19/04/2014
Des antichambres de l'Enfer
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« Les soins donnés, ou pour mieux dire les tortures imposées à des malades incurables, voire agonisants, revêtent des traits de grotesque macabre au sein de cette société athée, qui a peur de la mort comme nulle autre, et dans laquelle le mourir lui-même vous est gâché par les techniciens. Ce sont là des antichambres de l'Enfer. Il est des parvis plus lumineux. »
Ernst Jünger, Soixante-dix s'efface II 1971-1980
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La télévision et la lecture
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« Peut-être distinguera-t-on à la fin de ce siècle deux classes d'hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture. »
Ernst Jünger, Soixante-dix s'efface II 1971-1980
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A portée de la main...
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« Le destin ordinaire des hommes n’est-il pas de chercher très loin, et souvent au péril de leur vie, ce qu’ils avaient, sans le savoir à portée de la main ? »
Georges Bernanos, Les Prédestinés
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L’écho du rire de Dieu
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« Il me plaît de penser que l’art du roman est venu au monde comme l’écho du rire de Dieu. »
Milan Kundera, L’Art du roman
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Toutes les choses du Passé durent naturellement se précipiter vers lui et sur lui, comme des torrents innombrables attirés par un gouffre unique...
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« Les témoignages historiques sont assez clairs. Configurateur et Régulateur de cette Révolution qui changeait la face du monde, Napoléon eut contre lui, nécessairement, toutes les Traditions antérieures. Toutes les choses du Passé durent naturellement se précipiter vers lui et sur lui, comme des torrents innombrables attirés par un gouffre unique.
Vainement il essaya de les capter à son usage, en déplaçant toutes les frontières, en essayant de fabriquer de nouveaux rois et de nouveaux peuples, en datant de sa personne une ère nouvelle. Les choses lui obéirent moins que les hommes et c’est à confondre la pensée de se dire qu’il y eut une âme, une seule âme d’orgueil, d’amour et de souffrance comme les autres, pour porter cela, une âme excessivement démesurée, mais absolument unique par destination, en laquelle il fallut que se concentrât l’effort de la résistance continuelle à toutes les âmes, cavales perfides ou juments sauvages, qu’il était indispensable de toujours dompter. »
Léon Bloy, L’âme de Napoléon
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