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19/01/2020

"Affaire Matzneff, un théâtre de la terreur et de l'absurde" par Slobodan Despot

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Slobodan Despot

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12/01/2020

Julius Evola répondant aux questions de Dominique de Roux - 1971

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05/01/2020

Vanessa Springora : "Le Consentement"... à propos de l'Ogre Matzneff...

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04/01/2020

Gabriel Matzneff : "Elle tente de faire de moi un pervers, un prédateur"

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Dans un long texte envoyé à L'Express, Gabriel Matzneff répond à Vanessa Springora, qui publie ce jour "Le Consentement", livre dans lequel elle accuse l'écrivain d'avoir abusé de sa jeunesse.

Le lundi 23 décembre, L'Express a, le premier, publié une enquête fouillée sur ce qui allait devenir "l'affaire Matzneff", saluant la parution d'un livre aujourd'hui même, Le Consentement (Grasset) dans lequel Vanessa Springora raconte son expérience d'ancienne amante de l'écrivain qu'elle accuse d'avoir abusé de sa jeunesse. Elle avait 13 ans lorsqu'ils se sont rencontrés, lui en avait 50. Depuis, la polémique n'a cessé de rebondir : sur la pédophilie, la complaisance de certains milieux intellectuels, le changement d'époque. Hormis deux brefs SMS, Gabriel Matzneff ne s'était pas exprimé jusqu'à présent. L'Express, qui n'a pas ménagé l'écrivain dans ses enquêtes, estime que toute personne mise en cause a le droit de répondre et publie donc en intégralité le long texte qu'il nous a fait parvenir. Il va de soi que cette publication ne vaut pas caution. L'écrivain n'y fait aucun mea culpa ni ne demande le pardon, mais livre le récit de sa liaison avec la jeune fille. Nul doute que cette réponse suscitera de multiples réactions et commentaires.

La rédaction de L'Express

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" À Dieu, Vanessa

En 1997, j'ai publié un essai intitulé De la Rupture qui, j'en eus conscience dès la remise du manuscrit à l'éditeur, constitue mon testament spirituel.

Dans la vie, tout est rupture, depuis le cri primal du nouveau-né jusqu'à l'ultime soupir de l'agonisant. Ce petit livre, tel le baume miraculeux que le jeune d'Artagnan, au premier chapitre des Trois mousquetaires, reçoit des mains de sa mère, est un viatique.

À la fin de l'ouvrage, figure un appendice où je donne quelques modèles de lettres de rupture : six lettres écrites par un homme ; treize écrites par une femme.

Les masculines sont des lettres que j'ai écrites, moi : avant de les poster, les jugeant bien troussées, je pris la précaution de les photocopier, me disant que je pourrais un jour les utiliser dans un livre. Ce qui advint.

Les féminines sont des lettres que j'ai reçues, moi. Je les ai transcrites, telles quelles, respectant jusqu'à la ponctuation, parfois originale, de mes jeunes amantes.

Dans ces dix-neuf lettres, les prénoms des auteurs et des destinataires sont fantaisistes : je les ai dénichés dans une table onomastique des saints et saintes de l'Église orthodoxe : Aldegonde, Agathon, Bathilde, Callistrate, etc. Il y en a ainsi trente-huit, tous charmants, qui devraient donner de bonnes idées à mes lectrices dans l'attente d'un bébé.

"Une des plus attachantes figures que les muses m'aient inspirées"

La lettre de rupture sur laquelle se clôt le livre, est adressée à un certain Samuel ; elle est signée Salomée. L'autrice (je préfère autrice, utilisé par Brantôme et la marquise de Sévigné, au plat auteure suggéré par une mode que j'espère sans lendemain) est la jeune fille qui m'inspira le personnage d'Allegra dans un roman publié en 1988, Harrison Plaza. Ce roman est un enfant auquel je suis affectionné de manière toute spéciale, et Allegra une des plus attachantes figures féminines que les muses m'aient inspirées.

Cette lettre de rupture, la voici. Une lettre de rupture, certes, mais aussi une bouleversante lettre d'amour ; une lettre qui témoigne de la beauté de l'âme de cette jeune fille ; de la conscience qu'elle avait de la force de l'amour qui nous unissait. Une lettre qui prouve que parfois la rupture est l'exact antipode du reniement :

[Gabriel Matzneff avait inséré ici la lettre de rupture intégrale écrite par Vanessa Springora. A la demande de Vanessa Springora au nom du "respect d'une correspondance privée ", L'Express a décidé de la retirer.]

Cette jeune fille baptisée Salomée dans De la Rupture, Allegra dans Harrison Plaza et moi, nous nous revîmes plusieurs fois après que j'ai reçu le 6 janvier 1988 cette lettre de rupture, et chaque fois ce furent des retrouvailles tendres, complices.

Le 20 avril 1988, je lui écris :

"*, mon cher amour, pour la première fois depuis ce terrible mercredi 6 janvier, je respire librement. Hier, mon amour, tu as ôté la pierre qui pesait si lourdement sur ma poitrine. Notre conversation, ta sublime lettre, ta tendre et diaphane présence tandis que je signais [Harrison Plaza] au salon du livre, grâce à toi je ressuscite."

De fait, nos retrouvailles à ce salon du livre de Paris, quatre mois après sa décision de rompre, sont particulièrement douces. Les photos que Sylva Maubec y prend de nous côte à côte en témoignent, et plus encore la lettre d'Allegra-Salomée que j'évoque dans le paragraphe ci-devant.

Un ou deux ans après, Vanessa (car tel est le prénom d'Allegra-Salomée) entre avec des copines dans un café du boulevard Saint-Germain, nous y voit attablés, Christian Giudicelli et moi. Aussitôt, un sourire éclairant son joli visage, elle s'élance vers nous, fait la bise à Christian, pose sur mes lèvres un baiser.

Des années plus tard, désirant réunir dans un recueil, Super flumina Babylonis, certains des poèmes que nos amours m'avaient inspirés, je la priai (car sitôt écrits, je lui postais ces poèmes et n'en avais plus de traces) de m'en envoyer la photocopie, elle le fit illico, avec joie.

"Ce livre, je ne le lirai pas"

Aujourd'hui, j'apprends que Vanessa publie un livre sur nous. Non pas un livre à l'image de ce qu'ensemble nous vécûmes, mais un livre où, m'affirment ceux qui l'ont lu, elle trace de moi un portrait dénigreur, hostile, viré au noir, destiné à me nuire, à me détruire ; où, utilisant un pesant vocabulaire psychanalytique, elle tente de faire de moi un pervers, un manipulateur, un prédateur, un salaud. Un livre dont le but est de me précipiter dans le chaudron maudit où ces derniers temps furent jetés le photographe Hamilton, les cinéastes Woody Allen et Roman Polanski.

Je reçois cette stupéfiante nouvelle comme un coup de poignard dans le coeur. "C'est moi qui l'ai tuée, ma Carmen, ma Carmen adorée !" Nietzsche tenait le cri final de Don José dans la Carmen de Bizet pour le plus beau des cris de l'amour. Attendre trente-deux ans pour me poignarder en plein coeur, une preuve d'éternel amour ? Soit, mais j'avoue, à Don José, préférer mon Allegra et ma Salomée.

Ce livre, je ne le lirai pas. S'il contient ce que l'on me dit qu'il contient, il me ferait trop de mal ; et même si son ton est mesuré, nostalgique, je préfère me contenter des dizaines de lettres d'amour fou que Vanessa m'a écrites, de ses photos, de mes adorables souvenirs.

Je ne le lirai pas et n'y répondrai pas pour la raison simple que j'y ai déjà répondu. Non pas trente-deux ans après, mais à l'époque même de nos passionnées amours, dans le journal intime que je tenais au jour le jour, un journal véridique où chaque page, chaque ligne, chaque mot est l'expression immédiate, à chaud, de ce que nous vivions, Vanessa et moi. Ce journal, c'est La Prunelle de mes yeux, paru chez Gallimard en 1993, puis dans la collection de poche Folio. Un journal intime que confirment, corroborent les dizaines et dizaines de lettres que nous échangeâmes. Les miennes, elle les a peut-être déchirées, mais les siennes, je les conserve précieusement, et si la nécessité de les publier échoyait ces lettres montreraient que La Prunelle de mes yeux est l'authentique, exact récit de ce que furent nos amours.

Si je n'avais pas été écrivain, Vanessa n'aurait ni eu envie de rompre, ni rompu. Nous avions vaincu les divers obstacles qui se dressaient contre nous : l'hostilité de son entourage, les lettres de dénonciation à la brigade des mineurs, la maladie qui nous frappa, elle en 1986, moi en 1987 ; nous étions parvenus à un bonheur auquel rien ni personne ne s'opposait. Ce fut alors - environ dix-sept mois après nos premiers baisers - que la lecture de certains de mes livres se mit à infuser dans le coeur de ma jeune amante un douloureux rejet de mon peccamineux passé ; une irrépressible détestation de mes ex, de ce que j'avais vécu avant elle.

"Vanessa eut tort de rompre"

Je feuillette La Prunelle de mes yeux. Le samedi 17 juillet 1987, elle me lance : "Je hais ton passé, tu es le premier homme que j'aime, je t'en voudrai toute ma vie d'avoir aimé des femmes avant moi." Cependant, car c'est une fille intelligente, elle a aussi des éclairs de lucidité où elle éprouve toute l'extravagance de cette jalousie de mon passé, sa destructrice stérilité. Le 2 novembre de la même année, séjournant à Londres, elle m'écrit :

"Ton amour pour moi est un soleil qui brille et éclaire, tout ce que nous avons vécu ensemble depuis notre premier baiser est et restera l'aventure la plus merveilleuse qu'un homme et une femme puissent vivre l'un par l'autre ! Mon cher amour, mon adorable amant, je t'aime comme jamais plus je ne pourrai aimer qui que ce soit. C'est toi qui me fais vivre, qui es ma source. Lorsque je suis près de toi, je ressuscite, Gabriel, amour-de-ma-vie , bientôt je serai de retour et nous serons à nouveau réunis."

Dans cette même lettre, à propos de sa jalousie, de ses colères, elle observe que c'est "de la divagation, des idioties" dues à des "crises passagères", à "une perte de contact avec la réalité", à "un long vertige". Et elle ajoute : "Vraiment, tu ne dois surtout pas en croire un mot."

Deux mois plus tard, elle m'écrivait sa lettre de rupture. Lettre d'une beauté, d'une force inouïes, mais jusqu'à ma mort je persisterai à croire que Vanessa eut tort de rompre ; qu'elle rompit pour des chimères de son imagination ; que nous aurions pu et dû vivre encore plusieurs années de fécond bonheur ; que cette fatale décision fut la raison de la difficulté d'être qu'elle éprouvera, si j'ai bien compris, dans les années qui suivront notre rupture.

Par amour pour elle, j'avais dès nos premiers baisers mis fin à mon vagabondage amoureux, j'étais devenu le plus fidèle et irréprochable des amants. En revanche, ce que Dieu lui-même n'aurait pu accomplir, c'était que mon passé cessât d'être. Il existait, comme existe le passé de chacun de nous, et il l'était avec d'autant plus de force que je l'avais gravé sur le papier. Un poème recueilli dans Super flumina Babylonis exprime cette dure réalité. Voici ses premiers vers :

Tel, chez Dürer, le chevalier

Que flanquent la mort et le diable,

J'avance dans la vie

Escorté, précédé même, par les mots que j'ai écrits.

Mes livres sont ma condamnation,

Mes érinyes implacables,

Mes éternels geôliers :

Prison de papier,

Dont jamais je ne m'évaderai.

Vanessa mon amour,

Je hais ces pages qui te font douter de moi,

Qui emplissent de larmes tes yeux si clairs.

La suite, Vanessa l'a décrite dans sa bouleversante lettre de rupture : durant le dernier mois de 1987, sa douleur, son trouble ne cessèrent de s'augmenter. Nos amis communs, Roger Vrigny, Christian Giucidelli, Claude Verdier, Cioran et sa compagne Simone Boué tentaient de la rassurer, s'efforçaient de la convaincre que je l'aimais à la folie, qu'elle n'avait sur ce point aucune inquiétude à avoir. Sans succès. Notre amour s'était dans son esprit irrémédiablement transformé en un amour vampire qui la rongeait de l'intérieur, je ne fais que reprendre les mots si terriblement justes de sa magnifique lettre d'adieu.

Nous fûmes donc punis, chassés du paradis, par ma faute. La faute de mon passé. La faute, Vanessa, d'avoir avant notre rencontre, publié des livres qui te blessèrent, te tourmentèrent ; qui après de si longs mois de bonheur, de passion, t'empêchèrent de continuer à vivre nos amours dans la paix et la bienheureuse insouciance.

Ta décision de rompre nous rendit, toi et moi, très malheureux. Chacun de nous poursuivit sa propre route. Cependant, je demeurais convaincu qu'après ma mort tu écrirais quelque chose de beau, de tendre sur nous ; sur l'exceptionnel amour qu'ensemble nous vécûmes. Je ne mérite pas l'affreux portrait que - ceux qui ont lu ton livre s'accordent hélas sur ce point - tu publies de moi en ce début d'année 2020. Non, je ne le mérite pas, ce n'est pas moi, ce n'est pas ce que nous avons ensemble vécu, et tu le sais.

Que Dieu ait pitié de nous ; qu'Il te protège mieux que je n'ai été capable de te protéger. Je garderai toujours, brûlant dans ma mémoire et mon coeur tel un cierge devant l'icône du Christ, une image lumineuse de toi.

Gabriel Matzneff

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SOURCE : L'Express

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13/12/2019

Éric Zemmour : "Nous devrions nous allier au groupe de Visegrád pour protéger notre identité"

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12/12/2019

Eric Zemmour VS Nicolas Baverez sur l'état de droit, la démocratie, l'OTAN...

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11/12/2019

La conscience, avec Père Philippe Dautais

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09/12/2019

Dans le Cœur de l'Ayahuasca

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08/12/2019

L'Ayahuasca

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07/12/2019

Père Philippe Dautais : Le Salut

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06/12/2019

Eric Zemmour, Céline Pina : le peuple, le droit du sol, etc...

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« L’impact positif de l’immigration sur le financement des retraites n’a jamais été démontré »...

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FIGAROVOX/ENTRETIEN - Jean-Paul Delevoye a estimé vendredi 29 novembre à Créteil « qu’il faudra 50 millions » d’immigrés supplémentaires « pour équilibrer la population active en 2050, en Europe ». Pour Yves Mamou, l’immigration a au contraire déstabilisé les systèmes sociaux de nombreux pays européens.

Par Paul Sugy

 


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Yves Mamou est un ancien journaliste du Monde. Il a également collaboré au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Hezbollah, dernier acte (éd. Plein jour, 2013) et Le Grand abandon. Les élites françaises et l’islamisme (éd. L’Artilleur, 2018)

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Yves MAMOU -- Cela fait trente qu’il existe un puissant courant d’immigration continue en France et en Europe, en provenance du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. À ma connaissance, aucune étude n’a jamais montré l’impact positif de cette vague d’immigration sur le financement des caisses de retraite. Les bénéfices économiques de l’immigration, c’est toujours au futur qu’on nous les annonce.

L’idée que les migrants sont et seront de plus en plus nécessaires pour payer les retraites des populations européennes qui ne font plus d’enfants et vivent trop longtemps, est un mensonge qui a la peau dure. L’époque est finie où l’industrie avait besoin de toujours plus de main-d’œuvre déqualifiée pour les chaînes de montage, les ateliers textiles et les usines de jouets. Il faut aller se promener dans les usines automobiles pour constater le grand silence généré par la robotisation à outrance de la fabrication des voitures. L’immigration ne sert plus aujourd’hui qu’à maintenir des salaires bas en France et en Europe dans un certain nombre de secteurs clés pour la bourgeoisie urbaine : la restauration, le bâtiment et les travaux publics, les services à la personne, le nettoyage, la sécurité, la santé et les soins aux personnes âgées. Ce sont des métiers faiblement rémunérés et qui génèrent peu de cotisations sociales. De plus, dans certains secteurs comme la restauration, le travail clandestin est très fréquent. Et cette immigration qui suscite de plus en plus d’inquiétude n’apporte rien à des retraites dont chaque gouvernement entreprend de raboter le montant au nom de la décroissance démographique.

FIGAROVOX -- En est-il de même dans les autres pays européens ?

Yves MAMOU -- L’Allemagne qui contrairement à la France est une société de plein-emploi, a en 2015 accueilli 1,5 million de « réfugiés » en provenance de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Erythrée ou de Somalie. Trois ans après, en 2018, un migrant sur cinq seulement - 300 000 - disposait d’un emploi. Et ces emplois n’ont aucune valeur ajoutée, ils se situent dans l’aide aux personnes âgées ou le service aux personnes. La Suède, autre société de plein-emploi, a aujourd’hui un taux de chômage de 7,4 % qui la classe au 28e rang de l’Union européenne, en raison d’un fort taux d’immigration (qui concerne principalement des personnes déqualifiées). En Suède, si l’on en croit un rapport de l’Association suédoise des collectivités locales et des régions (SKL), une municipalité sur quatre et une région sur trois - la Suède compte 290 municipalités et 21 régions - ont été en déficit en 2018. Environ 110 municipalités envisagent à nouveau, un déficit en 2019. Et ces déficits sont essentiellement dus aux dépenses pour l’aide sociale aux migrants.

FIGAROVOX -- On évoque les bénéfices à venir de l’immigration, mais pas les coûts immédiats liés à ce même courant migratoire ?

Yves MAMOU -- Exactement. Aujourd’hui, la France est le pays de l’Union européenne qui subit la plus forte pression migratoire. Or les réfugiés génèrent, si l’on en croit Michel Aubouin, ancien préfet et ancien directeur d’administration centrale au ministère de l’intérieur, un coût très élevé (de l’ordre de 4 à 5 milliards d’euros par an pour 2018).

L’hébergement et les allocations représentent environ 1,5 milliard d’euros. Un tiers (500 millions) va directement dans la poche des demandeurs d’asile qui attendent que leur dossier soit traité, et le reste est constitué par les dépenses liées à l’hébergement (500 à 600 millions d’euros) de ces migrants. À ces dépenses d’allocations et d’hébergement, il faut ajouter les frais de fonctionnement accrus des administrations chargées de gérer l’asile: OFPRA, CNDE, OFII et guichets de préfecture. L’Aide Médicale d’État (AME) est coûteuse également: les clandestins ne sont pas seulement rémunérés et hébergés, ils sont également soignés quand ils apportent la preuve qu’ils résident depuis plus de trois mois en France. Elle coûte aujourd’hui un milliard d’euros.

Enfin, dans la masse des clandestins, une sous-population mérite d’être distinguée, celle des mineurs non-accompagnés. Depuis 2015, des gamins de 12 à 18 ans, venus généralement du Maroc et d’autres pays d’Afrique du Nord, se multiplient sur le territoire national, vivant en bandes, subsistant de rapines, semant la terreur sur la population locale. Combien sont-ils? Selon La Dépêche du Midi, «certaines estimations parlent de 50 000». Sans papiers, mutiques sur leur pays d’origine, ces jeunes sont difficiles à expulser. Aujourd’hui, 40 000 d’entre eux seraient pris en charge par les collectivités locales au titre de l’Aide sociale à l’enfance contre 25 000 en 2017 et 13 000 en 2016. Sachant que le coût annuel d’une prise en charge, prévue dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), atteindrait 50 000 euros par an, la facture devrait frôler les 2 milliards d’euros à la fin de l’année.

FIGAROVOX -- Le discours de Jean-Paul Delevoye réduit l’immigration à une question économique…

Yves MAMOU -- Oui, ce qui est grave car l’immigration de masse fait disparaître les identités des peuples d’Europe : une « identité européenne » nouvelle doit ensuite émerger. Je ne vois pas quel bien peut surgir du fait de couper les peuples européens de leur histoire et à les mélanger avec d’autres qui n’ont pas la même histoire. Il y aura peut-être un jour un consommateur européen multi-ethnique et multi-culturel, mais l’Europe n’aura pas gagné pour autant une identité nouvelle, plus dynamique, plus créatrice et élargie à l’échelle d’un continent. En tout cas, on n’en voit pas les prémices.

FIGAROVOX -- Que pensez-vous de la suite de son intervention, dans laquelle Jean-Paul Delevoye reproche aux peuples européens d’avoir fait des juifs hier et des musulmans aujourd’hui leurs « bouc émissaires » ?

Yves MAMOU -- Il quitte le discours économique et endosse le discours victimaire des islamistes et des islamo-gauchistes, à savoir que les musulmans d’aujourd’hui sont comme les juifs des années 30 et qu’ils sont victimes d’un racisme qui bloque leur intégration en France et en Europe. Il faudrait expliquer aux politiques que cette idéologie omniprésente ne convainc plus personne, que l’islam n’apitoie personne en Europe et que les violences des islamistes effraient un nombre croissant de citoyens français et européens. Il faudrait faire lire à M. Delevoye les milliers de tweets et de SMS orduriers et haineux que reçoit quotidiennement Zineb El Rhazoui, survivante du massacre de Charlie Hebdo. Peut-être alors comprendrait-il où se situe la violence. Elle n’est pas chez les « islamophobes » qui à ma connaissance n’ont tué personne en Europe. En revanche, rien qu’en France, les islamistes ont tué plusieurs centaines de personnes.

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SOURCE : Le Figaro

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05/12/2019

Sud Radio - Débat sur la Grève

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28/11/2019

Carême de Noël

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Aujourd'hui, 28 Novembre selon le calendrier Grégorien, nous sommes le 15 Novembre selon le calendrier Julien que suivent certaines églises orthodoxes, dont la mienne (Eglise Serbe). C'est le début du carême d'avant Noël.

Ce carême est un peu plus léger que celui de Pâques. Nous nous abstenons de tout produit d'origine animale, que ce soit la viande, le poisson, mais aussi les œufs, le lait, le beurre et le fromage, et, le lundi, le mercredi et le vendredi, nous ne prenons pas de vin et d’huile qui sont autorisés le mardi, le jeudi, le samedi et le dimanche.

Dans les grandes lignes, c'est un carême "végétalien"...

Si il y a des Saints Patrons familiaux qui sont fêtés (comme lors de la Sainte Slava dans les familles serbes) ou le 21 novembre, selon le calendrier Julien (correspondant au 4 Décembre selon le calendrier Grégorien) qui est la fête de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, l’huile, le vin et le poisson sont alors autorisés. Les règles peuvent légèrement varier selon les églises nationales, car chaque église orthodoxe (bulgare, serbe, russe, etc...) est autocéphale, bien que chacune soit en communion avec les autres et que toutes soient catholiques dans le sens originel du terme (c'est-à-dire, pleines, entières et regroupantes)... ainsi dans certaines églises le poisson, nourriture festive, est, généralement, consommé jusqu’à la fête de saint Nicolas, 6 décembre selon le Calendrier Julien (correspondant au 19 Décembre selon le calendrier Grégorien) inclus ; la tradition roumaine le bénit jusqu’au dimanche des saints Ancêtres le 16 décembre selon le calendrier Julien correspondant au 29 décembre selon le calendrier Grégorien !

Pendant le carême de Noël, comme durant tout autre carême de l'année, on ne célèbre pas de mariage. La veille de Noël on mange seulement le soir : céréales, fruits et légumes. Le jour de Noël (25 Décembre selon le calendrier Julien... qui correspond au 7 Janvier selon le calendrier grégorien), quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence après la Liturgie à l'église.

Ce sont, là, des règles, non des lois obligatoires. Chacun est amené à faire un effort vers Dieu, en pénétrant la Liberté de Dieu qui est un apprentissage de la légèreté par la privation. Ne pas être dépendant de la nourriture, mais ne pas être dépendant également de mondanités, de divertissements futiles, de verbiages incessants.

Sous les conseils de son confesseur et père spirituel, on adapte son carême selon ses possibilités propres. On coupe un peu plus souvent la télévision et Internet, on se prive des médias, on apprend la joie du Silence en s'efforçant d'être dans la seule Présence de Dieu. On ouvre son coeur au Souffle de l'Esprit. On s'efforce de prier avec un peu plus d'assiduité, bien que tout chrétien devrait prier quotidiennement, ne serait-ce qu'au lever et au coucher, et oeuvrer à entretenir une Relation avec le Christ tout au long du jour...

Certaines églises orthodoxes sont passées au calendrier Julien réformé qui s'apparente en de nombreux points au calendrier Grégorien pour les célébrations liturgiques au cours de l'année, sauf pour la plus grande des fêtes, la Pâques, pour laquelle ils se calent sur le calendrier Julien afin d'être en communion avec toutes les églises orthodoxes du monde pour célébrer la Sainte Résurrection. Mais beaucoup d'orthodoxes ainsi que et des gréco-catholiques ont conservé le calendrier Julien, introduit par Jules César et utilisé au temps du Christ (Israël étant alors sous la coupe de l'Empire Romain), qui comporte actuellement 13 jours d’écart par rapport au calendrier occidental Grégorien.

 

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25/11/2019

L’ESCROQUERIE DE LA REPENTANCE DE LA COLONISATION DES EUROPÉENS EN AFRIQUE

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Discours d’Ernest Tigori, écrivain ivoirien et homme politique

 

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