28.10.2009
"Des Trois Métamorphoses", par Michael Lonsdale
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26.10.2009
"Ici Finit le Premier Discours de Zarathoustra", par Michael Lonsdale
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02-Ici Finit le Premier Discours de Zarathoustra.mp3
“Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ?”
Nietzsche, Le gai savoir, aphorisme 125.
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24.10.2009
"Ainsi Parlait Zarathoustra, Prologue", par Michael Lonsdale
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14.08.2009
Le détournement de Nietzsche, par Michel Onfray
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11.08.2009
La Bibliothèque
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Nietzsche, cette pauvre idole crépusculaire selon certains, traînait avec lui une malle, lors de ces errances, avec quelques 1000 livres dedans.

De quoi en effet élaborer une philosophie de malade mental.
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07.06.2009
Ils sortent de leur caverne avec des airs terribles
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Je poste cet extrait de Nietzsche en songeant à mon ami Jean-Jacques L.
"Un Anglais moderne décrit de la façon suivante le danger que courent le plus souvent les hommes extraordinaires qui vivent dans une société médiocre : « Ces caractères exceptionnels commencent par être humiliés, puis ils deviennent mélancoliques, pour tomber malades ensuite et mourir enfin. Un Shelley n'aurait pas pu vivre en Angleterre et toute une race de Shelley eût été impossible. » Nos Hölderlin et nos Kleist, d'autres encore, périrent parce qu'ils étaient extraordinaires et qu'ils ne parvenaient pas à supporter le climat de ce qu'on appelle la « culture » allemande. Seules des natures de bronze, comme Beethoven, Gœthe, Schopenhauer et Wagner, parviennent à supporter l'épreuve. Mais chez eux aussi apparaît, dans beaucoup de traits et beaucoup de rides, l'effet de cette lutte et de cette angoisse déprimante entre toutes : leur respiration devient plus pénible et le ton qu'ils prennent est souvent forcé. Ce diplomate sagace qui n'avait vu Gœthe et ne lui avait parlé que superficiellement déclara à ses amis : « Voilà un homme qui a de grands chagrins ! » Gœthe interpréta ces paroles en traduisant : « En voilà un qui ne s'est épargné aucune peine ! » Et il ajoutait : « Si sur les traits de notre visage les traces de souffrances surmontées, d'actions accomplies ne peuvent s'effacer, il n'est pas étonnant que ce qui reste de nous et de nos efforts porte aussi ces traces. »
C'est là ce Goethe que nos philistins de la culture désignent comme le plus heureux des Allemands, pour démontrer leur affirmation que, quoi qu'on dise, il doit être possible de trouver le bonheur parmi eux. Ce disant ils ont l'arrière-pensée qu'il ne faut pardonner à personne qui, au milieu d'eux, serait malheureux et solitaire. C'est pourquoi, avec une grande cruauté, ils ont posé et expliqué pratiquement le principe que son isolement est la conséquence d'une faute secrète.
(...)

Partout où il y a eu des sociétés, des gouvernements puissants, des religions, des opinions publiques dominantes, bref, partout où il y eut jamais de la tyrannie, les philosophes solitaires ont été détestés ; car la philosophie ouvre aux hommes un asile où aucune tyrannie ne peut pénétrer, les cavernes de l'être intime, le labyrinthe de la poitrine, et c'est ce qui exaspère les tyrans. Voilà le refuge des solitaires, mais là aussi un grand danger les guette. Ces hommes, dont la liberté s'est réfugiée au fond d'eux mêmes, sont aussi condamnés à vivre extérieurement, à être visibles, à se faire voir ; ils ont d'innombrables relations humaines par leur naissance, leur milieu, leur éducation, leur patrie, par les circonstances du hasard et par l'importunité des autres ; on leur suppose d'innombrables opinions, parce que ces opinions sont les opinions dominantes ; toute mimique qui n'est pas une dénégation paraît être de l'approbation ; tout geste qui n'est pas un geste destructeur est interprété comme un consentement. Ils savent, ces solitaires et ces libres d'esprit, que sans cesse ils paraîtront, en une circonstance quelconque, différents de ce qu'ils sont ; tandis qu'ils ne veulent que la vérité et la loyauté, ils sont pris dans les mailles d'un réseau de malentendus, et leur désir ardent ne peut empêcher que leur moindre action s'enveloppe d'une nuée d'opinions fausses, d'adaptations, de demi-aveux, de silences discrets, d'interprétations erronées... Un voile mélancolique enveloppe alors leur front : car l'idée que la simulation est une nécessité paraît à de semblables natures plus détestable que la mort ; si leur amertume persiste ils accumulent au fond d'eux-mêmes une amertume qui menace de produire une explosion volcanique.

De temps en temps, ils se vengent de cette obligation de se cacher, de leur réserve forcée. Ils sortent de leur caverne avec des airs terribles ; leurs paroles et leurs actes sont alors des explosions et il arrive qu'ils succombent d'avoir été eux-mêmes. C'est ainsi que Schopenhauer vivait dangereusement. De pareils solitaires ont besoin d'aimer, ils ont besoin de compagnons devant lesquels il leur est permis d'être ouverts et simples comme devant eux-mêmes, en présence desquels cessent les convulsions des réticences et de la dissimulation. Enlevez ces compagnons et vous engendrez un danger croissant. Cette désaffection a fait périr Heinrich von Kleist et c'est le plus terrible antidote contre des hommes extraordinaires de les replonger ainsi profondément en eux-mêmes, de telle sorte, que leur retour à la surface est chaque fois semblable à une explosion volcanique. Pourtant il existe encore des demi-dieux qui sont capables de vivre dans, des conditions aussi abominables, de vivre même victorieusement ; si vous voulez entendre les chants solitaires d'un de ces demi-dieux, écoutez la musique de Beethoven."
Friedrich Nietzsche, Considérations inactuelles, Schopenhauer éducateur
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27.05.2009
Bien lire, c'est-à-dire lentement, profondément...
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"Non, nous n'aimons pas l'humanité ; mais, d'autre part, nous sommes bien loin d'être assez « allemands » au sens où le mot « deutsch » a cours aujourd'hui, pour nous faire les porte-parole du nationalisme et de la haine raciale, pour nous réjouir de l'infection nationaliste grâce à laquelle à présent les peuples en Europe se barricadent l'un contre l'autre et se mettent réciproquement en quarantaine. Nous sommes trop désinvoltes pour cela, trop malicieux, trop gâtés, mais aussi trop avertis, nous avons trop « voyagé » : nous préférons de beaucoup vivre sur les montagnes, à l'écart, « inactuels », dans les siècles passés ou à venir, rien que pour nous épargner la colère silencieuse à laquelle nous serions condamnés en tant que témoins d'une politique qui rend l'esprit allemand stérile en le rendant vaniteux, et qui de surcroît est une petitepolitique : pour que sa propre création ne se décompose pas aussitôt, ne lui faut-il pas la situer entre deux haines mortelles ? Ne faut-il pas qu'elle vise à éterniser le morcellement de l'Europe en petits Etats ?... Nous autres sans-patrie, nous sommes quant à la race et quant à l'origine, trop nuancés et trop mélangés, en tant que « hommes modernes », et par conséquent trop peu tentés de prendre part à cette débauche et à ce mensonge de l'auto-idolâtrie raciale qui aujourd'hui s'exhibe en Allemagne en tant que signe distinctif des vertus allemandes et qui chez le peuple du « sens historien » donne doublement l'impression de la fausseté et de l'inconvenance. Nous sommes, en un mot, - et ce sera ici notre parole d'honneur! - de bons Européens, les héritiers de l'Europe, héritiers riches et comblés, mais héritiers aussi infiniment redevables de plusieurs millénaires d'esprit européen." Friedrich Nietzsche, Le Gai savoir, "Nous autres « sans-patrie »"
"NE FRÉQUENTER PERSONNE QUI SOIT IMPLIQUÉ DANS CETTE FUMISTERIE EFFRONTÉE DES RACES !"
Friedrich Nietzsche, Oeuvres posthumes, trad. Bolle, éd. du Mercure de France, 1934, §858, p. 309.
"Bien lire, c'est-à-dire lentement, profondément, en regardant prudemment derrière et devant soi, avec des arrière-pensées, avec des portes ouvertes, avec des doigts et des yeux subtils..."
Friedrich Nietzsche, Aurore
Préface, §5

Malade de voir en certains lieux de la fumeuse réacosphère quelques crispés idéologiques citer Nietzsche à tout va sans l'avoir lu de bout en bout, c'est-à-dire, grosso modo de "La Naissance de la Tragédie" à "Ecce Homo" sans exception et, si possible, sans sauter de ligne. Mais il n'y a rien de neuf sous le soleil, Qohelet le dit si bien déjà...
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14.09.2008
Les moutons, les oies et les ânes...
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Trouvé ce texte du philosophe moustachu sur Theatrum Mundi qui m'a rappelé mes lointaines explorations qui ne demandent qu'à être reprises.
"La lutte contre l’Eglise est sans doute entre autres aspects – car elle signifie mille choses diverses – la lutte des natures plus vulgaires, plus légères, plus confiantes, plus superficielles contre la domination des hommes plus graves, plus profonds, plus contemplatifs, c’est-à-dire plus méchants et plus méfiants, qui furent longtemps à scruter avec une suspicion profonde la valeur de l’existence comme aussi leur propre valeur : le vulgaire instinct du peuple, sa joie sensuelle, son « bon cœur » s’insurgèrent contre eux. L’Eglise romaine tout entière repose sur la suspicion méridionale à l’égard de la nature humaine, et qui dans le Nord prêta toujours au malentendu : suspicion qui constituait pour le Midi européen l’héritage du profond Orient, de l’antique et mystérieuse Asie et de son esprit de contemplation. A lui seul le protestantisme est un soulèvement populaire en faveur des braves gens, ingénus, confiants, superficiels (le Nord montre toujours plus de bienveillance et de platitude que le Midi) ; mais ce fut la Révolution française qui remit enfin solennellement et sans réserve le sceptre au « brave homme » (au mouton, à l’âne, à l’oie, en un mot à tout ce qui est d’une irrémédiable platitude, à tout ce qui braille, qui est mûr pour la maison de fous des « idées modernes »)."
Nietzsche, Le gai savoir, fragment 350, traduction de Pierre Klossowski.
"Peut-être la vérité est-elle une femme qui a de bonnes raisons de ne pas vouloir montrer ses raisons." écrivait Nietzsche dans la préface de ce livre.

Nietzsche en 1868
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01.05.2008
Volonté de Liquidation
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Lamentables danses névrotiques sur le cadavre du philosophe, danses menées par le ressentiment et l'analyse aux grosses ficelles. Derrière le désir de mettre du poil à gratter sur les "nietzschéens de gauche" tels Deleuze, Foucault, ou plus récemment Onfray et Sollers, je devine par les citations, une fois de plus sorties de leur contexte, une volonté tenace de rendre définitivement Nietzsche infréquentable. Notre époque veut tout liquider. Nietzsche, Heidegger. Mais c'est elle-même qu'elle va finir par liquider. C'est la Volonté de Volonté qui finit toujours par se retourner contre elle-même. Quand la pulsion de vie se retourne contre la vie elle-même. J'insiste. Déjà, il y a une dizaine d'années était paru ce livre parfaitement ridicule, "Pourquoi nous ne sommes pas Nietzschéens" avec les Comte-Sponville et autre Luc Ferry.

Ce que souhaitent démontrer les pourfendeurs du philosophe moustachu, c’est que Nietzsche est irrécupérable, totalement. "Totalitairement" ai-je envie d'écrire.
Pourtant, celui qui a lu Nietzsche, et qui l'a bien lu, sait que de tous les philosophes, Nietzsche est probablement celui qui, n'épargnant personne, sollicite le moins l’appartenance, la soumission, la reconnaissance. Nietzsche est inclassable, intempestif et singulier. Nietzsche dérange encore en 2008, car il rend toute intention d'accord et de complicité impossible ou improbable.
Je songe à cette phrase de Philippe Sollers qui parlant à un journaliste Cubain entend celui-ci lui dire (je cite de mémoire) : "Nietzsche est considéré comme un penseur fasciste à la Havane." Moralité ? dit Sollers, nous sommes partout à Cuba.
Moi je n'ai qu'une seule chose à dire aux sinistres dégarnis du bulbe qui ne savent que pisser sur les tombes : celui qui n'a pas mesuré l'écart gigantesque qu'il y a entre la moustache de Hitler et celle de Nietzsche n'est pas digne d'ouvrir sa gueule à propos des abysses de Zarathoustra, de l'ironie d' "Ecce Homo", du soleil d' "Aurore" ou du "Gai savoir"...
France Culture : Les vendredis de la philosophie (6 octobre 2006) - Nietzsche toujours intempestif.mp3
17:50 Publié dans Friedrich Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.03.2008
Nietzsche, Un Voyage Philosophique
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"L’histoire intellectuelle de tous les temps, dans son immensité, n’offre aucun autre exemple de cette abondance, de cette extase aux épanchements enivrés, de cette fureur fanatique de la création; c’est seulement peut-être tout près de lui, et cette même année, dans la même région, qu’un peintre “éprouve” une productivité aussi accélérée et qui déjà confine à la folie: dans son jardin d’Arles et dans son asile d’aliénés, Van Gogh peint avec la même rapidité, avec la même extatique passion de la lumière, avec la même exubérance maniaque de création. A peine a-t-il achevé un de ses tableaux au blanc ardent que déjà son trait impeccable court sur une nouvelle toile, il n’y a plus d’hésitasion, de plan, de réflexion. Il crée comme sous la dictée, avec une lucidité et une rapidité de coup d’oeuil démoniaques, dans une continuité incessante de visions." ( "La lutte avec le démon - Nietzsche" Stefan Zweig )
« - Alors j'entrepris quelque chose qui ne pouvait être l'affaire de tout le monde : je descendis dans les profondeurs : je me mis à percer le fond, je commençai à examiner et à saper une vieille confiance, sur quoi, depuis quelques milliers d'années, nous autres philosophes, nous avons l'habitude de construire, comme sur le terrain le plus solide, - et de reconstruire toujours, quoique jusqu'à présent chaque construction se soit effondrée : je commençai à saper notre confiance en la morale. [...] En nous s'accomplit, pour le cas où vous désireriez une formule, - l'autodépassement de la morale.» Friedrich Nietzsche - "Aurore" (Avant-propos)
23:15 Publié dans Friedrich Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Nietzsche























