12/09/2026
Illusions...
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07/09/2026
Formule
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05/09/2026
Le danger et le jeu...
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27/08/2026
Héritiers riches et comblés...
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25/07/2026
Une corde tendue...
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07/05/2026
Les lions rieurs...
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19/02/2026
La folie
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13/01/2026
Ce qui me bouleverse...
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03/01/2026
L'autorité ultime est la création, c'est l'art
=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=
« L'idée de Nietzsche est que les choses et les actions sont déjà des interprétations. Donc interpréter c'est interpréter les interprétations, et donc changer les choses, "changer la vie". Ce qui est clair pour Nietzsche, c'est que la société ne peut pas être une autorité suprême. L'autorité ultime est la création, c'est l'art : ou plutôt, l'art représente l'absence et l'impossibilité d'une autorité ultime. Dès le début de son travail, Nietzsche affirme qu'il existe des fins "juste un peu plus élevées" que celles de l'État, que celles de la société. Il insère tout son corpus dans une dimension qui n'est ni historique, même comprise dialectiquement, ni éternelle. Ce qu'il appelle cette nouvelle dimension qui fonctionne à la fois dans le temps et à contre-temps est l'inopportunité. C'est dans cela que la vie comme interprétation trouve sa source. Peut-être que la raison du "retour à Nietzsche" est une redécouverte de l’inopportunité, cette dimension qui se distingue à la fois de la philosophie classique dans son entreprise "intemporelle" et de la philosophie dialectique dans sa compréhension de l’histoire : un élément singulier de bouleversements. »
Gilles Deleuze, "L'éclat de rire de Nietzsche" in L'île déserte et autres écrits (1953-1974)
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10/10/2025
Faiblesse maladive et affadissement
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09/10/2025
Règle supérieure...
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26/09/2025
L'homme et la femme...
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19/08/2025
"Éternel Féminin"...
17:13 Publié dans Friedrich Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (0) |
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13/08/2025
Des problématiques bien plus fondamentales...
14:44 Publié dans Friedrich Nietzsche, Le Salut par les Juifs | Lien permanent | Commentaires (19) |
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11/08/2025
La manière russe
14:14 Publié dans Friedrich Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (26) |
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25/07/2024
Masque...
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16/05/2024
De rudes besognes d’épuration et d’émondage...
=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=
« Nietzsche rêve de ces gentilshommes nouveaux, moitié penseurs, moitié hommes d’action, qui ne seront pas populaires, qui ne pourront que faire horreur par leur dureté, leur orgueil et leur morgue, dans un monde orienté tout autrement, mais qui mèneront leur groupe humain vers la grandeur. Ils auront à faire de rudes besognes d’épuration et d’émondage ; descendant dans les marécages de la pensée basse et vulgaire, de la dégénérescence physique et mentale, ils risqueront parfois de périr de dégoût et de pitié, si leur coeur trop tendre est encore capable de ce sentiment. »
Geneviève Bianquis, Nietzsche : par-delà le bien et le mal
07:00 Publié dans Friedrich Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (5) |
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31/08/2023
Signes de Noblesse
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05/06/2023
Nietzsche et Sollers, "Une vie divine"
12:11 Publié dans Friedrich Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (0) |
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21/11/2022
L’instinct de la justice et la force de réaliser celle-ci
=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=
« En vérité, personne n’a à un plus haut degré droit à notre vénération que celui qui possède l’instinct de la justice et la force de réaliser celle-ci. Car, dans la justice, s’unissent et s’abritent les vertus les plus hautes et les plus rares, comme dans une mer insondable qui reçoit des fleuves de tous les côtés et les absorbe en elle. La main du juste qui est autorisé à rendre la justice ne tremble plus quand elle tient la balance. Inflexible pour lui-même, le juste ajoute un poids à un autre poids. Son œil ne se trouble pas quand les plateaux montent et descendent et sa voix n’est ni dure ni brisée, lorsqu’il proclame la sentence. S’il était un froid démon de la connaissance, il répandrait autour de lui l’atmosphère glaciale d’une majesté surhumaine et épouvantable, qu’il nous faudrait craindre et non point vénérer. Mais il est un homme, et pourtant il essaie de s’élever du doute indulgent à l’austère certitude, d’une indulgente tolérance à l’impératif "tu dois", de la rare vertu de la générosité à la vertu plus rare encore de la justice ; il ressemble à ce démon, sans être à l’origine autre chose qu’un pauvre homme ; à chaque moment il expie sur lui-même son humanité, il est rongé par ce qu’il y a de tragique dans une impossible vertu. »
Friedrich Nietzsche, "De l’utilité et de l’inconvénient des études historiques pour la vie", in Considérations inactuelles
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02/04/2022
Le danger russe
=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=
« Je souhaite une telle aggravation du danger russe que l’Europe doive se résoudre à devenir menaçante à son tour, et à se forger une volonté unique, terrible et durable au moyen d’une nouvelle caste qui la régirait ; ainsi l’Europe mettrait-elle enfin un terme à la trop longue comédie de sa petite politique et à ses mesquines et innombrables volontés dynastiques ou démocratiques. Le temps de la petite politique est passé ; déjà le siècle qui s’annonce fait prévoir la lutte pour la souveraineté du monde - et l’irrésistible poussée vers la grande politique. »
Friedrich Nietzsche, Par delà le bien et le mal, Prélude à une philosophie de l’avenir
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28/02/2022
Un instinct religieux
=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=
« Il nous faudra parvenir au seuil de ses dernières oeuvres pour comprendre parfaitement combien la vie et la pensée de Nietzsche ont été constamment guidées par un instinct religieux. Ses diverses philosophies ne sont que des tentatives pour remplacer Dieu, des palliatifs grâce auxquels il espère supporter l’absence d’idéal divin. Ses dernières théories contiennent implicitement l’aveu de son échec. Si l’on y assiste à une révolte aussi passionnée contre la religion, la foi et le besoin de rédemption, c’est qu’il s’en rapprochait lui-même d’une façon dangereuse. L’on devine la haine des sentiments de crainte et d’amour par lesquels il cherche à se pénétrer de sa propre puissance divine, à endormir la sensation de son impuissance humaine. Nous verrons plus loin à quel subterfuge Nietzsche eut recours pour s’abuser, et mettre fin au conflit tragique qui avait parcouru toute sa vie ; un conflit qui opposait sa soif ardente de Dieu à un besoin non moins impérieux de le renier. Il commence, pris par l’ivresse de ce désir, dans les rêves, les extases et les visions, par forger l’idéal mystique du surhomme ; puis il tente, en effectuant un saut périlleux, de s’identifier au surhomme pour échapper à lui-même. Il acquiert de la sorte une double personnalité : revêtant simultanément l’aspect d’un homme malade et souffrant, et celui d’un surhomme riant et sauvé, il se transforme à la fois en créature et en créateur ; par l’un, il reste en contact avec la réalité concrète ; par l’autre, il entre de plain-pied dans la surréalité mystique. »
Lou Andreas-Salomé, Friedrich Nietzsche à travers ses oeuvres
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12/02/2021
Une interprétation du corps...
=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=
« L’inconscient déguisement des besoins physiologiques sous le manteau de l’objectif, de l’idéal, de l’idée pure va si loin que l’on pourrait s’en effrayer, — et je me suis assez souvent demandé si, d’une façon générale, la philosophie n’a pas été jusqu’à présent surtout une interprétation du corps, et un malentendu du corps. Derrière les plus hautes évaluations qui guidèrent jusqu’à présent l’histoire de la pensée se cachent des malentendus de conformation physique, soit d’individus, soit de castes, soit de races tout entières. On peut considérer toujours en première ligne toutes ces audacieuses folies de la métaphysique, surtout pour ce qui en est de la réponse à la question de la valeur de la vie, comme des symptômes de constitutions physiques déterminées ; et si de telles affirmations ou de telles négations de la vie n’ont, dans leur ensemble, pas la moindre importance au point de vue scientifique, elles n’en donnent pas moins à l’historien et au psychologue de précieux indices, étant des symptômes du corps, de sa réussite ou de sa non-réussite, de sa plénitude, de sa puissance, de sa souveraineté dans l’histoire, ou bien alors de ses arrêts, de ses fatigues, de ses appauvrissements, de son pressentiment de la fin, de sa volonté de la fin. »
Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir (Préface à la deuxième édition)
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01/12/2020
Monstres
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02/10/2020
La morale de troupeau, la morale de la crainte
=--=Publié dans la Catégorie "Friedrich Nietzsche"=--=
« Ce sont les instincts les plus élevés, les plus forts, quand ils se manifestent avec emportement, qui poussent l’individu en dehors et bien au-dessus de la moyenne et des bas fonds de la conscience du troupeau, — qui font périr la notion d’autonomie dans la communauté, et détruisent chez celle-ci la foi en elle-même, ce que l’on peut appeler son épine dorsale. Voilà pourquoi ce seront ces instincts que l’on flétrira et que l’on calomniera le plus. L’intellectualité supérieure et indépendante, la volonté de solitude, la grande raison apparaissent déjà comme des dangers ; tout ce qui élève l’individu au-dessus du troupeau, tout ce qui fait peur ou prochain s’appelle dès lors "méchant". L’esprit tolérant, modeste, soumis, égalitaire, qui possède des désirs "mesurés" et "médiocres", se fait un renom et parvient à des honneurs moraux. Enfin, dans les conditions très pacifiques, l’occasion se fait de plus en plus rare, de même que la nécessité qui impose au sentiment la sévérité et la dureté ; et, dès lors, la moindre sévérité, même en justice, commence à troubler la conscience. Une noblesse hautaine et sévère, le sentiment de la responsabilité de soi, viennent presque à blesser et provoquent la méfiance. L’ "agneau", mieux encore le "mouton" gagnent en considération. Il y a un point de faiblesse maladive et d’affadissement dans l’histoire de la société, où elle prend parti même pour son ennemi, pour le criminel, et cela sérieusement et honnêtement. Punir lui semble parfois injuste ; il est certain que l’idée de "punition" et "d’obligation de punir" lui fait mal et l’effraye. "Ne suffit-il pas de rendre le criminel incapable de nuire ? Pourquoi punir ? Punir même est terrible !" — Par cette question la morale de troupeau, la morale de la crainte tire sa dernière conséquence. En admettant d’ailleurs qu’on pût supprimer le danger, le motif de craindre, on aurait en même temps supprimé cette morale : elle ne se considérerait plus elle-même comme nécessaire ! — Celui qui examine la conscience de l’Européen d’aujourd’hui trouvera toujours à tirer des mille replis et des mille cachettes morales le même impératif, l’impératif de la terreur du troupeau. "Nous voulons qu’à un moment donné il n’y ait rien à craindre !" À un moment donné ! — la volonté, le chemin qui y mène, s’appelle aujourd’hui dans toute l’Europe "progrès". »
Friedrich Nietzsche, Par-delà le Bien et le Mal
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