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16/04/2012

L’Islam ne veut qu’une chose : gagner, triompher, extirper le cancer d’Israël du corps du monde islamique.

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« L’Arabe attend de vous coincer en état de faiblesse, et là, il déchire le parchemin, et il attaque. »

« Le Juif passe son temps à s’accuser de ce qui se passe au Caire. Il s’accuse de ce qui se passe à Bagdad. Mais à Bagdad, croyez-moi, on ne s’accuse pas de ce qui se passe à Jérusalem. Leur civilisation ne repose pas sur le doute, mais sur les certitudes. L’Islam ne connaît pas le fléau de ces braves gens bien intentionnés qui veulent être sûrs de ne pas mal agir. L’Islam ne veut qu’une chose : gagner, triompher, extirper le cancer d’Israël du corps du monde islamique. »

« On ne rend pas justice à la colère ; c’est parfois distrayant, un vrai bonheur. »

Philip Roth, La Contrevie

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L'Art de ne rien faire

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« En effet, rien de ce qui touche aux vacances ne m’est étranger : incompétent dans la quasi-totalité des domaines, il est en revanche un art où j’excelle, qui est celui de ne rien faire.
Les cuistres publient des livres sur la civilisation des loisirs que sera, paraît-il, celle de l’an 2000. Pour moi, je pense au contraire qu’il n’y aura pas de valeur plus étrangère à la termitière de l’an 2000 que le loisir. La termitière de l’an 2000 - plus encore que celle de l’an 1964 - sera démocratique et collectiviste. Le loisir, lui, est d’essence aristocratique ; il est le privilège des meilleurs, donc du petit nombre.
Si j’aime tant les anciens Romains, ce n’est pas parce qu’ils furent de bons soldats et d’éminents juristes : je me moque de l’armée et du droit. Si je les aime, c’est parce que la civilisation antique fut une civilisation de l’art de vivre, une civilisation de la paresse. L’idéal du monde antique fut l’otium cum dignitate. La formule est de Cicéron, mais les vers de Lucrèce sur les "divins loisirs", le traité de Sénèque sur l’oisiveté, l’œuvre d’Horace, le Satiricon de Pétrone et de nombreux autres textes témoignent qu’elle fut la devise de toute l’Antiquité classique.
Ce qui, au contraire, caractérise notre temps, c’est l’obsession de la distraction et du divertissement, qui ne sont que des formes camouflées du travail : qu’il soit au bureau ou en "voyage organisé", l’homme moderne recherche toujours la même chose, qui est l’oubli de son vide intérieur. Avoir peur de s’ennuyer et peur d’être seul, répugner à ne rien faire, aimer l’action pour l’action, autant de signes irréfragables de médiocrité et de bassesse d’âme.
N’en déplaise à nos technocrates, la civilisation de demain ne sera pas celle des loisirs, mais celle de l’image, du bruit et de la dispersion qui sont les instruments diaboliques de la fausse culture et de la crétinisation massive. Toutefois, ne nous lamentons pas sur cette crétinisation : ceux qui se laissent crétiniser ont par nature de singulières dispositions à l’être. Félicitons-nous plutôt du nombre croissant d’imbéciles : parmi eux, les gens d’esprit n’en brilleront que mieux. »

Gabriel Matzneff, Sur l’art du farniente. Journal "Combat", mars 1964

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