12/08/2011
Entretien avec Raymond Abellio par Philippe PISSIER & Jérémie A. WEISH
=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=
Ce sont les vacances... je suis fatigué et suis un gros flemmard. Vous avez Google, alors débrouillez-vous. En ce moment je préfère m'occuper de guitares et d'amplis. Ne me demandez pas qui sont Philippe PISSIER & Jérémie A. WEISH, je n'en sais absolument rien. Raymond Abellio, par contre, est un romancier et philosophe controversé et subtil, complexe et, vous l'aurez remarqué, peu connu. De lui j'ai lu, il y a une vingtaine d'années "Les Yeux d'Ezéchiel sont ouverts", "La Fosse de Babel" et "Assomption de l'Europe". Cet auteur a eu une influence prépondérante sur Maurice G. Dantec, selon les propres mots de ce dernier, ces dix dernières années. Il aborde, ici, lors de cette longue entrevue fleuve, sa conception de l'ésotérisme et de la "clef" qu'il aurait trouvée et qui permettrait une approche nouvelle, selon lui, de toute la réalité et de toutes les matières sensées étudier celle-ci. Comprenez ce que vous pouvez.
02-De la Structure Absolue.mp3
05-Autres Types de Structures Absolues.mp3
07-Le Chant du Cygne de l'Esotérisme.mp3
08-Einstein a dit tres clairement.mp3
09-Il a pris le système solaire... .mp3
12-Surprises extraordinaires.mp3
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04-Hirsch est resté régénéré.mp3
06-Exemple de calcul foudroyant.mp3
07-Il y a des matheux qui ne mettent plus en cause la clef.mp3
10-La Science est inachevable.mp3
14-Costa de Beauregard-Jury.mp3
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21:12 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (5) |
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Buddy Guy and Junior Wells : Hoodoo Man
15:54 Publié dans Blues | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un idéal du passé
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Les difficultés inédites et croissantes que l’entreprise éducative rencontre au sein de nos sociétés ne sont en rien des difficultés de méthode qu’une « modernisation » bien comprise permettrait de résoudre. Elles sont des difficultés de principe que les réformes mirifiques destinées à les traiter se bornent invariablement à amplifier, faute de les reconnaître pour ce qu’elles sont. Elles tiennent au stade atteint par l’individualisation du processus. Elles représentent d’ailleurs un remarquable révélateur des contradictions inhérentes à l’articulation de l’individu et de la société dans sa configuration actuelle, très au-delà de l’éducation. Il est entendu que l’éducation a pour fin de former l’individu, de le pourvoir de moyens aussi larges que possible d’exercer une indépendance aussi complète que possible. C’est l’originalité de l’enseignement moderne que d’avoir systématisé cette visée. Mais à partir du moment où l’on met cette indépendance au point de départ, comme si elle relevait de l’état de nature, où l’on prétend en faire le ressort même des acquisitions, on rend profondément problématique la construction culturelle de cette indépendance. On s’interdit, en effet, de poser la culture ou les savoirs dont il s’agit d’acquérir la maîtrise, dès à commencer par la langue, d’extériorité, d’englobement par rapport à l’individu, de telle sorte qu’il ne peut que rester au dehors de ce qu’il lui faudrait s’incorporer et s’approprier. On fabrique en fait des dépendants à prétentions d’indépendance. Une situation révélatrice, encore une fois, d’une relation plus générale à l’appartenance collective, qui tend à devenir impensable aux individus, dans leur volonté d’être des individus, alors qu’ils en dépendent plus que jamais. Nous ne sommes probablement qu’au début de nos peines, au regard de la régression qui s’annonce. La diffusion des Lumières, que nous avions la candeur de croire automatiquement associée aux progrès de la démocratie, pourrait vite se révéler un idéal du passé. »
Marcel Gauchet, La démocratie contre elle-même
07:02 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
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