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28/06/2026

Blonde...

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« Une blonde s'adapte inconsciemment à ses cheveux. Surtout si cette blonde est une brune qui se fait teindre en jaune. Elle veut être fidèle à sa couleur et se comporte comme un être fragile, une poupée frivole, une créature exclusivement préoccupée de son apparence, et cette créature exige de la tendresse et des services, de la galanterie et une pension alimentaire, elle est incapable de rien faire par elle-même, elle est toute délicatesse au-dehors et au-dedans toute grossièreté. Si les cheveux noirs devenaient une mode universelle, on vivrait nettement mieux en ce monde. Ce serait la réforme sociale la plus utile que l'on ait jamais accomplie. »

Milan Kundera, La valse aux adieux

 

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27/06/2026

Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur de leur communauté...

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« C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine.

Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. À l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile.

Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’État. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe.

Quand je dis “musulmane” je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps.

Actuellement, il est trop tard !

Les “misérables” ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d'eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race.

L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. »

André Malraux, Paru, le 3 juin 1956, dans l'hebdomadaire américain Time

 

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26/06/2026

Milieux dits cultivés...

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« De nos jours, un homme peut appartenir aux milieux dits cultivés, d'une part sans avoir aucune conception concernant la destinée humaine, d'autre part sans savoir, par exemple, que toutes les constellations ne sont pas visibles en toutes saisons. On croit couramment qu’un petit paysan d'aujourd'hui, élève de l'école primaire, en sait plus que Pythagore, parce qu'il répète docilement que la terre tourne autour du soleil. Mais en fait il ne regarde plus les étoiles. Ce soleil dont on lui parle en classe n'a pour lui aucun rapport avec celui qu'il voit. On l'arrache à l'univers qui l'entoure, comme on arrache les petits Polynésiens à leur passé en les forçant à répéter : "Nos ancêtres les Gaulois avaient les cheveux blonds. »

  Ce qu’on appelle aujourd’hui instruire les masses, c’est prendre cette culture moderne, élaborée dans un milieu tellement fermé, tellement taré, tellement indifférent à la vérité, en ôter tout ce qu’elle peut encore contenir d’or pur, opération qu’on nomme vulgarisation, et enfourner le résidu tel quel dans la mémoire des malheureux qui désirent apprendre, comme on donne la becquée à des oiseaux.

D’ailleurs le désir d’apprendre pour apprendre, le désir de vérité est devenu très rare. Le prestige de la culture est devenu presque exclusivement social, aussi bien chez le paysan qui rêve d’avoir un fils instituteur ou l’instituteur qui rêve d’avoir un fils normalien, que chez les gens du monde qui flagornent les savants et les écrivains réputés. Les examens exercent sur la jeunesse des écoles le même pouvoir d’obsession que les sous sur les ouvriers qui travaillent aux pièces. »

Simone Weil, L'enracinement

 

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25/06/2026

Saveur

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24/06/2026

Multicivilisationnelle...

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« Les occidentaux doivent admettre que leur civilisation est unique mais pas universelle et s’unir pour lui redonner vigueur contre les défis posés par les sociétés non occidentales. Nous éviterons une guerre généralisée entre civilisations si, dans le monde entier, les chefs politiques admettent que la politique globale est devenue multicivilisationnelle et coopèrent à préserver cet état de fait. »

Samuel Huntington, Le choc des civilisations

 

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23/06/2026

Elle se tenait pour une dame honnête...

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« À trente-huit ans, elle n’avait encore trompé monsieur Bergeret que trois fois. Mais c’était assez pour qu’elle ne fut pas tentée de s’exagérer sa faute. Elle y était d’autant moins disposée que cette troisième rencontre répétait essentiellement les deux premières qui ne lui avaient donné, celles-là, ni assez de peine, ni assez de plaisir pour occuper fortement son souvenir. Les fantômes du remord ne se dressaient point devant ses gros yeux glauques de matrone. Elle se tenait pour une dame honnête, en somme, agacée seulement et honteuse de s’être laissé surprendre par un mari qu’elle méprisait profondément. Et cette disgrâce, survenant ainsi sur le tard, à l’âge des calmes pensées, lui était particulièrement sensible.

Les deux premières fois, l’aventure avait commencé de même. D’ordinaire madame Bergeret était très flattée de l’impression qu’elle produisait sur les hommes de bonne compagnie. Elle s’intéressait aux signes qu’on lui en donnait et ne les trouvait jamais excessifs, car elle se croyait désirable. Deux fois, avant monsieur Roux, elle avait laissé les choses aller jusqu’au point où, pour une femme, il n’y a plus désormais à les arrêter ni facilité physique ni avantage moral. »

Anatole France, Le mannequin d’osier

 

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22/06/2026

Le Rastignac de la Nièvre

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« Au nom de Mitterrand, le Général éclate franchement de rire : "Le Rastignac de la Nièvre ? Léon Noël, qui était mon délégué pour le RPF dans ce département, m'a raconté que Mitterrand, lors de sa première campagne, en 46, se mettait au premier rang de la cathédrale de Nevers, à genoux sur un prie-Dieu, la tête dans les mains. L'évêque disait à Léon Noël, en joignant ses doigts avec extase : ‘Comme il est bien, ce Mitterrand, c'est tout à fait ce qu'il nous faut’. » (Rire.)

  Alain Peyrefitte — Vous l'avez rencontré vous-même ?

Général de Gaulle — Il est venu me voir à Alger dans l'hiver 43-44. Il a mis du temps à me parvenir. Il avait travaillé pour Vichy avec tant de zèle que ça lui avait valu la francisque. Il était entré dans ce corps d'élite. Voyant que ça allait tourner mal, il a voulu se dédouaner en entrant dans un réseau. Il est arrivé à Londres. Il est allé trouver d'abord les Anglais et les Américains, qui n'ont pas été très chauds pour l'accueillir, puisqu'ils voyaient qu'il mangeait à tous les râteliers. À la fin des fins, Passy l'a vu, l'a cuisiné, l'a expédié sur Alger, me l'a fait recevoir avec une fiche le présentant comme un personnage douteux. Mitterrand m'a demandé de lui confier la direction d'un réseau Charette, qui marchait très bien sans lui. Je n'avais pas envie de risquer de mettre un agent double dans un mouvement de résistance. Je lui ai donc proposé de se battre, soit dans le corps expéditionnaire en Italie, soit comme parachutiste dans le corps qui serait le premier à prendre pied en France. Il a refusé les deux propositions. Je l'ai congédié : "Nous n'avons plus rien à nous dire."  Eh bien si, nous avions encore à nous dire ! Il s'était arrangé pour prendre la tête d'un "mouvement national des prisonniers" et pour se faire nommer secrétaire général du ministère des Anciens combattants et Prisonniers.

AP. — Il dit qu'il a été ministre dans le gouvernement de la Libération.

GdG. — C'est faux ! Un mensonge de plus ! C'est un imposteur ! Il a été nommé secrétaire général à titre intérimaire. Le ministre, c'était Henri Frénay. Mitterrand a essayé de le faire sauter en lançant son mouvement contre lui. Vous imaginez ! Le plus haut gradé du ministère prenant la tête d'une rébellion contre son propre ministre ! Il a organisé des manifestations, qui se massaient devant le ministère en hurlant : "Frénay au poteau !" (Rire. Le Général avale sa salive avec un petit sifflement.) Je l'ai convoqué au ministère de la Guerre. Il est arrivé avec deux acolytes. Il m'a prétendu que les prisonniers avaient bien raison d'être en colère. Je lui ai dit : "De deux choses l'une. Ou bien, vous ne pouvez rien pour empêcher ces désordres bien que votre mouvement les ait provoqués, et vous me remettez votre démission. Ou bien, vous êtes le chef et vous me signez l'engagement de faire cesser tout ça aujourd'hui même. Sinon, je vous fais mettre en état d'arrestation à la sortie de ce bureau." Il a demandé à se concerter avec ses deux acolytes dans l'encoignure de la fenêtre. Je lui ai donné trois minutes pour se décider. Je lui ai dicté la formule. Il a obtempéré.

AP. — Si vous avez gardé ce document dans vos archives, vous devriez le publier !

GdG. — J'y avais pensé dans le temps, mais ce n'était pas possible de le publier, il y avait deux fautes d'orthographe. (Gros rire. Il met quelques secondes avant de se reprendre.) Eh bien, Mitterrand, il aurait des voix. Il aura les voix socialistes s'il n'y a pas de candidat socialiste. Il aura les voix communistes. Il aura quelques voix radicales, mais c'est pas grand-chose. Ce sera comme le cartel des non en 62. »

Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome 2

 

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16/06/2026

Nous dormirons ensemble

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Irina... 7 ans déjà...

 

 

« Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble

C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble. »

Louis Aragon, Le fou d'Elsa

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13/06/2026

Ahurir et simplifier grossièrement les esprits...

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06/06/2026

Pourquoi Maurice Dantec est le plus grand écrivain oublié du XXIe siècle - Arthur de Watrigant

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Un singe...

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Lettres Persanes

 

Montesquieu

Une monstruosité humaine ?

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« Et si le nazisme n'était pas une monstruosité humaine ? Et s'il était humain ? S'il était un aveu, une vérité cachée, refoulée, camouflée, niée, tapie au fond de nous-mêmes, mais qui finit toujours par resurgir ? Les Allemands, bien-sûr, oui les Allemands... C'est leur tour, dans l'histoire, et voilà-tout. On verra bien, après la guerre, une fois l'Allemagne vaincue et le nazisme enfui ou enfoui, si d'autres peuples, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique, ne viendront pas prendre la relève. »

Romain Gary, Les cerfs-volants

 

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05/06/2026

Bac

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« — Je ne vous poserai qu'une question et je vous demande de me répondre par un seul mot. Qu'est-ce qui caractérise la grâce ?
Je pensai à la petite Polonaise, à son cou, à ses bras, au vol de sa chevelure, et je répondis sans hésiter :
— Le mouvement.
J'eus un dix-neuf. Je dois mon bac à l'amour. »

Romain Gary, Les cerfs-volants

 

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04/06/2026

Demeurer là ou fuir...

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« J'étais partagé entre l'envie de demeurer là, à ses pieds, jusqu'à la fin de mes jours, et celle de fuir ; aujourd'hui encore, je ne sais si j'ai réussi ma vie parce que je ne me suis pas enfui ou si je l'ai gâchée parce que je suis resté. »

Romain Gary, Les cerfs-volants

 

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03/06/2026

Indissolublement liés

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« Je ne haïssais plus les Allemands. Quatre ans après la défaite, ce que j'avais vu autour de moi me rendait difficile, cette routine qui consiste à réduire l'Allemagne à ses crimes et la France à ses héros. J'avais fait l'apprentissage d'une fraternité bien différente de ces clichés radieux : il me semblait que nous étions indissolublement liés par ce qui nous rendait différents les uns des autres mais pouvait s'inverser à tout moment pour nous rendre cruellement semblables. »

Romain Gary, Les cerfs-volants

 

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02/06/2026

Cette flamme...

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« On s'étonnait qu'un combattant qui avait reçu la médaille militaire ne manquât jamais l'occasion de manifester ses opinions pacifistes, défendît les objecteurs de conscience et condamnât toute forme de violence, avec, dans le regard, cette flamme qui n'était peut-être, en fin de compte, que le reflet de celle qui brûle sur le tombeau du soldat inconnu. »

Romain Gary, Les cerfs-volants

 

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01/06/2026

Le mensonge pieux

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« Ce qu'il y a d'affreux dans le nazisme, dit-on, c'est son côté inhumain. Oui. Mais il faut bien se rendre à l'évidence : ce côté inhumain fait partie de l'humain. Tant qu'on ne reconnaîtra pas que l'inhumanité est chose humaine, on restera dans le mensonge pieux. »

Romain Gary, Les cerfs-volants

 

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31/05/2026

Aristocratie

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30/05/2026

Naïvetés de l'enfance

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« Nous étions encore tous les cinq proches des naïvetés de l'enfance, de ces naïvetés qui sont peut-être la part la plus féconde que la vie nous donne et ensuite nous reprend. »

Romain Gary, Les cerfs-volants

 

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26/05/2026

Paganisme, tantrisme, sorcellerie, homosexualité : la religion cachée des nazis ! - Stanislas Berton

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Un charbon enflammé...

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25/05/2026

Stores christiques...

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23/05/2026

Jusqu'à ce ciel en vous, inaccessible

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« Du temps a passé. Des jours ont brûlé : aucune cendre sur le seuil. Nous ne nous éloignions pas du clair feuillage des origines. Comme si je n'avais cessé d'y deviner l'innocence de toutes choses, la merveille d'un Noël sur la terre. L'amour nous redonnait toujours un pur visage d'enfance, soufflant l'ombre sur nos traits. Comme si le temps n'était rien. Comme si l'amour était tout.

Vous étiez comme un moineau sautillant dans mon coeur. J'apprenais les manières des grands arbres. Le moindre écart et vous vous envoliez jusqu'à ce ciel en vous, inaccessible. »

Christian Bobin, Une petite robe de fête

 

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22/05/2026

De la robe de coton aux pensées interdites

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« Il faudra des années avant que l'herbe repousse, avant qu'un nouvel amour revienne peupler les lieux du désastre, et les lieux du désastre c'est vous tout entière, de la robe de coton aux pensées interdites, de votre goût du thé à votre mélancolie du printemps. Vous tout entière. »

Christian Bobin, Une petite robe de fête

 

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21/05/2026

Vous étiez la beauté de chaque jour

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« Je vous reconnaissais. Vous étiez celle qui dort tout au fond du printemps, sous les feuillages jamais éteints du rêve. Je vous devinais depuis longtemps déjà, dans la fraîcheur d'une promenade, dans le bon air des grands livres ou dans la faiblesse d'un silence. Vous étiez l'espérance de grandes choses. Vous étiez la beauté de chaque jour. Vous étiez la vie même, du froissé de vos robes au tremblé de vos rires.

Vous m'enleviez la sagesse qui est pire que la mort. Vous me donniez la fièvre qui est la vraie santé. »

Christian Bobin, Une petite robe de fête

 

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