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08/09/2008

Écrire - XIII

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires"=--=

L’écriture est la forme d’art la plus libre et la plus abordable. Des cahiers, quelques stylos, et ouverture des écoutilles. Les cahiers peuvent finir pour un long temps dans un tiroir, un grenier, une cave. Aucune importance. Un jour une main vient, se saisit de l’objet, l’ouvre et s’illumine de la découverte. Entre les lignes on devine le souffle de l’écrivain, ses doutes, ses certitudes, sa vision se plantant dans sa chair, sa plume épuisant le monde. C’est pour cela que je suis heureux d’écrire dans le secret de mon alcôve. Le charme opère sur moi, au moins, je l’assure. Pas de prétention particulière, si ce n’est l’envie de creuser mon sillon tranquillement, n’attendant rien du système à part son écroulement prochain.

« La solitude ne plante rien : elle fait mûrir…
Encore te faut-il en plus l’amitié du soleil ! »

Friedrich Nietzsch, Poèmes

Dans le désarroi de ce monde que je scrute comme un nomade en exil je suis vivant de ma vie heureuse. J’ai péché, pauvre de moi, en aimant. Les imprécateurs peuvent hurler et vomir leur bile. « On est ce qu’on est devant Dieu, et rien de plus » dit une phrase du Curé d'Ars. Les contempteurs peuvent reprendre leurs reniements, leurs jugements, leur néantisation générale, leur glissement abbyssale qu’ils croient paradisiaque. Grand bien leur fasse.

« Il est nécessaire à la vie commune de se tenir à hauteur de mort. »
Georges Bataille


15:00 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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