18/07/2011
Roger Daltrey, l'hypocrisie de U2 et l'Immigration au Royaume-Uni...
=--=Publié dans la Catégorie "Music..."=--=

Cela faisait longtemps que la légende vivante, Roger Daltrey, chanteur des WHO, n'avait pas défrayé la chronique avec une telle verve. Dans les années 60 et 70 lui et ses frères d'armes au sein du groupe mythique s'en donnaient à coeur joie.
Dans une interview accordée à un tabloïd trash du Royaume-Uni, Daltrey a attaqué le groupe U2 quand il a appris que le groupe Irlandais ne payait pas ses impôts en Irlande mais en Hollande. Bien que The Edge nie être un évadé fiscal, Roger Daltrey ne l'a pas épargné : "Je trouve ça très intéressant que quelqu’un qui prône le socialisme refuse de payer pour un État socialiste !"
Puis Roger Daltrey s'en est pris aux conservateurs à propos de leur politique concernant l'immigration en déclarant que leurs représentants avaient "la tête dans le cul" à propos des issues que l'immigration massive implique. Cette déclaration survient quelques semaines après qu'il s'en soit pris aux travaillistes qu'il avait accusé d'avoir "ouvert les portes du déluge immigrationniste" et d'avoir, littéralement, "massacré la classe ouvrière"... C'est qu'en digne "Working Class Hero", Roger Daltrey se souvient qui il est et d'où il vient...


Le texte de la chanson "Won't get fooled again" prend toute sa signification...
We'll be fighting in the streets
With our children at our feet
And the morals that they worship will be gone
And the men who spurred us on
Sit in judgment of all wrong
They decide and the shotgun sings the song
I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around me
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
And I'll get on my knees and pray
We don't get fooled again
Don't get fooled again
Change it had to come
We knew it all along
We were liberated from the fall that's all
But the world looks just the same
And history ain't changed
'Cause the banners, they all flown in the last war
I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around me
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
And I'll get on my knees and pray
We don't get fooled again
Don't get fooled again
No, no!
I'll move myself and my family aside
If we happen to be left half alive
I'll get all my papers and smile at the sky
For I know that the hypnotized never lie
Do ya?
There's nothing in the street
Looks any different to me
And the slogans are replaced, by-the-bye
And the parting on the left
Is now the parting on the right
And the beards have all grown longer overnight
I'll tip my hat to the new constitution
Take a bow for the new revolution
Smile and grin at the change all around me
Pick up my guitar and play
Just like yesterday
Then I'll get on my knees and pray
We don't get fooled again
Don't get fooled again
No, no!
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Voile
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Cette glace pénétrait ses membres et le brûlait comme l'amour d'un Dieu d'une exaltation lucide et passionnée qui le laissait sans force
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Il lui fallait maintenant s'enfoncer dans la mer chaude, se perdre pour se retrouver, nager dans la lune et la tiédeur pour que se taise ce qui en lui restait du passé et que naisse le chant profond de son bonheur. Il se dévêtit, descendit quelques rochers et entra dans la mer. Elle était chaude comme un corps, fuyait le long de son bras, et se collait à ses jambes d'une étreinte insaisissable et toujours présente. Lui, nageait régulièrement et sentait les muscles de son dos rythmer son mouvement. A chaque fois qu'il levait un bras, il lançait sur la mer immense des gouttes d'argent en volées, figurant, devant le ciel muet et vivant, les semailles splendides d'une moisson de bonheur. Puis le bras replongeait et, comme un soc vigoureux, labourait, fendant les eaux en deux pour y prendre un nouvel appui et une espérance plus jeune. Derrière lui, au battement de ses pieds, naissait un bouillonnement d'écume, en même temps qu'un bruit d'eau clapotante, étrangement clair dans la solitude et le silence de la nuit. A sentir sa cadence et sa vigueur, une exaltation le prenait, il avançait plus vite et bientôt il se trouva loin des côtes, seul au coeur de la nuit et du monde. Il songea soudain à la profondeur qui s'étendait sous ses pieds et arrêta son mouvement. Tout ce qu'il avait sous lui l'attirait comme le visage d'un monde inconnu, le prolongement de cette nuit qui le rendait à lui-même, le coeur d'eau et de sel d'une vie encore inexplorée. Une tentation lui vint qu'il repoussa aussitôt dans une grande joie du corps. Il nagea plus fort et plus avant. Merveilleusement las, il retourna vers la rive. A ce moment il entra soudain dans un courant glacé et fut obligé de s'arrêter, claquant les dents et les gestes désaccordés. Cette surprise de la mer le laissait émerveillé. Cette glace pénétrait ses membres et le brûlait comme l'amour d'un Dieu d'une exaltation lucide et passionnée qui le laissait sans force. Il revint plus péniblement et sur le rivage, face au ciel et à la mer, il s'habilla en claquant des dents et en riant de bonheur. »
Albert Camus, La Mort heureuse
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