chloroquine dans leurs treatment guidelines.

Ni Hong Kong ni la Corée, deux territoires qui ont connu les plus faibles taux de mortalité face au Covid-19 n’ont imposé de confinement aux personnes saines. Elle se sont simplement organisées différemment.

La décadence de l’Occident

Elle est hélas criante et révélée ici dans toute sa crudité… Nous disposons d’une médecine de qualité, mais d’une santé publique moyenâgeuse. Le leadership technologique et scientifique est passé à l’Extrême-Orient depuis longtemps déjà, et notre nombrilisme intellectuel nous fait souvent nous raccrocher aux lanternes du passé plutôt qu’à la science d’aujourd’hui.

Des tests systématiques seraient faciles à instaurer, pour autant qu’on en fasse une priorité sanitaire et que l’on s’organise, ce que les Coréens ont fait en un temps record. En Europe, nous avons été complètement dépassés, comme si nous vivions dans un autre temps. Les autorités comprennent maintenant qu’il s’agit d’une priorité absolue -suivant en cela les recommandations insistantes de l’OMS.

Produire les tests ne présente aucune difficulté :« C’est de la PCR [réaction en chaîne par polymérase] banale que tout le monde peut faire, la question c’est l’organisation, pas la technique, ce n’est pas la capacité de diagnostic, nous l’avons, commente Raoult. C’est un choix stratégique qui n’est pas celui de la plupart des pays technologiques, en particulier les Coréens qui font partie, avec les Chinois, de ceux qui ont maîtrisé l’épidémie en faisant dépistage et traitement. On est capables dans ce pays comme n’importe où de faire des milliers de tests et de tester tout le monde. »

Certes, des régimes politiques plus disciplinés ou même autoritaires ont un avantage de compliance sociale, mais la question n’est pas là. Le problème, c’est bien nous. La France s’enfonce dans des polémiques sans fin avant même que qui que ce soit ait ouvert la bouche, pendant que son jupitérien président s’envole dans des pérorations antiques sur l’« état de guerre » en se contemplant dans un miroir… Dans notre pays, le Conseil fédéral a réagi sans agitation ni malice, mais en donnant comme toujours l’impression qu’on le réveillait déplaisamment de sa sieste.

Bref, pour notre pays qui se targue de sa qualité d’innovation et de biotech, c’est encore un peu la fête au village…

Le changement c’est maintenant ?!

Heureusement, on peut espérer que le vent change vite et bien. Le ministère de la santé français vient de mandater le CHU de Lille pour un essai visant à répliquer les résultats obtenus à Marseille. Rappelons que des essais probants ont déjà été menés en Chine et en Corée -mais en France on tient en général que ce qui vient de l’étranger est indigne du génie français. Quelques services hospitaliers et leurs médecins-chefs sont capables d’envisager qu’ils se sont trompés, c’est par exemple le cas du Pr Alexandre Bleibtreu de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui a tweeté récemment avec humour :

 



 

L’intérêt pour la chloroquine est désormais mondial avec des équipes travaillant aux quatre coins du monde. Si l’efficacité aujourd’hui très probable du médicament se confirme, ce sera un major game-changer.

Une fois les personnes à risque de complications diligemment traitées, les innombrables infections bénignes dues au SARS-CoV-2, que nous serons très nombreux à vivre, pourvoiront l’immunité de masse qui ravalera cette « pandémie » au rang de sale mésaventure.

Le dépistage de masse est désormais enfin une priorité sanitaire. Le temps d’organiser la capacité d’analyses des laboratoires, nous y aurons tous progressivement droit. Le laboratoire Sanofi vient par ailleurs de proposer au gouvernement français de produire gratuitement un million de de doses de chloroquine.

Et si la molécule ne tenait pas ses promesses ? C’est bien sûr une hypothèse possible, même si elle est à ce stade peu probable. D’autres médicaments sont actuellement en voie d’examen, notamment des antiviraux connus (comme le Favipiravir) testé en Chine également avec des premiers résultats cliniques encourageants. Selon une nouvelle tombée ce matin :

"La Chine a achevé une recherche clinique sur le favipiravir, un médicament antiviral présentant une bonne efficacité clinique contre le nouveau coronavirus (COVID-19).

Le favipiravir, médicament antigrippal dont l'utilisation clinique a été approuvée au Japon en 2014, n'a provoqué aucune réaction adversaire évidente dans l'essai clinique, a révélé Zhang Xinmin, directeur du Centre national du développement biotechnologique de Chine relevant du ministère des Sciences et des Technologies, lors d'une conférence de presse.

Le favipiravir a été recommandé aux équipes de traitement médical et devra être inclus le plus vite possible dans le plan de diagnostic et de traitement du COVID-19, a-t-il fait savoir."

Ce qui est frappant autour de la chloroquine, c’est la religiosité du débat que cette option provoque -un classique toutefois en science. Raoult est décrit comme une espèce de gourou (malgré ses états de service scientifiques remarquables) et on décrit la « croyance » en ce médicament comme étant l’attente d’un « remède-miracle » qui égarerait les gens en faisant miroiter des « espoirs impossibles ».

Heureusement, il reste une démarche qui s’appelle la science et qui vise justement à passer du registre des opinions (chacun voit le monde à sa manière) au savoir (ce que l’on a éprouvé, vérifié et validé indépendamment des opinions personnelles).

Si les résultats obtenus à Marseille et Chine se démentent, alors l'hallucination collective dans laquelle nous sommes engoncés se poursuivra, avec de très lourdes conséquences sur notre société, nos mode de vie, notre santé psychique et sociale. Si en revanche ils se confirment, on aura fait un pas de géant pour sortir de cette lourde gonfle, et ce sera alors bel et bien « Fin de partie ! pour le Covid ». Nous aurons appris bien des choses au passage.

Hommage aux autorités

Il n’est pas dans mes habitudes d’être complaisant avec les autorités. J’ai trop souvent vu les ravages de la flatterie et de la veulerie (comme de la critique gratuite ou du procès d'intention) pour tomber dans le piège. Ici, on entend bien des critiques qui me semblent injustes. Oui, notre système de santé n’en est pas vraiment un, on a une industrie de la maladie – ce qui n’est pas pareil. Oui, nos réponses sanitaires sont incroyablement poussiéreuses et même dépassés. Oui, le Conseil fédéral a des godasses de plomb -ce a aussi d'ailleurs parfois ses avantages.

Mais je tiens à dire mon sentiment que la réaction des autorités fédérales et cantonales a été proportionnée à ce que nous savions et ne savions pas. Il est facile de dire qu’il aurait fallu fermer les frontières il y a un mois dans un monde où la menace était encore peu visible et où nous aurions été les seuls à le faire.

Tout fermer conduit inévitablement à un désastre économique et social. En l’absence des moyens d’appliquer la meilleure stratégie (dépistage – confinement – traitement), recourir à un « lock-down » est une mesure archaïque et peu efficace, mais la seule qu'il était possible de prendre.

A Genève en particulier, le Conseil d’Etat (avec MM. Mauro Poggia et Antonio Hodgers en première ligne) a été solide, humain, rassurant, et clair, agissant avec calme et un indéniable sens de la proportionnalité.

Une fois l'urgence passée, il faudra bien en revanche que les responsables sanitaires et politiques rendent des comptes sur la manière dont ils se seront révélés totalement pris de court par un risque sanitaire parfaitement identifié, avec une situation en l'occurrence très peu grave par rapport à ce que serait une vraie pandémie tueuse.

Rappelons que le risque pandémique est redouté depuis plus de 30 ans, en provenance d'Extrême-Orient comme désomais des toundras subarctiques, à risque de libérer d'innombrables variétés de virus jusque là congelées sous le permafrost...

Un peu donc comme si dans une région à risque de tremblement de terre, on n'avait ni prévu de normes de construction antisismique ni de procédures de protection de la population ! Ceci alors que des cohortes de hauts fonctionnaires et universitaires étaient généreusement payés pour anticiper ces risques...

Il faudra aussi répondre de l'inaptitude à répondre vite et bien (comme d'autres nations) en requérant au besoin de manière contraignante la mise à disposition des capacités industrielles et scientifiques pour faire ce qu'il aurait fallu. Comme me l'indique un lecteur, la France est tout de même le leader mondial de la production de machines d'assistances respiratoires et sa capacité pharmaceutique est puissante.

Un dernière info enfin, qui nous incitera tous je l’espère à la prudence : les dernières données infectiologiques tenderaient à confirmer que les enfants ne sont que très peu porteurs et/ou contaminateurs du SARS-CoV-2. Si cette hypothèse se confirme, la fermeture des écoles ne serait en fait pas une mesure nécessaire. Les données que je relaye ici sont tombées cette semaine. Au moment où la fermeture a été décidée, on les ignorait- comme je le précisais dans mon blog précédent- il s'agissait donc d'une mesure de précaution, dont l'indication pourrait être démentie si les données en question se confirment.

Soyons donc patients et appliqués. Une fois cette hallucination collective passée, il sera alors temps de faire un rigoureux « post-mortem » des décisions sanitaires et de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’on génère cet invraisemblable gâchis sociétal…

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SOURCE : Blog Anthropo-logiques

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L'article a été un moment disponible sur le site de Médiapart, avant d'être supprimé. Il est encore visible en mode Cache...

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19/03/2020

Michel Onfray : Dos Crawlé dans sa baignoire

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PSYCHOPATHOLOGIE DU PRÉSIDENT

Devant trente-cinq millions de téléspectateurs, un record, le président de la République a excellé dans ce qu’il sait le mieux faire: tenir un double langage, dire une chose et son contraire - comme porter deux alliances...

Cette fameuse schizophrénie, jadis tenue par les psychiatres pour pathologique, est devenue dans notre époque déconstructionniste une qualité dialectique, un genre de vertu hégélienne - c'est le fameux "en même temps" devenu slogan électoraliste puis, hélas, depuis deux ans, méthode de gouvernement !

Les thuriféraires du chef de l'État prétendent qu'il disposerait d'une intelligence exceptionnelle, incompréhensible pour le commun des mortels -souvenez-vous des sorties de Gilles Le Gendre et de Richard Ferrand, deux flèches intellectuelles comme chacun aura pu s'en apercevoir. Ce génie que lui prêtent ses courtisans lui permettrait de renvoyer Descartes et le cartésianisme, sinon le plus élémentaire bon sens, aux poubelles de l’Histoire.

Voilà qui permet de faire exploser en vol le fameux principe de non contradiction, un principe de base de toute rationalité -c'était jadis un enseignement délivré dès les premières heures de classe de philosophie en terminale. Il semble que le Grand Timonier d'Amiens ait sauté la leçon, probablement parce qu'il courrait d'autres lièvres...

Selon ce principe, une chose ne peut être dite vraie en même temps que son contraire : de fait, on ne peut être à la fois mort et vivant, grand et petit, gros et maigre, crétin et intelligent, blanc et noir, musulman et chrétien, tatoué et sans tatouages, homme et femme - encore que, depuis un certain temps, un homme blanc, barbu, peut, sans se faire rire au nez, dire sur le plateau de Daniel Scheidermann qu'il est une femme de couleur parce qu'il est né au Liban en obtenant les plus plates excuses du journaliste qui ne s'en était pas aperçu... Comme quoi la contamination schizophrénique fait la course en tête avec le virus.

C'est en vertu de ce paralogisme devenu marque de fabrique présidentielle qu'Emmanuel Macron peut se permettre d’annoncer, en prenant soin de ne jamais utiliser le mot, le confinement de toute la France pour cause de coronavirus.

Donc: interdit de sortir de chez soi. Sauf quand on sort de chez soi, à savoir: muni d'une déclaration imprimée à partir de son ordinateur -bonjour les anciens sommés de se faire geeks pour l'occasion !

"La France est en guerre" fut-il dit à plusieurs reprises de façon martiale, il faut donc rester confiné chez soi, mais on peut tout de même effectuer "les trajets nécessaires pour faire un peu d'activité physique". Énième variation sur le thème du "en même temps": restez confinés mais sortez quand même...

Qui pourrait imaginer qu'en guerre, et la chose fut dite à plusieurs reprises, on puisse sortir de la tranchée pour aller faire un footing sous la mitraille, les obus, en avalant à pleins poumons les gaz de l’ypérite, en courant entre les éclats d'obus, puis rentrer, indemne, à la maison? Emmanuel Macron...

Dans la foulée, son ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, une autre flèche du carquois présidentiel, annonce clairement: "Le mot d'ordre est clair (sic): restez chez vous!". Ce qui veut donc dire, en toute bonne logique... qu'on ne saurait effectuer "les trajets nécessaires pour faire un peu d'activité physique" !

On imagine mal que Macron et Castaner ne se soient pas concertés! C'est donc une décision contradictoire à laquelle le chef de l'État nous contraint. Macron, en Dupond D, affirme: "Interdit de sortir, mais on le peut tout de même pour faire du sport"; Castaner, en Dupont T, ajoute: " je dirai même plus, interdit de sortir y compris pour faire du sport". Comprenne qui pourra !

Bon courage aux forces de l'ordre quand elles devront tenter de faire respecter la loi le carnet de contravention à la main...

Si l'on voulait tout de même obéir aux deux hommes en même temps, avouons que cette décision de Janus libérerait l'inventivité: nager le dos crawlé dans sa baignoire, faire du cyclisme dans son couloir d'appartement, descendre ses escaliers en ski, faire du parachute en sautant du haut de son armoire, partir en balade en canoë-kayak dans son évier, pratiquer la spéléologie dans la canalisation de ses toilettes, l'escalade en grimpant à ses rideaux, l'équitation en galopant sur son balcon -où l'on constate que le macronisme ouvre des possibles insoupçonnés! Quelle intelligence inédite en effet...

On peut également sortir pour des raisons de santé.

Or, nous croulons sous les prescriptions médicales qui, entre cinq fruits et légumes par jour et pas plus de deux verres d'alcool quotidiens, nous invitent à faire de l'exercice dans le genre dix mille pas par jour: quiconque remplira son formulaire en disant qu'il lui faut marcher, faire du vélo, courir, sera fondé à le faire, donc à sortir de chez lui, sans besoin d'une prescription médicale, puisque les hygiénistes nous bassinent avec ces exhortations chaque jour que Dieu fait depuis des années. Demandez à Michel Cymes, le grand prêtre de cet hygiénisme, flanqué de sa caution scientifique Adriana Karembeu : il faut bouger pour éliminer - c'est d'ailleurs également la maxime du coronavirus, son impératif catégorique ...

Je gage qu'en vertu de la logique victimaire, des associations de cardiaques ou de victimes d'AVC (je peux les invoquer, j'ai le titre aux deux, héhé...) se retourneront bientôt contre l'État en le suspectant de vouloir augmenter la mortalité en France par une production massive de crises cardiaques et de congestions cérébrales, comme on disait dans le temps, faute d'exercice physique !

Donc, le président de la République a dit: restez confinés chez vous sauf quand vous sortirez. Voilà le propos d'un philosophe, d'un sage, d'une intelligence exceptionnelle et d'un conducteur d'hommes. Jupiter, tu m'impressionnes...

Ce même discours de vingt minutes a mis à jour un second paralogisme. Un toutes les dix minutes, c'est une copie nettement à noter en-dessous de la moyenne...

Depuis des semaines, pour contrer les souverainistes avant les élections municipales et, comme toujours, tenter de pousser les feux maastrichtiens, il a été dit, dans une belle formule ciselée par les communicants: "le coronavirus n'a pas de passeport" ! C'était une belle image qui appuyait l'idée déjà martelée souventes fois que: "le coronavirus ignore les frontières".

Dans sa première intervention, le 12 mars, Emmanuel Macron avait appelé à "éviter le repli nationaliste" face au virus qui, avait-il donc dit, "n’a pas de frontières, pas de passeport". Il avait, en même temps, assuré que les fermetures de frontières, "quand elles seront pertinentes", seraient décidées "à l’échelle européenne".

Le paralogisme était donc déjà dans cette seule phrase: si le coronavirus n'a pas de frontières comment pourrait-il en avoir tout de même? Qu'est-ce qui rend "pertinent", pour utiliser son mot, qu'on les ferme ?

La conclusion s'impose: seule volonté de protéger l'Europe, un souci que ne mériterait pas la France tout juste bonne à crever, s’avérera pertinent...

La France n'a pas de frontières, mais l'espace Schengen, si; le virus ignore les frontières françaises, mais il connait celles de Schengen; il n'a pas de passeport français, car c'est un vulgaire torchon, mais il possède un passeport européen, un sublime sésame: jamais le cynisme de l'Empire maastrichien qui aspire à détruire les nations pour imposer sa loi n'aura été autant visible.

Un chef de l'État français qui expose sciemment son peuple et ne prend de mesures contre lui qu'en faveur de l'Europe, voilà le signe de la forfaiture -de la haute trahison si l'on préfère. Comment punit-on ce genre de crime? Le temps voulu, le peuple français saura répondre à cette question*.

Michel Onfray

* A l'heure où je finis ce texte, j'apprends qu'Agnès Buzyn, ministre de la santé démissionnaire en pleine épidémie, et ce afin de remplacer Griveaux mis hors-course dans les municipales de Paris, prétend dans Le Monde qu'elle aurait averti Emmanuel Macron de la dangerosité de la pandémie fin janvier 2019 et qu'il n'en aurait rien fait. Si tel était le cas, la forfaiture et la haute-trahison seraient avérés. A suivre...

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SOURCE : Site de Michel Onfray

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05/03/2020

L’esclavagisme abject enseigné dans le Coran et la Sunna de Mahomet

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par Zohra Nedaa-Amal

Voir sur : islam-questions.com plus de documentation sur le mariage des enfants, le djihad et l’esclavage sexuel dans la charia et les textes fondateurs de l’islam.

Suite à mon dernier article sur les préceptes du Coran qui donne une légitimité divine à l’esclavage sous sa forme la plus abjecte, c’est-à-dire l’esclavage sexuel, j’ai reçu beaucoup de commentaires des islamophiles qui justifient cette barbarie par la barbarie des autres. Alors que j’avais rappelé que les autres peuples qui ont pratiqué l’esclavage ont reconnu cette faute comme un crime contre l’humanité et ont demandé pardon aux descendants des victimes.

Les commentaires des islamo-esclavagistes montrent qu’il n’est pas possible pour l’islam d’adopter une même attitude. Les adeptes de l’islam ne reconnaîtront jamais le crime contre l’humanité qu’ils ont commis pendant 1 400 ans, jusqu’à nos jours. Alors ils justifient ce crime monstrueux en accusant les autres d’avoir commis, dans le passé, le même crime. Mais ils ne condamneront jamais l’esclavagisme musulman, pour la simple raison que cela reviendrait à condamner Mahomet lui-même et sa divinité sanguinaire qui lui a révélé le Coran. C’est une parfaite démonstration que l’islam ne pourra jamais se réformer, pour la simple raison que son fondateur, Mahomet lui-même, a pratiqué l’esclavage sexuel, les pillages, les viols de masse et les exécutions barbares :

1 -- À Médine, il a décapité tous les mâles des Banu Qoreidhats, depuis les enfants pubères jusqu’aux vieillards, et il a réduit à l’esclavage sexuel les femmes, les filles et même les fillettes de cette tribu. Il a gardé pour lui-même la princesse de cette tribu : Rayhana. Il lui a proposé de la prendre pour épouse si elle se convertissait à l’islam, mais elle lui a répondu qu’elle préférait vivre comme esclave que de se marier avec lui. Elle préférait être une esclave prise par la force que d’être son épouse consentante.

2 -- À Khaybar, Mahomet a agi de la même manière monstrueuse. Il a gardé pour lui-même la princesse Safiyat. Il l’a obligée à avoir des relations sexuelles avec lui, le jour même où il a torturé et décapité son mari.

L’autre élément accablant pour l’islam, c’est qu’il continue à enseigner son idéologie raciste et esclavagiste. Il enseigne dès la toute petite enfance les versets esclavagistes comme étant la volonté d’Allah pour l’éternité, comme le montre cet enseignement donné à Al Azhar, l’institut le plus prestigieux du monde sunnite :

Et il ne faut pas penser que l’islam chiite est différent de l’islam sunnite. Il suffit de regarder cet ayatollah expliquer qu’il est licite de massacrer les hommes et de réduire les femmes à l’esclavage sexuel :

Malheureusement, cette barbarie se poursuit de nos jours, comme on peut le voir dans cette confession d’un musulman de l’État islamique : « J’ai tué environ 900 personnes et j’ai violé environ 200 filles et femmes. »

 

Dans ce reportage, on a du mal à entendre les propos glaçants de ce tueur.

Sur cette vidéo, la journaliste Stacey accompagne Shireen, une ancienne esclave sexuelle de l’État islamique âgée de 23 ans, alors qu’elle retourne à l’endroit où elle a été emprisonnée à Mossoul, avant de rencontrer dans un face-à-face ce commandant de l’État islamique emprisonné, qui reconnaît avoir tué 900 personnes et violé plus de 200 femmes.

Confronté à la journaliste de la BBC, l’islamiste a déclaré qu’il avait rejoint l’État islamique parce qu’il « était pauvre » :

« Je n’ai personne, je suis pauvre. Je n’ai qu’Allah. C’était une question d’argent pour moi », a-t-il déclaré devant la caméra lors de l’interview de la BBC.

Parlant des crimes commis, il a affirmé qu’il avait tué environ 900 personnes et violé plus de 200 femmes, dont 50 adolescentes.

Ce tueur qui combattait dans le « chemin d’Allah », a déclaré que l’État islamique menait souvent des raids en se faisant passer pour la police.

« Nous installions de faux postes de contrôle de sécurité, comme si nous étions la police », a-t-il déclaré. « On mettait 30 à 40 personnes dans un camion. Puis, on les tuait. »

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il avait violé tant de femmes, l’islamiste a répondu avec désinvolture :

« Quand il s’agit d’avoir des rapports sexuels, personne ne peut le contrôler. C’est un désir très fort. »

Et il a ajouté que son cœur se brisait une fois qu’il voyait ces filles pleurer, après l’acte.

 

Le site Les Observateurs souligne que ce reportage de la BBC datant de 2018 est toujours d’actualité puisque ces individus sont de retour en Europe et vont pouvoir profiter de notre justice laxiste, les éléments de preuves étant souvent absents pour les condamner.

Notre administration et notre police refusent de nous informer sur la situation actuelle avec les islamistes qui sont revenus en Suisse. Tout juste sait-on que certains ne se trouvent déjà plus en détention.

D’autre part, notre justice ne poursuit pas les mineurs alors que nombreux d’entre eux sont justement entraînés pour commettre des attaques. Pire, certains enfants ont déjà commis des meurtres, vidéos de propagande à l’appui.

Les islamistes savent très bien que selon notre conception de l’humanité, nous percevons un enfant comme « innocent ». Ainsi nos propres valeurs, notre propre humanisme sont utilisés contre nous par la biais de notre naïveté. (extraits du site : https://lesobservateurs.ch )

Malgré ces monstruosités, on continue dans nos mosquées de France, de Suisse et des autres pays européens, à enseigner dès la toute petite enfance ces versets qui rendent licite l’esclavage sexuel aussi bien à Mahomet qu’aux autres musulmans :

-- (Sourate 33, Verset 50) : « ô Prophète ! Nous t’avons rendus licites les rapports sexuels avec celles que tu as possédées parmi les captives [ou esclaves] qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, – celles qui avaient émigré en ta compagnie, – ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à avoir des rapports avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (à la révélation de ce verset, même Aïcha, la femme-enfant de Mahomet, s’est écriée : « Je vois que ton Dieu n’est là que pour satisfaire tes désirs ! »)

-- Même quand Allah lui ordonne d’arrêter ses mariages, il lui laisse la liberté totale de prendre comme esclaves sexuelles les captives qu’il faisait pendant ses razzias :

-- (Sourate 33, Verset 52) : « Il ne t’est plus permis désormais de prendre [d’autres] femmes, ni de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît, à l’exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose. »

Pour tous les musulmans, Allah précise que l’esclavage sexuel est licite :

-- (Sourate 70, Versets 29-30) : « Ceux qui se maintiennent dans la chasteté et n’ont pas de rapports qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent car dans ce cas, ils ne sont pas blâmables. »

-- (Sourate 4,Verset 24) : « Et parmi les femmes, vous sont interdites les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. Prescription d’Allah sur vous ! » (Ce verset a permis le viol de masse des captives, y compris celles qui étaient mariées, après la victoire sur les tribus de Awtass.)

-- (Sourate 4,Verset 3) : « Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille). »

Ainsi, le Dieu du Coran donne une légitimité divine à cette monstruosité que constitue la réduction à l’esclavage sexuel des femmes, des filles et des fillettes dont on vient de massacrer les pères, les frères et les maris. Et Allah explique que l’esclavage résulte d’une volonté divine pour l’éternité.

Le Coran précise que l’esclavage est voulu par Allah, et qu’on ne peut pas le remettre en cause :

-- (Sourate 16, Verset 75) : « Allah propose en parabole un esclave appartenant [à son maître], dépourvu de tout pouvoir, et un homme à qui Nous avons accordé de Notre part une bonne attribution dont il dépense en secret et en public. [Ces deux hommes] sont-ils égaux ? Louange à Allah ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. »

-- (Sourate 30, Verset 28) : « Il vous a cité une parabole de vous-mêmes : Avez-vous associé vos esclaves à ce que Nous vous avons attribué en sorte que vous soyez tous égaux [en droit de propriété] et que vous les craignez [autant] que vous vous craignez mutuellement ? C’est ainsi que Nous exposons Nos versets pour des gens qui raisonnent. »

-- (Sourate 16, Verset 71) : « Allah a favorisé les uns d’entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de Ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur propriété à ceux que « leur main droite a possédés » [les esclaves] au point qu’ils y deviennent associés à part égale. Iront-ils jusqu’à nier les bienfaits d’Allah ? »

Et pourtant, nos dirigeants politiques, nos universitaires et nos médias dominants continuent à nous matraquer quotidiennement que tout cela n’a rien à voir avec l’islam.

 

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SOURCE : Riposte Laïque

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04/03/2020

Le mensonge d’al-Andalus

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et

 

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Al-Andalus est généralement présenté comme un paradis perdu, une société multiculturelle idéale, empreinte de raffinement et de tolérance dont l’éclat contrastait avec les supposés « âges sombres européens », marqués par la barbarie et l’obscurantisme médiéval. Cette vision toute manichéenne, érigée en dogme par « l’Histoire officielle », est peu à peu remise en cause par des historiens courageux.

 



 

Après le livre de Sérafin Fanjul Al-Andalus, l’invention d’un mythe (Editions du Toucan), la récente publication du livre de Dario Fernandez-Morero, professeur au département d’espagnol et de portugais de l’Université Nortwestern (Illinois), Chrétiens, juifs et musulmans dans al-Andalus, mythes et réalités (éditions Jean-Cyrille Godefroy) remet lui aussi l’histoire à l’endroit en dénonçant la falsification d’al-Andalus. Clair et passionnant, largement accessible aux non-spécialistes, cet ouvrage a l’immense mérite de replacer l’occupation musulmane de l’Espagne dans le long conflit civilisationnel opposant l’islam à l’Europe.

Une terrible régression culturelle

 



 

L’Espagne à la veille de l’invasion musulmane de 711 était une terre de haute et ancienne culture. Province romaine depuis les Guerres puniques, elle a fourni nombre d’écrivains latins et d’empereurs romains. Les Wisigoths, latinisés, installés depuis trois siècles, se considéraient comme les héritiers de plein droit de Rome. Pour Dario Fernandez-Morero, « la culture hispano-wisigothique existait déjà en Espagne lorsque l’islam naquit en Arabie parmi les tentes, les moutons et les chameaux bédouins ». De fait, au VIIIe siècle, le niveau de civilisation était bien plus élevé que celui des envahisseurs musulmans. Les chroniques musulmanes décriront d’ailleurs l’Espagne comme « un pays rempli de trésors de toute sorte » qui stupéfia les bédouins arabo-berbères incultes.

L’Hispanie wisigothique bénéficiait également de l’influence culturelle directe de l’Empire chrétien gréco-romain, que l’expansion musulmane interrompit brutalement. Reprenant la thèse d’Henri Pirenne, Dario Fernandez-Morero considère en effet qu’en s’interposant à travers la Méditerranée, l’islam aurait ralenti la transmission culturelle entre les Grecs et l’Occident. Il fait d’ailleurs sienne la thèse de Sylvain Gouguenhein qui dénonçait la fable d’une prétendue transmission du savoir antique à l’Occident par les Arabes (Aristote au Mont Saint-Michel, Seuil, 2008). Selon l’auteur, les musulmans n’ont jamais assimilé les civilisations précédentes : ils ont su en tirer profit et procéder à leur remplacement. Ainsi l’éclat du califat de Cordoue, si souvent vanté, se nourrissait de la romanitas et de l’islamisation d’une partie des élites wisigothiques, réemployant les techniques romaines, comme l’arc outrepassé ou l’alternance de brique et pierre. La musique, qui représentait une science quasi-inconnue des Arabes avant leurs conquêtes, fut proscrite de « l’éclairée al-Andalus ». « S’il n’y avait pas eu de bataille de Poitiers, pas de Reconquista, et pas de bataille de las Navas de Tolosa, (…) il n’y aurait peut-être pas eu de chants grégoriens, pas de polyphonie, pas d’orgues, pas de messes chantées ou instrumentales, pas de Bach, Mozart ou Beethoven. Les symphonies, les opéras, les grands compositeurs et le jazz n’auraient jamais existé », estime ainsi Dario Fernandez-Morero.

L’horizon des femmes d’al-Andalus : voilées ou esclaves sexuelles

La place de la femme dans la société cristallise la différence entre l’islam et l’Europe. Le livre de Dario Fernandez-Morero consacre d’importants développements à ce sujet. Le sort des femmes d’al-Andalus ne fut pas différent des autres pays musulmans : l’excision était généralisée et la lapidation pour adultère de règle. L’horizon des femmes musulmanes se limitait à la sphère domestique et nulle place ne leur était accordée dans la vie publique. Situation peu enviable au regard du statut accordé aux femmes dès l’époque wisigothique dans l’Europe chrétienne, grecque ou romaine, avec les exemples d’Anna Comnène à Constantinople, Christine de Pisan ou Marie de France en Europe occidentale. Quant aux poétesses d’al-Andalus, présentées comme une preuve d’émancipation féminine, elles ne pouvaient pratiquer leur art que dans le confinement, éloignées du regard des hommes. De surcroît, l’abondante poésie amoureuse d’al-Andalus évoquait des concubines, c’est-à-dire des esclaves sexuelles, jamais des femmes musulmanes.

La question de l’esclavage représente un aspect central d’al-Andalus, important centre de commerce d’esclaves alimentant ses trafics tant en Afrique qu’en Europe. Dario Fernandez-Morero souligne que les musulmans ont été les pionniers de la mise en esclavage des Noirs africains, considérés comme des êtres inférieurs, mais aussi des Européens, dont on estime que plus d’un million furent réduits en esclavage au profit du monde musulman à l’époque moderne (alors qu’al-Andalus n’existait plus). Les princes musulmans disposaient d’immenses harems motivant un très important esclavage sexuel, de femmes et d’enfants de race blanche, les femmes blondes ou rousses étant les plus recherchées. Sur cet aspect, Dario Fernandez-Morero nous enseigne que de nombreuses mères de dirigeants omeyyades étaient des esclaves sexuelles de souche franque ou galicienne, donnant une ascendance et un type physique caucasien à de nombreux princes musulmans espagnols.

D’al-Andalus à l’Etat islamique, une même terreur…

Loin d’une installation pacifique, l’invasion du royaume wisigoth a été conduite au nom du jihad, qui s’inscrivait dans le cadre historique de la grande poussée musulmane contre l’Europe, stoppée à Poitiers quelques années plus tard. C’est par la guerre et la terreur que l’islam s’imposera en Espagne. Bibliothèques livrées aux flammes des autodafés, destructions de monuments et d’églises (Dario Fernandez-Morero souligne qu’il n’existe plus aucune église antérieure à la Reconquista en Espagne), villes passées au fil de l’épée, mise en esclavage, arabisation systématique des noms de lieux… La conquête de l’Espagne procédera ainsi à l’anéantissement complet de la prometteuse civilisation hispano-wisigothique.

Sitôt les conquérants installés, la sharia devient la loi commune dans l’Hispanie occupée et sera rigoureusement appliquée par les ulémas, juges religieux disposant des pouvoirs politiques, juridiques et administratifs, légiférant sur les aspects les plus insignifiants de la vie humaine.

Contrairement à la légende de la « conviviencia », symbole d’une cohabitation heureuse, Dario Fernandez-Morero considère plutôt que les non-musulmans subirent une « coexistence précaire ». Soumis à la dhimma, ils n’avaient d’autre choix que d’acheter leur protection par un impôt spécial (que l’auteur assimile à un véritable racket), toute présence visible leur étant interdite dans l’espace public, chacun étant confiné dans un strict apartheid ethnico-religieux établi par une société très hiérarchisée dominée par les élites arabes, puis les masses berbères. Les mulédas (convertis) se retrouvaient au bas de l’échelle sociale, juste au-dessus des dhimmis. La pseudo-tolérance d’al-Andalus fonctionne tellement bien qu’au XIIe siècle, il n’existe plus de communautés chrétiennes dans l’Espagne musulmane…

La dynastie des Omeyyades, souvent présentée par les historiens occidentaux comme un exemple de convivienca et de tolérance, fait l’objet d’un chapitre édifiant, qui rappelle que les persécutions politiques et religieuses se multiplièrent avec force empalements, crucifixions, décapitations.

D’après Dario Fernandez-Morero, le caractère multiculturel d’al-Andalus motivait cette politique de terreur, seule capable de maintenir une société menacée en permanence de désintégration.

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Des destructions d’édifices pré-islamiques à l’esclavage sexuel, de l’établissement de la sharia aux décapitations, al-Andalus n’est pas sans rappeler les exactions de l’Etat islamique en Irak et au Levant. Et pourtant le califat islamique espagnol continue à nous être présenté comme un modèle d’islam éclairé. Comme l’écrit Rémi Brague dans sa préface, « l’évocation d’al-Andalus doit démontrer la possibilité d’une renaissance dans le futur de ce qui est censé avoir eu lieu dans le passé ». Autrement dit, cette falsification historique est une arme idéologique que nous vendent des universitaires complices ou complaisants, afin d’inciter les Européens à accepter l’immigration et l’islamisation, mais aussi pour les culpabiliser d’avoir brisé un modèle de civilisation multiculturelle qui était censé leur être supérieur.

Dario Fernandez-Morero cite dans son épilogue l’historien médiéviste Enrique Ruiz-Doménec, qui écrivait que « selon certains spécialistes, la frontière entre l’Espagne et le Maroc est la frontière dans le monde où existe la différence la plus visible entre deux mondes. » Cette citation édifiante n’est pas sans rappeler la formule de René Marchand, reprise par Dominique Venner, qui considérait que « les grandes civilisations ne sont pas des régions différentes sur une même planète, ce sont des planètes différentes ». Au-delà de la dénonciation du mythe d’al-Andalus, ce livre nous permet de juger de l’importance des frontières civilisationnelles entre l’islam et l’Europe. Et, au-delà, entre Nous et les Autres.

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SOURCE : Institut Illiade

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03/03/2020

Barbara Lefebvre : « Rien à charge contre Ladj Ly, tout à charge contre Polanski »

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Récompensé notamment par le César du meilleur film vendredi soir, le réalisateur des Misérables cultive des rapports ambigus avec la délinquance de banlieue et même l’islamisme, rappelle Barbara Lefebvre.

Par Barbara Lefebvre

Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, est l’auteur de Génération j’ai le droit (éd. Albin Michel 2018).

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La cérémonie des Césars qui s’est déroulée vendredi soir ressemblait à des obsèques. Celle d’un cinéma français moribond sous l’effet sclérosant d’un entre-soi vieillissant, celui d’une gauche de salon paternaliste prise à son propre piège: la bien-pensance différentialiste. L’industrie du cinéma français incarné par une académie des Césars «trop blanche, trop vieille, trop hétéro, trop bourgeoise» fut dévorée sous nos yeux par des cyniques qu’elle a engendrés : le cinéma des minorités, des offensés, des humiliés. La victime détrônait le bourreau qui l’avait pourtant financée, subventionnée, primée, célébrée. Le bourreau peut parfois être naïf malgré son arrogance…

On pourrait se rassurer en se disant qu’après tout, une nouvelle bien-pensance en remplacera une autre: ainsi une comédienne revendiquant son droit (légitime) à ne pas être réduite à sa couleur de peau décide pourtant de « compter les Noirs » présents dans la salle, une cinéaste militante réclamant la parité dans les instances du cinéma réalise un film 100 % féminin, ode à l’homosexualité féminine, un réalisateur « issu de la jeunesse abandonnée de banlieue » nous assène sa leçon de morale sur la misère, seul ferment des violences et frustrations. Heureusement que Roschdy Zem fut à la hauteur de sa récompense : un grand acteur qui a montré une fois encore qu’il était un grand Monsieur dans ses remerciements et ses hommages, un artiste qui ne s’est jamais laissé réduire à une image, une identité, une case.

Mais il y a ceux qui veulent « courir vite pour rattraper ceux qui sont devant au lieu de courir longtemps » pour reprendre les mots de Roschdy Zem, la tortue victorieuse. Cette nouvelle génération du haut de son magistère victimaire ne rassure pas quand on y regarde de plus près. Roman Polanski était certes indéfendable en raison des crimes pédophiles commis - prescrits ou non - et parce qu’il osa justifier son film en se comparant au capitaine Dreyfus, un authentique innocent, lui. Pourtant, il fallait que Polanski, hier icône transgressive de la gauche caviar, soit sacrifié pour que la nouvelle génération des inquisiteurs s’installe. Un clou chasse l’autre. Les nouveaux inquisiteurs ont des dizaines de films à produire (beaucoup sont déjà dans les instances du CNC pour les avances sur recettes), à réaliser, pour continuer à faire du cinéma français « intelligent » une machine à propagande. Désormais la machine devra être au service et aux mains des minorités qui savent s’ériger en victimes professionnelles. Mais attention, dans le petit monde des artistes donneurs de leçon depuis leur loft dans le 6ème arrondissement ou leur pavillon bourgeois de la proche banlieue en bords de Seine, tout le monde n’a pas la chance d’être une victime pouvant capter la lumière. Un exemple : la tragédie du monde paysan décrite dans Au nom de la terre, magnifique film d’Edouard Bergeon n’a pas sa place dans le palmarès des César. Certes, en 2018, Petit paysan avait reçu le César de la meilleure première œuvre, mais cette année un premier film se voit directement primé meilleur film. Les Misérables et sa litanie de clichés sur la banlieue mérite davantage les hourra que le sort d’un éleveur…

Rien ne devait être retenu à décharge pour Polanski, rien ne peut être à charge contre Ladj Ly. C’est pourtant un personnage intéressant, pétri de contradictions comme tout être humain. Le portrait officiel que la presse a répété docilement est d’un bloc : un jeune vidéaste de talent des banlieues, surgissant des émeutes de 2005 à Montfermeil qui s’est fait tout seul, ou presque. En décembre dernier, on rappela le passé judiciaire de l’artiste donnant à voir un autre aspect de sa personnalité. En 2012, en appel, il avait été condamné à trois ans de prison dont un an avec sursis pour enlèvement et séquestration (faits commis en 2009) dans le cadre d’une sorte de représailles aux allures de crime d’honneur contre l’amant de la sœur d’un copain. Lorsqu’à la sortie du film, quelques journalistes avaient voulu rappeler ces faits, Ladj Ly et ses amis avaient vigoureusement démenti: il y avait erreur sur la personne, il n’était pas le « Ladji Ly » condamné en 2011-2012. En décembre dernier, il fut contraint d’assumer, mais arguant d’une erreur de l’article publié relative à l’incrimination, Ladj Ly avait annoncé une plainte en diffamation, plainte qui n’est toujours pas parvenue aux organes de presse concernés.

Autre élément intéressant, Ladj Ly est un cinéaste qui revendique son désintérêt pour l’art cinématographique, ce qui n’est pas commun. Il n’en a jamais appris la technique, préférant utiliser la caméra de son téléphone portable pour filmer les policiers de sa ville lors de leurs interventions. Des interventions policières qui étaient souvent provoquées par les délinquants de Montfermeil, notamment de la cité des Bosquets où vivait la famille Ly, haut-lieu des trafics à l’époque, haut-lieu de la déshérence éducative vouant les jeunes à vivre dehors, livrés à eux-mêmes (probablement ce que Ladj Ly nomme « la misère des banlieue »). Des guet-apens anti-flics que Ladj Ly venait opportunément filmer, durant lesquels il traquait le geste policier de trop, et pour ce faire il n’hésitait pas à les provoquer verbalement, à les harceler comme en témoigne la vidéo du 28 août 2009 toujours en ligne. Vidéo qui lui vaudra une condamnation en 2011 pour outrages: douze policiers, filmés pendant près de quinze minutes en plan serré alors qu’ils reculent sous les caillassages de jeunes mineurs déchaînés qui leur avaient tendu un énième guet-apens, banal en cette fin d’été. Douze policiers insultés par Ladj Ly, qui se dit « journaliste » à plusieurs reprises dans la vidéo, qui les traite de voyous et de délinquants, leur dit qu’ils sont la honte de la France car « ils viennent attaquer des femmes et des enfants en plein Ramadan ». Douze policiers qui firent condamner l’apprenti cinéaste qui, à ce jour, n’a toujours pas versé aux plaignants l’amende imposée par la justice : 400 euros, ce n’est pas grand-chose pour un réalisateur à succès. À moins que pour Ladj Ly, le policier ne saurait être une victime méritant réparation.

Quand Ladj Ly n’est pas cornaqué par ses amis Romain Gavras, JR ou Kim Chapiron de Kourtrajmé ou surveillé par ses amis de Canal +, il révèle un visage moins lisse que celui qu’il a donné à voir à Cannes ou salle Pleyel vendredi. Son récent dérapage du Blog du cinéma ne l’aura finalement pas envoyé dans le décor, quand d’autres auraient fini dans les douves: le 23 novembre dernier l’article, mis en ligne trois jours avant, est vite effacé quand Twitter s’enflamme. Tout est pardonné, tout est oublié. Heureusement, il nous reste les captures d’écran de ceux que ses propos ont scandalisés... Ladj Ly pense qu’en France une « grosse partie [de la population] est devenue raciste et islamophobe assumée », un pays où « une guerre est déclarée contre l’islam, et j’ai envie de dire contre les banlieues ». En effet, pour ceux qui ont vraiment analysé les Misérables, l’islam semble être, pour Ladj Ly, l’incarnation identitaire des banlieues, le seul acteur pacificateur. Et pas n’importe quel islam : Salah, le Frère musulman salafiste ex-délinquant qui tient un kebab est le vrai héros positif du film, garant de l’ordre, sage médiateur entre les jeunes et la police. Cet entrisme islamiste dans les cités, jamais dans le film ou ses interviews, Ladj Ly ne le remet en question, ni ne le critique. Pourtant il doit savoir faire la différence entre islam et islamisme puisqu’il se dit coréalisateur d’un documentaire au plus près des djihadistes intitulé 365 jours au Mali. En effet, dès sa libération anticipée de prison en 2012, il s’envole pour le pays d’origine de sa famille et y filme différents groupes djihadistes dans le nord du pays, en plein conflit. Performance qui interroge pour quelqu’un qui n’a aucune expérience de journalisme de guerre, ni de réalisation documentaire… (coréalisateurs Saïd Belktibia et Benkoro Sangare).

L’article censuré du Blog du cinéma éclaire sur la capacité de Ladj Ly à dissimuler sa vision violente de la situation française. Quand il est sans filet, Ladj Ly en vient vite aux insultes, aux menaces même quand il vise une femme qu’il sait contrainte à vivre sous protection policière depuis des années : « l’autre connasse de Zineb [el Rhazoui] qui incite les policiers à tirer sur "la racaille de cité". Va te faire enculer ! Comme s’il y avait pas déjà assez d’assassinats de policiers sur les jeunes de cité ». C’est moins chic qu’une conférence de presse à Cannes, une interview au Monde ou un dîner des nominés aux Césars. Outre les attaques contre la journaliste, la dernière partie du propos nous ramène au film de Ladj Ly: un habile pamphlet anti-police. Ces propos au Blog du cinéma le prouvent: il y propage le mensonge colporté par le collectif Adama, le NPA et autres associatifs décoloniaux selon lequel la police tue impunément de jeunes innocents par pur racisme. L’objectif de ces influenceurs de banlieue, qui fascinent la bobocratie culpabilisée parisienne, est de faire monter la haine contre les policiers, derniers représentants de l’État républicain dans certains quartiers. Cette haine est le prélude nécessaire à l’exécution physique de policiers. Ladj Ly qui prétend filmer la vérité de la banlieue pour éviter « la guerre civile » ne pourrait-il pas à présent occuper son talent à raconter, du point de vue des victimes, l’exécution par des jeunes délinquants-criminels de quatre policiers, deux hommes et deux femmes, dans leur voiture de service à Viry-Châtillon en octobre 2016, où celle du couple de fonctionnaires de police de Magnanville massacrés devant leur enfant quatre mois plus tôt ?

Ladj Ly est ombrageux. L’état de la France l’inquiète, il l’a redit d’une voix doucereuse en venant chercher son prix vendredi soir. Mais en novembre 2019, il était plus précis sur la nature de son inquiétude sur le danger qui monte : « il y a une classe, une minorité, qui tient les médias et les politiques jusqu’à en devenir dangereux ». Et comme cette minorité qui tient tout « pousse les gens à s’entretuer », Ladj Ly en conclue : « c’est eux les premiers terroristes »… On est loin de Victor Hugo, mais on est loin aussi des djihadistes d’Aqmi qu’il dit être allé filmer en 2012-2013 au Mali. « La minorité qui tient les médias et les politiques » ne tient pas l’industrie du cinéma apparemment, sinon elle aurait empêché ce réalisateur inexpérimenté d’obtenir le César du meilleur film pour un premier long-métrage, dont personne n’ose pointer les imperfections. À moins que « cette classe, cette minorité » omnipotente ait été enfin détrônée pour être remplacée par une autre minorité avide d’un pouvoir qu’elle fantasme. La vie est un éternel recommencement. Et le cinéma donneur de leçon par la voix de faux prophètes, est de moins en moins un art.

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SOURCE : Le Figaro

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PATRICK EUDELINE : « MÊME LIBÉRATION A ADMIS QUE LES ALLÉGATIONS DE CHARLOTTE LEWIS CONTRE POLANSKI TENAIENT DU SIMPLE CHANTAGE »

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Le spectacle pathétique qu’a donné la grande famille dégénérée du cinéma français lors de la dernière nuit des César n’a pas laissé Patrick Eudeline de marbre. Réaction au vitriol.

Cela n’a pas commencé depuis dix minutes, et déjà madame Foresti se permet d’appeler Roman Polanski « Atchoum ». Ben oui, on grandit mal dans le ghetto de Cracovie. Bon : de la diversité, des accusations, des blacks inconnus agressifs en veux-tu en voilà, avec au milieu, perdus, un Roschdy Zem classieux et élégant, un Nicolas Bedos sympathique, une Fanny Ardant merveilleuse – forcément. On a eu tout cela. Et, surtout, quatre César pour le film de Ladj Ly : bien sûr, Madame Foresti – ni personne – n’a évoqué comment il a battu comme plâtre la cousine coupable et essayé de faire la peau du cousin qui l’avait séduite (« Allumez le feu ! » comme dans la chanson). Non, lui, il a le droit. C’est ainsi que la charia punit « le crime de fornication ». Mieux vaut s’en prendre gratuitement à Vincent Cassel (une trop jeune épouse !) et à Bruel. Aux sales Blancs.

Selon que vous serez caissière ou actrice

Je suis énervé. Hier, on m’a raconté, de première source, comment sont recrutées les caissières chez « ….. ». Une pipe pour moins d’un SMIC et une vie de harcèlement. Des filles traumatisées parce qu’elles ont croisé la route d’un mâle odieux, oui, j’en ai rencontré. Certaines en sont mortes, cognées à mort, violées.

Et… il n’y avait pas la couv’ de Télérama à la clef ou une invitation aux César avec buzz final. Pour ces privilèges, Adèle Haenel a dû supporter, elle, quelques poèmes vaseux et « un ou deux bisous dans le cou » non sollicités. Ah ! Je suis injuste. Un jour, chez lui, alors qu’elle avait posé la tête sur ses genoux, Christophe Ruggia a essayé de passer la main sous son teeshirt. On n’est pas loin de la tournante dans les caves du 93. Effectivement. On comprend, c’est terrible. Ça méritait bien de foutre en l’air la vie du niais réalisateur, du premier à vous avoir fait confiance, chez qui, spontanément, on allait « pour regarder des films ».

Polanski : condamnation de principe

Autre chose. J’ai un peu connu Polanski. Il y a très longtemps. Tiens ! Quand Valentine Monnier l’invitait dans son chalet de Gstaad et lui courait après, pour qu’il accepte de lui faire passer un casting. (« Il ne l’a pas prise pour Tess, elle l’a mal vécu », confie avec candeur la propre sœur de la Valentine). Et à cette époque, je l’ai vu se comporter, le Roman, en gentleman, avec ces amies communes (des filles toutes majeures) qu’il fréquentait. Je suis désolé. C’est mon souvenir et mon ressenti. Et je suis allé à des « fêtes » où des gamines de 14 ans harcelaient les rock stars, où tout le monde était défoncé. Oui. C’étaient les seventies. Tous les débordements étaient permis et même encouragés. Et peut-être même qu’à cette époque, Polanski était trop porté sur les filles, sur le sexe.

Mais des viols ? Je ne crois pas. Même Libération a admis que les allégations de Charlotte Lewis contre Polanski, par exemple, tenaient du simple chantage. Les autres ? Robin M., des actrices ratées en quête de buzz ? Examiné, aucun cas ne tient vraiment la route. Des situations borderline ? Sûrement. L’homme a ses démons : sa vie, son génie, le massacre de sa femme et de son fils, les pogroms. Cela ne pèse dans aucune balance ? Mais… a-t-il vraiment fait du mal à quelqu’un ? Rien n’est moins sûr. Qui connaissait Valentine Monnier, il y a six mois, avant son coup d’éclat ? Le seul témoin qu’elle exhibe ? Un vieux copain à elle, transi d’amour. Mais Adèle Haenel, la Foresti et toutes les autres n’ont pas pris la peine de lire l’histoire : le petit roi juif des Césars devait être condamné. Par principe.

Matzneff : un passé fantasmé

Autre chose, tiens… Jadis, quand tu étais un écrivain attiré par l’homosexualité, c’était bien vu et normal d’aller faire une « expérience » à Manille afin de « découvrir la pédérastie. » Cela faisait partie du chemin initiatique. C’est sale, oui. Mais c’était ainsi. Sinon, hors ces rares escapades tarifées, Maztneff, sa vie entière, à l’exception de son bourreau (celle-là même qui lui envoyait voilà cinq ans encore des lettres d’amour) n’est quasiment sorti en fait, malgré ses allégations, qu’avec des femmes majeures. Normal. Quand on est un écrivain germanopratin tendance Flore, ce sont les femmes mûres qui vous courent après, pas les gamines. Et soyons clairs : je n’aime pas ce que fait Maztneff. Et la lecture de son journal… Pas mon truc. Vraiment pas. Mieux : cette pédophilie crue et précieuse me dégoûte quelque peu. Mais juger le passé – fantasmé qui plus est – à l’aune d’aujourd’hui ? C’est de l’ignorance. Ou du révisionnisme. De la chasse aux sorcières. Ils cherchent absolument des témoins pour porter plainte et ainsi clouer le Maztneff sur leur croix ? Ils n’en trouvent pas. Pardi ! Il n’y en a pas.

Charia et révolution culturelle

Ce qu’on voit, ce qu’on vit ? C’est la Révolution Culturelle de Mao. C’est la charia qui impose de brûler les livres et de casser les statues et les monuments du « mauvais Islam » d’il y a… mille ans, d’avant le pédophile Mahomet et sa fiancée de 8 ans, Aisha. C’est l’inquisition et la dénonciation façon Au bon Beurre. On en est là. Ils veulent la peau de Gauguin comme hier les nazis avaient fait le ménage dans l’art de leur temps.

Demain, cela sera le tour des Stones et des autres (pour appropriation culturelle du blues ! les black panthers avaient déjà fait le coup à Hendrix – pas assez noir ! – qui avait dû cracher au bassinet.) Tout cela n’est pas nouveau, en fait. Pas nouveau. Non. Mais c’était mort avec le gauchisme. C’est cela – en pire – qui se réinvente aujourd’hui, via la nouvelle gauche américaine et ses imitateurs franchouilles. Déjà – ça m’a frappé – des journaux mode comme Stylist ou Vice écrivent en inclusif. C’est insidieux. Et ça court plus vite que le ConnardoVirus. Avec son lot d’opportunistes et de résistants de la dernière heure : les Darroussin, la Foresti…

Attention : vieux boomer non racisé chante le blues

Mais nous parlions des César. De ce monde du cinéma français rongé par cette nouvelle orthodoxie. Les films, aujourd’hui, sont quasi tous des films sociaux. De Hors normes à Roubaix, une lumière en passant par Les Misérables (qui est un navet victimaire, misérabiliste, justement, et fallacieux. Désolé). Pourquoi pas, au fond ? Cela révèle la société. Ses crispations. On était un peu las des histoires d’adultères chez des architectes du VIIIe. Mais une telle Révolution culturelle ? Qui va imposer des films sur la diversité et sur le militantisme LGBT ou féministe hardcore au détriment du reste ? Et nous expliquer que ces victimes sont là pour nous rappeler nos fautes ? « Nous » ? Ben oui, je suis blanc non racisé, vieux boomer et je chante le blues. Je suis un salaud de colonialiste. Et je dois payer avant de disparaître. Vous aussi.

Punks du côté de la réaction

Les écrivains décadents de 1880, classés donc à droite (les dandys !), étaient pourtant presque tous, comme Villiers de l’Isle-Adam, d’anciens communards, d’anciens révolutionnaires. Ainsi, nombre de punks libertaires et de rockers des seventies se battent aujourd’hui du côté de la « réaction », contre le nouveau monde, la tyrannie victimaire et ses chantages. Il n’y a pas de hasard : l’Histoire, souvent, balbutie. Comme disaient nos amis maoïstes : « Choisis ton camp, camarade ». Non, en fait. On a choisi pour toi.

Patrick Eudeline

 

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SOURCE : L'Incorrect

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17/02/2020

Ce sont les mêmes...

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Donc si je suis bien et si j'ai bien compris...

Sitôt le responsable de la diffusion de la vidéo où Benjamin Griveaux met en scène son vigoureux sexe connu, le pathétique Piotr Pavlenski, des voix au sein de la majorité se sont élevées pour appeler à l'expulsion vers la Russie du névrotique dissident accueilli à bras ouverts par la France en 2017. Ce sont les mêmes qui désirent accueillir les Jihadistes supposés français de retour de Syrie ou d'Irak. Ce sont les mêmes qui tardent à expulser hors du pays des étrangers en situation irrégulière sur notre sol. Et comble de leur sottise : ce sont les mêmes qui vilipendent les théories complotistes mais affirment que Poutine est derrière ce qui arrive.

Tout cela est fort délicieux...

 



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15/02/2020

LOI UNIVERSELLE !

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Si j'puis m'permettre... tout ce beau monde politique qui, à l'unissons, condamne ce climat délétère moralisant et puritain (quand il s'agit de leur cul ou leur bite)... c'est bien... c'est très bien même !

Mais ce sont les mêmes qui, à l'unissons toujours, pourrissent la vie de la moindre personne qui fait un pet de travers dans leur organigramme idéologique. Dans ces cas-là, ils lâchent la meute sur la brave personne qui a eu l'outrecuidance de braver leurs postulats (im)moraux !

Finalement... Griveaux n'a que ce qu'il mérite... On récolte toujours ce que l'on sème ! LOI UNIVERSELLE !

 



 

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31/08/2019

« 700 000 morts lors des canicules de 1718-1719 »...

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Sur les rives de l'Elbe, 26 juillet 2018...

 

Interviewé en 2003, l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie revenait pour "Libération" sur les précédents coups de chaleur qui avaient touché la France. Nous republions cet article aujourd'hui.

 

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Emmanuel Le Roy Ladurie, 74 ans, professeur au Collège de France, a écrit une Histoire du climat depuis l'an mil (Flammarion, 1967), maintes fois rééditée, qui reste le livre de référence sur le sujet.

Par Antoine de Baecque...

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-- Que faut-il penser de la canicule actuelle ?

-- J'aurais plutôt tendance à la relativiser ; même si l'aggravation du phénomène d'effet de serre est une rupture dans l'histoire du climat qui peut ouvrir une nouvelle ère climatique avec un ou deux degrés de différence. Ce qui aurait des conséquences incalculables. Mais l'actualité d'un été chaud, c'est autre chose : ce genre de grande sécheresse n'a pas manqué dans l'histoire française. En 1168, la Sarthe a séché. De même, l'été magnifique de 1351, où le prix du froment a été multiplié par trois à cause de sa rareté, avec «échaudage», comme l'on disait, ce qui entraînait des moissons et des vendanges très précoces, un vin en faible quantité mais excellent. Vous avez aussi des séries d'étés caniculaires consécutifs, des microères climatiques : 1331-1334, quatre étés de suite, 1383-1385, trois étés, ou encore la première moitié du XVIe siècle, particulièrement douce, où l'on peut parler d'un petit âge du réchauffement. L'été, les glaciers reculent beaucoup, la neige fond très haut. En 1540, beaucoup de témoins habitant les Alpes l'ont noté. A partir de 1560, on entre dans une autre période climatique, le «petit âge glaciaire», les étés caniculaires se font plus rares. Il y en a cependant encore, par exemple en 1636, l'été du Cid, où les témoins évoquent «un effroyable harassement de chaleur» pendant plusieurs semaines à Paris.

-- En cas de forte chaleur, quel est l'ennemi principal des Français ?

-- D'une part, la précocité et le faible rendement des récoltes, donc la rareté du grain, son prix qui flambe. D'où des phénomènes de disette, voire de famine. Mais la pluie est l'ennemi numéro 1, davantage que la chaleur : l'été pourri est plus redouté que l'été trop chaud. En revanche, la mortalité grimpe lors des étés trop chauds à cause de la dysenterie. Le niveau des fleuves et des cours d'eau baisse, l'eau puisée pour vivre et boire est plus vaseuse, infectée, polluée, et la mortalité est spectaculaire. 500 000 morts lors de l'été 1636 ou de l'été 1705, 700 000 lors des étés caniculaires de 1718-1719, avec même l'apparition de nuées de sauterelles et une forme de climat saharien sur l'Ile-de-France. Ces morts, ce sont surtout les bébés et les petits de l'année. Il y a, régulièrement, des générations décimées en France par la chaleur. Actuellement, les principales victimes, dans une proportion moindre, ce sont les vieux. L'autre conjoncture catastrophique était ce que l'on peut appeler le «modèle profiterole», c'est-à-dire une accumulation rapprochée de catastrophes climatiques. C'est le cas du contexte prérévolutionnaire : en 1787-1789 se succèdent de fortes pluies à l'automne, la grêle au printemps 1788 et un été suivant caniculaire. Ce fut explosif : échaudage, disette, cherté du grain. C'est à partir de ce moment que la chaleur a mis les gens dans la rue, et n'a plus été acceptée comme une simple fatalité.

-- C'est-à-dire que les Français, en période de chaleur, commencent à se tourner vers les pouvoirs publics ?

-- Moins les étés deviennent meurtriers, plus les gens se tournent vers l'Etat, et ce n'est pas un paradoxe : à partir du moment où l'Etat se mêle de plus près de la vie des gens, ceux-ci sont plus exigeants et plus enclins à dénoncer les incuries du pouvoir central. Ce processus historique accompagne la baisse de la violence, confisquée par l'Etat, ou la chute de la mortalité. Les interventions de l'Etat en période de canicule visent essentiellement à conjurer ou à limiter les effets de la famine. Dès la fin du XVe siècle, Louis XI tente d'instaurer un «maximum» (un contrôle des prix) en période de canicule. L'intervention massive vient avec Louis XIV et Colbert, très typique de la monarchie absolue : importations de blé, interdiction d'exporter, instauration de réserves dans les greniers d'abondance. Cela vise aussi à répondre aux deux principales accusations des Français en période de canicule : l'Etat ne fait rien ou, au contraire, ferait tout pour spéculer sur la cherté du blé, c'est ce qu'on appelle au XVIIIe siècle le «complot de famine».

-- Comment les gens ou les autorités anticipaient-ils les étés trop chauds ?

-- Plus encore qu'aujourd'hui, les Français ne parlaient que de cela : le climat était le sujet principal de conversation. Les marchés, par exemple, étaient suspendus aux nouvelles. On trouve aussi des théories, assez tôt, non pas sur les prévisions, impossibles, mais sur les tendances. Les fontes de glaciers ou les séries étaient interprétées : Mme de Sévigné évoque le fait que «le procédé du soleil et des saisons a changé» pour expliquer une série d'étés caniculaires successifs. Les curés jouaient aussi un rôle spécifique, ils étaient les baromètres de l'époque, prédisant plus ou moins le climat à venir. Si bien que les autorités, souvent sous la pression des Français, pouvaient anticiper. Arrachage de vignes, par exemple (entre 1587 et 1600), ou même constitution de réserves d'eau potable, qui commencent dès le début du XIXe siècle dans certaines municipalités.

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SOURCE : LIBERATION

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12/08/2019

"Israël doit vivre"... "Pour l’honneur de Tsahal" par Laurent Schang

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=--=Publié dans la Catégorie "Le Salut par les Juifs"=--=

 

Ok... cet article date... mais quand on a un ami qui assène des vérités de cet acabit... il faut faire circuler la particule... voilà...

 

 

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Je m’appelle Moshe. Moshe, comme Moshe Dayan. Je suis né en 1982 à Tel-Aviv. Dans le civil, je me destine à la médecine mais aujourd’hui, c’est revêtu de l’uniforme réglementaire de Tsahal, l’armée israélienne, que je prends la parole. J’aurais pu naître en France. Mes parents, tous les deux d’origine française, s’étaient connus à Paris où ils se sont mariés. Ce n’est que plus tard, encouragés par des cousins de mon père, qu’ils se sont décidés à venir vivre ici, en terre d’Israël. Ni l’un ni l’autre ne sont des militants sionistes. Ma mère pleura beaucoup le soir de l’assassinat d’Yitzhak Rabin et je garderai longtemps en mémoire le visage de mon père, d’habitude si paisible, défiguré par le chagrin et la colère devant son poste de télévision. Mes parents attendaient la naissance de mon plus jeune frère ; c’est d’un commun accord qu’ils le prénommèrent Yitzhak, en hommage au combattant clandestin devenu chef de guerre puis homme de paix. Personne dans mon entourage n’a applaudi quand nos blindés ont occupé Jénine, Naplouse et Ramallah. Simplement, dans ma famille, servir Israël est un devoir et un honneur. Quant à moi, qui y suis né, c’est une question de fierté.

Que n’a-t-on pas dit sur Israël ? Tout et son contraire. Un jour David, le lendemain Goliath, on nous accuse de tous les maux. Nous tendons la main aux Palestiniens : la « communauté internationale » nous reproche de saboter les négociations de paix par des conditions soi-disant inadmissibles. Des terroristes nous attaquent sur notre territoire, le Mossad localise leurs bases et aussitôt, la même communauté internationale nous blâme pour la brutalité disproportionnée de notre riposte. Ariel Sharon accepte de reconnaître l’existence de l’autorité palestinienne sur la Cisjordanie et que lui répond Yasser Arafat ? Que du côté palestinien les accords d’Oslo ne sauraient signifier l’arrêt des violences, aussi aveugles soient-elles. A croire que les médias occidentaux ne prennent jamais la peine de vérifier leurs sources d’informations. Savent-ils que deux peuples se côtoient et souffrent à parts égales en Palestine, qu’Israël ne pose pas tant les problèmes du Proche-Orient qu’il en subit les conséquences et en pâtit et qu’en fait de peuple palestinien il en est deux : les Juifs et les Arabes. Après le déclenchement et la répression de la première Intifada en 1987, les journalistes occidentaux ont eu coutume de parler de « génération perdue » pour les jeunes Palestiniens arabes. Se sont-ils un seul instant intéressé au sort des Israéliens mobilisés durant cette période, aux innombrables traumatismes occasionnés, à leurs séquelles une fois retournés dans le civil ? Et pour celles et ceux de mon âge, qui ont grandi dans un pays en état de siège, en proie à la peur quotidienne, ne peut-on pas aussi parler de génération perdue ?

Depuis sa création en 1948, l’Etat d’Israël n’a eu de cesse de donner des gages du bon fonctionnement démocratique de ses institutions. Notre diplomatie est internationalement reconnue et nos ambassades représentent les intérêts d’Israël dans le monde entier. Les ennemis d’Israël dépeignent un peuple raciste et sectaire. Savent-ils seulement qu’à la Knesset, notre Parlement, des élus israéliens d’origine arabe siègent en permanence ? Je les défie d’en dire autant pour les pays arabes où résident des communautés juives. C’est un fait que la nation israélienne est de plus en plus juive et de moins en moins sioniste. L’afflux ces vingt dernières années d’un nombre croissant de Juifs de la diaspora, en provenance d’Ethiopie comme de Russie, a modifié notre rapport à l’unité nationale. La société israélienne est devenue, par une soudaine accélération de l’histoire, une société plurielle. Ainsi avons-nous, pour la première fois peut-être, réconcilié notre ouverture à l’universel avec notre besoin d’enracinement.

Effrayés par ce succès imprévu, les théoriciens du jusqu’au-boutisme, fanatiques réfugiés en Syrie et en Iran, ont fait resurgir le spectre d’un grand Israël, du Nil au Tigre et à l’Euphrate, du Golfe Persique à la Mer Rouge. Propagande. Quand bien même, croit-on réellement qu’Israël a les moyens d’une telle politique ? Tout ce que nous, Israéliens, réclamons, c’est le droit à la sécurité, pour nous et pour les nôtres. Les Arabes, eux, disent vouloir la paix. La « coexistence mutuelle ». Ce qu’ils ne disent pas en revanche, c’est qu’ils veulent la paix, certes, mais dans la victoire. De 48 à 73, les pays arabes ont cru qu’Israël ne résisterait pas à leurs assauts. Leurs dirigeants pensaient que faire la paix était inutile. A trois reprises, il leur fallut déchanter. L’OLP et les pays voisins d’Israël ont fini par reconnaître l’existence de l’Etat hébreu. Et cependant, Israël reste l’ennemi officiel de la Syrie et du Liban, de l’Iran, de l’Irak, de la Libye et de l’Egypte. Tous ont juré la destruction complète d’Israël. Les gouvernements occidentaux nous enjoignent de ne pas céder à la dérive obsidionale. De sortir de notre logique de l’encerclement. A chaque négociation, les Arabes exigent en contrepartie de la normalisation de nos relations que nous leurs restituions l’intégralité des territoires occupés. Pourquoi un tel empressement ? Parce que les Arabes savent que si nous nous retirons de Gaza et de Cisjordanie, du Sinaï et du Golan, nous renonçons du même coup à défendre le plus « petit Israël ». Peut-on imaginer qu’ils n’en profiteront pas ? Dans les faits, la guerre israélo-arabe, commencée en 1948, n’est toujours pas terminée.

La mission historique du sionisme avait été de fonder un Etat juif en Palestine. C’est désormais chose faite. Mais il faut voir à quel prix ! A l’école, les professeurs nous ont appris à chérir notre liberté. Tous étaient mobilisables ou avaient déjà connu le baptême du feu. On m’a montré les photos de l’arrivée du général Dayan victorieux au pied du Mur des Lamentations, en 1967. A cet instant et pour tout un peuple, deux millénaires d’humiliations et de martyre étaient balayés. Après vingt siècles d’interruption, Israël reprenait le cours normal de son histoire. Enfin, nous étions chez nous. Assiégé par le monde arabe qui lui est hostile, le dos à la mer, Israël continue de résister parce que nous n’avons nulle part où aller, et parce que nous avons bâti ce pays de nos mains. J’ai grandi avec le sentiment qu’un jour, moi aussi, je serais appelé à servir sous les drapeaux. Dans l’état actuel des choses, il n’y a pas de négociation possible avec Arafat. Si demain nous lui concédons Gaza et la Cisjordanie, avec Al Qods (la partie est de Jérusalem) comme capitale, qui nous dit qu’ensuite il n’exigera pas tout Jérusalem-Est ? Et pourquoi pas aussi l’Esplanade des Mosquées ou le mont du Temple ? Déjà, l’ « Autorité palestinienne » fait mine de ne plus s’adresser qu’à ses interlocuteurs américains. On nous dit les alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient. En réalité, nous ne connaissons que trop bien la duplicité de la diplomatie américaine. Entre les attentats et le pétrole, leur cœur balance. Une première fois, Bill Clinton nous a trompé lors des négociations de Camp David de 2000. Les doléances de l’administration américaine étaient intolérables, et pourtant nous avons signé les accords. Clinton rêvait d’empocher le prix Nobel de la paix. Il n’avait fait mystère à personne de son ambition et il comptait bien se servir du règlement du conflit israélo-arabe pour appuyer sa démarche. Gain des opérations pour Israël : quelques semaines après la poignée de mains entre Sharon et Arafat, les terroristes reprenaient leurs tirs de harcèlement sur nos colonies.

Comment s’en étonner, quand on sait que derrière le Fatah, le parti de Yasser Arafat, s’active une demi-douzaine de groupes armés (FPLP, Hamas, Djihad islamique, Hezbollah), à commencer par les « Martyrs » d’Al Aqsa, branche militaire non-officielle du Fatah dont l’autonomie supposée ne suffit pas à laver Arafat de toute responsabilité. Pour eux, comme pour lui d’ailleurs, la Djihad continue. La vérité, c’est qu’en face de nos négociateurs, il n’y a pas un chef d’Etat légitime, mais un chef de clan, plus affairé à diviser son propre camp pour régner qu’à dialoguer en vue d’une issue raisonnable au conflit. N’est-il pas riche à millions ? Ce n’est pas moi qui le dis, mais un analyste français qui l’affirme dans un de ses livres (Michel Gurfinkiel, La Cuisson du homard. Réflexion intempestive sur la nouvelle guerre d’Israël. Michalon 2001). Selon lui, la fortune d’Arafat s’élèverait à dix milliards de dollars, trois fois le PNB de Gaza et de la Cisjordanie réunis. La collecte de l’impôt révolutionnaire sans doute… Dans ces conditions, un Etat palestinien aux portes d’Israël –pire, en surplomb- serait une aberration qu’aucune frontière étanche jamais ne compensera.

D’après les observateurs européens, la meilleure façon qu’aurait Israël de manifester sa bonne volonté serait d’accéder à la demande de retour des « réfugiés » en Palestine. A-t-on seulement idée du danger que nous ferait encourir l’arrivée massive de trois millions et demi de Palestiniens en Israël ? Alors que les attentats se poursuivent dans nos cinémas, nos supermarchés et nos bus, que les terroristes bombardent la colonie de Gilo à l’Est de Jérusalem, nous courrions le risque d’être submergés ? Rappelons tout de même, en ce qui concerne les « réfugiés », qu’il ne s’agissait pas d’un exil ou d’une expulsion mais d’un exode volontaire. Les nouveaux historiens peuvent écrire ce qu’ils veulent, l’exode ne fut pas planifié par les Juifs mais par les autorités arabes elles-mêmes. Toujours on nous ressert la rengaine de l’antériorité des Arabes sur les Juifs. Je répondrai juste ceci : la Bible, Flavius Josèphe et les historiens romains mentionnaient le nom d’Eretz-Israël bien avant que l’empereur Hadrien ne décide au IIIème siècle de l’ère chrétienne de rebaptiser cette terre insoumise en Palestine. Qu’on vienne après cela nous reparler du complexe de Massada ! Heureusement que nous l’avions cultivé, notre esprit de résistance, lorsqu’en 1973, soit 1900 ans exactement après la chute de Massada, nous avons dû faire face sur trois fronts aux armées arabes coalisées. Ariel Sharon était déjà aux commandes de Tsahal à cette époque. C’est encore lui qui mena à bien l’opération « Paix en Galilée » en 1982 à Beyrouth. Aussi, quand la seconde Intifada a éclaté, c’est vers lui que tous les yeux ont convergé, partisans du compromis et colons, pour mater la révolte. Tous les grands hommes politiques israéliens sont passés par Tsahal, à droite comme à gauche. Benjamin Netanyahu a servi dans les commandos avant d’être le chef de file du Likoud. Ehud Barak, notre précédent premier ministre travailliste, fut successivement officier du Seyereth Mathkal, les SAS israéliens, et commandant en chef des forces armées. Seule contre tous, la nation israélienne sait qu’en toutes circonstances elle peut compter sur son armée. Car Tsahal n’est pas une armée de métier mais un peuple en armes, qui lutte pour sa survie et rien d’autre. C’est pour cela que les accusations d’épuration ethnique, de transfert des populations ne tiennent pas. Bien sûr, il y a des dérapages. Tsahal est une armée moderne, qui a appris la guerre conventionnelle, pas le nettoyage urbain. La casbah de Naplouse, où nous devons pénétrer pour débusquer les terroristes, n’est ni le Golan, ni le Sinaï. La peur nous tenaille dans les ruelles sombres où les blindés ne rentrent pas. Les Français qui nous critiquent seraient mieux avisés de nuancer leurs jugements, eux qui n’en finissent pas de se morfondre sur la torture « ordinaire » des appelés d’Algérie.

A ce sujet, j’ai lu qu’un collectif de gauche « Pour une paix juste et immédiate au Proche-Orient » s’est constitué à Paris. Beaucoup d’artistes d’origine juive en sont. Qu’ils viennent donc vivre en Israël avec leur famille, ces Bedos, Bacri, Kassovitz, Jaoui, Piccoli, Ben Jelloun et autre Tavernier. Vous êtes quand même drôles, vous les Français. Vous n’aimez pas les Arabes quand ils sont chez vous, mais vous aimez encore moins les Israéliens que les Arabes quand ils sont de l’autre côté de la Méditerranée. Quant aux militants anti-mondialistes venus s’offrir quelques frayeurs à Bethléem, qu’ils aillent se promener du côté de Damas ou de Beyrouth le soir. On verra si les autorités locales feront la différence entre eux et nous.

Depuis toujours, le peuple juif a été tenu à l’écart des autres nations. Tantôt on nous relègue, tantôt on nous accuse d’être « à part ». Race d’usuriers, de banquiers apatrides, parce que nous sommes le peuple du Livre on nous considère comme un des très grands peuples de l’humanité. Alors, à tous ceux que l’existence d’Israël empêche de dormir, je voudrais dire une chose : qu’ils sachent qu’Israël, les Israéliens se moquent de l’opinion publique internationale. Mieux, je dirais que plus elle est mauvaise, et plus elle les renforce dans leur détermination. Les Israéliens qui refusent de servir dans les territoires occupés sont des idiots, comme sont idiots ceux qui déclarent en parlant de Tsahal que cette armée n’est plus la leur. Non, Israël n’est pas une création colonialiste. Non, la société israélienne n’est pas une société coloniale.

Israël doit vivre.

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SOURCE : Le site du parti de l'In-nocence 

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08/06/2019

Le français moyen lambda et basique...

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Le français moyen lambda et basique, qui se lève tous les matins à heure fixe pour aller turbiner à l'usine, quand il a la chance d'avoir du travail dans sa périphérie de Gilet Jaune, n'en peut plus de se faire rappeler à l'ordre par la Propaganda écologique à cause de son barbecue d'andouillettes et de pavés de boeuf du week-end, par les sinistres Khmers Verts et autres boomers immigrationnistes éternels donneurs de leçons qui ont deux voitures flambantes neuves, deux scooters, un appartement en ville et une maison comme résidence secondaire à la campagne, qui achètent des capsules Nespresso à la pelle, prennent l'avion deux fois par semaine pour leur travail de "créatifs" et lui expliquent qu'on doit tous sortir impérativement du pétrole et du plastique pour sauver la planète en invoquant le modèle norvégien, un des plus gros producteurs pétroliers du monde.

Le français moyen lambda et basique ne supporte plus qu'on lui dise que la viande c'est juste du cadavre, qu'il faut faire moins d'enfants voire ne plus en faire du tout, que ses vieux parents il conviendrait de les euthanasier sitôt qu'ils deviennent improductifs pour la société et qu'une fois morts on se devrait d'en faire du compost plutôt que de les mettre en terre afin d'honorer ainsi leur mémoire par un lieu. 

Le peuple c'est le peuple, mais le français moyen lambda et basique commence à en avoir ras la patate !

 


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29/04/2019

Pourquoi il faut légaliser les drogues psychédéliques

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Un intellectuel australien montre que ces drogues sont interdites alors qu'elles ne sont pas si dangereuses et ont des effets positifs sur la santé mentale. Par Matthew Blackwell* pour Quillette** (traduction par Peggy Sastre)

 


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À écouter ces dernières années les opposants au cannabis thérapeutique, on pourrait presque croire qu'ils n'ont jamais entendu parler de l'utilisation de substances psychoactives en médecine. Ces gens seraient sans doute étonnés d'apprendre qu'en Angleterre, vous pouvez vous faire prescrire un antidouleur appelé diamorphine, l'autre nom sophistiqué de l'héroïne. De même, ils pourraient tomber de leur chaise en découvrant qu'un médicament anti-obésité, le Desoxyn, n'est rien d'autre que de la méthamphétamine en pilule. Et que l'Adderall, un traitement populaire du TDAH, est chimiquement et physiologiquement très similaire à la méthamphétamine. Si vous avez subi une opération de la gorge, des dents ou du nez, l'anesthésiste s'est peut-être servi de cocaïne pour engourdir vos sens, car la substance restreint l'afflux sanguin mieux que tout autre anesthésique local (l'alcaloïde est extrait des feuilles de coca à des fins médicales et les résidus décocaïnés sont ensuite envoyés à Coca-Cola pour aromatiser sa fameuse boisson).

Sauf que personne n'en parle jamais en ces termes. Aucun médecin ne dit à son patient « je vous conseille de prendre de la smack à partir de maintenant » et aucun spécialiste de la perte de poids ne va vous demander si vous avez déjà essayé la meth. Imaginez un dentiste qui prie son patient d'ouvrir grand la bouche pour qu'il puisse lui injecter un peu de coke dans les gencives. Le jargon médical remplace évidemment l'argot de la came pour tracer une frontière nette entre une consommation illicite, grandement stigmatisée, et son analogue pharmacologique et médical. Dans les recommandations qu'il publie en ligne à destination des personnes atteintes du cancer prenant de la diamorphine, l'Institut britannique du cancer a choisi d'omettre complètement le mot héroïne, afin d'occulter tout lien avec l'usage récréatif de la substance.

Des drogues qui vous « ouvrent les portes de la perception »

Malheureusement, camoufler les drogues illégales dans le monde médical a pour conséquence de les rendre extravagantes, voire effrayantes lorsqu'elles sont utilisées dans d'autres contextes. Qu'on ne s'étonne donc pas qu'un récent sondage Vox ait révélé que la plupart des personnes interrogées s'opposaient de manière écrasante à la légalisation de drogues psychédéliques (comme les champignons hallucinogènes) à des fins récréatives et médicales, alors qu'une majorité était favorable à la légalisation de la marijuana. La chose est d'autant moins surprenante que, selon le même sondage, la plupart des gens ne veulent pas que la cocaïne, l'héroïne ou la méthamphétamine soient utilisées à des fins médicales. Des gens qui, là encore, ne savaient donc vraisemblablement pas que ces substances sont déjà utilisées en médecine depuis des décennies. Alors que la lutte pour la légalisation de la marijuana gagne peu à peu du terrain, il y a fort à parier qu'un grand débat sur les psychédéliques soit une prochaine étape. Dans l'Oregon et à Denver, où la marijuana a été légalisée à des fins récréatives, la dépénalisation des champignons magiques – soit deux cents espèces contenant de la psilocine et de la psilocybine, des alcaloïdes hallucinogènes – est soumise au scrutin populaire.

Sauf qu'il n'y a pas de distinction nette entre les drogues qui vous « ouvrent les portes de la perception » et celles qui ne le font pas – la marijuana, la kétamine, l'ecstasy et plein d'autres substances peuvent parfois produire des effets hallucinogènes qui n'ont rien à envier à un trip psychédélique. Mais en règle générale, lorsque nous parlons des hallucinogènes, nous nous référons à une quantité limitée de champignons et de plantes – et les substances de synthèse qui en sont dérivées en laboratoire – qui modifient les niveaux de sérotonine dans le cerveau pour produire des hallucinations et altérer la conscience de manière très vive. Et tous ces produits ne sont pas illégaux. La sauge des devins (salvia divinorum) possède de puissants effets psychédéliques sans être interdite dans la plupart des pays extérieurs au Commonwealth britannique. Idem pour des champignons magiques qui peuvent être achetés tout à fait légalement dans certains pays comme la Jamaïque et le Brésil. Une dérogation spéciale existe même aux États-Unis pour permettre aux membres de la Native American Church de consommer un cactus hallucinogène, le peyotl, une législation faisant suite à une plainte de l'Église contre la DEA qui voulait interdire ces plantes utilisées depuis quatre mille ans par les communautés amérindiennes.

Huxley et son goût pour le peyotl

D'ailleurs, c'est peut-être cette dernière drogue – qui n'est pourtant pas le psychédélique le plus couramment consommé – qui a fait le plus et depuis le plus longtemps pour populariser l'usage. Dans les années 1950, le génie littéraire Aldous Huxley allait prendre 0,4 g de mescaline, l'alcaloïde actif du peyotl, et décrire son expérience dans son livre Les Portes de la perception. L'ouvrage sera ensuite d'une grande influence sur Timothy Leary, psychologue un temps affilié à Harvard et comptant parmi les principaux architectes de la grande vague des hallucinogènes dans les années 1960. Leary comme Huxley ont par ailleurs expérimenté une drogue encore plus forte, le diéthyllysergamide – plus connu sous le nom d'acide ou LSD –, substance chimique dérivée de l'ergot de seigle.

Aujourd'hui, des scientifiques se mobilisent pour surmonter la raideur bureaucratique qui étouffe la recherche sur les psychédéliques. Après trois ans de négociations avec le gouvernement britannique, une équipe de chercheurs de l'Imperial College de Londres vient de commencer à étudier la psilocybine issue des champignons magiques pour comprendre ses effets sur certains symptômes dépressifs. Les règles qui leur étaient imposées étaient des plus excessives : chaque dose de psilocybine coûtant des milliers d'euros, elle devait être conservée dans un coffre-fort comme s'il s'agissait de matériel radioactif susceptible d'être vendu à l'Iran. Durant l'expérience, deux doses de psilocybine furent administrées à vingt personnes souffrant de dépression réfractaire et ayant déjà tenté au moins deux autres procédures thérapeutiques. De manière quasi immédiate et durant un suivi de six mois, les scientifiques allaient constater que les symptômes dépressifs avaient nettement diminué dans ce groupe. « Il n'y a tout simplement pas de mots pour décrire ce que j'ai vécu, mais je peux dire que le récit négatif qui constituait auparavant mon existence a complètement disparu », a ainsi déclaré l'un des patients traités à la psilocybine. « Il a été remplacé par un sentiment de chaos magnifique, un paysage d'un chatoiement et d'une beauté inimaginables. »

La psilocybine pour apaiser les cancéreux

Dans une autre étude randomisée en double-aveugle et récemment menée à l'université John Hopkins, 51 patients atteints d'un cancer potentiellement mortel et souffrant de dépression ou d'anxiété relative à la peur de la mort ont reçu une dose importante de psilocybine. Les deux tiers des patients allaient déclarer que l'expérience fut l'une des plus importantes de leur vie. « Quelque part, j'ai été capable de comprendre ce qu'est l'unicité », a ainsi déclaré l'un des malades enrôlés dans l'étude clinique, tandis qu'un autre assurait avoir acquis des connaissances métaphysiques sur la nature de la réalité en ces termes : « Le sentiment que tout est Un. J'ai ressenti l'essence de l'univers. » En outre, 90 % des participants ont consigné une diminution substantielle de leurs symptômes dépressifs et anxieux, et l'un des auteurs de l'étude, Stephen Ross, a expliqué à Scientific American : « Qu'une seule dose d'un médicament produise des résultats aussi conséquents et durables est tout simplement sans précédent dans l'histoire de la psychiatrie. »

J'avoue être sceptique quant à la médicalisation de l'expérience psychédélique dont fait écho ce commentaire. Si vous prenez le cas des opioïdes ou du cannabis thérapeutique intégré au traitement de l'épilepsie ou de la douleur, les drogues ont un niveau d'action qui n'exige pas nécessairement que le patient subisse leurs effets psychoactifs, qui ne sont qu'un épiphénomène de leur action médicale. Une étude révèle cependant que, concernant les psychédéliques, l'histoire est tout autre : « Les effets thérapeutiques de la psilocybine ne sont pas qu'un simple produit d'une action pharmacologique isolée, mais sont bien plutôt dépendants de l'expérience. » Lorsque les personnes n'expérimentent pas de bouleversement psychédélique profond, elles ne constatent pas d'amélioration de leurs symptômes. Ce qui signifie que ce sont plutôt la modification radicale de l'état de conscience et les nouvelles perspectives offertes sur la vie qui génèrent l'amélioration émotionnelle, plutôt que d'autres actions pharmacocentriques de la substance. Mais tout comme il serait impropre de qualifier de « médicament » une visite de l'archange Gabriel, cela n'a aucun sens de qualifier de « médicament » une expérience bouleversant votre vision du monde ou ce que vous pouviez penser de la structure métaphysique de l'univers. Il serait sans doute plus juste de voir dans les traitements psychédéliques une « expérience particulièrement profonde et merveilleuse de chambardement de l'âme », susceptible de libérer certains individus des chaînes de l'anxiété et de la dépression. Mais si la psilocybine n'était légalisée que pour « traiter » la dépression et l'anxiété, cela reviendrait à dire que seules les personnes dépressives et anxieuses ont le droit de vivre ces expériences « particulièrement profondes et merveilleuses ». Comme s'il valait mieux assimiler les psychédéliques à des « médicaments » qui ne seraient admissibles que pour des « malades », au lieu d'admettre que leurs mécanismes d'action peuvent être tout aussi positifs pour d'autres populations...

« Amélioration de la conscience »

Matériellement, que se passe-t-il ? Dans la seule étude de ce type, il a été observé que la psilocybine et le LSD augmentaient la diversité des signaux neuronaux, ce qui pouvait générer une « amélioration de la conscience ». Reste qu'il est difficile de savoir précisément ce que cette diversité augmentée de nos signaux neuronaux peut signifier au quotidien. À l'évidence, vivre un trip psychédélique ne se traduit pas d'une manière positive sur le plan de la mesure ordinaire de l'intelligence. Comme le déclarait le psychologue Arthur Kleps devant le Congrès américain en 1966 : « si je devais vous faire passer un test de QI pendant l'administration de la substance, alors qu'un des murs de la pièce s'ouvre pour vous donner un aperçu de la splendeur des soleils galactiques et qu'au même moment, c'est votre enfance qui commence à se dérouler devant votre œil intérieur comme un film en technicolor, il y a fort à parier que cela soit un échec ».

Reste que la résolution de problèmes ou la survenue d'idées créatives sous LSD sont bien connues. Le chimiste et Prix Nobel Kary Mullis, inventeur de la réaction en chaîne par polymérase – processus permettant aux scientifiques de reproduire rapidement de nouvelles copies d'ADN –, en est un consommateur. « Cela fut certainement bien plus important que tous les cours que j'ai pu suivre », a ainsi déclaré Mullis, attribuant sa découverte à un trip sous LSD. « Je pouvais fixer une molécule d'ADN et voir les polymères se succéder ». Selon Richard Kemp, Francis Crick, co-découvreur de la structure de l'ADN, lui aurait un jour confié avoir conçu cette structure sous l'influence du LSD. Les inventeurs, architectes, musiciens et autres artistes sont nombreux à expliquer la force de leur imagination par l'usage de drogues psychédéliques. C'est le cas de Steve Jobs, fondateur d'Apple, qui avait dit du LSD consommé dans sa jeunesse : « C'est la chose la plus profonde qu'il me soit jamais arrivé. »

Les portes de l'enfer ou du paradis ?

Le premier bad trip au LSD a été expérimenté par son inventeur même, le chimiste Albert Hoffman, qui est aussi le premier scientifique à avoir isolé et nommé la psilocybine. En 1943, trois jours après avoir connu par hasard le premier trip sous LSD de l'histoire, il allait en prendre sciemment 250 microgrammes. Hoffman dira avoir eu l'impression d'étouffer, d'avoir un goût métallique dans la bouche, que ses membres étaient plus lourds que des poutres d'acier. Autour de lui, les visages lui apparurent grimaçants et son champ visuel se déforma alors qu'il criait et gémissait des « paroles incompréhensibles », comme « à moitié fou ».

Avec des drogues comme l'alcool ou l'héroïne, la consommation se fait au moins avec une certaine prévisibilité et régularité en termes d'effets. Timothy Leary mettait en garde contre la fluctuation du « paysage » d'un trip sous acide, susceptible de changer du jour au lendemain chez un même individu tant l'expérience dépend de son état émotionnel et psychologique. Dès lors, nous ne savons jamais vers où le « trip » nous mènera, vu qu'il s'élabore à partir des régions les plus profondes de l'esprit.

Décrivant dans son livre LSD, mon enfant terrible l'histoire du LSD depuis son invention jusqu'en 1979, Hoffman faisait part de ses profondes réserves quant aux abus qui pouvaient être faits avec le LSD, tout en exprimant par ailleurs son optimisme vis-à-vis du potentiel de la substance. Hoffman voulait faire comprendre à ses lecteurs que le LSD était une drogue altérant profondément l'âme et la conscience, et qu'elle n'était donc pas recommandée dans les fêtes, les discothèques ou les raves. « À ce jour, l'histoire du LSD démontre largement combien les conséquences peuvent être catastrophiques lorsque la profondeur de ses effets est mal évaluée et que la substance est confondue avec une drogue récréative », alertait ainsi Hoffman. « Une préparation interne et externe spéciale est nécessaire et, avec elle, la consommation de LSD peut devenir une expérience édifiante. Mais à cause d'une utilisation incorrecte et impropre, le LSD est devenu mon enfant à problèmes ».

Les hallucinogènes peuvent-ils vous cramer le cerveau ?

En 2010 et 2015, deux équipes de recherche indépendantes (dont l'une était composée de quarante scientifiques) ont mené une « analyse de décision multicritères » visant à classer les drogues les plus courantes en fonction des dégâts que leur consommation causait aux utilisateurs et à leur entourage. Ces rapports examinaient la nocivité des drogues selon seize critères différents – notamment : mortalité par toxicité, mortalité par blessure, lésions corporelles spécifiques à la drogue, lésions corporelles liées à la drogue, niveau de dépendance, déficience mentale due à l'intoxication, déficiences dues à des causes secondaires liées à la drogue, effets sur la qualité de vie (via, par exemple, une perte d'emploi ou une chute des résultats scolaires) et sur les relations sociales. Ces deux équipes allaient aboutir à des conclusions quasiment identiques : les drogues psychédéliques sont parmi les drogues les moins nocives aujourd'hui consommées. Elles le sont même considérablement moins que le cannabis et les champignons magiques sont la drogue la moins nocive de toutes les substances passées au crible. Quant à l'autre côté du spectre, l'analyse multicritères de 2015 conclut que : « Les données confirment clairement que l'alcool doit être considéré comme la drogue la plus dangereuse de toutes ». (Pour le comprendre en détail, il faudrait un autre article).

Ne soyez pas surpris par le score de risque ridiculement bas attribué au LSD et aux champignons hallucinogènes. Comme l'écrit David Nutt, neuroscientifique et ancien conseiller principal du gouvernement britannique sur les drogues : « À notre connaissance, les psychédéliques sont parmi les drogues les plus sûres. La surdose mortelle est quasiment impossible, ils ne causent aucun préjudice physique et ils semblent même empêcher l'addiction ». Trois raisons peuvent expliquer pourquoi les psychédéliques sont considérés comme l'un des rares types de drogues non dépendantogènes. Dans son classique sur la question publié en 1984, le pionnier de la recherche scientifique sur les drogues, Norman Zinburg, décrivait l'ennui que causait rapidement la consommation d'hallucinogènes. Contrairement à d'autres substances génératrices de sensations intrinsèquement agréables, la plupart du temps, la profondeur et l'agrément d'un trip psychédélique sont relatifs à la nouveauté de l'expérience. Et la nouveauté n'est pas un phénomène durable : la première fois que vous regardez dans un kaléidoscope, vous pouvez être fasciné par la gamme de couleurs que vous y verrez, sauf que peu de gens voudront passer le reste de leur vie à le faire tous les jours. Deuxièmement, les psychédéliques ne provoquent aucun effet de manque. Troisièmement, et c'est là peut-être la raison la plus importante, le cerveau développe rapidement une tolérance aux substances psychédéliques, ce qui fait que ces drogues perdent de leur effet si elles sont consommées trop souvent.

Si nous comparons les risques sanitaires des psychédéliques à ceux de l'obésité, se taper du LSD pourrait être moins nocif qu'un hamburger, mais quid des conséquences sur la santé mentale  ? Autant le dire tout de suite : la crainte de se retrouver « coincé » dans un trip psychédélique ne repose à peu près sur rien. Personne ne continue à ressentir les effets d'un hallucinogène lorsque le corps a éliminé la substance, mais il existe un problème rare, le « syndrome post-hallucinatoire persistant » (SPHP) dans lequel des individus peuvent être gênés par des bruits et des tâches de lumière ou de couleur des semaines voire des mois après une expérience psychédélique. Selon un article de Vice, certaines personnes rapportent même ces soucis durant des années. Mais la journaliste de Vice s'emmêle les pédales lorsqu'elle décrit le syndrome post-hallucinatoire persistant comme « une maladie mal comprise que vous ne pouvez contracter que si vous avez consommé des drogues hallucinogènes ». En réalité, de nombreuses études montrent que ces mêmes symptômes peuvent se manifester spontanément et à la même fréquence chez des gens qui n'ont jamais consommé de psychédéliques, ce qui laisse entendre que l'ensemble du phénomène pourrait être une erreur de diagnostic, et le SPHP une maladie rare possiblement sans lien avec les hallucinogènes. Une analyse groupée de huit études à double aveugle contrôlées par placebo révèle que, sur 110 personnes, les doses cliniques de psilocybine ne permettent pas d'attester du moindre problème de santé mentale, y compris le SPHP.

Des études de cas observent des effets indésirables du LSD, comme des crises de panique ou autres troubles anxieux. Mais vu que 10 % de la population américaine essaiera du LSD au cours de sa vie et que 3 % de cette même population souffrira un jour de problèmes de santé mentale, certains chercheurs estiment que ces études ne font que révéler l'endroit où les courbes des risques de consommation de substances hallucinogènes et d'incidents psychotiques se rejoignent. Dans une étude publiée en 2017, seize personnes ont pris du LSD pour la première fois de leur vie. Douze mois plus tard, les chercheurs ont demandé à leurs sujets ce qu'ils pensaient de leur expérience. Aucun n'allait consigner d'effet négatif et quinze personnes sur les seize enrôlées allaient la décrire comme l'une des expériences plus positives et édifiantes de leur vie. Conformément à d'autres études, les chercheurs ont conclu que l'utilisation de LSD précédait une amélioration à moyen et à long terme de la santé psychologique. Une étude beaucoup plus conséquente financée par le Conseil norvégien de la recherche et portant sur 21.979 consommateurs de LSD, de champignons magiques et de mescaline montre que la consommation d'hallucinogènes n'est pas corrélée à une augmentation du risque de SPHP, mais qu'elle s'associe à une incidence un peu inférieure à la normale de problèmes de santé mentale. Un même constat a été fait chez les Navajos consommateurs de peyotl.

Des données qui ne cadrent pas très bien avec la théorie des hallucinogènes liquéfiant la cervelle, qui semble bien plutôt tenir de la légende urbaine.

Très bien, mais qu'en est-il des crises de panique et autres accidents survenant durant un bad trip ? Après tout, le phénomène peut être si effrayant que des gens se retrouvent à l'hôpital ou à courir nus sur l'autoroute. Lors d'une expérience scandaleuse de la CIA en 1953, le scientifique Frank Olson allait consommer sans le savoir du LSD dissout dans une bouteille de Cointreau et plonger quelques jours plus tard dans une profonde dépression. Raison pour laquelle il se serait jeté du dixième étage d'un immeuble de New York. En 2015, le fils du musicien Nick Cave, Arthur Cave, est décédé des suites d'une chute alors qu'il hallucinait sous LSD. Il va sans dire qu'il n'est pas recommandé de droguer des personnes à leur insu ou de se promener le long d'une falaise en consommant des hallucinogènes. Sauf que des gens ivres se jettent par la fenêtre ou tombent de leur balcon tous les jours, et que les cas où seule la consommation de psychédéliques, sans alcool ni autre substance, peut clairement être considérée comme la cause de telles tragédies sont quasiment introuvables dans la littérature scientifique.

La plupart des gens ne feront pas de bad trip en consommant des psychédéliques et même chez ceux à qui cela arrive, la chose n'est en réalité pas si terrible. Une étude sur les effets à long terme d'un bad trip a été menée auprès de 2 000 personnes ayant un jour vécu une telle expérience avec des champignons magiques. Sur ces 2 000 personnes, 3 avaient souffert de symptômes psychotiques et 3 autres avaient tenté de se suicider. Et seuls 2 % des personnes interrogées allaient déclarer que l'expérience avait eu un effet très négatif sur leur vie – contre 84 % pour qui ce « bad trip » avait en réalité amélioré leur bien-être. « L'incidence des comportements à risque ou des cas de détresse psychologique persistante est extrêmement faible », conclut ainsi l'étude. Selon son auteur principal, Roland Griffiths, « une expérience difficile, parfois décrite comme une catharsis, s'ouvre souvent sur une issue à la signification personnelle positive ou spirituelle ». Pour le dire plus simplement, la plupart des « mauvais voyages » finissent par être bons, même si dans un très petit nombre de cas, cela peut être extrêmement préjudiciable.

Les hallucinogènes dans un monde injuste

En Australie, le rapport 2018 sur les overdoses du Pennington Institute ne mentionne à aucun endroit de ses 53 pages les mots « LSD », « champignon » ou « psychédélique », pas même pour nous informer qu'aucun décès lié à ces drogues n'est survenu en Australie cette année-là. En 2006, lors d'une session conjointe entre la commission parlementaire britannique sur les sciences et les technologies et le conseil consultatif du gouvernement britannique sur l'abus de drogues (ACMD), il a été constaté que, dans toutes les archives disponibles, un seul décès attribuable à la consommation de champignons magiques était consigné. Ce qui a surpris ce comité, vu que les champignons hallucinogènes sont considérés comme une drogue de classe A en Grande-Bretagne ayant, comme l'héroïne et le crack, un « potentiel d'abus élevé ». Michael Rawlins, président de l'ACMD, allait déclarer : « Je ne sais pas ce qui a pu passer dans la tête de ceux qui l'ont classé ainsi en 1970 et 1971 ». Mais aucun changement législatif n'a été depuis opéré.

En 2008, le gouvernement des Pays-Bas a chargé ses propres scientifiques de fournir un rapport sur les méfaits des champignons psilocybiques, jusqu'alors légaux dans ce pays. Le rapport conseillait au ministre de la Santé de maintenir le statut juridique des champignons magiques en concluant que : « l'utilisation de champignons magiques conduit rarement (voire jamais) à une dépendance physique ou psychologique, [ses] effets indésirables aigus et chroniques sont relativement rares et en général légers [ses] effets sur la santé publique et l'ordre public sont très limités et (…) la criminalité liée à l'utilisation, la production et le trafic de champignons magiques est quasi inexistante ». Sauf que le ministre de la Santé est allé dans la direction opposée et les champignons magiques sont interdits aux Pays-Bas depuis 2008.

L'interdiction des psychédéliques est un microcosme de la guerre contre la drogue menée de par le monde et ne fait qu'exposer l'exhibitionnisme moral des politiciens qui veulent à tout prix montrer qu'ils sont plus saints que leurs adversaires. Cela n'a rien d'un exercice de protection des individus ni d'une tentative de promotion du bien-être humain. Et cette invasion de nos libertés fait que nous avons au moins quarante ans de retard en matière de traitement de la dépression, de l'anxiété et peut-être même de tout un éventail d'autres troubles médicaux et socio-spirituels.

Dans cet article, je me suis concentré sur les avantages empiriquement mesurables des psychédéliques et je n'ai pas exploré le phénomène émergent du microdosage : la consommation de substances psychédéliques en quantités infimes, en deçà du seuil de l'expérience psychoactive et ce afin de soulager le stress ou de favoriser la concentration et l'imagination. Je n'ai pas non plus décrit d'autres pistes intéressantes que nous n'avons pas encore testées ou comprises. Dans La Constitution de la Liberté, F.A. Hayek écrivait « il sera toujours possible de mettre en avant les avantages tangibles et immédiats qui résulteront d'un empiétement sur la liberté, alors que les bienfaits auxquels on renonce seront, par leur nature, toujours indéfinis et incertains ». Dans le débat sur les drogues psychédéliques, qu'on se rappelle qu'en matière de réduction des maux, les promesses de la prohibition doivent être pondérées par tous les bienfaits que ces substances sont susceptibles nous apporter – et ce qu'ils soient connus ou incertains.

*Matthew Blackwell est un écrivain australien, diplômé de l'université du Queensland en économie et en anthropologie.

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** Cet article est paru dans « Quillette ». « Quillette » est un journal australien en ligne qui promeut le libre-échange d'idées sur de nombreux sujets, même les plus polémiques. Cette jeune parution, devenue référence, cherche à raviver le débat intellectuel anglo-saxon en donnant une voix à des chercheurs et des penseurs qui peinent à se faire entendre. « Quillette » aborde des sujets aussi variés que la polarisation politique, la crise du libéralisme, le féminisme ou encore le racisme.

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SOURCE : Le Point

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17/04/2019

Le réel face aux inquisiteurs pacifistes

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Alors que les premières flammes s’élevaient dans le ciel et ravageaient Notre Dame de Paris, des voix médiatiques, politiques et militantes affirmaient sans aucune possibilité de vérification policière et scientifique, que cet incendie ne pouvait être que d’origine accidentelle.

Balayant d’un revers de main toute autre piste et entrant dans une chasse aux sorcières inquisitrice quiconque osait s’interroger et convoquaient le complotisme, l’islamophobie et l’irrespect de la période de recueillement. Le sceau de la bête tatoué sur nos épaules, il nous reste à nous terrer dans le silence pendant que des milliers de tweets se félicitent de cette catastrophe, espérant même voir une mosquée jaillir en lieu et place de Notre Dame. Après les meutes qui lynchaient le petit Hugo, coupable d’une blague sur la kaaba, les hyènes dépeçaient le grand Victor Hugo et manifestaient leur haine effroyable de la France, du christianisme, des catholiques, de tout ce qui fait Nation, Culture et Histoire dans notre magnifique pays.

Cette propension à nous faire taire, à bâillonner, n’est jamais dirigée contre les islamo racailles, curieusement.

Si la thèse islamiste venait à être authentifiée, cela signifie, si je comprends bien, qu’il faut la cacher par peur de représailles ?

Et jusqu’à quand on cache cela ? On attend de voir Versailles brûler? Puis la Tour Eiffel tomber ?

Voyez où cela nous a mené de cacher les violences envers les juifs, le pas de vague dans l’éducation nationale et le refus de nommer l’islamisme comme l’ennemi depuis le choc du WTC voire depuis Khaled Kelkal ou le voile de Creil ?

Comment voulez-vous qu’on luttte contre le volet guerrier du djihâd lorsqu’on en est réduit à la laïcité du poisson du vendredi à la cantine ?

Il suffit de centaines de djihâdistes qui tuent des milliers d’innocents en Europe pour motiver une centaine d’identitaires en France.

Remettons les choses à l’endroit pour commencer.

C’est parce que nous avons toléré par angélisme islamistes et super caïds de banlieues que nous avons en France des attentats depuis 30 ans.

Dans un pays musulman, des blancs chrétiens qui auraient commis le dixième de ce qu’ils ont commis en France, cela se serait terminé par un génocide de tous les blancs chrétiens de ces pays.

Affirmer qu’il ne faut pas tomber dans le piège tendu par les djihâdistes démontre surtout une logique de soumission puisqu’ils induisent une plus grande sévérité à l’égard d’une poignée d’identitaires de l’ultra droite traditionnelle qu’à l’encontre de milliers d’islamistes.

Cela signifie que les islamistes sont maîtres du jeu et que nous devons tout faire pour ne pas les mettre en colère, ne pas les énerver, car les banlieues sensibles pourraient se soulever.
Celles-ci sont la variable d’ajustement dont se servent habilement les responsables religieux musulmans pour faire progresser l’islam dans la société française. Les djihâdistes et les caïds des banlieues rendent donc service à l’islam en France.

Et cette attitude explique la soumission progressive de la société française par l’intermédiaire de ses élites, voire même la collaboration de certaines citadelles de gauche comme la justice et le monde universitaire avec l’islamisme. Finalement le livre de Houellebecq, Soumission, n’était pas islamophobe mais francophobe car il mettait en lumière la lâcheté, la veulerie, l’appétence pour la collaboration des élites françaises, prêtes à tout pour préserver leurs rentes de situation, tout en parant leur ignoble comportement de vertus droitdelhommistes et pacifistes. Ce qui a l’avantage de présenter celui qui s’oppose au totalitarisme comme un ennemi de la paix, de la tolérance et des droits de l’homme.

Pour terminer je voudrais citer Pierre-André Taguieff qui, dans son ouvrage sur Julien Freund [Julien Freund : Au cœur du politique], rapporte un dialogue entre Jean Hippolyte et Julien Freund lors de la soutenance de thèse en 1965 de ce dernier. Hippolyte dit :

"Sur la question de la catégorie de l’ami-ennemi, si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu’à aller cultiver mon jardin."
Freund répliqua :
"Écoutez, Monsieur Hippolyte, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes.
Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas, raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes.
Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin."

"Dans ce cas, il ne me reste plus qu’à me suicider." répondit Hippolyte.

Raymond Aron à propos des réponses d’Hippolyte :

Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales."

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SOURCE : La France de Marianne

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