05/10/2013
Odilon Redon : Le Christ du silence
=--=Publié dans la Catégorie "Peinture-Sculpture"=--=
« Cherche Dieu tous les jours. Mais cherche-le dans ton cœur, non à l'extérieur. Et quand tu le trouves, tiens-toi avec crainte et tremblement, comme les chérubins et les séraphins, car ton cœur est devenu un trône de Dieu. Cependant, pour trouver Dieu, deviens humble comme la poussière devant le Seigneur, car le Seigneur ne supporte pas l'orgueilleux, tandis qu'il visite ceux qui sont humbles dans leur cœur, voilà pourquoi il dit : "Celui que je regarderai, c'est celui qui est doux et humble de cœur." »
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La publicité pour bien donner tout son effet magique, ne doit être gênée, retenue, divertie par rien...
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Un minimum d’originalité, mais énormément de réclame et de culot. L’être, l’étron, l’objet en cause de publicité sur lequel va se déverser la propagande massive, doit être avant tout au départ, aussi lisse, aussi insignifiant, aussi nul que possible. La peinture, le battage-publicitaire se répandra sur lui d’autant mieux qu’il sera plus soigneusement dépourvu d’aspérités, de toute originalité, que toutes ses surfaces seront absolument planes. Que rien en lui, au départ, ne peut susciter l’attention et surtout la controverse. La publicité pour bien donner tout son effet magique, ne doit être gênée, retenue, divertie par rien. Elle doit pouvoir affirmer, sacrer, vociférer, mégaphoniser les pires sottises, n’importe quelle himalayesque, décervelante, tonitruante fantasmagorie… à propos d’automobiles, de stars, de brosses à dents, d’écrivains, de chanteuses légères, de ceintures herniaires, sans que personne ne tique… ne s’élève au parterre, la plus minuscule naïve objection. Il faut que le parterre demeure en tout temps parfaitement hypnotisé de connerie. »
Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre
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Oui, c’est cette communication que nous avions à opposer au monde du meurtre
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« C’est pourquoi nous avons cherché ces raisons dans notre révolte même. Et nous avons compris ainsi que nous ne luttions pas seulement pour nous, mais pour quelque chose qui était commun à tous les hommes. Nous avons compris que dans un monde privé de sens, l’homme du moins gardait un sens et plus que jamais nous ne pourrions supporter que des êtres soient torturés, des oreilles déchirées et des fils assassinés devant leur mère. Nous avons compris que puisque certains d’entre nous avaient accepté de mourir pour cette communauté par laquelle tous les hommes communiquaient entre eux, c’est qu’ils y avaient trouvé une valeur plus importante que leur existence personnelle et, par conséquent, sinon une vérité, du moins une règle de conduite. Oui, c’est cette communication que nous avions à opposer au monde du meurtre. Et c’est elle que nous devions maintenir pour nous défendre du meurtre. »
« L’histoire des hommes est l’histoire de leurs erreurs et non de leur vérité. La vérité est probablement comme le bonheur, elle est toute simple et elle n’a pas d’histoire. »
Albert Camus, La Crise de l’Homme
Texte original de la conférence donnée par Albert Camus au McMillin Theater de l’université de Columbia (New-York) le 28 mars 1946 : La crise de l’homme.PDF
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Empêcher que le monde ne se défasse
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« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. »
Albert Camus, Discours de Stockholm lors du prix Nobel, 1957
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Ce qui fait le prix du voyage, c'est la peur
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« Ce qui fait le prix du voyage, c'est la peur. C'est qu'à un certain moment, si loin de notre pays, de notre langue (un journal français devient d'un prix inestimable. Et ces heures du soir dans les cafés où l'on cherche à toucher du coude d'autres hommes), une vague peur nous saisit, et un désir instinctif de regagner l'abri des vieilles habitudes. C'est le plus clair apport du voyage. À ce moment-là, nous sommes fébriles mais poreux. Le moindre choc nous ébranle jusqu'au fond de l'être. Qu'une cascade de lumière se rencontre, l'éternité est là. C'est pourquoi il ne faut pas dire qu'on voyage pour son plaisir. Il n'y a pas de plaisir à voyager. J'y verrais plutôt une ascèse. C'est pour sa culture qu'on voyage si l'on entend par culture l'exercice de notre sens le plus intime qui est celui de l'éternité. Le plaisir nous écarte de nous-mêmes comme le divertissement de Pascal éloigne de Dieu. Le voyage, qui est comme une plus grande et plus grave science, nous y ramène. »
Albert Camus, Carnets I ; janvier 1936
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