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24/06/2014

Le progrès de l'humanité

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« Fataliste comme un Turc, je crois que tout ce que nous pouvons faire pour le progrès de l'humanité, ou rien, c'est exactement la même chose. »

Gustave Flaubert, Correspondance

 

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Les cosmopolites

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« Défiez vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins. »

Jean-Jacques Rousseau, Emile, ou de l'éducation

 

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Un simulacre de virilité

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« Nous avons dénoncé la décadence de la femme moderne ; mais il ne faut pas oublier que le premier responsable de cette décadence, c'est l'homme. De même que la plèbe n'aurait jamais pu se répandre dans tous les domaines de la vie sociale et de la civilisation s'il y avait eu de vrais rois et de vrais aristocrates, ainsi dans une société gouvernée par des hommes vraiment virils, jamais la femme n'aurait voulu ni pu emprunter la voie sur laquelle elle chemine de nos jours. Les périodes où la femme a accédé à l'autonomie, où elle a exercé un rôle prédominant, ont toujours coïncidé, dans les cultures antiques, avec des époques d'incontestable décadence. Aussi la vraie réaction contre le féminisme et contre toute autre déviation féminine ne devrait-elle pas s'en prendre à la femme, mais à l'homme. On ne peut pas demander à la femme de revenir à ce qu'elle fut, au point de rétablir les conditions intérieures et extérieures nécessaires à la renaissance d'une race supérieure, si l'homme ne connaît plus qu'un simulacre de virilité. »

Julius Evola, Révolte contre le monde moderne

 

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L'ordre que nous servons a besoin de producteurs et de consommateurs, les hommes entiers l'incommodent

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« Nous appelons le chaos et la mort sur l'univers présent et nous applaudissons à leur venue, la perpétuité de l'ordre serait pire et s'il ne se désassemblait, il changerait les hommes en insectes. [...] L'ordre, que nous servons et qui nous envoie au supplice, l'ordre a besoin de producteurs et de consommateurs, non pas d'hommes entiers, les hommes entiers l'incommodent, il leur préfèrera toujours les avortons, les somnambules et les automates, son crime est là, l'ordre est pêcheur et criminel ensemble, nous ne lui devons que la flamme, c'est par le feu que l'ordre périra. »

Albert Caraco, Bréviaire du Chaos

 

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Le Jour du Jugement, ni l'espérance ni la foi ne seront pardonnées, au vue des morts qu'elles auront fait naître

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« Que si les hommes n'espéraient en rien, leur lot ne serait plus le même, que si les hommes ne croyaient en rien, leur condition changerait peut-être : ainsi l'espérance et la foi n'ajoutent qu'à leurs maux, mais font le bonheur de leurs maîtres et les spirituels, malgré leur sainteté, ne peuvent qu'ils n'en soient les chiens de garde. Le Jour du Jugement, ni l'espérance ni la foi ne seront pardonnées, au vue des morts qu'elles auront fait naître et des agonisants, qu'elles induisent à multiplier, jusqu'à leur dernier souffle, leur semence. »

Albert Caraco, Bréviaire du Chaos

 

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Quelques arpents de passé

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« Nous vivons avec quelques arpents de passé, les gais mensonges du présent et la cascade furieuse de l'avenir. Autant continuer à sauter à la corde, l'enfant-chimère à notre côté. »

René Char, Fenêtres dormantes et porte sur le toit

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Je vous écris en cours de chute

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« Le repos, la planche de vivre ? Nous tombons. Je vous écris en cours de chute. C'est ainsi que j'éprouve l'état d'être au monde. L'homme se défait aussi sûrement qu'il fut jadis composé. La roue du destin tourne à l'envers et ses dents nous déchiquettent. Nous prendrons feu bientôt du fait de l'accélération de la chute. L'amour, ce frein sublime, est rompu, hors d'usage.
Rien de cela n'est écrit sur le ciel assigné, ni dans le livre convoité qui se hâte au rythme des battements de notre cœur, puis se brise alors que notre cœur continue à battre. »

René Char, Fenêtres dormantes et porte sur le toit

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