20/03/2013
Le ténébreux silence
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« Dans cet abîme insondable de la Simplicité, toutes choses sont embrassées dans la béatitude. Mais l’abîme lui-même ne peut être embrassé par rien si ce n’est par l’unité essentielle.
C’est en lui que doivent se résorber tout ce qui vit, car il n’y a ici que repos dans l’embrassement du flot de l’amour... C’est là le ténébreux silence… »
Jean de Ruisbroek, Les Noces spirituelles
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Le jeûne est un bon maître
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« Il est nécessaire pour le chrétien de jeûner afin d'éclairer son intellect, d'élever et de développer ses sentiments et de stimuler sa volonté pour avoir une activité utile. Il est aussi nécessaire pour un chrétien de jeûner parce que le Fils de Dieu prit sur Lui notre humaine nature, afin que la nature humaine soit élevée au plan divin, et à présent, nous nous hâtons vers le Royaume de Dieu qui n'est ni nourriture ni boisson, mais justice et paix, et joie dans le Saint Esprit.
Le jeûne est un bon maître : il fait vite comprendre à tous ceux qui jeûnent que l'homme a besoin de peu de nourriture et de boisson, et qu'en général, nous sommes gourmands et que nous mangeons beaucoup plus qu'il n'est nécessaire.
Le jeûne expose clairement tous les péchés et les défauts, toutes les faiblesses et les maladies de notre âme, de même que lorsque l'on remue un eau boueuse et stagnante, les reptiles et la terre qui s'y trouvent sont révélés.
Cela nous montre la nécessité de nous tourner vers Dieu de tout notre cœur, de rechercher Sa miséricorde, Son aide et Sa grâce salvatrice.
Le jeûne nous montre toute l'habileté, la ruse et la malice des esprits incorporels que nous avons involontairement servis. »
Jean de Cronstadt, Ma Vie en Christ
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La multiplication des patries
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« Le dernier et le plus fatal des excès du nationalisme, c’est la multiplication des patries. Il y a maintenant une démocratie des patries, comme il y a une démocratie des individus. Le traité de Versailles a fait de l’Europe une mosaïque d’Etats moyens ou petits, une Suisse nombreuse. (…) D’ailleurs cet excès finit même par se retourner contre le nationalisme et le menacer : le provincialisme tuera peut-être le nationalisme. (…) Chaque grande patrie, déchirée intérieurement par dix petites patries, acceptera plus facilement de s’humilier et de céder une part de son autorité à une patrie supérieure, européenne. »
Pierre Drieu La Rochelle, Genève ou Moscou
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