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24/07/2021

Le chemin que prend ce pays...

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« Il y a deux mois Loretta et moi on est allés à une conférence à Corpus Christi et j'étais assis à côté d'une dame, c'était l'épouse d'un tel ou d'un tel et elle n'arrêtait pas de parler de la droite par-ci et de la droite par-là, je ne suis même pas sûr de savoir ce qu'elle voulait dire. Les gens que je connais sont généralement des gens très ordinaires. Ordinaires comme la poussière, comme dit le dicton. C'est ce que je lui ai dit et elle m'a regardé avec un air bizarre. Elle croyait que j'en disais du mal, mais bien sûr c'est un grand compliment dans la partie du monde où je vis. Et elle continuait, continuait. Finalement, elle m'a dit comme ça : Je n'aime pas le chemin que prend ce pays. Je veux que ma petite-fille puisse avoir une IVG. Et je lui ai dit eh bien madame je ne crois pas que ça doive vous inquiéter le chemin que prend ce pays. Moi au train où vont les choses je ne doute pas une minute que votre petite-fille pourra avoir une IVG. Je dirais même que non seulement elle pourra se faire avorter, mais elle pourra vous faire endormir... ce qui a tout de suite coupé court à la conversation. »

Cormac McCarthy, No country for old men

 

 

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L'Elysée tremble...

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Ces immenses solitudes

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« On peut donc voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver. (...) On oublie les journées écoeurantes du voyage en mer et les insomnies du train quand on est parvenu à se reconnaître (et par-delà soi-même autre chose sans doute), et cette "reconnaissance" n’est pas toujours au terme du voyage qu’on fait : à vrai dire, lorsqu’elle a eu lieu, le voyage est achevé. Il est donc bien vrai que dans ces immenses solitudes que doit traverser un homme de la naissance à la mort, il existe quelques lieux, quelques moments privilégiés. (...) La fausse reconnaissance, c’est la plus vraie de toutes : on se reconnaît soi-même : et quand devant une ville inconnue on s’étonne comme devant un ami qu’on avait oublié, c’est l’image la plus véridique de soi-même que l’on contemple. »

Jean Grenier, Les Îles

 

 

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Complotiste...

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Femme Libre

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