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05/11/2015

Ceci n'est plus une femme...

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Les peuples ont un vif besoin d’ordre

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« Les masses ont un bon sens qu’elles ne désertent qu’au moment où les gens de mauvaise foi les passionnent. Ce bon sens repose sur des vérités d’un ordre général, vraies à Moscou comme à Londres, vraies à Genève comme à Calcutta. Partout, lorsque vous rassemblerez des familles d’inégale fortune sur un espace donné, vous verrez se former des cercles supérieurs, des patriciens, des première, seconde et troisième sociétés. L’égalité sera peut-être un droit, mais aucune puissance humaine ne saura le convertir en fait. Il serait bien utile pour le bonheur de la France d’y populariser cette pensée. Aux masses les moins intelligentes se révèlent encore les bienfaits de l’harmonie politique. L’harmonie est la poésie de l’ordre, et les peuples ont un vif besoin d’ordre.La concordance des choses entre elles, l’unité, pour tout dire en un mot, n’est-elle pas la plus simple expression de l’ordre ? L’Architecture, la musique, la poésie, tout dans la France s’appuie, plus qu’en aucun autre pays, sur ce principe, qui d’ailleurs est écrit au fond de son clair et pur langage, et la langue sera toujours la plus infaillible formule d’une nation. »

Honoré de Balzac, La duchesse de Langeais

 

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Des cailloux...

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Quand "Le Figaro" osait se poser des questions...

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1985... Quand Le Figaro... journal supposé "de Droite"... osait se poser des questions...

 


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Un principe suprême et parfait dont ce monde n’est que la vaine apparence

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« Je t’aimais profondément, tu le savais, en frère et en ami et je regrette de te faire une grande peine. Mais je suis obligé de faire ce que je vais faire, et tu le comprendras.
[…] Je me tue : cela n’est défendu par aucune loi supérieure, bien au contraire. Ma mort est un sacrifice librement consenti qui m’évitera certaines salissures, certaines faiblesses. Et surtout, je ne m’intéresse pas assez à la politique pour en encombrer (prison, etc.) mes derniers jours.
Cela m’ennuierait et me distrairait des suprêmes pensées dont je veux m’occuper seulement aux derniers moments.
Je ne crois ni à l’âme ni à Dieu, je crois à l’éternité d’un principe suprême et parfait dont ce monde n’est que la vaine apparence. Apparence ravissante et dont je me suis réjoui autant qu’aucun. J’ai joui des hommes, des femmes, des animaux, des plantes, surtout des arbres, de tout – et des maisons, cher architecte -, mais depuis quelques années encore bien mieux de l’essence qui est derrière tout. Cela m’a enivré merveilleusement et je ne me tiens pas de joie d’aller enfin à cela.
Je n’ai aucune contrainte en moi ni autour de moi : je suis saturé des apparences et j’aspire à l’essence et au-delà de l’essence à l’indicible.
Je saute sur l’occasion qui m’est offerte. La menace de mort depuis cinq ans a décuplé ma vie et m’a fait goûter et comprendre tout comme je n’aurais fait si je n’avais pas choisi la voie dangereuse, la voie de l’âpre audace.
J’espère que tu te portes bien, que tu reprendras bien ton métier, que tu n’auras pas d’ennuis à cause de moi, que tu développeras ta conscience et ta mesure comme tu faisais.
Je suis heureux de penser que tu auras ma bibliothèque, mes livres et que tu t’occuperas de mon œuvre.
[…] Cher vieux, j’aurais aimé vieillir près de toi, mais le sort en a décidé autrement.
Je t’embrasse du fond du cœur et du fond de l’être.

Ton frère Pierre »

Pierre Drieu la Rochelle, "Dernière lettre à son frère", Journal 1939 – 1945

 

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Doutes et confiance...

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