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11/02/2018

Friedrich Nietzsche : Hymnus an das Leben

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10/02/2018

Friedrich Nietzsche : Miserere

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 On l'ignore ou on l'oublie, mais Nietzsche était également musicien et avant de s'engager pleinement dans sa Pensée Ravageuse qui secoua la Philosophie, il laissa quelques compositions qui ne manquaient pas d'intérêt... Ce "Miserere", si ma mémoire est bonne, fut composé par un jeune Nietzsche de 16-17 ans, avant sa découverte de Schopenhauer qui lui fit perdre sa Foi et l'orienta dans un premier temps vers la Philologie au grand désespoir de sa mère qui le voulait pasteur protestant comme l'était le père du philosophe, et comme l'étaient ses grands-pères, paternels et maternels. 

 

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02/01/2018

Comment nous consolerons-nous, nous, les meurtriers des meurtriers ?

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« L’insensé. — N’avez-vous pas entendu parler de cet homme fou qui, en plein jour, allumait une lanterne et se mettait à courir sur la place publique en criant sans cesse : "Je cherche Dieu ! Je cherche Dieu !" — Comme il se trouvait là beaucoup de ceux qui ne croient pas en Dieu son cri provoqua une grande hilarité. A-t-il donc été perdu ? disait l’un. S’est-il égaré comme un enfant ? demandait l’autre. Ou bien s’est-il caché ? A-t-il peur de nous ? S’est-il embarqué ? A-t-il émigré ? — ainsi criaient et riaient-ils pêle-mêle. Le fou sauta au milieu d’eux et les transperça de son regard. "Où est allé Dieu ?" s’écria-t-il, "je veux vous le dire ! Nous l’avons tué, — vous et moi ! Nous tous, nous sommes ses assassins ! Mais comment avons-nous fait cela ? Comment avons-nous pu vider la mer ? Qui nous a donné l’éponge pour effacer l’horizon ? Qu’avons-nous fait lorsque nous avons détaché cette terre de la chaîne de son soleil ? Où la conduisent maintenant ses mouvements ? Où la conduisent nos mouvements ? Loin de tous les soleils ? Ne tombons-nous pas sans cesse ? En avant, en arrière, de côté, de tous les côtés ? Y a-t-il encore un en-haut et un en-bas ? N’errons-nous pas comme à travers un néant infini ? Le vide ne nous poursuit-il pas de son haleine ? Ne fait-il pas plus froid ? Ne voyez-vous pas sans cesse venir la nuit, plus de nuit ? Ne faut-il pas allumer les lanternes avant midi ? N’entendons-nous rien encore du bruit des fossoyeurs qui enterrent Dieu ? Ne sentons-nous rien encore de la décomposition divine ? — les dieux, eux aussi, se décomposent ! Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consolerons-nous, nous, les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau — qui effacera de nous ce sang ? Avec quelle eau pourrons-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux pour du moins paraître dignes des dieux ? Il n’y eut jamais action plus grandiose, et ceux qui pourront naître après nous appartiendront, à cause de cette action, à une histoire plus haute que ne fut jamais toute histoire." — Ici l’insensé se tut et regarda de nouveau ses auditeurs : eux aussi se turent et le dévisagèrent avec étonnement. Enfin il jeta à terre sa lanterne, en sorte qu’elle se brisa en morceaux et s’éteignit. "Je viens trop tôt, dit-il alors, mon temps n’est pas encore accompli. Cet événement énorme est encore en route, il marche — et n’est pas encore parvenu jusqu’à l’oreille des hommes. Il faut du temps à l’éclair et au tonnerre, il faut du temps à la lumière des astres, il faut du temps aux actions, même lorsqu’elles sont accomplies, pour être vues et entendues. Cet acte-là est encore plus loin d’eux que l’astre le plus éloigné, — et pourtant c’est eux qui l’ont accompli !" — On raconte encore que ce fou aurait pénétré le même jour dans différentes églises et y aurait entonné son "Requiem æternam deo". Expulsé et interrogé il n’aurait cessé de répondre la même chose : "A quoi servent donc ces églises, si elles ne sont pas les tombes et les monuments de Dieu ?" »

Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir

 

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30/06/2017

Petit nombre

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« Aujourd’hui encore, la France est le siège de la civilisation européenne la plus intellectuelle et la plus raffinée et reste la grande école du goût : mais il faut savoir la découvrir, cette "France du goût". Qui en fait partie prend soin de se tenir caché. Il sont peu nombreux, et dans ce petit nombre il s’en trouve encore, peut-être, qui ne sont pas très solides sur jambes, soit des fatalistes, des mélancoliques, des malades, soit encore des énervés, fins jusqu’à l’artifice, qui mettent leur point d’honneur à rester cachés. Ils ont ceci en commun qu’ils se bouchent les oreilles pour ne pas entendre la bêtise déchaînée et la gueulerie bruyante du bourgeois démocrate. »

Friedrich Nietzsche, Par delà le Bien et le Mal

 

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29/06/2017

Une odieuse intempérance dans la plainte

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« Il existe aujourd’hui, dans presque toute l’Europe, une sensibilité et une susceptibilité maladives à la souffrance en même temps qu’une odieuse intempérance dans la plainte, un amollissement douillet qui à l’aide de la religion et de je ne sais quel bric-à-brac philosophique voudrait se faire passer pour quelque chose de plus élevé, — il existe un véritable culte de la souffrance. Ce qui, à mon sens, saute toujours d’emblée aux yeux, c’est le manque de virilité de ce que ces cercles d’échauffés baptisent du nom de "compassion". — Il faut proscrire avec la dernière rigueur cette forme récente du mauvais goût. »

Friedrich Nietzsche, Par delà bien et mal

 

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28/06/2017

L'Européen d'aujourd'hui...

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« Un animal grégaire, un être docile, maladif, médiocre, l'Européen d'aujourd'hui. »

Friedrich Nietzsche, Fragments posthumes

 

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27/06/2017

Libérer nos regards des terreurs obsédantes de la nuit

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« La mission suprême de l'art consiste à libérer nos regards des terreurs obsédantes de la nuit, à nous guérir des douleurs convulsives que nous causent nos actes volontaires. »

Friedrich Nietzsche, La Naissance de la tragédie

 

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26/06/2017

L'Art

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« Nous avons la ressource de l'art de peur que la vérité ne nous fasse périr. »

Friedrich Nietzsche, La Naissance de la tragédie

 

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17/01/2017

Or la lecture de Nietzsche pulvérisait ces certitudes...

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« Je me souviendrai toujours de la première fois où je lus Nietzsche : j'avais dix-sept ans et déambulais dans la grande cour du collège des Jésuites de la rue des Lys, à Avignon. Nous étions en 1976, au mois de mai et je préparais le bac français. C'était l'après-midi, il faisait beau et je compulsais "Par-delà bien et mal" en désordre, puis au fur et à mesure de ma découverte, avec application. J'étais bouleversé par ce que je lisais et avais l'impression que le sol tremblait sous mes pieds. Le texte de Nietzsche résonnait en moi comme si je l'attendais depuis toujours. Il y a des coups de foudre dans la pensée comme en amour. Je ne découvrais pas Nietzsche, c'était la lecture de Nietzsche qui m'arraisonnait à moi-même, à travers lui je me comprenais mieux. Je n'ai jamais éprouvé un tel choc en lisant un livre de philosophie et, de fait, Nietzsche n'est pas un philosophe mais un psychologue et un poète, et c'est sa psychologie, comme sa poésie, qui m'allaient droit au cœur. Pourquoi ce choc et qu'est ce qui en est résulté dans ma vie, c'est ce que je vais tenter d'élucider ici.

Si j'éprouvais un tel choc, c'est que la lecture de "Par-delà bien et mal", à laquelle succéda "La Généalogie de la morale", me délivrait d'un fardeau pénible ; non pas celui du christianisme, comme on pourrait s'y attendre – je faisais plus ou moins profession d'athéisme – mais celui du communisme. Car à l'époque je me croyais encore communiste. J'avais adhéré au Mouvement des Jeunesses Communistes à quinze ans et je croyais au sens de l'histoire. Or la lecture de Nietzsche pulvérisait ces certitudes. Nietzsche désacralise complètement l'histoire, notamment celle de la Révolution française. Pour lui, un des principaux moteurs de la Révolution française ne fut pas le désir de justice mais le ressentiment qui habitera son credo égalitaire. J'étais bouleversé par ce que je lisais à ce sujet car j'avais éprouvé cette puissance de ressentiment chez les jeunes communistes que j'avais côtoyé à Aix-en-Provence. Je n'avais pas connu, parmi eux, le sentiment de partage et de fraternité que j'avais ressenti, par moment, avec les catholiques que je fréquentais depuis mon enfance. Un jour, un responsable communiste venu à ma rencontre après avoir lu une lettre que j'avais envoyée à la direction du PCF concernant sa stratégie – j'étais très prétentieux, comme on l'est souvent à cet âge – m'avait dit avec un sérieux que je juge aujourd’hui comique, en regardant la résidence bourgeoise où j'habitais : "Profites-en bien parce que cela ne durera pas longtemps", comme si la révolution était imminente et que la maison où nous vivions allait nous être confisquée. La résidence des Floralies, qui se trouve traverse Saint-Pierre, tout près du stade d'Aix-en-Provence est encore là tandis que le PCF a, lui, quasiment disparu du paysage politique.

La lecture de Nietzsche fut donc concomitante à mon éloignement du PCF. En septembre 1976, je ne renouvelais pas ma carte d'adhérent au Parti. J'avais cessé d'être marxiste pour toujours car j'avais admis, en lisant Nietzsche, que le sort de l'art et de la civilisation étaient d'une importance supérieure au bonheur des masses et que celui-ci n'était pas forcément la condition d'une grande civilisation. S'il en était ainsi, il faudrait condamner les civilisations égyptienne et grecque, mais aussi romaine, esclavagistes par essence, sans oublier le Moyen Âge, avec son ordre social complètement inégalitaire. Or, de fait, ces civilisations, nous ne cessons de les admirer. La lecture de "Par-delà le bien et le mal" où Nietzsche justifie l'esclavage, selon lui nécessaire à toute grande civilisation, me subjuguait donc par sa cruauté. Une cruauté inséparable de sa passion de la vérité : pour Nietzsche les hommes se cachent la vérité pour ne pas avoir à en pâtir. Ils préfèrent la sécurité que procure l'illusion.

"On mesure la force d'un homme au degré de vérité qu'il peut supporter !"
"Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort !"
"L'homme a créé l'Art pour ne pas mourir de la Vérité."
"Nul ne ment plus qu’un homme en colère."

…Et ainsi de suite. »

Paul-François Paoli, Friedrich Nietzsche

 

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08/07/2016

La démocratisation...

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20/06/2016

Toute élévation du type "homme"...

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28/02/2016

Illusions

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15/11/2015

Chaos within you

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18/08/2015

"Sipo Matador"

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« J’ai compris ce qu’était la volonté de puissance chez Nietzsche en lisant un jour dans un volume des Fragments posthumes cette unique expression: "Sipo Matador". Rien d’autre. Pas de note explicative. Ces deux mots-là. J’entamai donc des recherches pour savoir si, ailleurs dans son oeuvre complète, posthume ou publiée, le philosophe avait utilisé cette formule. On en retrouve en effet une seconde mention dans le paragraphe 258 de "Par-delà le bien et le mal", l’un de ses livres les plus forts en alcool philosophique à même d’enivrer les petites santés. Nietzsche entretient de la Volonté de Puissance et de son fonctionnement "semblable en cela à ces plantes grimpantes de Java - on les nomme ‘Sipo Matador’- qui tendent vers un chêne leur bras avide de soleil et l’enlacent si fort et si longtemps qu’enfin elles se dressent au-dessus de l’arbre mais en s’appuyant sur lui, exhaussant leur cime avec bonheur pour l’éploré à la lumière". De la même manière que j’ai envie, un jour d’aller dans les mers australes pour voir voler l’albatros depuis qu’adolescent j’ai lu le poème de Baudelaire, j’eus envie d’aller à Java pour voir la volonté de puissance nietzschéenne. »

Michel Onfray, Cosmos

 

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Antifasciste

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« "La vie" : je souscris au concept opératoire nietzschéen de volonté de puissance. Mais il a été l’occasion pour Nietzsche d’un immense malentendu pour n’avoir pas été lu comme il aurait fallu, à savoir comme un concept ontologique explicatif de la totalité de ce qui est. Il a en effet été utilisé de façon politique par les fascismes européens, dont le nazisme, pour justifier leurs projets abjects. La volonté de puissance nomme tout ce qui est et contre lequel on ne peut rien faire, sinon savoir, connaître, aimer, vouloir cet état de fait qui nous veut et que l’on ne peut à priori vouloir. Le fascisme voulait ne pas vouloir ce qui nous veut, une entreprise aux antipodes du projet nietzschéen. Le surhomme sait qu’on ne peut rien à ce qui est ; le fasciste croyait pouvoir changer l’ordre de ce qui est. L’ontologie nietzschéenne est radicalement antifasciste. »

Michel Onfray, Cosmos

 

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