21/12/2007
Négritude
=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=
Je lis, ça et là, sur la "réacosphère" des commentaires parfois douteux. Non de ce doute qui secoue la fibre bien-pensante du bobo gôchiste moyen qui renifle du racisme partout où le système insuffle de sa moraline chiasseuse pour maintenir les neu-neu-rô-rônes enchaînés aux petites certitudes mitterrandiennes qui interdisent le sens critique. Non... je dis "des commentaires douteux" autant insufflés de haine à l'égard des crouilles, des négros, des jaunes que certains crouilles, négros et jaunes ont la haine envers les blanc-becs, les céfrans, les mangeurs de porc et autres "souchiens", "sous-chiens" ou que sais je ?... De la confusion rajoutée à la confusion. Ce qui explique pourquoi je n'ai jamais été en mesure de me joindre au moindre mouvement "identitaire" européen, même sous prétexte de défendre une identité qui me tient au coeur et à l'âme, car les divers mouvements en question ont toujours, de près ou de loin, des relents de racisme fascisant, surtout s'ils le voilent derrière l'improbable épithète de "nationaliste-libertaire" ou tout autre lubie idéologique du même calibre.
Entre un FN fondé avec, en son sein, d'anciens Waffen-SS, qui a fini par accueillir un ancien marxiste du PC insatisfait de sa non-réussite littéraire (et qui fait les yeux doux à Houria Bouteldja sur les plateaux de télévisions en rêvant sûrement que les beurs une fois canalisés par la poigne de fer de Jean-Marie Le Pen ou celle de sa descendance rendront la France plus virile) et des "Faisceaux Français" ou une nouvelle "Gauche Nationale" (pourquoi pas « National Socialisme » pendant qu’on y est) qui se réclament plus ou moins ouvertement de Mussolini, autant le dire, le Nihilisme a le vent en poupe et j'ai du mal à croire que ces gens puissent sauver la France demain, et s'ils parvenaient au pouvoir, je frémis quand je songe au régime moisi qu'ils installeraient en lieu et place de notre démocrassouillardise qui ne vaut guère mieux. Mythe du Progrès contre Révolution Nationale. Non merci, on a déjà donné. Le Ressentiment est leur moteur et le pire c'est que certains d'entre eux (les néo-païens mis à part) s'affirment chrétiens, ce qui est comique. Car si je ne supporte pas que le christianisme soit caricaturé par l'abbé Pierre, je ne puis me résoudre à n'en faire que l'exutoire d'une Reconquista, fut-elle nécessaire. En Bosnie-Herzégovine, mes frères serbes ont exécuté de sang froid des musulmans en masse... avant d'aller se signer à l'église après avoir recouvert les charniers proprement. Avouez que c'est joli comme chute. De quoi vomir.
Bon, c’est vrai, on n'a pas parlé des massacres perpétrés par le musulman Naser Oric, par exemple. Silence radio. Mais c'est un autre débat. Bref...
Je lis donc, ça et là, disais-je, des envies de massacres, des commentaires bouffés par des turpitudes mentales refoulées. C'est tout juste s'ils se retiennent, difficilement, de cracher un bon gros « vivement la ratonnade, et pourvu qu'elle soit générale ». Puis ça parle de "revanche" et "de se faire plaisir". Ouais. Sortons les battes, les fusils et les lance-flammes. Mais la guerre a muté. Elle est d'un type nouveau. Le front est partout et nulle part. Dans nos têtes pour commencer. Elle se déroule et se poursuit également en nous-mêmes pendant que nous pensons à autre chose, que nous vivons nos vies de producteurs et consommateurs zombifiés.
Je vous présente trois collègues de boulot qui remplacent, largement, les nombreux "z'y vas" blancs comme mon cul et de souche européenne voire gauloise, parce qu'avant d'allumer un lance-flamme, messieurs les intransigeants, il faut avoir les yeux en face des trous et se servir de sa matière grise.
Ces trois mecs sont dangereux... mais pas dans le sens que vous pourriez imaginer.

Dee-Jay "D". Non content d'aimer Public Enemy, Mister Dee-Jay "D" collectionne les Vinyles et admire Louis XIV et Napoléon Ier... oui oui oui... celui-là même qui a rétabli l'esclavage à cause de Joséphine... la Salope ! Mais Dee-Jay "D" a les pieds sur terre et sait faire preuve de sens critique. Il ne succombe pas au politiquement correct des derniers mois qui a fait comparer Napoléon à Hitler sous les bons auspices d'un histrion d'historien noir qui avait une revanche nauséabonde à prendre sur la France. Et puis attention, Dee-Jay "D" aime l'Histoire avec un "H" majuscule, aussi il se délecte de Jacques Bainville. C'est que Dee-Jay "D" a du goût. Voilà.

Mister "G". Oui oui oui... regardez bien sa mine défaite. Mister "G" s'envoie des joints à l'occasion, c'est vrai. Mais entre deux disques de Miles Davis et John Coltrane, et un cours de Taï-Chi et de Kung Fu avec Sabre, Mister "G" joue du Saxophone et lit la Bible. Son verbe fleurit entre Jean Gabin tendance Audiard et le Livre des Proverbes dans l'Ancien Testament. Sujet de prédilection : le Christ. Expression favorite, scandée à la Aretha Franklin :"Jesus Christ My Lord !" Il est pas né celui qui pourra le convertir.

Bakari. Bois du Champagne pour les grandes occasions. Un musulman maghrébin que j'ai vu une fois venir lui faire la morale pour sa coupe de Champagne s'est vu renvoyé sur les roses par un majestueux :"Dis donc, toi, tu vas pas me fâcher avec le vieux là-haut ! Tu te crois à la mosquée là ?" Ah ! Si vous aviez pu voir la tête du maghrébin en question ! Bakari a fait une partie de ses études en ex-RDA, résultat du temps où le Mali entretenait de saines relations avec les pays communistes. Quelques signes particuliers : ne connaît pas son âge à cause de l'absence d'administration dans la savane où il est né, appelle les polygames "les idiots du village", comme il a le droit de vote a voté Sarkozy mais le trouve trop mou et trop gentil car lui renverrait par navire, à fond de cale, tous les étrangers irréguliers, les fouteurs de merde même s'ils sont nés en France et ceux qui ne respectent pas le pays qui les accueille, ce qui selon ses propres mots ferait un paquet de monde. À la question "Bakari, que fais-tu demain si ça pète dans ce pays ?", répond :"Je sors ma lance pour la France." Malgré un accent à découper au couteau et un poste d'agent de maîtrise il se comporte comme un grand Seigneur. Charmant avec les dames et volontariste avec ses gars. Juste et perspicace dans ses jugements.
"Cogito Ergo Sum" disait Descartes. C'est précisément sur l'Être que l'on se doit de juger les gens... et non sur le paraître. "You can't judge a book by looking at the cover" chantait avec conviction Bo Diddley. Puisque le paraître peut en de nombreux cas s'avérer factice. C'est sur l'Être... à commencer sur sa présence... que le jugement s'exerce. Dis-moi comment tu penses, comment tu agis... je te dirais qui tu es... Merci docteur Freud, merci docteur Jüng.
Et puis écoutez le ce morceau, composé par le Géant du Blues Willie Dixon...
"You can't judge an apple by looking at a tree,
You can't judge honey by looking at the bee,
You can't judge a daughter by looking at the mother,
You can't judge a book by looking at the cover.
Oh can't you see,
Oh you misjudge me,
I look like a farmer,
But I'm a lover,
You can't judge a book by looking at the cover.
Oh come on in closer baby,
Hear what else I gotta say !
You got your radio turned down too low,
Turn it up !
You can't judge sugar by looking at the cane,
You can't judge a woman by looking at her man,
You can't judge a sister by looking at her brother,
You can't judge a book by looking at the cover.
Oh can't you see,
Oh you misjudge me,
I look like a farmer,
But I'm a Lover,
You can't judge a book by looking at the cover.
You can't judge a fish by lookin' in the pond,
You can't judge right from looking at the wrong,
You can't judge one by looking at the other,
You can't judge a book by looking at the cover.
Oh can't you see,
Oh you misjudge me,
I look like a farmer,
But I'm a lover,
You can't judge a book by looking at the cover."

Bo Diddley

Willie Dixon
23:35 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (23) |
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