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07/10/2013

Quant à moi, il m’est impossible de vivre avec quelqu’un...

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« (...) Il faut que tu découvres quelque chose pour te rendre indépendante à Paris. Quant à moi, il m’est impossible de vivre avec quelqu’un - Je ne veux pas te traîner pleurarde et miséreuse derrière moi, tu m’ennuies, voilà tout - ne te raccroche pas à moi. J’aimerais mieux me tuer que de vivre avec toi en continuité - cela sache-le bien et ne m’ennuie plus jamais avec l’attachement, la tendresse - mais bien plutôt arrange ta vie comme tu l’entends. J’ai envie d’être seul, seul, seul, ni dominé, ni en tutelle, ni aimé, libre. Je déteste le mariage, je l’abhorre, je le crache ; il me fait l’impression d’une prison où je crève. (...) »

Louis Ferdinand Céline, Lettre de rupture à sa femme Edith

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Ceci n'est plus une femme...

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Pour supporter Paris, il faut rester enfermé dans sa chambre

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« Grande fureur de Montherlant, au restaurant, parce que le garçon tarde à apporter les frites. Saisi d’indignation, il s’écrie à plusieurs reprises : “J’en ai assez de la France!” Moi qui, débarqué directement de la caserne, suis en uniforme, je me sens un peu empêtré. Montherlant me déroule alors une longue période sur la passion française du travail mal fait, sur le je-m’en-foutisme français : la couronne d’or, posée par un de nos plus fameux dentistes qui ne tient pas deux mois, le vaporisateur qui ne vaporise pas, le stylo qui n’écrit pas… Et d’ajouter :”La vie de garnison qui est vôtre n’est certes pas agréable, mais croyez-vous que la vie à Paris le soit ? Pour la supporter, il faut rester enfermé dans sa chambre. Dès que je sors dans la rue, tout me blesse et me heurte.” »

Gabriel Matzneff, Cette camisole de flammes

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Koloman Moser : "Les trois Grâces"

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Koloman Moser

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Le tonnerre n’est plus la voix irritée d’un dieu

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« A mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s’est déshumanisé.
L’homme se sent isolé dans le cosmos, car il n’est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente, avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques.
Le tonnerre n’est plus la voix irritée d’un dieu, ni l’éclair de son projectile vengeur. La rivière n’abrite plus d’esprits, l’arbre n’est plus le principe de vie d’un homme, et les cavernes ne sont pas habitées par des démons. Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l’homme et l’homme ne s’adresse plus à eux en croyant qu’ils peuvent l’entendre. Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l’énergie affective profonde qu’engendraient ses relations symboliques. »

Carl Gustav Jung, L’homme et ses symboles

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