10/01/2014
Se perdre pour oublier
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Le producteur lui retira l’antenne et le remplaça par ce qu’il avait sous la main, une pub Berkeley Boo, marque très populaire de cigarettes de marijuana à bout filtre : "Un petit rayon de soleil californien". »
« Se perdre, se perdre pour oublier, c’est ce qu’ils appellent de tous leurs voeux.
Comment faire, me direz-vous ? Seule la mort apporte l’oubli absolu. Mais la mort est un objectif infiniment lointain. Alors, on se défonce. Qui cherche l’oubli espère étancher par la drogue, l’alcool, la folie, la simulation, sa soif d’inexistence. Mais c’est un leurre. Tous ces subterfuges ne provoquent qu’une illusion, un avant-goût de l’oubli, juste ce qu’il faut pour exciter l’appétit. »
Philip K. Dick, Les machines à illusions
16:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
Space Program
11:00 Publié dans Brèves Libérales | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
Le mot culture intervient comme "formule magique"
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Thomas Macho, chercheur en anthropologie culturelle ("Kulturwissenschaftler") à Berlin, l’écrivait récemment : le mot culture intervient comme "formule magique" pour décrire les modes et tendances en matière politique, économique, technologique ou sociétale. Ce n’est donc pas fortuitement qu’il entre avec succès dans la composition d’innombrables expressions et néologismes (…)
Le mot culture est devenu à l’évidence une sorte de charpente conceptuelle, sous laquelle on peut faire cohabiter des événements aussi disparates que le mégaconcert des "trois ténors", la guerre en Afghanistan, la guerre au Kosovo, la finale du mondial de football ou les cérémonies d’adieu à la Reine des Coeurs Lady Diana Spencer - sans oublier le concert du Nouvel An en direct de Vienne ni la Love Parade berlinoise. (…)
Il y a un an, sortait chez Reclam un livre joliment intitulé "Philosophiephilosophie" : "Philosophie de la philosophie". Et peut-être, par analogie, faudrait-il parler, là où il n’est vraiment question que de culture, d’une "Kulturkultur" ou "culture de la culture". On se démarquerait au moins de cette déferlante des cultures à rallonge qui contribuent à désamorcer le concept même de culture et à le rendre arbitraire, alors qu’avant tout il est censé être créateur de sens et de repères identitaires.
Si tout est culture ou peut le devenir, à quoi sert d’intervenir en matière de politique ou d’éducation culturelle ? Le réflexe d’éduquer et d’instruire, enfin ce qui en reste et continue sans doute d’être à l’oeuvre dans tout discours sur la culture, tourne à vide quand la culture n’a plus en face d’elle son contraire. »
Ulrich Fuchs, De l’(in)utilité de l’art du théâtre in Masques, Théâtre et Modalité de la Représentation
08:20 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
Obscénités
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« Mais les mots lui manquaient pour traduire ses sentiments. Il y suppléait à grand renfort d’obscénités : la vulgarité lui était nécessaire sans doute pour calmer la violence de son émotion. »
William Somerset Maugham, Le Roi de Talua in L’Archipel aux Sirènes
07:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook























































