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04/12/2016

Le réchauffement de la planète, une escroquerie

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21/11/2016

Truffaut - Godard, scénario d'une rupture

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Il y a plein de coupures de Publicité... mais c'est le prix à payer pour voir le déroulement de cette confrontation sublime... 

 



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11/09/2016

15 Years...

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« Le 11 Septembre a été l’actualisation d’une schize - sans doute terminale - dans l’histoire humaine. Voici la première guerre mondiale CIVILE. Des appareils civils frappent des tours civiles, des civils détournent des avions remplis de civils pour accomplir leur "mission" purement "symbolique". C’est l’évacuation du militaire hors de la sphère de la guerre, c’est non pas le choc des civilisations, mais leur disjonction absolue, car "synthétique", "globale". »

Maurice G. Dantec - 15 novembre 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23/08/2016

Faux Départ

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Enfin, un reportage dense et précis sur les expériences de mort imminente. Un peu plus d'une heure vingt... 

intéressant.

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22/08/2016

L'islam est le plus grave dé posé à l'Europe

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L'Europe peut-elle rester la même dès lors que sa population se modifie ? L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? A ces questions, le journaliste américain Christopher Caldwell répond par la néga tive dans un livre choc. Rencontre avec un esprit libre.

L'homme n'est pas un excité, un boutefeu, un prêcheur de croisade. De manières policées, cet Américain presque quinquagénaire, diplômé de Harvard, appartient à un milieu social nourri de références culturelles européennes. De passage à Paris, il s'exprime d'une voix douce, en pesant ses mots et dans un français châtié. Journaliste, spécialiste des affaires politiques du Vieux Continent, Christopher Caldwell est éditorialiste au Financial Times et rédacteur au Weekly Standard et au New York Times Magazine.

En 2009, il publiait aux Etats-Unis un livre choc : Reflections on the Revolution in Europe: Immigration, Islam and the West. Voici cet ouvrage traduit en français, avec un titre légèrement adapté : Une révolution sous nos yeux. Comment l'islam va transformer la France et l'Europe. La préface de cette édition est signée de la démographe Michèle Tribalat, une spécialiste de l'immigration. « Les Français, et les Européens en général, écrit-elle, doivent lire ce livre car c'est d'eux qu'il est question et jamais on ne leur a parlé comme le fait Christopher Caldwell. »

Est-ce pour cette raison que plusieurs grandes maisons d'édition ont d'abord refusé de publier l'ouvrage ? Décrivant la progression de l'immigration dans tous les pays européens, spécifiquement de l'immigration musulmane, l'auteur pose une question résumée par le sous-titre de l'édition américaine : « L'Europe peut-elle rester la même avec en son sein des peuples différents ? » Question cruciale, que le politiquement correct à la française voudrait enterrer. Il faut donc se féliciter qu'un esprit libre, venu du Nouveau Monde, apporte sa contribution à un débat essentiel pour notre avenir.

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-- Comment avez-vous été amené à vous pencher sur la question de l'immigration en Europe ?

Christopher Caldwell -- Né en Nouvelle-Angleterre en 1962, j'appartiens à une génération où 80 % des bons éléments apprenaient le français au lycée, les autres étudiant l'allemand ou l'espagnol. Même si les Etats-Unis étaient le pays le plus puissant du monde, notre éducation était liée à l'Europe, dont la prééminence culturelle était reconnue. J'ai toujours voulu être écrivain. Si j'ai publié quelques romans, ce n'était pas vraiment ma vocation. Je suis devenu journaliste et, dès ce moment, les questions touchant à l'immigration et à la confrontation des cultures m'ont intéressé. L'immigration, quelles que soient les circonstances historiques, produit toujours des conflits économiques, sociaux ou culturels, or le journalisme se nourrit de conflits. J'avais idée d'écrire un livre sur Tijuana. Située à la frontière des Etats-Unis et du Mexique, cette localité était un village il y a soixante-dix ans ; aujourd'hui, c'est une métropole de 3 millions d'habitants, ville-frontière dont la population change tout le temps. Mais mes recherches en vue de ce projet m'ont donné envie d'écrire sur l'Europe, que je connais mieux que le Mexique ou même que la Californie. J'ai donc publié des articles sur l'immigration en Europe, et je pense que j'ai été parmi les premiers à le faire. C'était à la fin des années 1990, et par conséquent avant le 11 Septembre. Après le choc de 2001, les journaux américains ont été nombreux à me commander des articles sur l'immigration en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne ou en Italie. En enquêtant sur place, j'ai découvert qu'il y avait des problèmes communs à tous les pays européens confrontés au phénomène migratoire. Afin d'aborder le sujet de manière globale, j'ai décidé alors d'écrire un livre.

-- En quoi le phénomène migratoire en Europe concerne-t-il les Américains ?

Christopher Caldwell -- Aux Etats-Unis, nous connaissons aussi le phénomène de l'immigration. Si certains le considèrent comme un problème, ce n'est pas mon cas. La grande vague migratoire, au cours des dernières décennies, est surgie du Mexique, d'Amérique centrale ou d'Amérique du Sud. Ces migrants étaient porteurs de la culture catholique latino-américaine. Or cette culture n'est pas étrangère aux Etats-Unis, pays qui compte depuis l'origine une forte minorité catholique. Les gens qui viennent d'Amérique du Sud sont très pauvres, mais leurs références et leurs façons de vivre sont à peu près similaires à celles des Siciliens, dont descendent la grande majorité des citoyens italo-américains. C'est une culture fondée sur la solidarité familiale, avec des taux de divorce beaucoup plus bas que les nôtres, sur une grande piété et sur des valeurs morales affirmées. Pour la société américaine, une telle population n'est pas un problème : c'est au contraire un atout. Avec nos immigrés, nous n'avons donc pas un problème culturel comme vous.

Le débat européen sur l'immigration tourne autour de la distinction entre l'assimilation et l'intégration. Chez nous, nous avons une bonne tradition d'assimilation. Il y a cependant une chose qui ne s'assimile jamais : c'est la religion. Tout le monde, aux Etats-Unis, a la religion de la mère de la mère de sa mère. On peut avoir une ascendance irlandaise lointaine, mais on reste un catholique irlandais. Ce n'est pas une difficulté dans un pays qui possède tous les éléments pour faire vivre ensemble les protestants, les catholiques et les juifs. Toutefois, il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui veut structurer la société. Est-ce compatible avec la tradition européenne ? Vous me demandez en quoi l'immigration en Europe concerne les Américains. Ce n'est pas pour en tirer des leçons pour les Etats-Unis, car la situation est très différente. En fait, les Américains s'y intéressent pour des raisons géostratégiques : leur interrogation porte sur les populations non assimilées de l'Europe, vues comme des sources potentielles de terrorisme ou d'antiaméricanisme. Personnellement, ce n'est pas là que se situe ma préoccupation. Mon livre s'attache à réfléchir aux conséquences de l'immigration d'origine musulmane sur la société européenne en tant que telle.

-- L'Islam représente une anthropologie différente de celle de la civilisation judéo-chrétienne. N'est-ce pas là que commence la difficulté ?

Christopher Caldwell -- C'est une bonne question, mais ce n'est pas la mienne. Je ne cherche nullement à démontrer la valeur comparée de la culture occidentale ou de la culture islamo-arabe. Mon objectif est le suivant. Dans une démocratie, il faut partager des règles. Or deux cultures incarnant des visions différentes du monde ont du mal à s'accorder sur de telles règles. Cela ne veut pas dire qu'il est impossible d'y parvenir, mais que c'est difficile. Je crois que l'Islam et le monde chrétien représentent des visions différentes de la société. Est-ce circonstanciel ? Verrons-nous un jour un féminisme musulman ? Je ne sais pas. Ce que je sais, aujourd'hui, c'est que la conception occidentale de la femme ne s'accorde pas avec la conception arabo-musulmane de la femme.

-- Votre livre traite de l'ensemble de l'Europe. Mais n'y a-t-il pas des situations dissemblables selon les pays ?

Christopher Caldwell -- Je me suis concentré sur les pays où j'ai effectué des reportages et que je pense connaître assez bien : la France, l'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, le Danemark, l'Espagne, les Pays-Bas, la Suède. Certes, selon les pays que j'ai étudiés, des différences sont perceptibles dans les rapports entre la société d'accueil et la population immigrée. Cependant, ce sont les mêmes problèmes qui reviennent d'une manière ou d'une autre. Pour commencer, l'inté gration des immigrés s'apparente globalement à un échec. Et les mêmes questions sont posées partout : les taux de chômage et de délinquance supérieurs à la moyenne dans les quartiers peuplés de migrants, les reven dications concernant les prescriptions alimentaires islamiques, les demandes de séparation des sexes à l'hôpi tal ou dans les activités sportives, la recherche d'inter locuteurs musulmans modérés... Quand on voyage d'un pays européen à l'autre, comme je l'ai fait pendant plusieurs années, on entend les mêmes préoccupations, les mêmes mots, et jusqu'aux mêmes blagues.

-- Aux lecteurs français, votre livre paraîtra d'une grande liberté de ton, parce qu'ici, ce sujet ne se manie qu'avec la plus grande prudence...

Christopher Caldwell -- Je sais que chez vous, ce thème est entouré de tabous et de non-dits. Mais je suis journaliste, et le plus grand service que puisse rendre un journaliste est d'ouvrir un débat. Si l'on cherche une différence entre pays européens quant au traitement de l'immigration, elle est précisément là : en France, la parole est verrouillée, contrairement à la Grande-Bretagne, à l'Italie ou à l'Allemagne. Pierre-André Taguieff a raison quand il évoque l'idéologie de l'« immigrationnisme ». Chez vous, il est presque illégal d'avoir une réflexion négative sur un phénomène qui, comme tout fait de société, ne devrait pas échapper à l'esprit critique. Ce que mon regard peut apporter, en tant qu'étranger, c'est un peu de distance. Citoyen américain, c'est de l'extérieur et sans passion personnelle que j'observe la société européenne.

Les Etats-Unis, comparativement à l'Europe, sont un pays jeune. Mais notre histoire nous a confrontés au choc interethnique. Ce qui m'inquiète pour vous, c'est que la situation européenne commence à ressembler au problème racial qui a longtemps empoisonné la vie américaine. Cela ne veut pas dire qu'il n'existe aucune solution pour l'Europe, ni que deux groupes ethniques ne peuvent pas travailler ensemble pour bâtir quelque chose qui soit mutuellement satisfaisant. Mais il faut avoir conscience que l'Europe fait désormais face à un problème durable. Chez nous, il a duré trois cent cinquante ans... Je pense que les enjeux de ce problème sont encore plus grands que ne le pensent les Européens. La conclusion de votre livre est peu optimiste. Entre une culture qui doute d'elle-même et une culture forte, écrivez-vous, c'est la culture forte qui va l'emporter...

Ce que je voulais montrer à la fin de mon livre, c'était qu'une culture religieuse forte et un système contractuel basé sur la tolérance sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas de soi et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger.

-- Qu'attendez-vous de l'édition française de votre ouvrage ?

Christopher Caldwell -- Je suis journaliste et écrivain. Ce n'est pas un livre politique. Les problèmes que je décris ont évidemment une dimension politique, mais mon ouvrage n'est pas un manifeste politique, encore moins une déclaration de guerre à l'islam. C'est une description, un état des lieux, dans toutes ses facettes, de ce que je considère comme le plus grave défi posé à l'Europe.

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« Une révolution sous nos yeux. Comment l'islam va transformer la France et l'Europe », de Christopher Caldwell, préface de Michèle Tribalat, Editions du Toucan, Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Johan Frederik Hel Guedj.

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De Vienne à Bruxelles, une jeunesse musulmane

L'Autriche est un pays propice à l'étude du différentiel de croissance de la population entre autochtones et nouveaux arrivants. C'est l'un des rares pays à forte immigration non-européenne qui recueille la religion lors des recensements. L'indicateur conjoncturel de fécondité des catholiques y est de 1,32 enfant par femme. Il est de 1,21 enfant chez les protestantes et de 0,86 chez les femmes sans religion. Cet indicateur est de 2,34 chez les musulmanes. Les écarts peuvent paraître modestes, mais leurs effets vont s'accentuer au fil du temps. Selon quatre démographes de l'Institut viennois de la démographie, d'ici le milieu du siècle, l'islam pourrait être la religion majoritaire chez les Autrichiens de moins de 15 ans. En Belgique, la communauté belgo-marocaine, relativement bien intégrée, affiche un indicateur conjoncturel de fécondité deux fois et demie plus élevé que celui des Belges autochtones. A Bruxelles, où le quart des habitants sont des citoyens étrangers et où plus de la moitié des enfants nés en 2006 étaient nés de musulmans (56 %), les sept prénoms de garçons les plus courants parmi ces nouveau-nés étaient Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza.

A Duisbourg, en Rhénanie, un minaret de 34m de haut

L'établissement d'institutions religieuses est une étape habituelle, prévisible de la vie immigrée, mais les autochtones qui habitent l'ouest d'Amsterdam, de Munich et Cologne - qui ont tous assisté à de vraies batailles rangées autour de la construction de mosquées - ne voyaient pas les choses du même oeil. Le complexe de la mosquée de Duisbourg/Marxloh, le plus grand d'Allemagne, rencontra lui aussi de la résistance, alors même qu'il s'agissait d'un établissement religieux moderne, un modèle, avec ses fidèles appartenant à la moyenne bourgeoisie et ses millions d'euros de financement de l'Union européenne et des pouvoirs locaux. La demande d'autorisation de la mosquée pour l'édification d'un minaret de trente-quatre mètres de haut fut approuvée, mais celle d'un muezzin (l'appel à la prière) une fois par semaine fut d'emblée rejetée. La chaîne de télévision ZDF diffusa des déclarations à sensation selon lesquelles les Allemands devaient maintenant parler turc quand ils vaquaient à leurs occupations quotidiennes dans Marxloh. Cette grande mosquée destinée à faire entrer la communauté turque de Duisbourg dans l'ère moderne provoqua plus de craintes qu'aucune des quarante-quatre autres mosquées de la ville auparavant, même celles qui se trouvaient abritées dans des garages, des sous-sols ou des ruelles - et certaines d'entre elles étaient pourtant dirigées par des musulmans purs et durs. La raison en est évidente : la grande mosquée signifiait que l'islam était arrivé en Allemagne pour y rester.

Pour l'heure, l'avantage est à l'Islam

Le problème fondamental de l'Europe avec l'islam, et avec l'immigration en général, c'est qu'en Europe, les communautés les plus fortes ne sont, culturellement parlant, pas du tout européennes. Malgré la grande variété de mesures prises pour le résoudre - multiculturalisme en Hollande, laïcité en France, laisser-faire en Grande-Bretagne, pointillisme constitutionnel en Allemagne -, ce problème existe dans tous les pays européens. C'est avec l'islam et l'immigration que l'Europe a un problème et non avec l'usage impropre de certains moyens mis en place pour le traiter. L'islam est une religion magnifique qui a aussi été, parfois, au cours des siècles, une culture brillante et généreuse. Mais malgré toutes les protestations du contraire, ce n'est en aucun cas la religion ou la culture de l'Europe.

Il est sûr que l'Europe sortira changée de sa confrontation avec l'islam. Il est bien moins sûr que ce dernier se révèle assimilable. L'Europe se retrouve à devoir disputer à l'islam l'allégeance de ses nouveaux arrivants. Pour l'heure, l'islam est en meilleure position pour l'emporter à la fois démographiquement, c'est une évidence, et philosophiquement, même si cet avantage paraît moins net. En effet, en de telles circonstances, des mots comme « majorité » et « minorité » ont peu de sens. Quand une culture peu sûre d'elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes, c'est généralement la première qui change pour s'adapter à la seconde.

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Par Jean Sévilla pour Le Figaro

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Le Coran questionné

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Avec Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, traducteur et commentateur en plusieurs langues du Coran. Chrétien arabe d'origine palestinienne et de nationalité suisse, Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh est licencié et docteur en droit de l'Université de Fribourg, diplômé en sciences politiques de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève, responsable du droit musulman et arabe à l'Institut suisse de droit comparé à Lausanne depuis 1980 et professeur invité aux Facultés de droit d'Aix-en-Provence et de Palerme.

Sa traduction française, parue en version bilingue aux éditions de l'Aire (Vevey, Suisse), suit l'ordre chronologique des révélations du Coran et se veut aussi fidèle que possible au texte arabe. Par souci de clarté et de pédagogie, elle indique aussi les variantes les plus importantes du Coran ainsi que les versets abrogés et ceux qui les abrogent. Enfin elle renvoie aux écrits juifs et chrétiens, tant reconnus qu'apocryphes, pour mieux comprendre leur influence sur le livre sacré des musulmans.

 

29 minutes pour y voir un peu clair... 

 


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21/08/2016

Ces Allemands qui quittent l'Allemagne pour fuir les migrants...

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Comme on dit, de par chez moi, dans ma Cité : "Spéciale Dédicace à mon poto Larkens ! Yo !"

 

 

L'Europe de l'Ouest peut marcher sur la tête... c'est la Mittel Europa qui sauvera tout le continent...

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C'est à l'Islam de s'adapter...

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03/08/2016

La Taqiya ou le concept coranique qui permet aux musulmans radicaux de dissimuler leurs véritables croyances

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Historiquement, cette pratique devait permettre aux musulmans de survivre et de conserver leurs convictions dans des régions où ils étaient minoritaires, qu'il s'agisse des morisques qui vivaient dans la très chrétienne Espagne ou des chiites en terre d'islam, alors que le sunnisme est majoritaire.

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Atlantico : Utilisée à plusieurs reprises pour planifier des attentats, la Taqiya est un concept du djihad. Comment cela permet-il à nos agresseurs entre deux assauts ?

Annie Laurent : La Taqiya est effectivement une technique visant à dissimuler un djihadiste entre deux attentats.

C'est une évidence. C'est une pratique de tapis qui consiste à revêtir un masque de modernité pour mieux se mêler à la foule. Ainsi, le djihadiste fera semblant de vivre comme tout le monde, ira danser et boire, s'habillera comme la plupart des gens… C'est une tactique qui implique de faire tapis, de se dissimuler.

C'est une stratégie qu'on a constaté à Montauban mais également à Toulouse : après les attentats et pendant l'enquête, l'ensemble des proches et le voisinage tendaient à dire que rien ne laissait soupçonner une radicalisation, des projets terroristes… Extérieurement, les djihadistes donnaient unanimement le sentiment d'être bien intégrés. A Saint-Denis, par exemple, on entend dire que les djihadistes mangeaient des pizzas. C'est un procédé utilisé régulièrement pour planifier des attentats sans être repéré et qui permet, si la cause le justifie, d'enfreindre la loi islamique et les prescriptions concernant l'alimentation notamment. La fin justifie les moyens. Cela ne signifie bien évidemment pas que chaque musulman qui s'est intégré se cache et complote un attentat, loin de là. Mais on ne peut malheureusement découvrir qu'après coup qu'un djihadiste se cachait derrière une façade occidentalisée.

Atlantico : Comment peut-on définir la taqiya et que dit le Coran sur ce sujet ?

Annie Laurent : L’islam interdit formellement aux musulmans de renoncer à leur religion, sous peine de châtiments divins et de malédictions éternelles (cf. Coran 2, 217 ; 3, 87 ; 4, 115 et 16, 106). Les musulmans ne peuvent donc en principe dissimuler leur identité religieuse et travestir leurs croyances. Cependant, le Coran et la Tradition prophétique (Sunna) ouvrent la voie à des dérogations quant au caractère absolu de la croyance dans le Dieu de l’islam et surtout quant à l’obligation de son attestation publique, ainsi qu’à l’observance du culte ou de la loi islamique (charia). De tout temps et selon des formes variées, des oulémas (docteurs de la Loi) ont légitimé la pratique de la taqiya (dissimulation) que l’on appelle aussi ketman (secret ou restriction mentale). Ces agissements se sont manifestés en diverses circonstances historiques et retrouvent une certaine actualité de nos jours.

Le Coran contient deux passages sur lesquels s’appuient les théoriciens de la taqiya. Ils correspondent à deux types de situations particulières.

- "Celui qui renie Dieu après avoir eu foi en Lui – excepté celui qui a subi la contrainte et dont le cœur reste paisible en sa foi -, ceux dont la poitrine s’est ouverte à l’impiété, sur ceux-là tomberont le courroux de Dieu et un tourment terrible" (16, 106). Dans ce verset, pour notre sujet, c’est l’incise qui compte (italique). La taqiya est donc autorisée en cas de contrainte extérieure, quelle qu’en soit la forme : persécution, menace sur la vie, absence de liberté religieuse (de conscience et de culte), etc.

- "Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour. Dis : Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien que vous le divulguiez, Allah le sait. Il connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah est omnipotent" (3, 28-29).

Deux membres de phrases (italique) sont importants. Comme ailleurs dans le Coran, Dieu recommande ici aux musulmans (eux seuls sont qualifiés de "croyants") de ne pas entretenir de relations d’amitié ou de sujétion avec les non-musulmans (cf. 3, 118 ; 5, 51 ; 9, 23 ; 60, 13), mais il autorise des dérogations au principe lorsque le fait de s’opposer à ces derniers les met en danger. La sécurité ou le besoin de se faire accepter priment alors sur l’affirmation de la religion.

En fait, dans ces situations, ce qui compte c’est l’intention du musulman ou la réalité intime de sa croyance. Peu importe alors la profession de foi publique puisque Dieu connaît les dispositions des cœurs et les pensées. Telles sont les sources qui fondent la doctrine de la dissimulation, en matière de religion et de tout ce qui peut lui être connexe. La validité du recours à la taqiya a été confirmée et précisée par les oulémas (docteurs de la Loi) dès les débuts de l’islam, notamment par Tabarî (m. 923).

Il en résulte qu’un musulman peut abjurer extérieurement ses croyances, professer publiquement une autre religion, accepter d’être réputé non-musulman ou renoncer aux exigences cultuelles et législatives conformes à l’islam, tout cela s’il se trouve dans des conditions qu’il estime être de contrainte justifiant une telle attitude. Si l’on veut comparer avec la position chrétienne sur ce sujet, il convient de se référer à une parole de Jésus-Christ dans l’Evangile : "Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera" (Mc 8, 35).

Atlantico : Quelles en sont les applications historiques et contemporaines ?

Annie Laurent : La taqiya a toujours existé dans l’Oumma (la Communauté des musulmans), mais elle s’est d’abord surtout développée en milieu chiite, ceci pour des raisons de nécessité, suite à la "Grande discorde" (Fitna) qui a engendré au VIIè siècle le clivage avec l’islam sunnite.

Dans le chiisme :

Depuis cette rupture, les sunnites ont le plus souvent gouverné l’Oumma. Dans ces périodes, les chiites, minoritaires, ont recouru à lataqiya pour défendre leur identité, souvent niée par l’autorité qui les assimilait au sunnisme, ou pour échapper aux persécutions.

Les imams chiites ont justifié, et même conceptualisé, cette pratique, qui a dès lors été comprise comme une obligation de conscience, donc comme faisant partie de la religion. Tous les traités chiites contiennent un chapitre spécial, intitulé "Livre de la taqiya".

Selon Sami Aldeeb Abou-Sahlieh, professeur de droit islamique à l’Université de Lausanne, la tradition chiite rapporte trois cents récits dans ce sens. En voici un aperçu. "La dissimulation fait partie de ma religion et de la religion de mes ancêtres" ; "Si tu agis par dissimulation, ils ne pourront rien contre toi. La dissimulation sera une forteresse pour toi et servira de digue entre toi et les ennemis de Dieu qu’ils ne pourront jamais percer. Si tu dis que celui qui abandonne la dissimulation est comme celui qui abandonne la prière, alors tu dis la vérité" ;"La dissimulation est le meilleur des actes du croyant parce qu’elle sert à le sauvegarder et à sauvegarder ses frères des impies" (Cf. Le secret entre droit et religion, 2004, diffusion Internet).

Henri Lammens (1862-1937), jésuite belge, orientaliste arabisant de renom établi au Liban, a écrit à ce sujet : "Parmi les adversaires de ses croyances, il [le chiite] peut parler et se conduire comme s’il était un des leurs. En agissant de la sorte, en prêtant, s’il le faut, des faux témoignages et des faux serments, quand l’intérêt de la communauté l’exige, ou simplement un avantage personnel, il croit obéir à l’ordre de l’imam suprême."

Et de commenter :"Inutile de relever les conséquences morales de cette théorie, de cette loi du secret, laquelle entretient et légitime une perpétuelle équivoque et rend les chiites impénétrables" (L’Islam, croyances et institutions, Imprimerie catholique, Beyrouth, 1943, p. 190-191 ; livre réédité en France aux éditions du Trident).

A l’instar des chiites, les adeptes de confessions dissidentes du chiisme (alaouites, alévis, druzes, ismaéliens) ressortissants d’un califat ou d’un Etat sunnite, parce que minoritaires, ésotériques, considérés comme hérétiques et donc maltraités pour ces motifs, ont le devoir de pratiquer la taqiya pour se protéger, en tant qu’individus et communautés. On retrouve cette situation chez les bahaïs dans la République islamique d’Iran, chiite.

Ces minorités recourent par ailleurs à la taqiya lorsqu’elles ont besoin de légitimer une position dominante qu’elles ont pu acquérir. Ainsi, quand Hafez El-Assad (père de Bachar, l’actuel président syrien), membre de la communauté alaouite, s’est emparé du pouvoir à Damas, en 1970, il a multiplié les gestes destinés à se faire passer pour un musulman orthodoxe aux yeux du monde sunnite (prière rituelle à la Mosquée des Omeyyades à Damas, fatoua de l’imam libanais chiite Moussa Sadr reconnaissant l’appartenance des alaouites à l’islam, construction d’une mosquée à Qardaha, le village natal des Assad, alors que traditionnellement les alaouites ne prient pas dans des mosquées, etc.).La taqiya existe donc en milieu islamique, et pas seulement en contexte non-musulman.

Dans le sunnisme :

Les musulmans sunnites ne rejettent pas la taqiya, mais elle n’est pour eux qu’une permission. Ils s’appuient sur des enseignements dispensés par certains de leurs oulémas, tel que celui-ci :"El-Chawkani dit que celui qui devient mécréant sous la menace de mort ne commet point de péché si son cœur est tranquille dans la foi" (S.-A. Abou-Sahlieh, op. cit.). La taqiya a été observée légitimement par les Morisques vivant sous un pouvoir chrétien en Andalousie. Ainsi, en 1504, le mufti Ahmed Ibn Jumaïra publia une fatoua (avis juridique) donnant des consignes précises à ce sujet. Si les chrétiens obligeaient les musulmans à injurier Mahomet, ils devaient le faire en pensant que cette parole était prononcée par Satan. S’ils étaient obligés de boire du vin ou de manger du porc, ils pouvaient le faire mais en sachant que c’était un acte impur et à condition de le condamner mentalement.

S’ils étaient forcés de renier leur foi, ils devaient essayer d’être évasifs ; si on les pressait, ils devaient intérieurement nier ce qu’on les obligeait à dire. De nos jours, les musulmans sont présents sur tous les continents. Vivant en dehors de leurs territoires traditionnels, ils sont donc sur des "terres de mécréance" (Dar el-Kufr) où il leur est permis, voire recommandé, de pratiquer la taqiya, mais sous une autre forme, à titre individuel ou collectif. Il s’agit de s’adapter extérieurement au contexte en respectant les lois, principes et habitudes des pays concernés tant que les circonstances ne sont pas favorables à l’instauration de l’islam comme religion dominante et à la pleine application de la charia.

Atlantico : Quand on aborde le sujet de la Taqiya, on entend régulièrement le terme "esquive". De quoi s’agit-il ?

Annie Laurent : L’esquive consiste à utiliser un vocabulaire qui plaît aux Occidentaux pour décrire l’islam comme une religion inoffensive, apportant "la paix, la tolérance et l’amour". Certaines personnalités musulmanes profitent de l’ignorance de leurs interlocuteurs non musulmans pour faire passer des messages tronqués quant à l’enseignement véritable de l’islam, en particulier sur certains sujets sensibles (violence, liberté de conscience, droits de l’homme, statut de la femme, respect des non-musulmans, égalité entre les hommes, etc.). Ces personnalités utilisent dans ce but les tribunes qui leur sont ouvertes dans la presse ou même les rencontres de dialogue interreligieux. Il s’agit en fait de rassurer les non-musulmans quant aux valeurs libérales et pacifiques de l’islam, en présentant des comportements moralement inacceptables comme des dérives, des déformations, voire des trahisons de la religion. On peut comparer cette attitude avec la parole du Christ : "Que votre langage soit : “Oui ? oui”, “Non ? non” "(Mt 5, 37).

Il faut enfin souligner que, face aux horreurs commises par des djihadistes, dont souffrent également d’autres fidèles de l’islam, certains intellectuels, dirigeants politiques et responsables religieux musulmans dénoncent aujourd’hui l’utilisation de la taqiya, demandant un examen lucide des textes sacrés sur lesquels se fondent les adeptes de la violence.

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SOURCE : ATLANTICO

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Sainte-Rita : cette gauche qui regarde les églises tomber

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FIGAROVOX/HUMEUR - L'évacuation musclée par douze cars de CRS de l'église Sainte-Rita à Paris, promise à destruction, n'était certainement pas une manière de faire quelques jours après le martyr du père Hamel, remarque Eloïse Lenesley.

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Eloïse Lenesley est journaliste. Elle collabore notamment à Causeur.

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En ce matin nuageux de juillet, les belles paroles de François Hollande résonnent comme une insulte à la clairvoyance: « Attaquer une église, tuer un prêtre, c'est profaner la République », confiait-il quelques jours plus tôt, après le sauvage assassinat du père Jacques Hamel. Et démolir la paroisse Sainte-Rita, nichée dans le 15e arrondissement, pour y construire des logements privés et sociaux, avec un parking en bonus, qu'est-ce donc ? Violenter un abbé et ses ouailles pour les jeter dehors en plein messe, qu'est-ce donc ?

Les recours juridiques, la lutte des riverains, le soutien actif de la municipalité LR du 15e, s'ils ont pu retarder l'échéance, ne sont, pour l'heure, pas parvenus à vaincre l'inexorable: la cause de Sainte-Rita semble bel et bien désespérée. Pas moins de douze cars de CRS ont débarqué pour massacrer la porte à la tronçonneuse, puis expulser les occupants protégeant l'édifice, depuis des mois, de l'épée de Damoclès qui plane au-dessus de sa voûte de béton, première du genre à avoir été érigée en France. Elle n'aura hélas pas suffi à justifier une classification « bâtiment remarquable » qui l'aurait sauvée des pelleteuses.

Sur place, Olivier Rigaud, conseiller délégué chargé de l'habitat, exceptionnellement cintré de l'écharpe du maire, nous explique avoir assisté à « l'évacuation violente », au cours de laquelle le prêtre et plusieurs paroissiens ont été «traînés par terre» et où «des élus ont été malmenés». Le procédé a de quoi choquer. « J'ai été prévenu à la dernière minute, hier soir à 21h00 par la préfecture qui a manifestement attendu que je sois absent et en congés », précise le député-maire du 15e Philippe Goujon, scandalisé, qui estime, de plus, que la police a autre chose à faire en cette période d'état d'urgence. En outre, c'est le directeur de cabinet du préfet, et non le préfet lui-même, qui l'a contacté. Pas très classe. « J'ai eu honte de voir traîner un prêtre au sol, interrompre une messe, j'ai honte pour mon pays », ajoute le député Frédéric Lefebvre. De son côté, la gauche pratique la politique de l'autruche, s'appuyant sur une décision de justice confirmée par le Conseil d'État, à la demande du propriétaire, l'association des Chapelles Catholiques et Apostoliques, et du promoteur.

Quid des revendications des riverains, farouchement opposés à la destruction, et des efforts constants de Philippe Goujon pour trouver un repreneur susceptible de perpétuer ce lieu de culte? Frédéric Lefebvre dénonce « une volonté manifeste de saborder toute tentative de reprise de l'église ». Pourtant, des orthodoxes ou des coptes égyptiens, entre autres, seraient intéressés. Une partie de la classe politique et médiatique de gauche s'ingénie à discréditer les défenseurs de la petite église en insistant sur le profil « catho tradi d'extrême-droite » de ses « squatteurs », et s'empressant d'oublier que bon nombre d'habitants de l'arrondissement, croyants ou pas, voient d'un très mauvais œil qu'une église néogothique datant de 1900 soit rasée. Le fait que des groupuscules radicaux se révèlent particulièrement mobilisés sur le terrain ne saurait ternir la noblesse de la bataille, celle qui veille à la sauvegarde d'un patrimoine culturel de plus en plus menacé par les idéologies et les basses manœuvres électorales ambiantes. Église gallicane, échappant au cadre de la loi de 1905, et non reconnue comme monument historique, célèbre pour les bénédictions pittoresques qu'elle accorde aux animaux chaque année, Sainte-Rita ne pourra compter que sur la pugnacité de ses partisans pour rester debout.

Au moment où la France s'émeut du martyr de Jacques Hamel, où Manuel Valls parle de financer les mosquées et la formation des imams, où Bernard Cazeneuve rêve de concordat, où François Hollande prétend adresser sa compassion aux chrétiens et honore de sa présence la messe de Notre-Dame - lui qui avait royalement snobé celle de l'intronisation du Pape François en 2013 -, on ne comprend pas que des églises soient abandonnées à leur triste sort et démolies, évacuées avec brutalité par les forces publiques, rayées de l'Histoire, broyées en tas de gravats, dans une indifférence qui tutoie le cynisme. On ne pouvait tomber plus mal.

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Source : Le Figaro

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02/08/2016

Taxer le halal : une mesure "ni possible, ni souhaitable"

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Des politiques proposent l'instauration d'une "taxe halal" pour financer le culte musulman en France, un système calqué sur le modèle juif. Mais selon Florence Bergeaud-Blackler, chargée de recherche au CNRS, "on ne peut pas faire avec le halal ce que l'on fait avec le cacher".

Comment financer le culte musulman en France sans qu'il ne dépende de pays étrangers? C'est la question qui agite le débat public alors que Manuel Valls a plaidé pour la fondation d'un "nouveau pacte avec l'islam de France" après l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Une des idées soutenue par le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et des politiques de droite comme de gauche, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, François Bayrou ou encore Benoît Hamon: instaurer une "taxe halal".

Florence Bergeaud-Blackler, chargée de recherche au CNRS et à l'Institut de recherche et d'étude sur le monde arabe et musulman (IREMAM), explique à L'Express la complexité de la création d'une telle taxe.

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Instaurer une taxe halal" pour financer le culte musulman est-elle une idée neuve ?

Florence Bergeaud-Blackler - Non, Charles Pasqua est le premier à préconiser une taxe sur l'abattage en 1992. Dominique de Villepin avait ensuite proposé qu'elle finance la Fondation des oeuvres de l'islam en France (FOIF) qu'il a instituée. Mais ces propositions n'ont pas été suivies d'effets car les acteurs religieux et économiques n'y sont pas favorables.

Y a-t-il des exemples de mise en place d'une telle taxe dans d'autres religions ?

Florence Bergeaud-Blackler - L'idée d'un financement par la vente de viande halal est calquée sur le modèle juif de la cacheroute : un pourcentage est prélevé sur la vente de viande issue d'un abattage rituel. Il est redistribué pour payer les frais de contrôle et de certification et pour financer le culte israélite, aujourd'hui à hauteur de 30%.

Mais pour des raisons de procédures, économiques et historiques, on ne peut pas le faire avec le halal ce que l'on fait avec le cacher. La cacheroute est un système religieux multiséculaire très codifié de mise à mort de l'animal et de contrôle de la carcasse. L'Etat français a accordé un monopole de certification au consistoire israélite de Paris en 1971 parce que le principe d'une organisation centralisée de la cacheroute était déjà actée depuis 1806, sous le Concordat. Le marché du halal a, lui, été construit dans les années 1980 par des entreprises privées, selon des considérations marchandes et économiques, et, secondairement, religieuses. De plus, nous ne sommes plus sous régime concordataire.

Chez les juifs, les certifications cacher sont attachées à des autorités rabbiniques alors que les certificats halal sont vendus par des entreprises commerciales qui n'ont pas à rendre compte à une autorité religieuse. Car il ne faut pas confondre des agences commerciales de certification halal qui peuvent être créées par n'importe qui, un musulman ou même un non musulman, et l'agrément ministériel pour l'habilitation des sacrificateurs qui a été accordé par l'Etat à trois grandes mosquées (celles de Paris, d'Evry et de Lyon).

L'agrément permet seulement d'homologuer le personnel d'abattage et rapporte bien moins d'argent que la certification, qui est un véritable business détenu par une petite dizaine d'agences halal qui vendent ces certifications et décident elles-mêmes du cahier des charges du halal et des modalités de contrôle d'un marché estimé à 5,5 milliards.

Cette piste de financement ne vous paraît donc pas praticable et souhaitable ?

Florence Bergeaud-Blackler - Elle ne me paraît ni possible, ni souhaitable dans un Etat laïque. Instaurer une taxe sur ces agences privées de certification induirait une concurrence déloyale. Et à qui serait reversée cette taxe, comment serait-elle redistribuée, sur quelles bases? Les industriels de la filière viande y sont opposés car ils estiment qu'ils n'ont pas à rémunérer une mosquée puisqu'ils paient déjà des agences de certification halal.

Cela appuyerait ce mouvement consumériste religieux et l'extension du périmètre du halal. Surtout si comme Nathalie Kosciusko Morizet le propose, tous les produits labellisés halal sont taxés, c'est-à-dire aliments, cosmétiques, ou même hôtels halal. On oublie qu'il y a seulement vingt ans beaucoup de musulmans qui s'appuyaient sur un verset coranique estimaient qu'à l'exception du porc, toutes les viandes étaient licites aux musulmans.

Et puis il y a un problème de cohérence. Ces jours-ci, on entend surtout le gouvernement dire "on s'en occupe mais c'est à vous de le faire". Mais ce n'est pas à l'Etat, qui ne peut légalement pas lever cette taxe, de s'occuper des affaires religieuses. Enfin, si l'objectif de cette taxe est d'éviter les financements étrangers, je ne vois pas en quoi l'augmentation des financements français dissuadera les mécènes étrangers de verser de l'argent aux religieux par un moyen ou un autre.

Mais pourquoi cette idée apparaît comme un serpent de mer depuis des années ?

Florence Bergeaud-Blackler - Le président actuel du CFCM, Anouar Kbibech, soutient cette idée qui séduit les politiques car ils la voient comme une solution miracle. Mais cette taxe semble surtout être une des dernières ficelles pour tenir un discours volontariste politiquement audible sur l'islam.

Alors comment financer le culte musulman en France ?

Florence Bergeaud-Blackler - La première chose est de savoir de combien d'argent a besoin l'islam en France. Aujourd'hui, il n'existe aucune étude sur le sujet même si l'on sait que dans certaines régions, confrontées à un accroissement de la population, il y a de vrais besoins de construction de mosquées par exemple. Mais c'est aux musulmans de se mettre d'accord. L'Etat essaye de forcer cette organisation depuis au moins vingt ans, sans succès. Il négocie avec des représentants des pays d'origine des populations musulmanes, et même si des efforts sont faits pour élargir le panel, je pense que l'Etat devrait se tenir à l'écart de telles initiatives et s'en tenir à faire respecter la loi. On n'a pas démontré que l'islam a un problème d'argent, mais il est avéré que les discours idéologiques et politiques prononcés dans certaines mosquées sont hors la loi. Le financement est en réalité un faux débat. Les vraies questions sont d'ordre idéologique, de la formation des imams et de l'éducation.

 

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SOURCE : L'EXPRESS

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Islam et christianisme : les impasses du dialogue interreligieux

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Cet article (qu'il faut lire attentivement) date de Janvier dernier... mais il faut enfoncer le clou...

 

 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - L'islamologue François Jourdan revient sur les différences spécifiques qui distinguent l'islam du christianisme. Il déplore un déni de réalité ambiant qui masque les problèmes à résoudre dans le dialogue avec la religion musulmane.

Le père François Jourdan est islamologue et théologien eudiste.
Il est l'auteur de Islam et Christianisme, comprendre les différences de fond , paru en novembre 2015 aux éditions du Toucan.

 

LE FIGARO. - Votre livre Islam et christianisme - comprendre les différences de fond se penche sur une étude approfondie des conditions dans lesquelles pourraient s'amorcer un dialogue islamo-chrétien reposant sur des fondations solides. Quels en sont les principaux dysfonctionnements à l'heure actuelle ?

François JOURDAN. - Nous ne sommes pas prêts au vrai dialogue, ni l'islam très figé depuis de nombreux siècles et manquant fondamentalement de liberté, ni le christianisme dans son retard de compréhension doctrinale de l'islam par rapport au christianisme et dans son complexe d'ancien colonisateur. L'ignorance mutuelle est grande, même si on croit savoir: tous les mots ont un autre sens dans leur cohérence religieuse spécifique. L'islamologie est en déclin dans l'Université et dans les Eglises chrétiennes. Le laïcisme français (excès de laïcité) est handicapé pour comprendre les religions. Alors on se contente d'expédients géopolitiques (histoire et sociologie de l'islam), et affectifs (empathie sympathique, diplomatie, langage politiquement correct). Il y a une sorte de maladie psychologique dans laquelle nous sommes installés depuis environ 1980, après les indépendances et le Concile de Vatican II qui avaient ouvert une attitude vraiment nouvelle sur une géopolitique défavorable depuis les débuts de l'islam avec les conquêtes arabe et turque, la course barbaresque séculaire en mer méditerranée, les croisades et la colonisation.

LE FIGARO. - Sur quoi repose la perplexité des Français vis-à-vis de l'islam ?

François JOURDAN. - Sur l'ignorance et la perception subconsciente qu'on joue un jeu sans se le dire. On ne dit pas les choses, ou Œ est dit et les Ÿ restent cachés et ressortiront plus tard en déstabilisant tout ce qui a été dit auparavant; les mots ont tous un autre sens pour l'autre. Par exemple le mot prophète (nabî en hébreu biblique et en arabe coranique) ; or le prophétisme biblique actif n'est pas du tout de même nature que le coranique passif devant Dieu. Les erreurs comme sur Abraham qui serait le premier monothéiste et donc le père d'un prétendu abrahamisme commun au judaïsme, au christianisme et à l'islam ; alors que, pour les musulmans, le premier monothéiste de l'histoire est Adam. Mais chut! Il ne faut pas le dire! Pourtant l'islam est foncièrement adamique, «la religion de toujours», et non pas abrahamique puisque l'islam ignore totalement l'Alliance biblique faite avec Abraham et qui est la trame de l'histoire du Salut pour les juifs et les chrétiens où Dieu est Sauveur. En islam Dieu n'est pas sauveur. L'islam n'est pas une religion biblique. Et on se doit de le respecter comme tel, comme il se veut être… et en tenir compte pour la compréhension mutuelle que l'on prétend aujourd'hui afficher haut et fort pour se flatter d'être ouvert.

LE FIGARO. - L'Andalousie de l'Espagne musulmane présentée comme le modèle parfait de la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans, les très riches heures de la civilisation arabo-islamique sont pour vous autant d'exemples historiques dévoyés. Comment, et dans quel but ?

François JOURDAN. - Les conquérants musulmans sont arrivés sur des terres de vieilles et hautes civilisations (égyptienne, mésopotamienne, grecque antique, byzantine, latine) ; avec le temps, ils s'y sont mis et ont poursuivis les efforts précédents notamment par la diffusion due à leurs empires arabe et turc ; mais souvent cela n'a pas été très fécond par manque de liberté fondamentale. Les grands Avicenne et Averroès sont morts en disgrâce. L'école rationnalisant des Mu'tazilites (IXe siècle) a été rejetée. Cela s'est grippé notamment au XIe siècle et consacré par la «fermeture des portes de l'ijtihâd», c'est-à-dire de la réinterprétation. S'il y a eu une période relativement tolérante sous ‘Abd al Rahmân III en Andalousie, on oublie les persécutions contre les chrétiens avant, et après par les dynasties berbères almoravides et almohades, y compris contre les juifs et les musulmans eux-mêmes. Là encore les dés sont pipés: on exagère à dessein un certain passé culturel qu'on a besoin d'idéaliser aujourd'hui pour faire bonne figure.

LE FIGARO. - Estimez-vous, à l'instar de Rémi Brague, que souvent, les chrétiens, par paresse intellectuelle, appliquent à l'islam des schémas de pensée chrétiens, ce qui les mène à le comprendre comme une sorte de christianisme, l'exotisme en plus ?

François JOURDAN. - L'ignorance dont je parlais, masquée, fait qu'on se laisse berner par les apparences constamment trompeuses avec l'islam qui est un syncrétisme d'éléments païens (les djinns, la Ka‘ba), manichéens (prophétisme gnostique refaçonné hors de l'histoire réelle, avec Manî le ‘sceau des prophètes'), juifs (Noé, Abraham, Moïse, David, Jésus… mais devenus musulmans avant la lettre et ne fonctionnant pas du tout pareil: Salomon est prophète et parle avec les fourmis…), et chrétiens (Jésus a un autre nom ‘Îsâ, n'est ni mort ni ressuscité, mais parle au berceau et donne vie aux oiseaux d'argile…). La phonétique des noms fait croire qu'il s'agit de la même chose. Sans parler des axes profonds de la vision coranique de Dieu et du monde: Dieu pesant qui surplombe et gère tout, sans laisser de place réelle et autonome à ce qui n'est pas Lui (problème fondamental de manque d'altérité dû à l'hyper-transcendance divine sans l'Alliance biblique). Alors si nous avons ‘le même Dieu' chacun le voit à sa façon et, pour se rassurer, croit que l'autre le voit pareil… C'est l'incompréhension totale et la récupération permanente dans les relations mutuelles (sans le dire bien sûr: il faudrait oser décoder).
Si l'on reconnaît parfois quelques différences pour paraître lucide, on est la plupart du temps (et sans le dire) sur une tout autre planète mais on se rassure mutuellement qu'on fait du ‘dialogue' et qu'on peut donc dormir tranquilles.

LE FIGARO. - Une fois que le concile Vatican II a «ouvert les portes de l'altérité et du dialogue», écrivez-vous «on s'est installé dans le dialogue superficiel, le dialogue de salon, faussement consensuel.» Comment se manifeste ce consensualisme sur l'islam ?

François JOURDAN. - Par l'ignorance, ou par les connaissances vues de loin et à bon compte: c'est la facilité. Alors on fait accréditer que l'islam est ‘abrahamique', que ‘nous avons la même foi', que nous sommes les religions ‘du Livre', et que nous avons le ‘même' Dieu, que l'on peut prier avec les ‘mêmes' mots, que le chrétien lui aussi doit reconnaître que Muhammad est «prophète» et au sens fort ‘comme les prophètes bibliques' et que le Coran est ‘révélé' pour lui au sens fort «comme la Bible» alors qu'il fait pourtant tomber 4/5e de la doctrine chrétienne… Et nous nous découvrons, par ce forcing déshonnête, que «nous avons beaucoup de points communs»! C'est indéfendable.

LE FIGARO. - Pour maintenir le «vivre-ensemble» et sauvegarder un calme relationnel entre islam et christianisme ou entre islam et République, se contente-t-on d'approximations ?

François JOURDAN. - Ces approximations sont des erreurs importantes. On entretient la confusion qui arrange tout le monde: les musulmans et les non-musulmans. C'est du pacifisme: on masque les réalités de nos différences qui sont bien plus conséquentes que ce qu'on n'ose en dire, et tout cela par peur de nos différences. On croit à bon compte que nous sommes proches et que donc on peut vivre en paix, alors qu'en fait on n'a pas besoin d'avoir des choses en commun pour être en dialogue. Ce forcing est l'expression inavouée d'une peur de l'inconnu de l'autre (et du retard inavoué de connaissance que nous avons de lui et de son chemin). Par exemple, la liberté religieuse, droit de l'homme fondamental, devra remettre en cause la charia (organisation islamique de la vie, notamment en société) . Il va bien falloir en parler un jour entre nous. On en a peur: ce n'est pas «politiquement correct». Donc ça risque de se résoudre par le rapport de force démographique… et la violence future dans la société française. Bien sûr on n'est plus dans cette période ancienne, mais la charia est coranique, et l'islam doit supplanter toutes les autres religions (Coran 48,28; 3,19.85; et 2,286 récité dans les jardins du Vatican devant le Pape François et Shimon Pérès en juin 2014). D'ailleurs Boumédienne, Kadhafi, et Erdogan l'ont déclaré sans ambages.

LE FIGARO. - Vous citez des propos de Tariq Ramadan, qui déclarait: «L'islam n'est pas une religion comme le judaïsme ou le christianisme. L'islam investit le champ social. Il ajoute à ce qui est proprement religieux les éléments du mode de vie, de la civilisation et de la culture. Ce caractère englobant est caractéristique de l'islam.» L'islam est-il compatible avec la laïcité ?

François JOURDAN. - Cette définition est celle de la charia, c'est-à-dire que l'islam, comme Dieu, doit être victorieux et gérer le monde dans toutes ses dimensions. L'islam est globalisant. Les musulmans de Chine ou du sud des Philippines veulent faire leur Etat islamique… Ce n'est pas une dérive, mais c'est la cohérence profonde du Coran. C'est incompatible avec la liberté religieuse réelle. On le voit bien avec les musulmans qui voudraient quitter l'islam pour une autre religion ou être sans religion: dans leur propre pays islamique, c'est redoutable. De même, trois versets du Coran (60,10; 2,221; 5,5) obligent l'homme non musulman à se convertir à l'islam pour épouser une femme musulmane, y compris en France, pour que ses enfants soient musulmans. Bien sûr tout le monde n'est pas forcément pratiquant, et donc c'est une question de négociation avec pressions, y compris en France où personne ne dit rien. On a peur. Or aujourd'hui, il faut dire clairement qu'on ne peut plus bâtir une société d'une seule religion, chrétienne, juive, islamique, bouddhiste… ou athée. Cette phase de l'histoire humaine est désormais dépassée par la liberté religieuse et les droits de l'Homme. La laïcité exige non pas l'interdiction mais la discrétion de toutes les religions dans l'espace public car les autres citoyens ont le droit d'avoir un autre chemin de vie. Ce n'est pas la tendance coranique où l'islam ne se considère pas comme les autres religions et doit dominer (2,193; 3,10.110.116; 9,29.33).

LE FIGARO. - La couverture du numéro spécial de Charlie Hebdo commémorant les attentats du 7 janvier, tiré à un million d'exemplaires représente un Dieu en sandales, la tête ornée de l'œil de la Providence, et armé d'une kalachnikov. Il est désigné comme «l'assassin [qui] court toujours»… Que révèle cette une qui semble viser, par les symboles employés, davantage la religion chrétienne que l'islam ?

François JOURDAN. - Il y a là un tour de passe-passe inavoué. Ne pouvant plus braver la violence islamique, Charlie s'en prend à la référence chrétienne pour parler de Dieu en islam. Représenter Dieu serait, pour l'islam, un horrible blasphème qui enflammerait à nouveau le monde musulman. Ils ont donc choisi de montrer un Dieu chrétien complètement déformé (car en fait pour les chrétiens, le Père a envoyé le Fils en risquant historiquement le rejet et la mort blasphématoire en croix: le Dieu chrétien n'est pas assassin, bien au contraire). Mais il faudrait que les biblistes chrétiens et juifs montrent, plus qu'ils ne le font, que la violence de Dieu dans l'Ancien Testament n'est que celle des hommes mise sur le dos de Dieu pour exprimer, par anthropomorphismes et images, que Dieu est fort contre le mal. Les chrétiens savent que Dieu est amour (1Jn 4,8.16), qu'amour et tout amour. La manipulation est toujours facile, même au nom de la liberté.

LE FIGARO. - Toutes les religions ont-elles le même rapport à la violence quand le sacré est profané ?

François JOURDAN. - Toutes les civilisations ont légitimé la violence, de manières diverses. Donc personne n'a à faire le malin sur ce sujet ni à donner de leçon. Il demeure cependant que les cohérences doctrinales des religions sont variées. Chacune voit ‘l'Ultime' (comme dans le bouddhisme sans Dieu), le divin, le sacré, Dieu, donnant sens à tout le reste: vision du monde, des autres et de soi-même, et le traitement de la violence en fait partie. C'est leur chemin de référence. Muhammad, objectivement fondateur historique de l'islam, a été chef religieux, politique et militaire: le prophète armé, reconnu comme le «beau modèle» par Dieu (33,21) ; et Dieu «prescrit» la violence dans le Coran (2,216.246) et y incite (8,17; 9,5.14.29.73.111.123; 33,61; 47,35; 48,29; 61,4; 66,9…), le Coran fait par Dieu et descendu du ciel par dictée céleste, étant considéré par les musulmans comme la référence achevée de la révélation; les biographies islamiques du fondateur de l'islam témoignent de son usage de la violence, y compris de la décapitation de plus de 700 juifs en mars 627 à Médine. Et nos amis de l'islam le justifient.
Et selon la règle ultra classique de l'abrogation (2,106), ce sont les versets les derniers qui abrogent ceux qui seraient contraires ; or les derniers sont les intolérants quand Muhammad est chef politique et militaire. Ce n'est pas une dérive. Quand, avec St Augustin, le christianisme a suivi le juriste et penseur romain païen Cicéron (mort en 43 avant Jésus-Christ) sur l'élaboration de la guerre juste («faire justement une guerre juste» disait-il), il n'a pas suivi l'esprit du Christ. Gandhi, lisant le Sermon sur la Montagne de Jésus (Mt 5-7), a très bien vu et compris, mieux que bien des chrétiens, que Dieu est non-violent et qu'il faut développer, désormais dans l'histoire, d'autres manières dignes de l'homme pour résoudre nos conflits. Car il s'agit bien de se défendre, mais la fin ne justifie pas les moyens, surtout ceux de demain qui seront toujours plus terriblement destructeurs. Mais les chrétiens qui ont l'Evangile dans les mains ne l'ont pas encore vraiment vu. Ces dérives viennent bien des hommes mais non de Dieu qui au contraire les pousse bien plus loin pour leur propre bonheur sur la terre. Pour en juger, il faut distinguer entre les dérives (il y en a partout), et les chemins de référence de chaque religion: leur vision de Dieu ou de l'Ultime. Au lieu de faire lâchement l'autruche, les non-musulmans devraient donc par la force de la vérité («satyagraha» de Gandhi), aider les musulmans, gravement bridés dans leur liberté (sans les juger car ils sont nés dans ce système contraignant), à voir ces choses qui sont cachées aujourd'hui par la majorité ‘pensante' cherchant la facilité et à garder sa place. Le déni de réalité ambiant dominant est du pacifisme qui masque les problèmes à résoudre, lesquels vont durcir, grossir et exploseront plus fort dans l'avenir devant nous. Il est là le vrai dialogue de paix et de salut contre la violence, l'aide que l'on se doit entre frères vivant ensemble sur la même terre.

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Par Eléonore de Vulpillières, pour Le Figaro

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30/06/2016

Dantec Conservateur : "Du tueur en série comme microcosme de la Modernité"

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et

 

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Le 19 juin 2007, à la Librairie Ville-Marie de Montréal, eut lieu une rencontre publique organisée par "Égards, revue de la résistance conservatrice" autour de l'oeuvre de Maurice G. Dantec. La soirée débuta avec une conférence du philosophe et essayiste québécois, Jean Renaud, qui évoqua l'oeuvre de Dantec. Le titre de son intervention : "Du tueur en série comme microcosme de la Modernité"...

 


Jean Renaud nous parle de l'oeuvre de Maurice G. Dantec

 


Réponse de Maurice G. Dantec à Jean Renaud

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10/05/2016

Le Communisme ? C'était mieux avant...

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Georges Marchais - PCF : immigration et laïcité

 

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02/05/2016

Les cinq plus grands regrets émis avant de mourir...

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N'attendez pas... 

 


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