08/09/2013
Leur ambition les pousse à réclamer des places qu'ils ne peuvent pas remplir
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« Toutes les fois que j'ai entendu parler des gens de la politique parler d'un de ceux qui arrivent à s'y signaler par une absence de scrupules encore plus marquée que chez tous les autres, je ne leur ai jamais entendu dire que cet homme-là fut très corrompu ; ils disaient seulement qu'il était très intelligent. »
« Leur ambition les pousse à réclamer des places qu'ils ne peuvent pas remplir ; ils se démènent tant qu'ils n'y sont pas et s'évanouissent dès qu'ils y arrivent. »
« La mort les surprend en train de faire leur visage pour la postérité ; mais, s'étant trompés en tout, ils s'abusent encore par cette dernière espérance : il n'y aura pas de postérité pour ceux qui ont laissé s'abîmer un monde, car ce que nous appelons de ce nom, ce n'est que notre civilisation qui dure après nous. »
Abel Bonnard, Les Modérés
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Un atome peut tout dissoudre
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« Rien n'est indifférent, rien n'est impuissant dans l'univers ; un atome peut tout dissoudre, un atome peut tout sauver ! »
« Notre passé et notre avenir sont solidaires. Nous vivons dans notre race et notre race vit en nous. »
Gerard de Nerval, Aurélia
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Le monde nous échappe puisqu’il redevient lui-même
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« Au fond de toute beauté gît quelque chose d’inhumain et ces collines, la douceur du ciel, ces dessins d’arbres, voici qu’à la minute même, ils perdent le sens illusoire dont nous les revêtions, désormais plus lointains qu’un paradis perdu. L’hostilité primitive du monde, à travers les millénaires, remonte vers nous. Pour une seconde, nous ne le comprenons plus puisque pendant des siècles nous n’avons compris en lui que les figures et les dessins que préalablement nous y mettions, puisque désormais les forces nous manquent pour user de cet artifice. Le monde nous échappe puisqu’il redevient lui-même. Ces décors masqués par l’habitude redeviennent ce qu’ils sont. Ils s’éloignent de nous. De même qu’il est des jours où, sous le visage familier d’une femme, on retrouve comme une étrangère celle qu’on avait aimée il y a des mois ou des années, peut-être allons-nous désirer même ce qui nous rend soudain si seuls. Mais le temps n’est pas encore venu. Une seule chose : cette épaisseur et cette étrangeté du monde, c’est l’absurde. »
Albert_Camus, Le Mythe de Sisyphe

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