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19/08/2017

"Lettre ouverte à un soldat d’Allah" par Karim Akouche

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

 

Ce texte, publié sur Causeur, en Janvier 2016, résonne fortement avec les récents évènements...

 

 

Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.

Tu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.

Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?

Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.

Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.

Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.

Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.

Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.

 

Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.

Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.

On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.

Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.

Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.

Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.

Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.

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SOURCE

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18/08/2017

"Procès de l'Occident : deux anciens esclaves témoignent en faveur de l'accusé"... par Aristide

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

 

 

Alors voilà... ça s'passe du côté de chez Aristide, ça date d'il y a quelques années mais c'est à lire d'urgence toute affaire cessante et à conseiller, en priorité, aux "anti-racistes" primaires de Charlottesville et d'ailleurs qui voudraient que l'homme blanc poursuive son auto-flagellation jusqu'à la fin des temps.

C'est moi qui me suis permis de linker ou de souligner certains passages... 

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Une grande partie des maux dont nous souffrons actuellement peut être attribuée à une cause unique : les occidentaux ont perdu confiance dans la bonté de leur civilisation. Cette perte de confiance n’est pas nouvelle. La première guerre mondiale peut, rétrospectivement, être considérée comme le moment où cette perte de confiance commença à atteindre le grand public. Toutefois ses racines sont plus anciennes encore, et le germe qui leur a donné naissance doit sans doute être recherché du côté de la philosophie politique.

Les manifestations de cette perte de confiance sont multiples, mais les deux plus courantes aujourd’hui sont, peut être, le relativisme et la repentance.
D’un côté nous affirmons haut et fort que toutes les « cultures » se valent, et nous rejetons le terme même de civilisation car celui-ci parait impliquer l’idée que certains peuples seraient civilisés et d’autres non - horresco referens ! Nous nous interdisons donc de défendre notre « culture » ou notre « identité », ou tout ce que l’on voudra, face à ceux qui voudraient la faire disparaitre ou qui peu à peu la font disparaitre par leur simple présence. Permissivité presque illimitée et immigration torrentielle en sont deux manifestations très concrètes.
D’un autre côté, nous affirmons haut et fort le caractère coupable de l’histoire de nos nations. Cette histoire, pour dire les choses en peu de mots, n’est que le grand recueil de tous les crimes contre l’égalité commis par nos ancêtres : sexisme, homophobie, esclavagisme, despotisme, atteinte à la biodiversité (les plantes et les animaux, eux aussi, n’ont-ils pas des droits ?). Ô, Occident, injustice est ton nom ! Et nous devons expier éternellement pour tes fautes. Lois mémorielles et promotion obsessionnelle des « minorités opprimées » en sont deux manifestations parmi d’autres.
Que ces deux affirmations ne soient guère compatibles entre elles importe peu à ceux qui les profèrent. L’indignation morale empêche d’examiner froidement l’incohérence de la position selon laquelle toutes les cultures se valent, mais certaines sont plus coupables que d’autres. Et puis quel plaisir de se sentir vertueux à si peu de frais ! Battre sa coulpe sur la poitrine d’autrui, quoi de plus agréable ? Les morts ne sont plus là pour protester, et ceux qui doivent acquitter les frais de la « diversité » et de « l’ouverture à l’Autre » n’ont guère de moyens de se faire entendre. Au surplus, il est si facile de noyer leurs protestations sous un flot de paroles autorisées et autres études sociologiques irréfutables.
Eh bien soit, l’Occident est accusé. Il faut donc qu’il soit défendu.
Cela est difficile de nos jours, je le sais. On prend des risques à le faire : si l’on défend le criminel, cela n’est-il pas la preuve que l’on partage ses turpitudes ?
Quoi, voulez-vous donc justifier le sexisme, l’homophobie, l’esclavagisme, etc. ? Ah, on voit bien ce que vous avez au fond du cœur !
Pourtant, pourtant, quel terrible tribunal que celui devant lequel l’accusé est déclaré coupable avant même d’avoir pu se défendre. Pire, devant lequel toute tentative de se défendre est considérée comme une preuve supplémentaire de culpabilité : « Si le diable t’as donné des preuves en faveur du péché, c’est preuve que tu es sien ! » Nous a-t-on assez répété, ces derniers temps, que la présomption d’innocence était un principe sacré ?
Je défendrais donc l’Occident, sans peur et, je l’espère, sans reproches.
Les chefs d’accusation sont nombreux et la réalité de certains faits ne peut pas décemment être niée. L’Occident, les pays porteurs de la civilisation occidentale, ont des fautes à se reprocher. Nous ne le contesterons pas. Mais quelle civilisation peut se targuer d’un passé sans tâches ? Quelle nation n’a pas de fautes à se reprocher ? Et allons nous condamner l’Occident pour n’être pas parfait ?
Mon but aujourd’hui, mesdames et messieurs les jurés, ne sera pas de vous démontrer que mon client mérite d’être acquitté. Je craindrais par trop d’abuser de votre patience. Non, mon but sera, plus simplement, de vous montrer que mon client ne saurait être l’ogre abominable que l’accusation vous a dépeint. Mon but sera de vous redonner un peu de confiance en lui, et donc aussi un peu en vous-mêmes.
Je veux faire citer devant ce tribunal deux témoins de moralité. Deux témoins insoupçonnables de partialité. Deux témoins qui ont eux-mêmes eu à souffrir de certaines fautes de mon client. Je veux parler en l’occurrence de la traite des noirs. J’appelle à la barre Frederick Douglass et Booker T. Washington.
Permettez-moi de vous les présenter brièvement, pour ceux d’entre vous qui ne les connaîtraient pas.

 

Frederick Douglass (1818-1895), né esclave, d’une mère noire et d’un père inconnu mais vraisemblablement blanc. A l’adolescence il appris tout seul à lire et à écrire (la loi, dans les Etats du Sud, défendait formellement d’apprendre à lire et à écrire aux esclaves), puis s’enfuit vers le Nord à l’âge de vingt ans. Une fois libre (mais toujours sous la menace d’être ramené dans le Sud si son ancien maître le réclamait) Douglass devint rapidement l’un des abolitionnistes les plus célèbres et, peu à peu, l’un des hommes politiques américains les plus remarquables de son temps.

 

 

Booker T. Washington (1856-1915). Né esclave d’une mère noire et d’un planteur blanc des environs. Après l’émancipation des esclaves en 1865, Washington parvint à faire des études tout en exerçant divers métiers manuels. Devenu enseignant à l’université de Hampton (Virginie) il fut nommé en 1881 directeur du Tuskegee Institute (Alabama), la première école normale destinée aux populations noires, dans le Sud des Etats-Unis. Il présida cette école jusqu’à sa mort et fut en même temps l’un des porte parole les plus influents de la communauté noire américaine.

 

Deux hommes hors du commun donc, tant par leur intelligence que par leur caractère et par leur histoire personnelle. Deux hommes qui ont porté les fers de l’esclavage et qui auraient eu les plus justes titres à proférer l’accusation que nous examinons aujourd’hui. Pourtant, mesdames et messieurs les jurés, si mes témoins ont parfois durement reproché aux Etats-Unis de trahir leurs propres principes, en autorisant la possession d’esclaves ou en refusant aux noirs l’exercice de leurs droits fondamentaux, ils ont aussi toujours exonéré la civilisation occidentale dont les Etats-Unis sont d’éminents représentants. Bien mieux, Frederick Douglass et Booker T. Washington n’ont pas hésité à affirmer la supériorité intrinsèque de la civilisation occidentale. Oui, la supériorité.
Mes témoins, il faut leur pardonner mesdames messieurs, ne s’embarrassent pas de nos scrupules relativistes.
Ecoutons Booker T. Washington s’adressant à une assemblée de noirs américains pour leur expliquer ce que malgré tout, en dépit de toutes les souffrances subies, leur avait apporté leur déportation sur le sol des Etats-Unis :

« Pensez-y : nous étions païens lorsque nous sommes entrés en esclavage ; nous en sommes sortis chrétiens. Nous étions des marchandises lorsque nous sommes entrés en esclavage ; nous en sommes sortis citoyens américains. Nous n’avions pas de langage lorsque nous sommes entrés en esclavage ; nous en sommes sortis parlant la fière langue anglo-saxonne. Nous avions la chaîne des esclaves qui cliquetait à nos poignets lorsque nous sommes entrés en esclavage ; nous en sommes sortis avec le bulletin de vote américain dans nos mains. »

Dans des Etats-Unis où, après l’émancipation, régnait encore la ségrégation raciale la plus dure, Booker T. Washington n’hésitait pas à rappeler à ses compatriotes de couleur le privilège inestimable que représentait le fait d’être citoyen américain ; et à ceux qui rêvaient d’un retour vers l’Afrique de leurs ancêtres, il affirmait tranquillement :

« Les dix millions de nègres qui habitent ce pays, qui sont eux-mêmes passés ou dont les ancêtres sont passés par l’école américaine de l’esclavage, sont dans une condition plus saine et plus porteuse d’espérance, matériellement, intellectuellement, moralement, religieusement, qu’un nombre égal de noirs dans n’importe quelle partie du globe. »

Quelle extraordinaire magnanimité, quel jugement sûr et dépourvu de préjugés ! Mais écoutons à son tour Frederick Douglass, bien plus bouillant que Booker T. Washington, bien moins indulgent aussi, et cependant, finalement, du même avis que lui :

« La condition de notre race a été améliorée par leur situation en tant qu’esclaves [les noirs américains], dans la mesure où elle les a mis en contact avec un peuple supérieur, et leur a offert des facilités pour s’instruire. »

Ceci, bien entendu, ne justifiait aucunement l’esclavage ni n’excusait la brutalité des maitres, et pas davantage les innombrables vexations, légales ou illégales, auxquelles étaient encore soumis les noirs au moment où Frederick Douglass prononçait ces paroles. Mais cela justifiait le fait que les noirs restent sur le sol américain après leur libération.
Rappelons, pour rendre la question intelligible, que l’émancipation des esclaves et leur intégration au sein de la nation américaine étaient deux choses bien distinctes. Pour un grand nombre d’abolitionnistes, au Nord comme au Sud, l’émancipation des esclaves devait s’accompagner de leur départ des Etats-Unis. L’esclavage des noirs était une violation évidente de leurs droits naturels, mais le fait que les noirs aient un droit naturel à être libres n’impliquait pas que ceux-ci, une fois libres, aient un droit à devenir citoyens des Etats-Unis. En fait, la plupart des abolitionnistes étaient à peu près de l’avis de Jefferson en 1787 :

« Rien n’est écrit plus clairement dans le livre du destin que le fait que ces deux peuples seront libres ; il n’est pas moins certain que les deux races, également libres, ne sauraient vivre sous le même gouvernement. »

Abraham Lincoln lui-même, vers la fin de la guerre civile, examina sérieusement la possibilité d’établir les anciens esclaves en Amérique centrale, avant de renoncer devant l’impossibilité matérielle d’un tel projet.
C’est à cette perspective que Frederick Douglass s’opposait de toutes ses forces car, disait-il :

« Nous croyons que le contact avec la race blanche, même accompagné des nombreuses restrictions injustes et douloureuses dont nous faisons l’objet, contribue davantage à notre élévation et à notre amélioration que ne pourrait le faire la simple séparation d’avec eux [les blancs]. »

Frederick Douglass était suffisamment lucide pour voir que le contact n’était pas nécessairement également avantageux des deux côtés. En parlant de son enfance et de ses jeux avec le fils de son ancien maître, il remarquait :

« La loi de la compensation s’applique ici comme partout. De la même manière que ce garçon ne pouvait pas s’associer à l’ignorance sans en être affecté, il ne pouvait pas donner sa compagnie à ses camarades de jeu noirs sans leur donner en même temps son intelligence supérieure. »

Mais Frederick Douglass, de manière bien compréhensible, se plaçait avant tout du point de vue des noirs, et il affirmait en substance que ceux-ci devaient absolument refuser de lâcher la prise qui leur avait été donnée sur « la civilisation de l’homme blanc ». Parce que cette civilisation était, en dépit de ses défauts, infiniment supérieure à tout ce qu’ils auraient pu trouver ailleurs, et notamment sur la terre de leurs lointains ancêtres.
Supérieure en quoi me direz-vous, mesdames et messieurs les jurés ?
Supérieure en savoir, bien sûr. L’homme blanc s’était avancé plus loin qu’aucun autre sur la voie de la connaissance de la nature et de la nature humaine. Mais aussi, en définitive, supérieure en humanité et en justice. Frederick Douglass, Booker T. Washington, nés esclaves sur le sol des Etats-Unis, n’ont pourtant jamais cessé d’affirmer la vérité des principes de justice énoncés dans la déclaration d’indépendance, ni de respecter et de célébrer la Constitution des Etats-Unis qui assurait, autant qu’il est humainement possible, « les bienfaits de la liberté » à tous ceux qui vivaient sous sa loi. Etre des citoyens américains à part entière, participer à la civilisation occidentale en tant que citoyens américains, sans restrictions et sans privilèges, était la seule chose qu’ils demandaient pour les noirs et pour l'obtention de laquelle ils se sont battus toute leur vie.
Ma plaidoirie pour aujourd’hui s’achève, mesdames et messieurs les jurés. Le procès de mon client n’est pas fini, je le sais bien, et beaucoup d’autres choses resteraient à dire. Mais au moment où il vous faudra rendre votre verdict, je vous demanderai seulement de garder cette question à l’esprit : « Vous croyez vous plus impartial, plus clairvoyant et mieux informé que Frederick Douglass et Booker T. Washington ? »

 

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Source

 

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 Je voudrais en profiter pour apporter quelque autre clarification afin de complexifier les choses, ce qui va déplaire à nos spécialistes en simplification de la réalité... et Maîtres en anachronisme historiques... 


Abraham Lincoln a vaincu le Sud esclavagiste mais il a dit des choses comme celles-ci :

« Pourquoi les gens d’ascendance africaine doivent-ils partir et coloniser un autre pays ? Je vais vous le dire. Vous et moi appartenons à des races différentes. Il y a entre nous plus de différence qu’entre aucune autre race. Que cela soit juste ou non, je n’ai pas à en discuter, mais cette différence physique est un grand problème pour nous tous, car je pense que votre race en souffre grandement en vivant avec nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons des deux côtés… Si on admet cela, voilà au moins une bonne raison de nous séparer… »

(Issu du livre "Les secrets de la Maison Blanche" de Nicole Bacharan et Dominique Simonnet)

et aussi...

« Je dirai donc que je ne suis pas ni n’ai jamais été pour l’égalité politique et sociale des noirs et des blancs, que je ne suis pas, ni n’ai jamais été, pour le fait d’avoir des électeurs ni des jurés noirs, ni pour le fait de les former à exercer ces fonctions, ni en faveur des mariages mixtes; et je dirai en plus de ceci, qu’il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui interdira pour toujours aux deux races de vivre ensemble dans des conditions d’égalité sociale et politique. Et dans la mesure où ils ne peuvent pas vivre ensemble mais qu’ils coexistent, il faut qu’il y ait une position de supériorité et d’infériorité, et moi-même, autant que n’importe quel autre homme, je suis pour le fait que la position de supériorité soit attribuée à la race blanche. »

Abraham Lincoln (Discours à Columbus, Ohio – 4ème débat Lincoln/Douglas, 18 Septembre 1858)

En même temps, voici ce qu'affirmait le Général Sudiste Robert E. Lee que les gauchistes passent leur temps, en ce moment, aux Etats-Unis, à déboulonner de ses socles de statues commémoratives...

« En cette époque éclairée il en est peu, je crois, qui ne reconnaîtront pas que l’esclavage en tant qu’institution est un mal moral et politique dans n’importe quel pays. Il est inutile de s’étendre sur ses désavantages. Je pense, cependant, qu’il est un mal plus grand pour l’homme blanc que pour la race noire et, tandis que mes sentiments vont vers la première, ma sympathie est plus grande pour la deuxième. Les Noirs sont incomparablement mieux ici qu’en Afrique, moralement, socialement et physiquement. La douloureuse discipline à laquelle ils sont soumis est nécessaire à leur instruction en tant que race et, je l’espère, les préparera et les mènera à des choses meilleures. »

Rapporté dans "Lee Considered : General Robert E. Lee and Civil War History" par Alan T. Nolan

Je pourrais, également, évoquer le grand Général Sudiste d'origine française, Pierre Gustave Toutant de Beauregard, qui s'est battu du côté des Confédérés afin de préserver l'identité spécifique du Sud des Etats-Unis qu'il ne voulait pas voir assujéti au Nord, mais qui une fois la guerre terminée a oeuvré afin que les noirs aient les mêmes droits, la même dignité que les blancs (ce qui n'était, alors, même pas gagné au Nord) et le droit de vote... mais je ne voudrais pas en rajouter et, après tout, Google est votre ami.

Et je ferais, également, frissonner de dégoût bien du monde en mettant sur la table le cas de ces anciens esclaves noirs qui étant parvenus à racheter leur liberté et, s'étant installés comme fermiers ou petits proprétaires terriens, firent l'acquisition à leur tour... d'esclaves noirs importés d'Afrique !

Rien qu'en 1830, il a été établi que quelques 13,7 % des noirs présents aux USA (319 599 d'individus) étaient libres, dont 3776 possédaient 12 907 esclaves sur un total de 2 009 043 esclaves présents sur tout le continent nord américain. Tel que rapporté par l'historien américain Joel A. Rogers dans son livre "100 Amazing Facts About the Negro With Complete Proof" (1934). Mais je ne voudrais pas exagérer... cela ferait un peu trop pour nos coeurs mielleux de gauche. Cela ferait beaucoup trop de statues à déboulonner...

 


Nicolas Augustin Metoyer, en Louisiane, possédait à lui seul 13 esclaves en 1830, et sa famille de 12 membres en possédait un total de 215...

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01/04/2017

Anarchy in the UK : un Sex Pistol défend Trump et le Brexit !

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et

 

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Dans les années 70 du siècle dernier, quand on en avait assez des solos de flûte traversière de Ian Anderson, du groupe Jethro Tull, de la pignolade guitaristique d’un Steve Hackett, du gang Genesis, ou des polyphonies centristes des Républicains indépendants (formation un peu tombée dans l’oubli depuis), demeurait au moins ce havre de paix : les Sex Pistols. Des gamins qui ne respectaient rien, même pas la reine d’Angleterre. Bref, des punks. Ou des « ponts », comme disait alors VGE.

2017, Tout a changé. John Lydon, chanteur des pistolets sexuels en question, alors plus connu sous le sobriquet de Johnny Rotten – Johnny le Pourri –, donne une nouvelle fois de la voix, mais pas dans celle (de voie) qu’on pouvait forcément attendre. Il a passé la soixantaine, s’occupe de sa famille, a pris du bide ; ce qui ne l’empêche pas de demeurer le rebelle qu’il a toujours été. Mais d’une autre manière, toutefois.

À propos du Brexit et de l’élection de Donald Trump aux USA, il assure ainsi : « Je crois que de temps en temps, le monde a besoin d’être secoué. La léthargie finit toujours pas récolter ce qu’elle mérite. […] Donald Trump est le genre de coup de pied aux fesses dont les gens avaient besoin. »

Le président en question a maintenant les cheveux teints en orange tandis que ceux du chanteur étaient jadis peints de vert ? Qu’importe ! John Lydon, toujours : « Donald Trump est très problématique en tant qu’être humain [avis de connaisseur, NDLR], mais il n’est pas raciste et il y a de fortes chances que quelque chose de bon sorte de cette situation, parce qu’il fout la trouille aux hommes politiques. » Punk un jour, punk toujours !

Et, histoire de mettre un peu de sable dans les rouages, l’artiste persiste et signe : « L’idée de faire de la politique sans rien changer, c’est fini, maintenant ! […] J’ai toujours vu l’anarchie comme un jeu de l’esprit des classes moyennes, les quelques privilégiés gâtés qui peuvent se permettre de s’adonner à ce genre de philosophie absurde. […] Quelqu’un doit construire des routes et ça ne sera certainement pas les anarchistes. »

À Libération et chez Les Inrockuptibles, il doit y avoir du « nerveux breakdown » dans l’air. Pauvres petits bouchons. Lesquels estiment de longue date que le monde du rock serait assujetti, comme par une sorte de droit divin, à la sainte gauche… Si les mêmes avaient mieux lu Rock & Folk, période Philippe Manœuvre, ou les écrits de Lester Bangs, époque Creem, ils devraient pourtant savoir que les pionniers du rock qui dérange et tape là où ça fait mal viennent rarement du cercle fermé des gommeux issus des grandes écoles.

Car John Lydon, issu d’une famille irlandaise et catholique, a connu la débine, la vraie, la crasseuse. Celle du prolétariat des bas quartiers de Londres, désormais submergés par un autre quart-monde issu de l’immigration : invisible, vu des bancs d’Eton ou de Cambridge. Pourtant, même rangé et fidèle à ses origines, Johnny le Pourri continue à brandir un doigt d’honneur à la face de la high society.

Son dernier coup en date ? Révéler que son récent entretien privé avec Nigel Farage, chef de file du Brexit, a tout bonnement été « fantastique ». Et de se féliciter en ces termes du verdict des urnes : « La classe ouvrière a parlé et je suis l’un d’entre eux et je suis avec eux. Voici le résultat ! »

« Never Mind the Bollocks », titre du premier et dernier album officiel des Sex Pistols ? « On s’en bat les roupettes ! » translated en french. Bravo, donc : Johnny Be Good et vive l’Irlande libre !

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SOURCE : Nicolas Gauthier pour Boulevard Voltaire

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Yeah ! Let's Celebrate Johnny "Fucking" Rotten ! 

 

 

 

 

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09/11/2016

Jouissance...

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Les commentateurs du système...

Les idéologues professionnels...

Les militants PS...

Cheikh Juppette...

Les délicats centristes...

Les donneurs de leçons du matin, de l'après-midi et du Grand Soir toujours repoussé...

Les spécialistes en chefs de toutes sortes suceurs de babouches...

Hollande sur BFM TV... un peu avant midi...

Les défoncés à la bien-pensance... sûrs de leur Vertu et du monde merveilleux qu'ils appellent de leurs voeux...

Les sondeurs (qui viennent de se faire sonder la rondelle)...

Les progressistes va-t-en-guerre qui se chient dessus sitôt que l'on prononce le nom de Poutine...

Les soutiens inconditionnels aux résistants d' "Al Nosra" (parce que Bachar est un salaud) qui refusent de voir qu' "Al Nosra" c'est la branche irako-syrienne d'Al Qaïda...

Les No-Borders qui aiment les gentils mexicains mais dorment au chaud chez eux volets baissés et portes blindées loin de toutes les merdes que le bas-peuple doit subir grâce à leur morgue...

J'ai une pensée émue pour vous tous, bande de blaireaux... si si si...

Anne Hidalgo a gagné une Grosse carotte (Bio... of course) dans son p'tit sec socialiste bien entendu... elle pourra toujours la manger après si ça lui dit... pour pas gâcher...

30% des afro-américains, 27% des hispaniques américains et 47% des femmes américaines ont voté pour Trump ! Heureusement qu'il est raciste et misogyne sinon il aurait été élu avec un score de République Bananière ! Z'imaginez le scandale ?

Hillary ? Ah ben non, il a pas ri.

Comme dit une de mes connaissances : Hastaaa la Vista Baby !

 

Les p'tiots bichounets à leur mémère !!!

 


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28/07/2016

C’est un bon Français. Il est doux...

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Entre l'enfance, l'adolescence et le passage à l'acte il y a l'épaisseur d'un cheveu... Il fut un temps où n'importe qui savait cela.

"Je connais mon gamin, il est gentil. Je n'ai pas fait un diable moi", a déclaré au micro de BFMTV la mère d'une des deux crapules islamistes, Abdel Malik Petitjean (ces prénoms accolés à ce nom de famille nous plongent à eux seuls dans la perplexité).

"Il ne parlait jamais de Daesh (…) On est positifs nous, on parle des trucs biens", a-t-elle assuré...

"C’est un bon Français. Il est doux. Je connais mon gamin, je connais mon fils, il n’est pas impliqué du tout, a-t-elle confié, mercredi, à France 2. Il n’est pas du tout le monstre qu’on essaye de nous faire croire."

"On est des musulmans normaux."

C'était avant l'identification du cadavre de son enfant qui avait reçu une balle en plein visage...

Jamais à court de nouvelles initiatives pour combattre le terrorisme islamiste chez nous, nos grands intellectuels et Mé(R)dias souhaitent dissimuler les visages des protagonistes, ne pas divulguer leurs noms et leurs parcours. Pour éviter toute glorification disent-ils. Bien que le mot d'Ordre semble être "PADAMALGAM"... Parce que des Mohamed Merah, Coulibaly et autre Abdel Malik même Petitjean... ça commence à peser lourd sur le "Bien Vivre Ensemble", le concept de "Chances pour la France" et je ne sais plus quel histoire de "Pote" qu'on nous enfonce dans la gueule depuis presque 40 ans maintenant.

Ils sont drôles nos grands intellectuels et nos Mé(R)dias... ils oublient un peu vite qu'à l'heure d'INTERNET, de l'accès aux Médias étrangers en deux coups de clicks sur le clavier et par souris interposée on a accès à tout...

Entre cette pauvre mère dépassée par les événements et ce désir de flouter les faces criminelles, on se retrouve dans une France qui sanctifie la Banalité du Mal tout en continuant à être dans un hallucinant déni formel de réalité. C'est la caution d'une démarche indéfendable... 

Un ami sur Facebook a parfaitement résumé la chose... : "Dans une société civilisée, la figure de l’assassin fait normalement l’objet d’une détestation universelle. Elle sera d'autant plus grande s’il s’en prend à des victimes innocentes et réputées incapables de se défendre : enfants, vieillards...
Un pays où l’on propose donc de ne plus publier les photos et noms de ce type d’assassins, afin d’éviter de favoriser un EFFET DE GLORIFICATION POSTHUME, ne peut plus être qualifié de pays civilisé.
Voilà où en est la France. C’est ahurissant."

Un autre ami virtuel a très bien conclu de son côté : "Ne vous inquiétez pas : quand le tueur sera bien blanc et chrétien on aura le nom, la photo et l'adresse de sa famille."

Tremble DAESH !

 


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17/05/2016

Deux mois ferme !

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C'est pas bien de casser une vitre et de rentrer voler chez des gens... même de simples pâtes et une boîte de sardines... Si je tombais nez à nez avec ce jeune con chez moi, j'aurais envie de lui botter le cul. Une fois son cul botté (à supposer que le bottage de cul se soit bien passé et que personne ne soit mort), le lui laisserais les pâtes et les sardines... je lui rajouterais même, peut-être, quelques denrées supplémentaires parce que j'ai bon coeur et que je ne suis pas un salaud...

En revanche... il faudrait que notre justice m'explique comment elle s'y prend pour condamner un pauvre type à la dérive, qui a juste cassé un carreau et volé quelques maigres denrées alimentaires sans rien emporter de plus, à de la prison ferme... alors que toute la sale racaille de mon quartier fait sans cesse des allers/retours devant les divers Tribunaux de la Région sans rien risquer et est toujours au coin de la rue à dealer son shit merdique coupé au Michelin ZX, à s'en prendre aux petits blancs qui ont une belle gueule parce qu'ils refusent de se fondre dans le troupeau de branquignolles dangereux, et qu'elle fait preuve d'une violence et d'une crasse mentale qui n'a rien à envier aux pires SA ou petits Kapos...

La racaille en bas de chez moi... ou la racaille politique tout en haut des très hautes sphères...

 

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09/04/2016

A quand la lutte contre les enfers fiscaux?

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C'est à nouveau une belle unanimité que l'on constate dans les milieux politiques pour fustiger sans nuances ceux qui ont eu recours à des structures offshore, dénoncées par les Panama Papers. La politiquement très correcte "lutte contre les paradis fiscaux" n'est remise en question par personne et les moyens donnés au fisc sont toujours jugés insuffisants.

 

On n'a pas de mots assez durs pour qualifier les "très riches" qui recourent à l'évasion fiscale, tout en relevant par ailleurs que la plupart des bénéficiaires économiques de ces sociétés ressemblent plutôt au boucher et au boulanger du coin...

Il est évidemment exact que nombre de comptes offshore appartenaient à des dictateurs présents ou passés, ou à des criminels. L'évolution rapide des législations internationales a toutefois eu comme conséquence que la plupart des banques sérieuses ont évincé depuis longtemps ce genre de clients, et d'ailleurs aussi ceux qui utilisent des sociétés de paradis fiscaux exclusivement dans un but de fraude.

Mais c'est un coupable amalgame que de présenter comme comparables ces situations et celles de nombreuses personnes ou familles qui n'ont enfreint aucune loi, fiscale ou autre.

Lorsque, plutôt que de jeter en pâture, sans distinction, des noms, comme le font certains journaux, des administrations approfondiront leurs recherches, elles constateront souvent qu'il n'y a rien à reprocher. Aujourd'hui, beaucoup de gens craignent, à tort ou à raison, que la situation politique ou économique instable en Europe constitue un danger pour leur patrimoine, et choisissent de l'investir ailleurs, ce qui rend parfois utile ou nécessaire l'utilisation de structures exotiques. D'autres ne font plus confiance au système financier européen et préfèrent investir une partie de leurs avoirs dans d'autres pays. Ces choix ne sont peut-être pas économiquement fondés, mais sont légitimes, et ils n'impliquent une obligation de déclarer au fisc belge les structures utilisées que depuis 2013.

D'autres recourent à ce type de sociétés uniquement en raison de conflits familiaux ou commerciaux ; s'ils les déclarent au fisc, ainsi que les revenus, il n'y a rien à leur reprocher.

Enfin, il est fort probable qu'après les opérations de DLU ("Déclaration Libératoire Unique") I, II et III, la plupart des structures litigieuses, et non déclarées dans le passé, ont été régularisées, avec le paiement des impôts et des pénalités requises par la loi. Les règles de l'OCDE en matière d'échange automatique d'informations bancaires impliquent de toute façon que le fisc belge connaîtra en 2017 la situation bancaire de tous les résidents belges pour les comptes dans plusieurs pays (tels le Luxembourg ou le Liechtenstein), et que pour la quasi-totalité des autres, y compris la Suisse, il en sera de même en 2018. Ceux qui n'ont pas encore régularisé leur situation auront donc tout intérêt à le faire en bénéficiant de la nouvelle DLU IV qui est annoncée.

Pour le reste, il est étonnant que tous les commentaires sur cette situation stigmatisent l'évasion, licite ou non, de capitaux, comme une espèce de nuisance universelle. Il semble qu'aux yeux de certains, les lois fiscales, de quelque pays que ce soit, soient parées de vertus morales indiscutables. Lorsqu'elles sont fiscales, les lois de la Chine communiste, de la dictature du Zimbabwe, du Venezuela totalitaire, et de nombre de tyrannies africaines, deviennent brusquement l'expression d'une morale planétaire, comme si les prisons, les chambres de torture, et les membres de polices politiques n'étaient pas payés au moyen d'impôts...

Les normes fiscales sont partout édictées par les groupes qui exercent le pouvoir (tyrans, oligarques, ou majorités parlementaires), et répondent aux intérêts de ceux qui soutiennent ce pouvoir. Dans les Etats démocratiques, elles doivent être respectées comme les autres lois, mais il faut les prendre pour ce qu'elles sont : l'expression d'un pouvoir, et non nécessairement celle de la justice.

Et dans ce contexte, il ne faut pas perdre de vue que les paradis fiscaux ne sont pas dirigés par des gouvernements moins légitimes que les autres. Il suffit de consulter leur liste pour constater qu'à de très rares exceptions près, ces Etats s'appuient sur des majorités démocratiquement élues et permettent à leur population de bénéficier d'un niveau de vie que nombre de pays très taxés devraient leur envier. On vit mieux et avec plus de liberté aux Bahamas ou à Saint- Vincent que dans les Dom-Tom français voisins des Caraïbes...

Ne serait-il pas temps de se demander pourquoi il en est ainsi, et de songer à lutter contre... les enfers fiscaux ?

THIERRY AFSCHRIFT

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SOURCE : TENDANCES TREND - LE VIF

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L’apologie du goulag et de Staline, on a le droit

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Lire Drieu, c'est toujours autant "douteux" qu'avant... mais ce brave Louis Aragon (grand écrivain, au demeurant), lui, a toujours la cote !

Alors que vous ne trouvez pas un seul lycée Céline, qui fut pourtant également un géant de la littérature, et peut-être bien plus qu’Aragon, vous trouvez une floppée de lycée Aragon. Aragon signait aussi des pétitions demandant une plus grande liberté sexuelle pour les enfants (donc pour les pédophiles), en compagnie d’une grande partie de la gauche. Nous reproduisons ci-après sa prose totalitaire, rassemblée pour le Livre noir de la gauche, pour rafraîchir un peu les mémoires.

Mais rappelons-nous...

Louis Aragon a fait l’apologie du goulag

« Je veux parler de la science prodigieuse de la rééducation de l’homme, qui fait du criminel un homme utile, de l’individu déformé par la société d’hier, par les forces des ténèbres, un homme du monde de demain, un homme selon l’Histoire. L’extraordinaire expérience du canal de la mer Blanche à la Baltique, où des milliers d’hommes et de femmes, les bas-fonds d’une société, ont compris, devant la tâche à accomplir, par l’effet de persuasion d’un petit nombre de tchékistes qui les dirigeaient, leur parlaient, les convainquaient que le temps est venu où un voleur, par exemple, doit se requalifier, dans une autre profession – Cette extraordinaire expérience joue par rapport à la nouvelle science le rôle de l’histoire de la pomme qui tombe devant Newton par rapport à la physique. Nous sommes à un moment de l’histoire de l’humanité qui ressemble en quelque chose à la période du passage du singe à l’homme. Nous sommes au moment où une classe nouvelle, le prolétariat, vient d’entreprendre cette tâche historique d’une grandeur sans précédent : la rééducation de l’homme par l’homme. »

Louis Aragon, Pour un réalisme socialiste (1935)

 

Louis Aragon fut un chantre de Staline

« Merci à Staline pour ces hommes qui se sont forgés à son exemple, selon sa pensée, la théorie et la pratique stalinienne ! Merci à Staline qui a rendu possible la formation de ces hommes, garants de l’indépendance française, de la volonté de paix de notre peuple, de l’avenir d’une classe ouvrière, la première dans le monde montée à l’assaut du ciel et que l’on ne détournera pas de sa destinée en lui faisant voir trente-six étoiles étrangères, quand elle a de tels hommes à sa tête. »

Louis Aragon, Les lettres françaises, mars 1953

Le 12 mars 1953, Les Lettres françaises publient en première page un portrait de Staline par Picasso qui provoque la polémique de Aragon et du PCF. Aragon : « On peut inventer des fleurs, des chèvres, des taureaux, et même des hommes, des femmes – mais notre Staline, on ne peut pas l’inventer. Parce que, pour Staline, l’invention – même si Picasso est l’inventeur – est forcément inférieure à la réalité. Incomplète et par conséquent infidèle. »

Pour Aragon, on ne touche pas à l'IMAGE DIVINE de Staline !

 

Un dernier petit poème pour la route... 

« Pliez les réverbères comme des fétus de pailles
Faites valser les kiosques les bancs les fontaines Wallace
Descendez les flics
Camarades
Descendez les flics
Plus loin plus loin vers l’ouest où dorment
les enfants riches et les putains de première classe
Dépasse la Madeleine Prolétariat
Que ta fureur balaye l’Élysée
Tu as bien droit au Bois de Boulogne en semaine
Un jour tu feras sauter l’Arc de triomphe
Prolétariat connais ta force
connais ta force et déchaîne-la
II prépare son jour il attend son heure sa minute la seconde
où le coup porté sera mortel et la balle à ce point sûre
que tous les médecins social-fascistes
Penchés sur le corps de la victime
Auront beau promener leur doigts chercheurs sous la chemise de dentelle
ausculter avec les appareils de précision son cœur déjà pourrissant
ils ne trouveront pas le remède habituel
et tomberont aux mains des émeutiers qui les colleront au mur
Feu sur Léon Blum
Feu sur Boncour Frossard Déat
Feu sur les ours savants de la social-démocratie
Feu feu j’entends passer
la mort qui se jette sur Garchery Feu vous dis-je
Sous la conduite du parti communiste SFIC
Vous attendez le feu sous la gâchette
Que ce ne soit plus moi qui vous crie
Feu
Mais Lénine
Le Lénine du juste moment »

Louis Aragon, Le Front Rouge (1931)

 

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SOURCE : ENQUÊTE & DEBAT

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07/01/2016

9 Facts about Slavery

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Anthony Johnson

 

William Ellison

 

 

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06/12/2015

Matzneff - Les trois petits cochons

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Des attentats de Paris est née une "génération Bataclan" dont le manque de spiritualité, de courage et de profondeur fait horreur à Gabriel Matzneff...
PAR GABRIEL MATZNEFF

Trafalgar Square et la gare de Waterloo sont à Londres. La gare d'Austerlitz et la rue d'Arcole sont, elles, à Paris. Aux lieux, aux monuments, on donne des noms de victoires, non de défaites. De même, dans les écoles militaires les promotions de jeunes officiers prennent les noms de soldats victorieux : « Maréchal de Turenne », « Général Lassalle », « Lieutenant-Colonel Amilakvari ». Quand, par extraordinaire, il s'agit de vaincus, ce sont des vaincus qui se sont battus héroïquement jusqu'au bout, ont été vaincus avec tous les honneurs de la guerre : une des promotions de Saint-Cyr se nomme « Ceux de Diên Biên Phu ».

Quel est le suicidaire crétin qui a donné le nom de « génération Bataclan » aux jeunes femmes et jeunes hommes qui ont l'âge des victimes du vendredi 13 novembre 2015 ? C'est l'État islamique qui doit donner ce nom à ses jeunes citoyens, non la France, pour qui ce vendredi 13 novembre 2015 demeurera la date d'une de ses plus spectaculaires et déprimantes défaites.

La médiocrité de cette « génération Bataclan »

Ce choix de « génération Bataclan » exprime un masochisme, un mépris de soi ahurissant. Et l'on est accablé par la médiocrité petite-bourgeoise, l'insignifiance des propos tenus par les survivants de cette « génération Bataclan » lorsqu'ils sont interrogés par les journalistes ou s'expriment sur les réseaux sociaux. Le zozo qui s'est mis une ceinture de cœurs autour de la taille, l'autre imbécile qui se balade avec une pancarte « Vous êtes tous super ! », le troisième qui déclare fièrement que son but dans la vie est de continuer à se distraire, à voir les copains, ces petits bourgeois qui tiennent pour un acte de courage de dîner au restaurant le vendredi soir.

S'il s'agissait de gamins de douze ans, ce serait admissible. Hélas, ce n'est pas le cas. Ceux qui se comportent de manière si niaise, si médiocre sont des adultes, des barbus. J'ai dit « ahurissant », mais le mot juste est « consternant ». Comme a été consternante la cérémonie d'hommage aux victimes dans la cour des Invalides. J'adore Barbara et je connais par cœur certaines de ses chansons, mais ce jour-là, c'est le « Dies irae » qui, après La Marseillaise, devait retentir en ce haut lieu, non une gentille chansonnette, et nous aurions été autrement saisis aux tripes si, à la place du discours fadasse de M. Hollande, un acteur de la Comédie-Française nous avait lu le Sermon sur la mort de Bossuet.

Ils ne vivent pas, ils existent

Cette niaiserie, cette médiocrité s'expliquent par le total vide spirituel de tant de nos compatriotes. Ils ne vivent pas, ils existent, ils ont une vue horizontale des êtres et des choses. Ce sont les trois petits cochons d'une chanson que M. Hollande aurait dû faire chanter aux Invalides, elle lui va comme un gant : « Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous, c'est pas nous ! Nous sommes les trois petits cochons qui dansons en rond. »

À part le pape de Rome et le patriarche de Moscou, qui, en Europe, fait appel aux forces de l'Esprit, invite les gens à la transcendance ? Personne. En tout cas, personne en France où les responsables politiques pleurnichent contre la montée de l'islamisme, mais leur unique réponse, pour endiguer cette montée, est d'interdire les crèches de Noël dans les mairies. Bientôt, j'en fais le pari, la passionnante fête de la Nativité, du mystère de l'incarnation, du Verbe qui se fait Chair, du Christ Dieu et homme, sera, comme en Union soviétique à l'époque de la persécution antichrétienne, remplacée par une fête du Bonhomme Hiver, Diadia Moroz, mouture léniniste du père Noël.

Ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière

Jadis, du général de Gaulle à François Mitterrand, certains chefs d'État surent parler de transcendance aux petits cochons à béret basque et baguette de pain, les inviter à se dépasser, à lire Sénèque, Plutarque et Pascal. Aujourd'hui, l'État n'invite pas les Français à renouer avec les vivifiants trésors de leur patrimoine gréco-romain et chrétien, il en est incapable. L'État ne parle jamais de leur âme aux Français de la « génération Bataclan », et ceux-ci persistent à n'avoir d'autre souci que de gagner de l'argent, en foutre le moins possible, partir en vacances et s'amuser. Les trois petits cochons tiennent à leur vie pépère, le tragique leur fait horreur, ils ne veulent pas entendre parler de la mort, ni de l'éternité, ni du salut de leurs âmes, ni de l'ascèse, ni du jeûne, ni de Dieu ; ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière et surtout, surtout, que les vilains terroristes du méchant calife Abou Bakr al-Baghdadi les laissent tranquilles, na !

Pendant ce temps-là, dans nos banlieues où l'on s'ennuie, où au lieu d'inviter les jeunes Français d'origine maghrébine à – comme le firent naguère les jeunes Français d'origine arménienne, russe, espagnole, italienne, polonaise – lire Les Trois Mousquetaires, visiter le Louvre, voir Les Enfants du paradis, l'État n'enseigne que le football et d'abstraites « vertus républicaines » qui ne font bander personne, c'est le méchant calife qui leur parle de leur âme ; leur enseigne la transcendance ; leur explique que ce qui fait la grandeur de l'homme, comme l'enseignèrent jadis le Bouddha, Épicure, le Christ, ce n'est pas le Sum, mais le Sursum ; non pas le soi, mais le dépassement de soi ; non pas le confort, mais le sacrifice. C'est ce que ces adolescents rebelles, écorchés vifs, comme le sont depuis toujours les adolescents sensibles, ont soif d'entendre. Éduqués, instruits, ils pourraient devenir de lumineux Aliocha Karamazov, mais, grandissant parmi des adultes plats comme des limandes, ils basculent du côté du calife, de l'archange noir de la mort, du grand méchant loup. Il faut être très bête, ou d'une extraordinaire mauvaise foi, pour s'en étonner.

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SOURCE : Le Point

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15/11/2015

La Manipulation islamique typique...

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Une photo se répand sur Facebook et chacun y va de son partage avec les mots naïfs qui vont avec...

 

C’est beau comme un lavabo… Voilà ce que j’ai répondu aux différentes personnes qui ont posté cette photo… je fais, ici, un copier/coller :

Typique...

Alors voyons un peu plus l'ensemble de cette citation tirée de son contexte écrit (je ne parle même pas du contexte temporel, mais juste de ce que ça dit en vérité)...

Sourate 5, donc... donnée après l'Hégire... c'est-à-dire, l'immigration de Mahomet de la Mecque vers Médine et qui marque, en vérité, l'ouverture des Sourates dures, celles de l'épée et de la guerre sainte :

"32. C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre ."

Donc c'est une prescription faite aux juifs... et aussitôt après, Mahomet s'appuie sur cette prescription de la Torah pour interdire aux juifs de rejeter son Message Coranique :"En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre ."

La solution ? Mahomet la donne dés les versets suivants, du 33 au 36 :

"33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment,

34. excepté ceux qui se sont repentis avant de tomber en votre pouvoir : sachez qu'alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

35. Ô les croyants! Craignez Allah, cherchez le moyen de vous rapprocher de Lui et luttez pour Sa cause. Peut-être serez-vous de ceux qui réussissent !

36. Si les mécréants possédaient tout ce qui est sur la terre et autant encore, pour se racheter du châtiment du Jour de la Résurrection, on ne l'accepterait pas d'eux. Et pour eux il y aura un châtiment douloureux."

Hamdoullah !

_______________________

Pour la Sourate VI, verset 151... Voici le passage complet...

"Dis : "Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacrée. Voilà ce qu'[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous."

Tuez en toute justice... Quand on lit ce qu'est la justice dans le Coran, autrement dit la Charia, on frémit d'avance...

Par ailleurs, bien que venant après la Sourate V que j'ai évoquée précédemment, cette Sourate est pré-Hégire, elle a été donnée à la Mecque, avant la période du Sabre... donc, elle fait partie des Sourates les plus douces, car au début Mahomet a tenté de convertir les habitants de la Mecque par la simple prédication... mais ça n'a pas vraiment marché... il s'est donc, par la suite, fâché... 

Le Coran n'est pas compilé (comme la Bible) dans un ordre chronologique (de la Création de l'Univers et l'aménagement de la terre... à l'Apocalypse chrétienne), mais il part de la Sourate la plus longue (à part la courte Sourate d'introduction) et se termine par la plus courte... c'est sans queue ni tête pour celui qui ne se penche pas sur la trame interne de la constitution du texte.

De plus, chaque fois qu'un texte donné à Médine contredit celui donné à la Mecque, c'est que celui de la Mecque est abrogé, purement et simplement... Les versets abrogés sont les "mansukh", et les versets abrogeants sont les "nasikh"…

 

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29/10/2015

Michel Onfray : Dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité

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Michel Onfray a donné une longue entrevue au Magazine "Eléments". Questionné par Alain de Benoist, il balance quelques missives en direction de la bien-pensance franchouillarde... et, bien entendu, toute la Gôche se fait caca dessus. Car, comprenez-vous, la presse bien-pensante a le droit de soliciter Jean-Marie Le Pen ou Alain de Benoist pour un entretien, mais la Presse Alternative de Droite n'a pas le droit de demander à un homme de gauche de répondre à ses questions... sinon ça fait tache ! Et elle aime rester propre, la Gôche franchouillarde... la vertu avant toute chose...

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On ne présente plus Michel Onfray. Infatigable animateur de l’Université populaire de Caen philosophe réfractaire aux coteries parisiennes, tout ensemble proudhonien, camusien et même péguyste (au religieux près), charnel et enraciné dans sa terre normande, adversaire des bien-pensants, il est libre comme on n’ose plus l’être aujourd’hui. « À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire », disait Orwell. Michel Onfray a choisi de la dire. Silence, on parle !

ÉLÉMENTS : Pour avoir déclaré, en mars dernier, qu’il vous importe plus de savoir si une idée est juste ou fausse que de savoir si elle provient de la gauche ou de la droite, vous vous étiez attiré de grotesques « réprimandes » de la part de Manuel Valls, que vous aviez alors traité publiquement de « crétin ». Depuis lors, les attaques contre vous n’ont pas cessé. On vous reproche, comme à bien d’autres, d’avoir « viré à droite ». Qu’en pensez-vous ?

MICHEL ONFRAY : Depuis l’accueil hystérique et malveillant de mon livre sur Freud en 2010, j’ai vu fonctionner en pleine lumière les rouages de la machine idéologique de cette prétendue gauche irrémédiablement parisienne, mondaine affairiste, vaniteuse, frivole et narcissique. Depuis, je me moque absolument de ce qu’on dit et de ce qu’on écrit sur mon compte tant le délire fait la loi en la matière. J’ai pour hygiène de ne rien lire de ce qui est écrit sur moi, que ce soit pour ou contre. Notre époque est marquée par le nihilisme, et le ressentiment est le signe distinctif du nihilisme. La petitesse, qui est grande, fait la loi et avec elle les passions tristes : l’envie, la jalousie, la méchanceté, la bêtise. Ces passions-là sont le carburant de la presse idéologique de gauche qui préfère une idée débile de gauche, parce que la gauche dit toujours la vérité, bien sûr, et qui transforme en homme de droite quiconque aura dit de cette idée débile qu’elle est débile. Ce pavlovisme est un marqueur de la presse de gauche. On n’y pense pas, on y rabâche, on y catéchise, on y psalmodie les mantras fournis par les conseillers en communication de ceux qui se disent de gauche juste parce qu’ils veulent prendre la place de ceux qui sont de droite quand ils sont au pouvoir — afin d’y mener finalement la même politique quand ils ont obtenu les clés du Palais… Je ne fais donc pas de la presse qui se croit de gauche l’arbitre de mes élégances. Ne parlos pas du Net, qui est devenu la religion de la lettre anonyme et dont la prière matinale est la dénonciation. Le fiel a remplacé l’encre.

Ma mesure, c’est le peuple. Quand celui-ci, que je vois dans ma vie de tous les jours, qui m’arrête dans la rue, qui vient me voir dans le train, qui s’excuse de me parler trois minutes au restaurant, qui m’envoie quotidiennement une centaine de mails non anonymes, eux, dans lesquels il me dit se reconnaître dans ce que je dis, notamment dans ce mépris de la gauche institutionnelle qui a trahi le peuple et dans ma revendication d’une gauche populaire restée fidèle à l’idéal de la gauche (pour mémoire : contribuer au bonheur du peuple…), alors je me dis qu’en effet, je n’ai pas faili, je n’ai pas trahi. Mais quand on reste fidèle à un idéal, ceux qui l’ont trahi nomment traître celui qui, lui, y est resté fidèle.

Ma gauche populaire est girondine, communaliste, libertaire, proudhonienne, autogestionnaire. Que la gauche institutionnelle, de Hollande à Mélenchon, de Libération à Mediapart, ne m’aime pas et me calomine est plutôt une bonne nouvelle. Le contraire m’inquiéterait...


Opération Lynchage en bande organisée -- Libération, Le Monde, Médiapart. Le Parti des dévots et de la bien-pensance ne pardonne pas à Michel Onfray de ne pas hurler avec les loups.

ÉLÉMENTS : La création de l’Université populaire de Caen en 2002, en tant que « communauté philosophique » qui fait de l’ « élitisme pour tous » un « impératif catégorique », est, dites-vous, votre plus grande fierté. Depuis, elle poursuit et développe ses activités, avec un public de plus en plus large. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de créer une telle structure ? Avez-vous été influené par le concept de Haute école populaire du Danois Grundtvig, par les universités populaires créées en France à la fin du XIXe siècle ?

MICHEL ONFRAY : Oui, bien sûr, j’ai d’abord pensé à celle qu’invente Georges Deherme, un ouvrier proudhonien qui réagit ainsi à l’affaire Dreyfus : il croit que le débat mérite d’être nourri par une culture qui n’est donnée qu’à ceux qui ont suivi des études — nous sommes à la fin du XIXe siècle. Quand on n’est pas allé à l’école, qu’on est illettré, qu’on a été placé très tôt dans un atelier ou mis aux champs à garder les vaches, on ne possède pas la culture qui permet de disposer d’un jugement ou de se faire un avis. Cet illettrisme n’est plus. Il s’est métamorphosé. Celui de notre époque, massif, démesuré, immense, paraît plus grand encore, car ce qui fut longtemps sagesse populaire, morale ancestrale, bon sens paysan et qui pouvait alors suffire pour constituer un esprit sain, a disparu sous les effets conjugués de l’information de masse, d’abord avec la télévision, ensuite avec la prolifération numérique. Jamais l’illéttrisme n’a été autant haut de gamme, concernant parfois plus les diplômés que ceux qui ne le sont pas, tant le bourrage de crâne idéologique fait sa loi depuis plus d’un demi-siècle. Lire ou relire les analyses définitives de Günther Anders sur ce sujet...

Je crée donc l’UP en réponse à l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles par la grâce du suffrage universel. J’avais été sollicité par les intellectuels parisiens pour m’associer au mouvement de masse qui invitait à « faire barrage au fascisme » en signant des pétitions, en descendant dans la rue, en votant pour Jacques Chirac. Je n’ai signé aucune pétition, je ne suis pas descendu dans la rue, je n’ai pas voté Chirac. J’ai voté blanc. Le fonctionnement de la Constitution empêchait que Le Pen fût élu, n’importe qui de normalement sensé pouvait le savoir au soir du premier tour. Ces intellectuels de gauche, qui avaient accompagné le renoncement de la gauche à être de gauche en légitimant le tournant libéral de Mitterrand, en 1983, étaient, à mes yeux, responsables de cette enflure du FN — d’ailleurs instrumentalisé par Mitterrand. Pas question de hurler avec ces loups. En revanche, pour agir et non pas verbigérer, dans la logique du colibri, chacun faisant sa part, j’ai lancé l’UP afin de créer localement les conditions d’une « raison populaire » pour utiliser des expressions utilisées par Condorcet et Diderot.

Treize ans plus tard, j’ai fait mon travail. Les autres intellectuels dits de gauche, eux, n’ont pas fait le leur. Bien au contraire. Résultat : le parti de Marine Le Pen est devenu le premier de France. En ce qui me concerne, je n’ai rien à me reprocher. Je n’ai jamais eu la prétention de changer les choses à moi seul. Mais je n’ai rien à regretter de mon trajet politique.


Edwy Plenel, premier flic de France, le seul, le vrai. Au congrès des apparatchicks socialistes "Combattre et Proposer" ? Traduisez plutôt par "Abattre et Imposer".

ÉLÉMENTS : Le fait d’avoir qualifié cette initiative de « populaire » a-t-elle ou non facilité sa mise en œuvre ? À une époque où le fossé ne cesse de se creuser entre le peuple et la classe dirigeante, comment le terme a-t-il été accueilli ?

MICHEL ONFRAY : Comme je suis bénévole et que nous n’avions pas l’argent qui permet de louer des salles, j’avais sollicité le Musée des Beaux-Arts de Caen, dont le conservateur d’alors, très versé dans la mauvaise peinture régionale, pourvu qu’elle fût normande, pour un prêt de salle. Le concept d’Université populaire l’a horrifié, pas pour le côté université, bien sûr, mais pour l’épithète ! Il s’est caché derrière l’Association des Amis du Musée des Beaux-Arts, qui ne m’aimait pas, pour me refuser l’endroit. J’étais alors enseignant dans un lycée où j’avais eu pour collègue pendant vingt ans celle qui est devenue maire UMP de Caen. Elle est passée outre, nous avons eu gratuitement le Musée où l’UP a fait ses premiers pas en 2002.

Populiste ? Je préfère à libéral, capitaliste, bourgeois, mitterrandien, social-démocrate, social-libéral... Sollers a cru un jour me blesser en disant de moi que j’étais un « tribun de la Plèbe ». Il ne pouvait pas me faire plus grand honneur ! Je viens de la plèbe, je la connais : mon frère ouvrier dans une carrière et ma belle-sœur cantinière en font encore partie, et mes petits neveux aussi, ma mère également qui fut femme de ménage, mon père aujourd’hui décédé qui était ouvrier agricole. Je préfère mille fois ce monde à celui dans lequel évoluent ceux qui me traitent de populiste et m’honorent ainsi. Leurs compliments me blesseraient.

ÉLÉMENTS : Votre vie personnelle et professionnelle est, pour vous citer, « contenue depuis toujours dans le triangle Argentan-Chambois-Caen », et votre famille « est en Normandie depuis dix siècles ». Vos origines sociales et votre parcours témoignent à l’évidence d’un enracinement profond et d’une grande fidélité à l’esprit des classes populaires. Dans une période où il n’est pas de bon ton de se dire enraciné, fidèle à son passé familial et à son identité régionale et nationale, que répondez-vous à ceux qui, tel le psychanalyste Jacques-Alain Miller, affirment que vous avez une « relation toute barrésienne avec la terre et les morts » ? Que vous inspirent, par ailleurs, ces mots de Simone Weil : « Dans la détresse, le désarroi, la solitude, le déracinement où se trouvent les Français, toutes les fidélités, tous les attachements sont à conserver comme des trésors trop rares et infiniment précieux, à arroser comme des plantes malades. »

MICHEL ONFRAY : Jacques-Alain Miller me fait rire, vraiment, éclater de rire même… Au moment de la parution de mon livre sur Freud, la revue Philosophie Magazine avait arrangé un entretien entre lui et moi. Il m’accueillit alors dans un immense appartement près du Luxembourg avec des toiles de maître partout au mur. En une vie de travail, mon père n’avait probablement gagné qu’un millième d’une des nombreuses peintures dont il avait hérité, beau mariage avec la fille de Lacan oblige. Il était flanqué d’une créature aux longues jambes et à la jupe courte qui, enfoncée dans un fauteuil profond, montrait plus ses genoux que sa tête, mais on sentait pour le psychanalyste qu’elle était plutôt là pour ce genre d’arguments.

Il a commencé par lire un texte, comme si nous étions ses élèves. La créature arborait un large sourire. J’ai précisé qu’on n’était pas venu pour ça. Il a donc été obligé d’improviser, exercice beaucoup plus dur pour un charlatan qui n’a rien à dire et se trouve privé de son boniment... Il a donc voulu faire le malin, jouer à l’intelligent caustique en précisant que ce qu’il aimait chez moi, c’était que « fils de pauvre, je m’étais fait tout seul... » avant d’ajouter un peu plus loin qu’ « Hitler lui aussi s’était fait tout seul... » ! C’était tellement ridicule de le voir réduit à cette pitrerie sans pouvoir se raccrocher à son texte que j’ai souri pendant que la créature dévoilait plus encore ses jambes. Une seconde bassesse me fit sourire plus large encore et luifaire remarquer qu’il valait mieux subir l’injustice que la commettre, et que s’il voulait que j’aille sur le terrain brutal, je pouvais aussi... Il m’a alors présenté ses excuses en confiant qu’il avait été analysé, bien sûr, mais probablement pas assez… La chose fut filmée, elle fut un temps sur le site de Philosophie Magazine. Peut-être s’y trouve-t-elle encore. La peau de la créature était devenue pareille à celle de son fauteuil… Il me dit quelques temps plus tard qu’il avait créé une « université populaire du lacanisme », et il m’a paru si pitoyable que j’ai bien du mal à prendre au sérieux les propos de ce monsieur… Rappelons qu’il a rassemblé de vieux textes épars parus avant le Livre noir de la psychanalyses en les présentant comme une réponse faite après à ce livre qui, alors, n’avait pas vu le jour. Voilà un homme qui est plus brillant pour répondre à des questions pas encore posées, mais qui s’avère incapable, sans son antisèche, de répondre à des questions posées dans le cadre d’un entretien. Il correspond bien à ce qui pour moi, définit la psychanalyse : brillant pour résoudre des problèmes qui ne sont pas posés, mais nul pour résoudre ceux qui le sont. Passons aux choses sérieuses avec Simone Weil : oui, bien sûr, je souscris à ce qu’elle dit.


Michel Onfray à l'Université de Caen; créée au lendemain du choc du 21 avril 2002. Treize ans plus tard, il est reproché au philosophe de "faire le jeu du Front National".

ÉLÉMENTS : Dans un article publié par La Règle du jeu, la revue de BHL, le même Jacques-Alain Miller vous accuse d’avoir créé avec votre Université populaire une « université du bien-penser », d’être une sorte de Fouquier-Tinville qui « décapite Freud et autres têtes de Turc ». À ses yeux, Alain Badiou et vous êtes des « hommes d’ordre », celui-ci dans une « version ouvertement totalitaire », et vous dans une « version secrètement libérale » (sic). Êtes-vous, Michel Onfray, un professeur de bien-pensance, un adepte de la terreur intellectuelle ?

MICHEL ONFRAY : Voilà un homme qui a porté Sade au pinacle, puis Mao au temps de la Gauche Prolétarienne, puis Lacan, qui était maurassien, mais fit un beau-père très utile pour sa carrière ; voilà un normalien qui a souscrit à la mort de l’homme professée par Althusser, Barthes, Foucault, mais qui allonge les hommes sur son divan pour leur prendre beaucoup d’argent en liquide, doctrine freudienne, pour soigner les riches de préférence, doctrine freudienne, tout en justifiant l’ « attention flottante », doctrine freudienne, qui inscrit dans le marbre théorique que l’analyste puisse dormir pendant l’analyse sans conséquence funeste puisque, dans le sommeil, les inconscients communiquent : et ce serait donc cet homme qui saurait ce qu’est bien ou mal penser ? Il n’est jamais venu à Caen que je sache et parle par ouï-dire, de cela comme du reste. Pourquoi dès lors reprendre à son compte le concept d’UP si c’est une école de bien-pensance ? Pourquoi les psychanalystes, Madame Roudinesco en tête, ont-ils voulu supprimer l’UP en intervenant auprès du président de région Basse-Normandie afin qu’il cesse de nous subventionner si c’est une école de bien-pensance dont il n’y aurait rien à craindre ? Lui qui, dans sa jeunesse, fut un farouche défenseur de Robespierre et souscrivait à la révolution culturelle maoïste qui fit un million de morts, est bien mal placé pour parler, même métaphoriquement, de Fouquier-Tinville. Je n’ai pour ma part pas de sang réel sur mes mains en n’ayant jamais de ma vie défendu un seul des dictateurs qui ont fait jadis son bonheur.

Quant à l’analyse sauvage du psychanalyste pas assez psychanalysé selon son propre aveu qui voit dans mon antilibéralisme la preuve cachée de mon libéralisme, il me fait songer aux élèves de terminale qui, quan ils découvrent Freud, en font un usage sauvage, immodéré, déraisonnable, qui renseigne plutôt sur le fonctionnement de leur psyché pas finie. Encore un peu de divan Monsieur Miller... Son frère Gérard, lui, a au moins le mérite d’avoir fait ouvertement profession de bouffon médiatique.

ÉLÉMENTS : Récemment dans Le Point, vous vous êtes livré à une impitoyable déconstruction de la gauche française actuelle, ralliée à l’opportunisme social-démocrate, quand elle n’est pas simplement devenue l’aile « profressiste » du capitalisme libéral. Elle n’est, dites-vous, qu’une « tribu grosse comme un village papou », qui « fonctionne comme une mafia » mais qui « fait la loi ». Cela ne vous incite pas pour autant à voter pour la droite, ce que nous serions bien les derniers à vous reprocher. Le clivage gauche-droite s’effaçant un peu plus tous les jours, quel est à votre avis le nouveau clivage qui s’avérera décisif dans les années qui viennent ?

MICHEL ONFRAY : Le clivage qui sépare les tragiques qui savent prendre de la hauteur et qui, dans l’esprit du Braudel des longues durées, savent que l’Occident est fini, et ceux qui n’ont rien vu, les nigauds, et pensent toujours qu’ils ont un pouvoir sur la falaise qui s’effondre. Autrement dit, avec une métaphore animale, les aigles qui disposent de la perspective de Sirius et les taupes myopes dans leurs galeries. Le schéma chrétien avec Parousie a été repris par les marxistes qui, eux aussi, souscrivent à la lecture linéaire et ascendante de l’histoire. Sortir de ces schémas idéologiques est quasi impossible. Il faut lire La science nouvelle de Vico, les Leçons sur la philosophie de l’histoire de Hegel, le Système du monde de Keyserling, Le déclin de l’Occident de Spengler, L’Histoire de Toynbee ou Le mur du temps de Jünger pour s’informer sur les conceptions morphologiques, et non dialectiques, de l’histoire. Car seules ces pensées permettent une lecture vraiment postchrétienne de l’histoire. Droite et gauche signifient encore, mais surtout par leur passé et c’est à ce passé que je suis fidèle quand je me dis de gauche : c’est la gauche qui a lutté pour sortir les enfants des mines, créé des écoles pour ces enfants, amélioré la condition ouvrière, lutté contre la paupérisation, décolonisé l’Empire, aboli la peine de mort, pas la droite. Actuellement, la droite libérale et la gauche libérale pensent la même chose ; et la gauche antilibérale et la droite antilibérale également, sauf sur la question de l’immigration — une chance pour Mélenchon, un flux à réguler pour Marine Le Pen. Mais tous appartiennent au camp des taupes myopes ou aveugles. Jünger n’avait pas tort de faire du Titanic un marqueur de civilisation.


"Les cons ça ose tout. C'est mêe à ça qu'on les reconnaît !" BHL sur son trône -- "Le Dican" de Marc-Olivier Fogiel -- rendant hommage à son père qui a fait fortune dans le bois précieux en faisant suer le burnous (des "semi-esclaves" selon une ONG britannique).

ÉLÉMENTS : Vos prises de position sur l’école qui a renoncé à « apprendre à lire, écrire, compter, penser », votre constat sur les « profs qui ont peur des élèves, qui n’arrivent plus à noter parce que noter, c’est fasciste », ou encore votre refus de la théorie du genre, vous ont valu d’être traité de « déclaré philosophe » (sic) par la revue Les Cahiers pédagogiques, tandis que Le Monde voyait en vous un « philosophe de comptoir », et que L’Express se demandait si vous étiez le « fils naturel de Jean-Paul Brighelli et de Farida Belghoul »...

MICHEL ONFRAY : C’est vous qui m’apprenez tout ça… Je ne lis pas les journaux ou les revues, dont celle que dirige BHL et dans laquelle s’exprime Jacques-Alain Miller, ni Les Cahiers pédagogiques (j’ai passé l’âge de lire des cahiers…). Quant au Monde, tout comme Libération et autres supports favoris des taupes, je ne les lis plus depuis longtemps. Mais faisons donc avec ce que vous m’apprenez : je viens de vous le dire, je ne fais du journaliste ni l’arbitre des élégances ni la mesure de l’intelligence saine, de la raison bien conduite et des pensées justes. Je ne pense rien des gens qui ne pensent pas, mais portent l’idéologie des actionnaires qui les appointent. Ils sont les servants d’un culte malsain. Leurs anathèmes, leur herems, leurs gémonies, leurs excommunications ne me blesseraient que si j’étais membre de leurs tribus. Or, ce n’est pas le cas. On ne saurait s’offusquer d’être insulté par des journalistes — ou des psychanalystes.

Ces fils de famille se moquent que l’école ait cessé d’éduquer, puisqu’ils procèdent du monde des nantis qui n’a que faire qu’on n’apprenne plus aux pauvres ce que leur milieu, à eux, leur dispense. Dès lors, refuser la sélection par le mérite, c’est l’avaliser par l’héritage et la reproduction, car le choix n’est pas entre sélection ou pas sélection, mais entre sélection républicaine des talents et sélection tribale des héritiers, des pistonnés, des présentés, des filles et fils d’archevêques. La sélection que ne fait pas l’école est faite par le marché avec les zélateurs qui cooptent leurs zélotes. L’école m’a permis de m’en sortir : elle ne le permet plus aujourd’hui aux enfants issus du même milieu que moi.

La pédagogie qui fait la loi dans les écoles depuis l’après-68 procède des délires structuralistes des années 1960-1970. Plus besoin d’apprendre les fondamentaux : on n’apprend plus, on apprend à apprendre, ce qui se réduit à se soumettre à l’ordre de l’information ludique du Net et des tablettes. L’éducation est l’art de fabriquer une tête bien faite, autrement dit capable de lire, écrire, compter, pour pouvoir… penser, un luxe dans un monde où l’on invoque la pensée quand on exige la soumission.

ÉLÉMENTS : Vous vous félicitez du recul du politiquement correct que vous souhaitez voir « crever comme une sale bête » ! En déduisez-vous qu’il est impératif que fassent cause commune tous ceux qui, au-delà de leurs éventuelles divergences, refusent le terrorisme idéologique ?

MICHEL ONFRAY : Je ne fais pas cause commune, jamais, avec personne. Je crois à Léo Ferré, qui, avec Brassens, m’a appris l’anarchie en même temps que Proudhon et qui chantait « la pensée mise en commun est une pensée commune ». Je ne veux pas me retrouver avec les mélenchonistes défenseurs de Robespierre ou les lepénistes partisans de la peine de mort sous prétexte que je partage leur antilibéralisme. Je ne veux pas défiler aux côtés des partisans de Hollande ou ceux de Sarkozy parce que je souscris à leur refus de recourir à la violence en politique. Je suis athée, mais n’aime pas les athées qui voudraient faire église. Je suis pour le petit et le modeste. Même si le grand d’hier est devenu le petit d’aujourd’hui, je suis du côté du faible. Si Mélenchon ou Marine Le Pen étaient interdits, persécutés, je serais de leur côté. Même chose avec les chrétiens ou les musulmans. Je n’ai aucun instinct grégaire et n’ai le goût d’aucune tribu. J’essaie de souscrire à cette formule de Nietzsche qui invitait à être seul de son parti...

ÉLÉMENTS : Vous écrivez : « Prétendre qu’il n’y a pas un choc des civilisations entre l’Occident localisé et moribond et l’Islam déterritorialisé en pleine santé est une sottise qui empêche de penser ce qui est advenu, ce qui est, et ce qui va advenir. » Vous semblez ainsi reprendre à votre compte la thèse de Samuel Huntington. Est-ce parce que vous y retrouvez certaines des idées de Spengler, auxquelles était en partie consacrée votre thèse de doctorat ?

MICHEL ONFRAY : Je souscris en effet à la thèse de Samuel Huntington et vois mal, sauf à prendre des vessies pour des lanternes, qu’on n’y souscrive pas. L’illettrisme contemporain empêche de concevoir les longues durées. La civilisation de la télévision et du numérique nous a plongés dans un éternel présent qui a transformé l’homme en amnésique incapable de passé et en innocent incapable de futur. Penser comme Malraux ou comme Élie Faure est devenu impossible : la micrologie procrastinante a remplacé les épopées. Huntington est devenu inaudible dans la cacophonie de l’instant devenu unique modalité de l’être.

Spengler fut en effet une partie de ma thèse, mais je ne conserve de lui que la lecture morphologique, en fait goethéenne, de l’histoire. Qu’il y ait un schéma précis pour toute civilisation, comme un calque qu’on pourrait poser sur chacune d’entre elle, et qu’on obtiendrait des contemporanéités en toute discipline (musique, peinture, droit, algèbre, géométrie, architecture, poésie, etc.), je n’y souscris pas. Il est un antidote pour une philosophie de l’histoire non linéaire, donc non chrétienne et non marxiste. C’est cela que je retiens.


Immigration, le débat interdit ? "On criminalise la moindre interrogation sur les migrants", déplore Michel Onfray

ÉLÉMENTS : Selon vous, la France mène une « politique étrangère islamophobe » et une « politique intérieure islamophile » que vous considérez toutes deux comme « fautives »...

MICHEL ONFRAY : Depuis 1991 et le devenir américain de la politique française avec Mitterrand qui souscrit aux bombardements de la première guerre du Golfe jusqu’à aujourd’hui où notre armée bombarde l’État islamique (qu’il ne faudrait pas appeler tel sous prétexte que ce ne serait pas un État et qu’il ne serait pas islamique...), en passant par les bombardements des villages afghans, libyens, maliens sous prétexte de droits de l’homme et de grand remplacement des dictateurs par des démocrates, la France a du sang musulman, celui de la communauté musulmane, sur les mains. Et pas qu’un peu. Comme ce sang n’est ni filmé, ni photographié, ni montré (relisons Baudrillard pour qui, parce qu’elle n’avait pas été filmée, du moins montrée sur un écran, la guerre du Golfe n’avait pas eu lieu...), il n’a pas été versé : c’est le sien. Mais l’oumma, elle, le sait que ce sang a été versé : c’est le sien. Sous prétexte de lutter contre un terrorisme qui ne nous menaçait pas (Saddam Hussein n’a jamais projeté de mettre Paris à feu et à sang…), nous avons agressé un peuple, puis d’autres peuples qui leur sont frères, et les musulmans n’ont pas la mémoire courte. En plus d’avoir tué en pagaille les leurs, on a bafoué leur dignité, leur humanité, leur être même. C’était une faute, c’est toujours une faute, une grave faute.

Cette politique étrangère islamophobe de la France se double, sur le territoire national d’une politique islamophile qui voit du racisme et de la xénophobie dans toute proposition de réflexion, et seulement une réflexion, sur l’immigration, l’identité nationale, l’islam en France. Toute question est interdite sur ce sujet, où l’on n’accepte que la récitation du catéchisme : l’immigration est une chance pour la France ; la France est depuis toujours multiculturelle, cosmopolite, métissée ; l’islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour. On sait que tout cela n’est pas vrai. Mais l’inculture règne là aussi en la matière et, à défaut de chiffres ou de statistiques interdits sous prétexte de caractère ethnique, à défaut de connaître véritablement l’histoire de France, à défaut d’avoir véritablement lu le Coran ou de connaître la biographie du Prophète, on dit n’importe quoi.


Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865). Authentique ouvrier imprimeur, lutteur redoutable, le penseur franc-comtois fut avec Victor Hugo, autre natif de Besançon, la voix du peuple français au XIX ème siècle.

ÉLÉMENTS : Vous avez déclaré approuver la fusion des deux Normandie résultant de la réforme territoriale votée en décembre dernier, et affirmé que vous défendiez l’unité de la Normandie dans ses revendications « populaires » et « culturelles ». Est-ce que ces déclarations rejoignent et complètent la préférence que vous avez exprimée dans Le Point en faveur des « Girondins fédéralistes et provinciaux » face aux « Jacobins centralisateurs et coupeurs de tête ». Faut-il voir ici l’influence de votre cher Proudhon ?

MICHEL ONFRAY : Mon cher Proudhon, oui, en effet. Vous mettez le doigt au bon endroit. Ma gauche est libertaire, mon socialisme est l’anarchisme proudhonien, celui des associations, des mutualisations, des coopérations, des fédérations, celui des contrats synallagmatiques, celui des provinces et de l’anarchie garanties par l’État (non pas un paradoxe, mais la pensée du dernier Proudhon, celui de Théorie de la propriété). Je crois également au « communalisme libertaire » de Murray Bookchin. Cette démocratie existe déjà, elle est invisible, mais elle s’avère très active dans les micro-communautés alternatives au mode de production capitaliste, au consumérisme, à l’agriculture productiviste. Elle est rurale, campagnarde, provinciale, on n’en parle donc jamais dans les médias parisiens jacobins et centralisateurs.

ÉLÉMENTS : Votre père vous a dit un jour « se souvenir d’un texte de George Sand (en réalité de Maupassant) qui racontait la mort d’un cheval, son ensevelissement à même la terre et la repousse de l’herbe, plus verte, plus forte, plus drue, la saison suivante ». « Leçon de panthéisme païen », ajoutez-vous. De l’hédonisme, dont vous avez souligné la nécessité dans L’art de jouir, jusqu’à votre opposition résolue et réaffirmée aux monothéismes, dont témoigne votre Traité d’athéologie, cette part importante de votre œuvre vous amène-t-elle à vous définir comme un philosophe panthéiste et/ou païen ?

MICHEL ONFRAY : Le vocabulaire religieux ne convient pas pour exprimer ma position : ni animiste, ni totémiste, ni païen, ni panthéiste, ni polythéiste, ce qui suppose des transcendances jusque dans l’immanence voire, avec le panthéisme, une identification de l’immanence avec la transcendance. Je suis indemne de toute transcendance, et n’en suis pas orphelin : je ne cherche pas à la retrouver. Je ne l’ai jamais perdue, car je ne l’ai jamais ressentie. La religion suppose un autre monde qui donnerait son sens à celui-ci : sous la pierre de l’animiste, l’esprit, sous l’animal du totémiste, l’esprit, dans les dieux multiples du païen, l’esprit. Il n’y a pas d’esprit pour moi dans quoi que ce soit. Je me suffis de cette phrase que Nietzsche empruntait à Albert Lange pour définir le matérialiste : « Contente-toi du monde donné ». Je m’en contente, il ne laisse place à aucune transcendance. Le cosmos est au centre de nous-mêmes : pas besoin de le chercher ailleurs. Je suis un athée radical.

Propos reccueillis par Alain de Benoist et Fabrice Valclérieux pour "Eléments"

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Eléments

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04/10/2015

Eléments de langage...

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Comme les événements en Syrie sont embrouillés et que le franchouillard lambda n'y entrave que couic, je me permets de vous rappeler quelques éléments de sémantique élémentaire susceptible de vous éclaircir la lanterne :

a) Quand l'OTAN fait passer un message, notamment dans leurs médias "Occidentaux", c'est "de l'information au profit des citoyens", bien entendu. Quand les Russes font passer un message, aussi bien dans leurs médias que dans les nôtres, c'est, vous l'aurez deviné, "de la propagande de guerre"... of course...

b) Quand les Occidentaux bombardent DAESH (un petit tir par ci, un autre petit tir par là), ils bombardent DAESH. Quand les Russes bombardent Al Qaïda ou Al Nosra, ils bombardent "l'opposition modérée"... même si au passage il bombardent abondament, aussi, DAESH... indeed...


c) Quand on met en doute les informations données par les Russes, cela relève de la prudence déontologique de journalope lucide. Si on met en doute les éléments de langage diffusés par les "Occidentaux", cela tient du complotisme et de l'antiaméricanisme primaires.
 Je suis bien placé pour le savoir, moi qui passe mon temps en d'autres circonstances à défendre les USA et à me moquer des complotistes en général.

Et pendant que les Etats-Unis accusaient les russes d'avoir fait des victimes civiles alors que leurs avions n'avaient même pas décollés de leurs bases, ils préparaient (est-ce un hasard ?) un bombardement contre les Talibans en Afghanistan qui lui a bel et bien fait des morts civils parfaitement inutiles.

Merci pour votre attention...

 

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08/01/2015

Je ne suis pas Charlie, par Richard Millet

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« J’ai, pour une fois, hier soir, écouté la radio et regardé la télévision d’Etat. J’avais oublié le ton sur lequel les journalistes prennent de haut le peuple français – ou ce qu’il en reste ; et je ne suis pas certain d’avoir, ce matin, le courage d’ouvrir les organes officiels de la Propagande concernant le massacre commis à Charlie Hebdo, puis dans la rue Nicolas-Appert, inventeur de la conserve industrielle. Seuls les naïfs, ou les menteurs, peuvent s’étonner de ce nouvel épisode de la guerre en cours – après Merah, Nemmouche et l’apprenti sorcier de Joué-les-Tours (pour ne pas remonter à l’époque de Kelkal et, plus loin, encore, de Naccache : il y a bien une persévérance dans le démoniaque dijhadiste). Je m’étonne, moi, qu’on n’ait pas de nouveau parlé, hier soir, de "loups solitaires", comme si des loups pouvaient être isolés à l’heure des "réseaux sociaux" et du téléphone satellitaire, parfaitement maîtrisés par le djihadisme international ; mais je suis rassuré qu’on ait mis en place une "cellule d’aide psychologique", les citoyens français étant à ce point conditionnés par les mots d’ordre du Bien qu’ils sont incapables de réagir devant le surgissement du Mal – le vrai, non le mythe du "retour des années 30" orchestré par ceux qui, justement, feignent de ne pas voir ce qui se passe.

Comme d’habitude, on n’a parlé de rien, à grands renforts de "spécialistes", de "confrères" et d’hommes politiques venus donner le la – au premier rang desquels, plus encore que Hollande, qu’on croyait disparu dans le roman de Houellebecq, Mme Kosciusko-Morizet prenant des airs de dame aux camélias, place de la République, pour dire les mêmes effarantes banalités que le premier venu – la politique n’étant rien d’autre, aujourd’hui, que l’exhaustion du premier venu sur la scène médiatique.

Si je ne puis m’associer aux flots de larmes soulevé par des actes qui, il va de soi, m’inspirent la même horreur que ceux de Breivik, c’est d’abord parce que le système politico-médiatique refuse de montrer la nature profonde de cette tragédie : une guerre civile qui plonge une grande partie de ses racines dans l’immigration musulmane, et dont les guerriers, aux noms toujours semblables dans leur morphologie et emblématiques d’une haine affichée de la France et de l’Occident ; le djihadisme naît principalement du refus de s’assimiler et du multiculturalisme d’Etat.

Charlie Hebdo n’est pas en guerre contre le multiculturalisme : ce journal fait partie de la Propagande d’Etat, et j’ai toujours regretté que Cabu, Wolinski et Charb mettent leur incomparable talent au service de quelque chose qui dépasse le simple refus de l’islamisme : la haine de l’Eglise catholique, laquelle a pour pendant l’antisémitisme d’origine maghrébine, et qui est un des acquis du multiculturalisme. J’ai toujours méprisé l’acharnement et les cibles faciles ; c’est pourquoi je hais l’anticléricalisme officiel autant que le dos courbé du clergé devant les attaques dont il est l’objet. Peu avant l’attentat, hier matin, j’avisais au flanc d’un kiosque un affichette publicitaire publiée par ce journal, et sur laquelle la naissance du Christ était moquée outrancièrement, l’illustration annonçant un article de Mordillat et Prieur, néo-renaniens duettistes de la déconstruction du christianisme, qui ont trouvé là de quoi faire oublier l’indigence de leur œuvre littéraire et cinématographique ; et je me demandais ce qu’il en est de la liberté d’expression, en France, pour ceux qui n’ont nulle voix au chapitre et qui ne peuvent se résoudre au triomphe du nihilisme, dont Charlie Hebdo est un organe actif.

La guerre en cours n’est pas une guerre de religion, comme voudraient nous le faire croire Charlie Hebdo et les djihadistes : c’est, redisons-le, une guerre civile que la présence sur le sol européen d’une masse croissante de musulmans rend d’autant plus violente qu’on la tait, même quand elle suggère aux Juifs français d’émigrer, de plus en plus nombreux, en Israël. Ainsi suis-je étonné que, pas une seule fois, hier soir, au journal de France 2, le mot de musulman n’ait été prononcé, bien que les terroristes aient tué, semble-t-il, deux de leurs coreligionnaires – ce qui montre bien l’étendue de la terreur islamiste, devant laquelle les journalistes officiels se couchent, devenant ses complices de fait. Il est vrai qu’ils sont, il faut y revenir, les séides de ce nihilisme officiel dont, avant le massacre, Libération donnait un exemple entre mille, la veille, en publiant le portrait d’une certaine Mme Schneck dont on me dit qu’elle publie des livres et qui croyait devoir apprendre à la France qu’elle avait avorté à l’âge de 17 ans – l’insignifiance littéraire étant aussi une des figures du nihilisme –, tandis que l’affaire Vincent Lambert était portée, le même jour, devant la Cour européenne des Droits de l’homme, à charge pour celle-ci de décréter de la vie ou de la mort d’un homme plongé dans le coma. Le même jour, la France perdait sa place de 5ème puissance industrielle...

Les rédacteurs de Charlie Hebdo sont morts les armes à la main. Je respecte les guerriers, fussent-ils des ennemis – ce que je ne saurais faire pour les terroristes, et je m’incline devant les deux policiers assassinés. Si je ne m’associe pas au deuil national décrété par Hollande, c’est que je n’ai rien de commun avec les fourriers de l’insignifiance étatique, outre que je refuse de faire corps avec un pouvoir qui a fait voter le mariage homosexuel et la loi sur l’euthanasie. Avait-on décrété une journée de deuil pour les collégiens juifs de Toulouse et les militaires de Montauban, dont deux musulmans, assassinés par Merah ? Le massacre de Charlie Hebdo a eu lieu le matin même où paraissait le roman de Houellebecq, à qui les djihadistes ont en quelque sorte donné une pathétique mais prévisible actualité. Hollande avait déclaré qu’il lirait le roman, "parce qu’il fait débat" : on n’en est plus là. Il n’y a pas de débat ; nous sommes en guerre. Une guerre que le système politico-médiatique occulte au nom de la "tolérance" et des "valeurs républicaines". Nous sommes libres, nous, de refuser toute forme de collaboration avec une classe politique qui a rendu possible le massacre d’hier, et, plus largement, la guerre civile »

Richard Millet

 

 

SOURCE : Blog de Richard Millet

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28/10/2014

Le vrai communisme du XXIème siècle, par Gédéon Pastoureau

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Après les émeutes de 2005, Alain Finkielkraut eut cette formule, heureuse métaphore polémique, selon laquelle l'antiracisme était le communisme du XXIème siècle. Un idéal au départ généreux qui donne lieu à une insidieuse terreur intellectuelle et à une censure de la pensée, l'audacieux parallèle met bien en lumière la dérive dogmatique de l'antiracisme. Si l'aspect totalitaire de celle-ci peut être abondamment illustrée, comparaison n'étant pas raison, on conviendra que les crimes de masse du communisme surpassent, en terme d'ampleur et de gravité, l'abrutissement des masses par l'antiracisme.

Le véritable communisme de notre siècle, lui, tue vraiment.
Et comme le communisme, son système immunitaire lui permet de le faire tout en niant être impliqué dans les meurtres perpétrés en son nom. Le véritable communisme du siècle, c'est l'islam.

 

Quand l'amalgame fait florès

Le terme « amalgame », en tant que vocable défensif utilisé afin de flétrir celui qui dénonce une réalité que l'on veut nier sans avoir à argumenter, semble faire son apparition en France lorsque des voix se font entendre pour rapprocher les crimes du communisme et ceux du nazisme.

Jean-François Revel, dans son livre La grande parade, décrit les pathétiques convulsions et l'aveuglement de la gauche française (« même et surtout non communiste ») après l'effondrement du régime soviétique. Sous-titré Essai sur la survie de l'utopie socialiste, l'ouvrage de Revel donne à voir la puissance des mécanismes du déni qui se mettent alors à fonctionner et à structurer une certaine pensée politique en France.

Il nous rappelle par exemple que, lors de la sortie du Livre noir du communisme, les porte-voix de la socialie française s'indignèrent bruyamment du rapprochement qui y était fait entre totalitarisme communiste et totalitarisme nazi : pour eux, la belle et pure idée communiste ne saurait être criminogène et ceux qui prétendaient affirmer la comparabilité des deux idéologies étaient de dangereux réactionnaires. C'est Jean-Marie Colombani qui sera parmi les premiers à se servir du terme d'« amalgame », tandis que l'historienne rouge Lilly Marcou qualifiera l'ouvrage dirigé par Stéphane Courtois de « cadeau offert au Front national à l'heure du procès Papon ».

On le sait, l'accusation d'amalgame et sa pratique pavlovienne (le chantage au FN) constituent l'alpha et l'oméga de la contre-critique de gauche. Ces derniers peuvent apparaître telles des armes grossières mais leur efficacité n'est plus à prouver : on jette le discrédit à peu de frais sur un ennemi dialectique ainsi diabolisé, lequel n'a alors d'autre choix que de répondre à cette accusation et ne peut ainsi que difficilement argumenter sur le fond. De nos jours, ces basses armes sont toujours maniées avec autant de bonne conscience. Ainsi, la description de ces mécanismes de défense, au-delà de l'intérêt propre lié à l'histoire politique de notre pays, présente l'avantage de nous aider à mettre en lumière les mécanismes de défense de ceux qui refusent que l'on critique l'islam.

Celui qui ressasse aujourd'hui que « Vous faites le jeu du FN / de l'extrême-droite » lorsqu'on se borne à critiquer l'islam et ses crimes, se présente comme le digne héritier de Robert Hue, secrétaire national du PCF, qui, lors de l'émission de télévision « La Marche du siècle » consacrée au Livre noir du communisme, devant l'énoncé des crimes du communisme, se trouva fort intelligent, en guise de réponse, de sortir de sa poche et d'agiter sous le nez de Jean-François Revel et de Stéphane Courtois un exemplaire du journal du FN. Il est aussi l'enfant spirituel du Premier secrétaire du Parti socialiste d'alors, un certain François Hollande, qui déclarait, lors de la sortie du Livre noir : « Chercherait-on à préparer des alliances avec l'extrême-droite, que l'on prétendrait ainsi légitimer d'avance ? ». Hier, tout anticommuniste, en plus d'être un chien, couchait avec l'extrême-droite. Aujourd'hui, la critique de l'islam est islamophobe, donc objectivement d'extrême-droite. L'anticommunisme primaire d'hier est l'islamophobie d'aujourd'hui.

Celui qui brandit le désormais classique chantage à l'amalgame pour ne pas vous répondre lorsque vous évoquez le lien entre les textes, l'histoire de l'islam et les tueries contemporaines commises au nom d'Allah, se discrédite car il prétend, par une formule devenue magique, désunir ce qui est lié, et se montre ainsi dans l'incapacité de démontrer que l'islam ne serait pas criminogène. De même, celui qui clame #Notinmyname sur les réseaux sociaux se ridiculise : ce n'est effectivement pas en son nom que l'on tue et que l'on propage l'islam par l'épée et la terreur, mais au nom de l'idole qu'il a en commun avec celui-ci. Il peut bien prétendre se désolidariser des bourreaux, l'islam est et demeurera leur trait d'union insécable.

L'injonction « Pas d'amalgame ! » peut donc bien se décliner à l'envie : « #Notinmyname », « Ce n'est pas ça, l'islam », « Que faites-vous des millions de musulmans pacifistes, qui ne veulent que vivre simplement et qui condamnent ces violences ? », du point de vue des slogans, le système défensif est le même que celui qu'utilisèrent avec la plus grande indignation les ardents défenseurs du socialisme dès la parution de l'Archipel du goulag, en 1973.

 

Le salut par les intentions

Se réclamant d'un prototype parfait, l'islam et le communisme ont en commun de n'avoir de compte à rendre à personne. Le subterfuge essentiel des zélateurs du communisme fut de disjoindre leur idéal des fruits que celui-ci engendrait : si monstrueuse ait été la mise en œuvre du communisme, celui-ci demeure un immaculé progressisme puisque ses intentions étaient pures. Par voie de conséquence, ses contempteurs sont des réactionnaires. Il en va exactement de même aujourd'hui pour l'islam.

La pureté des intentions, c'est ce qui différencie, nous dit Revel, les totalitarismes directs (ceux qui annoncent la couleur : le nazisme) et les totalitarismes indirects (ceux qui, s'appuyant sur un projet utopique, se parent des intentions les plus nobles et les plus morales : le communisme). Dans cette classification, les moins désinformés auront toutefois du mal à savoir où mettre l'islam. En effet, qui s'est penché sur l'histoire de l'islam, a lu le Coran et a pu parcourir quelques hadiths, sait que les crimes commis sous la protection miséricordieuse d'Allah y trouvent leur justification en toutes lettres. Difficile, dans ce cas, de parler comme Revel d'un totalitarisme utopique (indirect). Mais dans le même temps, ceux qui défendent l'islam comme n'ayant rien à voir avec les crimes commis au nom de son expansion n'ont de cesse de renvoyer aux versets les plus pacifiques, tout en relativisant, en écartant ceux qui le seraient moins. À ce titre, on peut tout à fait voir l'islam comme relevant du totalitarisme utopique. En définitive, l'ambivalence même du message coranique, que l'on ne peut de toute façon pas appréhender en tant que mécréant, place l'islam dans une position floue : l'essence totalitaire qu'il sécrète demeure relativement insaisissable puisque le message délivré / reçu n'est pas clairement énoncé.

L'islam appartiendrait ainsi à une troisième forme de totalitarisme, une forme hybride mêlant, à travers ses diverses interprétations, la forme directe (passant par les éléments guerriers et légalistes de ses textes) et la forme indirecte (liée à ses éléments utopiques et transcendants), lui permettant de s'affranchir des crimes commis en son nom bien plus facilement que le communisme.

 

L'Internationale, avec Dieu

La comparaison entre les deux systèmes révèle d'évidentes limites, celles de la supériorité de l'un sur l'autre : l'islam est à la fois religion et projet global de société. Même s'il avait ses croyants et son clergé, et même si le bon mot de Zemmour, « L'Oumma, c'est l'Huma », fait sens, le communisme soviétique n'est pas une religion à proprement parler : on sait que la transcendance lui était étrangère, voire insupportable, et qu'il lui a été finalement ouvertement hostile. Sur ce dernier point, il faut tout de même se souvenir des positions évolutives du système soviétique à l'égard de l'islam, entre 1917 et les années trente, puisque le parti bolchevik avait au départ accueilli des musulmans en son sein (1).

En 1923, Trotsky déclarait que dans plusieurs régions musulmanes de l'ex-empire russe, 15 % des militants communistes étaient musulmans, proportion qui pouvait aller jusqu'à 70 % dans certaines régions d'Asie centrale soviétique. On rapporte même qu'à l'époque, lors des manifestations organisées par les communistes, il n'était pas rare d'entendre des slogans du type « Vive le pouvoir des Soviets ! Vive la charia ! ».

En tant qu'idéologie, le communisme peut être combattu : son application a toujours donné lieu à une forme de totalitarisme, depuis le goulag russe jusqu'au laogaï chinois. La gauche a bien tenté de personnaliser ces différents régimes, de singulariser chaque incarnation du communisme afin de déconnecter totalitarisme meurtrier et communisme et de soustraire celui-ci à l'accablant tableau d'ensemble. Celui dressé par Le livre noir, par l'effet cumulatif de ses informations, reconstitue et met en perspective l'invariant totalitaire et mortifère de son objet : la défense du communisme, comme celle de l'islam, fuit ainsi toute vision globale, toute appréhension synoptique, toute « réintégration des échecs et des crimes dans les séries dont ils sont les éléments » (2).

En tant que religion, l'islam est infiniment plus difficile à appréhender que le communisme. Non seulement il s'exprime à travers des variantes théologiques très diverses (sunnisme / chiisme / kharidjisme / soufisme) au sein desquelles des courants eux mêmes nombreux se structurent selon des critères complexes, liant politique et pouvoir financier (salafisme wahhabite, pour citer le plus influent actuellement), mais son statut de système portant un projet global pour l'humanité, à travers l'indissociabilité du spirituel et du temporel, lui confère les attributs de la Machine totalitaire parfaite : perfection d'autant plus raffinée et terrifiante que l'islam a, grâce au travail de l'OCI (3) au niveau international et des associations antiracistes au niveau national, parfaitement intégré le discours du Bien de la post-modernité, s'adjoignant ainsi les services non négligeables du pouvoir médiatique.

Pour parfaire sa défense en terre hostile (Dar al Harb), l'islam a su se créer un double maléfique, un Mr. Hyde déresponsabilisant : l'islamisme. Ce tiers chimérique sur lequel attirer toutes les critiques autorise l'islam à ne pas répondre des exactions qu'il engendre et préserve ainsi l'utopie islamique : c'est pas moi, c'est l'islamisme (ou le djihadisme), un méchant avec qui je n'ai rien à voir !

L'islam se révèle finalement un ennemi doté d'une longévité et d'une capacité d'infiltration beaucoup plus sérieuse que ne le fut le communisme.

Nous devons être conscients de la continuité entre les arguments et la cécité de ceux qui le défendent aujourd'hui avec les arguments et la cécité que la gauche a pu développer face à l'indéniable caractère totalitaire du communisme. Tout cela fonctionne encore malheureusement très bien aujourd'hui, en partie grâce à une marxisation certaine des esprits.

Et si l'on veut bien croire qu'il n'est pas encore trop tard, à une époque où les effets de propagande et de désinformation sont démultipliés et où l'immigration de masse a transformé le profil culturel d'une partie notable des peuples européens, il nous faudra mettre en œuvre des trésors de constance, d'intelligence et de courage politique pour continuer à montrer et dénoncer le caractère essentiellement totalitaire de l'islam.

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Notes

(1) - http://revuesocialisme.pagesperso-orange.fr/s9crouch.html
(2) - La grande parade – Essai sur la survie de l'utopie socialiste, Jean-François Revel, Plon, 2000, p. 212
(3) - L'Europe et le spectre du califat, Bat Ye'or, Les Provinciales, 2010

Bibliograhie

- La grande parade – Essai sur la survie de l'utopie socialiste, Jean-François Revel, Plon, 2000
- Sociologie du communisme – L'islam du XXème siècle, Jules Monnerot, Editions du Trident, 2004
- Islamisme : comment l'occident creuse sa tombe, Hamid Zanaz, Editions de Paris, 2013
- L'Europe et le spectre du califat, Bat Ye'or, Les Provinciales, 2010
- Le livre noir de l'islam, Jean Robin, Tatamis, 2013

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Source : Gédéon Pastoureau, pour Mauvaise Nouvelle

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