Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/07/2015

La vie religieuse se fige en superficialité et formalisme

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Une projection religieuse exclusive peut dérober à l’âme ses valeurs, de sorte que, par inanition, celle-ci ne peut se développer davantage et reste enlisée dans un état inconscient. En même temps, elle succombe à l’obsession que la raison de tous ses maux réside à l’extérieur, et l’on ne se demande même plus comment et en quoi on y contribue soi-même. L’âme apparaît alors comme tellement insignifiante qu’on l’estime incapable de mal, sans parler de bien. or, si l’âme n’y participe plus, la vie religieuse se fige en superficialité et formalisme. Quelle que soit la façon dont on se représente la relation entre Dieu et l’âme, une chose est certaine : c’est que l’âme n’est pas un "rien que", mais qu’elle possède la dignité d’un être à qui il est donné d’être conscient d’une relation avec la divinité. »

Carl Gustav Jung, Psychologie et Alchimie

 

22:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Chacal…

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Chacal, nous reniflons les survivants des caravanes.
Nous recueillons les récoltes sanglantes des champs de batailles.
Nos ventres creux ne sont privés d’aucune viande, d’aucun cadavre.
La faim nous conduit sur des vents parfumés.
Étranger, voyageur
regarde-nous dans les yeux et traduis
l’horrible aboiement des chiens antiques. »

Jim Morrison, Les nouvelles créatures

 

22:54 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/07/2015

Le communiste et le fasciste s'étaient un peu reconnus l'un dans l'autre

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Après avoir fait connaissance, le communiste et le fasciste s'étaient un peu reconnus l'un dans l'autre. Tous deux appartenaient à cette espèce d'hommes ayant peu de goût pour le saucisson, le gros rouge, la potée, le gras-double, l'automne, les bêtes, les propos obscènes, les amitiés débordantes, l'odeur de femmes pas gênées par leur corps, les fêtes foraines, le terre mouillée, et chez lesquels une idée ou une doctrine tient plus de place que la vie. »

Marcel Aymé, Uranus

 

00:17 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Entrer ensuite dans l’atroce et déchirante vie

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« On se demande comment les êtres qui ont été seulement heureux pendant deux ou trois ans de leur enfance peuvent entrer ensuite dans l’atroce et déchirante vie. Du reste, beaucoup n’y entrent pas. Et c’est pourquoi les classes aisées sont remplies de tant d’êtres infantiles et inefficaces. »

Pierre Drieu la Rochelle, Rêveuse bourgeoisie

 

00:16 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Nous autres

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Les lâches sont au milieu. Nous autres, comme nos ennemis, faisons tout pour la France. On n'a le droit que d'être milicien ou maquisard. Tous les autres pactisent, trahissent et survivent. »

Roger Nimier, Les épées

 

00:16 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

L’ennui de nos prisons

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.

Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile !
Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.

Dites, qu'avez-vous vu ? »

Charles Baudelaire, Le Voyage, in Les Fleurs du Mal

 

00:13 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/06/2015

Voir toutes choses dans la lumière

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Le photographe le sait, tout est question d’éclairage ; selon la lumière qui se projette sur les choses, les choses apparaissent différemment.
Le scientifique le sait, le "principe d’incertitude" nous rappelle que tout objet est modifié par le regard ou l’instrument qui l’observe. (Heisenberg)
Le philosophe le sait, Schopenhauer et bien d’autres nous rappellent que ce que nous voyons est création de notre esprit, inévitable représentation.
Le théologien le sait, tout ce qu’il dit de Dieu n’a rien à voir avec Dieu, mais avec l’homme qui en parle, qui parle de l’expérience sincère et authentique qu’il a pu avoir d’une réalité qui le fonde et le déborde.

Chacun imagine que ce qu’il perçoit de la réalité, visible ou invisible, est "Le Réel" alors qu’il ne décrit que ses propres limites et celles de ses instruments de perception.
Il imagine avoir raison… et effectivement il a raison, mais il n’a que raison. Il décrit "ce qui est" dans les limites étroites de son interprétation ; intuitivement sans doute, il sait que "ce qui est" est infiniment plus que ce que ses instruments de perception (sensibles, rationnels, affectifs) peuvent en saisir.

Si c’est notre façon de nous positionner, de regarder, de mesurer les électrons qui font qu’ils m’apparaissent comme onde ou comme particule, qu’en sera-t-il alors d’un diagnostic médical, n’est-ce pas ma façon de me positionner devant le symptôme qui en fait tel ou tel symptôme ?
Et qu’en sera-t-il d’un "diagnostic philosophique" devant l’existence humaine, le monde, la société, les valeurs ?

"Tout le monde tient le beau pour le beau
c’est en cela que réside la laideur
tout le monde tient le bien pour le bien
c’est en cela que réside la mal."

Lao-Tseu, Tao Te King, Chap. I

Ne pas "tenir" à sa vision du monde n’est-ce pas laisser libre l’Imagination créatrice de nous la "représenter" da façons diverses ?
Tchouang Tseu disait qu’identifier les contraires "c’est voir toutes choses dans la lumière". »

Jean-Yves Leloup, De Nietzsche à Maître Eckhart

 

20:02 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook