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05/09/2010

10-Tom Petty and The Heartbreakers : " American Girl " (1977) , à propos de "Le silence des agneaux " de Jonathan Demme (1990)

=--=Publié dans la Catégorie "Une Chanson, Un Film, par The Reverend..."=--=

Où est passée Jodie Foster, uh ?

En 1990, avant la première guerre du Golfe, au vingtième siècle donc, elle était l’agent Clarice Sterling, pauvre petite fille abandonnée à la recherche de son père et à la poursuite du crime. Woaw ! Comme ce film nous faisait peur à l’époque, avec son serial killer de la mort, et le Dr Lecter, monstre d’inhumanité qui mangeait ses proies.
Que reste-t-il de toute cette horreur 15 ans après ? Pas grand chose à vrai dire, puisque depuis, le moindre épisode de X files, par exemple, est bien plus trash ou gore que ce film finalement hyper-classique, et c’est tant mieux. Si, tiens, Scully a complètement pompé le look de l’agent Sterling, tout de même...

Ce qui subsiste, en dehors du script original, version édulcorée du roman de Thomas Harris, c’est la caméra de Jonathan Demme qui nous le livre : le regard de Jodie Foster, son accent « plouc » du Sud, l’amour pour son père de substitution, Scott Glenn. On ne voit plus que ça en fait, ce désir qui circule entre elle et lui, cet amour impossible conclu par une érotique et chaste poignée de main.

Depuis, Jodie Foster a tourné dans quelques films (Contact, Maverick, Panic room), en a réalisé au moins un, et puis plus rien. A-t-elle trouvé la paix, ou bien est-elle retournée au silence ?

podcast
Tom Petty and The Heartbreakers : " American Girl " (1977)

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

OASIS : "She's electric" (1995)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

Ou l'on découvre avec stupeur qu'avant d'être une PME (mal)menée par deux crétins congénitaux, Oasis fut un groupe talentueux capable de finesse, doté d'un chanteur à la fausse nonchalence séduisante et d'un compositeur inspiré sachant recycler avec bonheur 30 années de british beat pour incarner l'esprit des années 90 : un pied dans la tradition et l'autre dans le modernisme, une Anello & Davide d'un côté, une Converse de l'autre.
Parce que avant de pouvoir remplir des stades, il faut savoir vider des verres dans un pub, boire de la Guiness en révant de champagne, penser aux filles qu'on a plutôt qu'à celles qu'on aura, et s'exercer à devenir un bon voleur en apprenant à connaitre ce qui vaut la peine d'être dérobé.
Ici, une mélodie empruntée aux Kinks, des licks de guitare aux Stones, et un final qui pille carrément les Beatles, mais tout ça avec grâce.
La retenue qu'il faut pour justifier l'arrogance.
Le style anglais, quoi.

podcast

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et ex-bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

16:26 Publié dans La Chanson du Jour, par The Reverend. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook