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28/03/2020

Penser comme Sénèque...

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« En revanche, quant au présent, il faut penser comme Sénèque : "Singulas dies, singulas vitas puta" ("Chaque jour séparément est une vie séparée"), et se rendre ce seul temps réel aussi agréable que possible.

Les seuls maux futurs qui doivent avec raison nous alarmer sont ceux dont l'arrivée et le moment d'arrivée sont certains. Mais il y en a bien peu qui soient dans ce cas, car les maux sont ou simplement possibles, tout au plus vraisemblables, ou bien ils sont certains, mais c'est l'époque de leur arrivée qui est douteuse. Si l'on se préoccupe des deux espèces de malheurs, on n'a plus un seul moment de repos. Par conséquent, afin de ne pas perdre la tranquillité de notre vie pour des maux dont l’existence ou l’époque sont indécises, il faut nous habituer à envisager les uns comme ne devant jamais arriver, les autres comme ne devant surement pas arriver de sitôt.

Mais plus la peur nous laisse de repos, plus nous sommes agiles par les désirs, les convoitises et les prétentions. La chanson si connue de Goethe : "Ich hab' mein sach auf nichts gestellt" ("J'ai placé mon souhait dans rien"), signifie, au fond, qu'alors seulement qu'il a été évincé de toutes ses prétentions et réduit à l'existence telle qu'elle est, nue et dépouillée, l'homme peut acquérir ce calme de l'esprit qui est la base du bonheur humain, car ce calme est indispensable pour jouir du présent et par suite de la vie entière. »

Arthur Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie

 

 

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23/03/2020

Christian Bobin : entretien autour de “La Nuit du Coeur”

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21/03/2020

Un cauchemar

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« Ce que nous redoutons tous le plus, dit le prêtre à voix basse, c'est un labyrinthe qui n'aurait pas de centre. C'est pourquoi l'athéisme n'est qu'un cauchemar. »

Gilbert Keith Chesterton, La Tête de César

 

 

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Si nous étions menacés de mourir

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-- « Une petite question : Et si le monde allait finir… que feriez-vous ? »

Ce titre est celui qu’on peut lire dans le journal L’intransigeant du 14 août 1922. Voici le texte complet de la question posée à Marcel Proust et sa réponse :

« L’intransigeant : Un savant américain annonce la fin du monde, ou tout au moins la destruction d’une si grande partie du continent, et cela d’une façon si brusque, que la mort serait certaine pour des centaines de millions d’hommes. Si cette prédiction devenait une certitude, quels en seraient, à votre avis, les effets sur l’activité des hommes entre le moment où ils acquerraient ladite certitude et la minute du cataclysme ? Enfin, en ce qui vous concerne personnellement, que feriez-vous avant cette dernière heure ?

Marcel Proust : Je crois que la vie nous paraîtrait brusquement délicieuse, si nous étions menacés de mourir comme vous le dites. Songez, en effet, combien de projets, de voyages, d’amours, d’études, elle – notre vie – tient en dissolution, invisibles à notre paresse qui, sûre de l’avenir, les ajourne sans cesse.

Mais que tout cela risque d’être à jamais impossible, comme cela redeviendra beau ! Ah ! si seulement le cataclysme n’a pas lieu cette fois, nous ne manquerons pas de visiter les nouvelles salles du Louvre, de nous jeter aux pieds de Mlle X …, de visiter les Indes.

Le cataclysme n’a pas lieu, nous ne faisons rien de tout cela, car nous nous trouvons replacés au sein de la vie normale, où la négligence émousse le désir.

Et pourtant nous n’aurions pas dû avoir besoin du cataclysme pour aimer aujourd’hui la vie. Il aurait suffi de penser que nous sommes des humains et que ce soir peut venir la mort.

L’intransigeant : Tout ce que notre vie tient en dissolution et que notre paresse... Oui !

Tout ce qui pourrait être et qui ne sera pas... »

Marcel Proust, Journal "L'Intransigeant" du 14 Août 1922

 

Marcel Proust meurt le 18 novembre de la même année.

 

 

 

 

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20/03/2020

L'avenir de l'espèce, l'avenir de l'espace...

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« Le dortoir est l’avenir de l’espèce, la cité-dortoir l’avenir de l’espace. Le village universel qu’implique et que promeut le Grand Remplacement n’est pas du tout un village (pas plus que les fermes aux mille veaux ne sont des fermes) : c’est une banlieue généralisée, entrecoupée de terrains vagues — un espace-poubelle, pour une humanité-déchet. »

Renaud Camus, Insoumission -- Journal 2016

 

 

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Un amour grave, exigeant et pur...

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« Amoureux de la vie, comment ne le serions-nous pas aussi de l'amour ? Mais, là encore, d'un amour grave, exigeant et pur. Non pas orageux à la manière romantique, car nous répugnons à compliquer les passions, et le seul risque de la comédie nous fait horreur. Ce qui distingue le mieux les romantiques d'autrefois et ceux d'aujourd'hui, c'est peut-être cela : le degré de virilité. Les défauts féminins sont ceux que nous exécrons le plus : le jeu, le mensonge, la coquetterie, l'artifice. »

Jean-René Huguenin, Aimer la vie, vivre l’amour in Une autre jeunesse

 

 

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L'exemple

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« Il y a toujours une route. Les autres sont sur la plage ou la place, à la foire ou au meeting, au cinéma ou… Ecarte-toi. Prends ce sentier que personne n’emprunte. "Je vais me perdre !" Te perdre où ? Par rapport à quelle borne ? Arrête de dire des sottises. Dès que tu seras engagé sur cette voie, c’est toi qui es la flèche et la direction. Tu ne suis pas l’exemple. Tu es l’exemple. »

Jean Cau, Le Chevalier, la mort et le diable

 

 

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Château de cartes

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« Ce monde-ci, celui de l’âge sombre, l’Âge du Loup, s'effondrera comme un château de cartes, car il est bâti sur du sable. Le sable de l'imposture : oubli des traditions, mépris des sages, inversion des valeurs. Comme le dit l'un de nos poèmes : "Tout art sera bouffonnerie, tout mensonge sera préféré, chacun sortira de son apparence avec fierté et arrogance. L'instruction, l'âge, l'expérience ne seront plus honorés, mais bafoués." Après tornades et incendies, la végétation reprendra sa place. De même, la connaissance retrouvera tout son lustre. »

Christopher Gérard, Le songe d’Empédocle

 

 

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19/03/2020

La masse de perdition

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« La masse de perdition n'a pas de conscience et n'en aura jamais, le propre de la conscience est d'isoler les êtres et c'est pour fuir leur conscience que les humains s'assemblent.
La masse de perdition est leur chemin de fuite, elle est le carrefour des solitudes avortées, elle est toujours coupable et sa damnation sera toujours dans l'ordre, elle enveloppe dans sa perte le d'avortons qui la composent. Le nombre est l'instrument du mal, le mal veut que les hommes multiplient, car plus les hommes surabondent et moins vaut l'homme. Pour être humain l'homme ne sera jamais assez rare.
En vérité, nous mourrons par les masses, les masses nous entraîneront dans les abîmes de la démesure et de l'incohérence, le salut et les masses se situent aux antipodes, nous ne pouvons être sauvés.
Quoi qu'il arrive, nous sommes légion et ceux qui parmi nous s'isolent, ne changeront plus le destin de l'univers, ils verront seulement à quoi les autres marchent, ils seront plus désespérés que les aveugles et les sourds, ils contempleront face à face une spirale sans visage et vers laquelle l'océan des somnambules roule d'un mouvement inaltérablement égal. »

Albert Caraco, Bréviaire du chaos

 

 

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Albert Camus - Discours de réception du prix Nobel, 1957

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12 minutes de pure intelligence...

 

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18/03/2020

Sauf les Français de culture française

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« Chaque jour est répété en boucle que la France doit devenir une société ouverte sur le monde et à toutes les identités, manifestement pas à l’identité française. Il ne fait décidément pas bon être français de culture française. Les Français le perçoivent avec une très grande acuité, et c’est la raison pour laquelle ils sont de plus en plus nombreux à se sentir apatrides sur la terre que leurs ancêtres ont façonnée après de longues batailles et de grandes souffrances.

En France, tout le monde a le droit d’être fier de son identité et d’en exprimer publiquement la traduction au quotidien, sauf les Français de culture française. Chaque fois qu’ils en viennent ne serait-ce qu’à exiger le respect de leur identité, ils peuvent se voir accusés de racisme, de xénophobie et à présent d’islamophobie. Pour un peuple, la négation constante de son identité est une frustration sans borne et représente une véritable humiliation. Cette humiliation se mue peu à peu en colère sourde. Comme toujours en pareille situation, il y aura un retour de balancier. »

Malika Sorel, Décomposition française

 

 

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Des étoiles...

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« Ma vie était pénible, incohérente et malheureuse, elle conduisait au renoncement et au reniement, elle avait le goût de l'amertume humaine, mais elle était riche, fière et riche, souveraine même dans la misère. Qu'importait que le petit bout de chemin qui restait jusqu'au crépuscule, fût, lui aussi, lamentablement perdu ; le noyau de cette vie était noble, elle avait de la dignité, de la race : je ne misais pas des sous, je misais des étoiles. »

Hermann Hesse, Le Loup des steppes

 

 

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Un être animé viril, clairvoyant et sage...

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« N’agis pas contre ton gré, ni sans prendre conseil d’autrui, ni sans examen préalable, ni en te laissant tirailler. Que la finesse n’enjolive pas ta pensée; ne sois ni loquace ni prodigue d’affaires. En outre, que le dieu qui est en toi commande à un être animé viril, clairvoyant et sage, pourvu d’un sens civique, un Romain, un chef qui se commande à lui-même, un homme enfin qui attendrait ce qui l’appellerait hors de la vie, aisé à se délier, sans qu’il ait besoin de prêter un serment final, sans avoir besoin non plus de personne pour porter témoignage.
En cet être, une lumineuse expression du visage, l’art de se passer de l’aide extérieure et de la sérénité que procure les autres. 
Conclusion : il faut être droit et non pas redressé. »

Marc Aurèle, Pensées

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Notre amour enfantin...

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« Je pense que c’est en conservant notre amour enfantin pour les arbres, les poissons, les papillons, les crapauds etc., que l’on rend un peu plus probable la possibilité d’un avenir paisible et décent. »

George Orwell, Réflexions sur le crapaud ordinaire

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14/03/2020

Les fiches cuisine Marie-Claire...

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« J’ai jamais pu encadrer les féministes… reprit Christiane, alors qu’ils étaient à mi-pente. Ces salopes n’arrêtaient pas de parler de vaisselle et de partage des tâches ; elles étaient littéralement obsédées par la vaisselle. Parfois elles prononçaient quelques mots sur la cuisine ou les aspirateurs ; mais leur grand sujet de conversation, c’était la vaisselle. En quelques années elles réussissaient à transformer les mecs de leur entourage en névrosés impuissants et grincheux. A partir de ce moment – c’était absolument systématique – elles commençaient à éprouver la nostalgie de la virilité. Au bout du compte, elles plaquaient leurs mecs pour se faire sauter par des machos latins à la con. J’ai toujours été frappée par l’attirance des intellectuelles pour les voyous, les brutes et les cons. Bref, elles s’en tapaient deux ou trois, parfois plus pour les plus baisables, puis elles se faisaient faire un gosse et se mettaient à préparer des confitures maison avec les fiches cuisine Marie-Claire. J’ai vu le même scénario se reproduire, des dizaines de fois. »

Michel Houellebecq, Les particules élémentaires

 

 

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