22/02/2018
Jésus chez Yann Barthèse
=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=
Vincent Dedienne est un humoriste qui n'est même pas drôle...
Quant à Yann Barthès, il paraît que c'est un journaliste...
Ils veulent cracher sur la face du Christ ? Grand bien leur fasse ! Mais s'ils osaient à l'égard de l'Islam ne serait-ce que le tiers du quart de ce qu'ils osent à l'égard du Christianisme ils auraient toute la bien-pensance contre eux.
« A force d'avilissement, les journalistes sont devenus si étrangers à tout sentiment d'honneur qu'il est absolument impossible, désormais, de leur faire comprendre qu'on les vomit et qu'après les avoir vomis, on les réavale avec fureur pour les déféquer. La corporation est logée à cet étage d'ignominie où la conscience ne discerne plus ce que c'est que d'être un salaud. »
Léon Bloy, Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne
« Je pense qu'il n'y a jamais eu d'époque aussi dénuée d'intérêt. Uniformité désespérante de la platitude et de l'ordure, attestée par les sécrétions du journalisme. »
« Qu'est-ce que le Bourgeois ? C'est un cochon qui voudrait mourir de vieillesse. »
« On peut tout contre moi, excepté me décevoir. Avec ou sans mérite, je suis trop établi dans la vie surnaturelle pour que le démon de l'Illusion puisse avoir sur mon âme un pouvoir quelconque. »
Léon Bloy, L'invendable
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"Bat Ye’or, l’anticonformiste"...
=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=
Par Alexis Lacroix pour L'Express
« Nul ne ment autant qu’un homme indigné. » Cet aphorisme de Nietzsche désigne assez bien les procédés de certains détracteurs de l’œuvre de Bat Ye’or ; depuis près d’un demi-siècle, avec une opiniâtreté méthodique, certains d’entre eux ont cherché à expulser cette historienne britannique hors du cercle de la scientificité, à l’entourer d’un halo sulfureux, à la déconsidérer comme un esprit irrationnel. Jusqu’à un certain point, ils y sont parvenus. Un paravent conjuratoire s’est dressé qui brouille la réception du travail de Bat Ye’or. Leur dénigrement vertueux a installé dans les esprits l’idée que la spécialiste de la « dhimmitude », c’est-à-dire du statut de citoyens des non musulmans en terre d’islam, aurait glissé vers un bord-à-bord avec les théories du complot.
À la lire, pourtant, on s’aperçoit qu’il n’en est rien. Et que Bat Ye’or n’a rien à voir avec la série X-Files. Nombre d’accusations adressées à sa démarche relèvent de l’allégation. On mesure ainsi, au passage, la bravoure de ceux qui, dans l’institution académique, ont toujours refusé de céder à ce « bashing » facile et ont proclamé la validité de ses travaux : le philosophe Jacques Ellul, dès le début des années 80, et, depuis, l’historien Martin Gilbert, les politologues et historiens des idées Pierre-André Taguieff et Robert Wistrich, qui ont souligné, l’un comme l’autre le caractère opératoire de ses concepts.
La publication, par les éditions les provinciales, de son autobiographie politique est peut-être l’occasion de réviser à la hausse le jugement porté sur ses découvertes. Tout commence dans un Orient jadis immortalisé par Lamartine et Chateaubriand. C’est au Caire, en 1933, que Bat Ye’or a vu le jour dans une famille de la bourgeoisie juive, d’origine française (par sa mère) et italienne (par son père). Il faut lire les pages, très belles, où elle restitue l’atmosphère de cette époque bénie, dans une mégalopole de l’Orient qui apparaît comme une Babel cosmopolite et insouciante. La jeune femme n’a pas encore forgé son pseudonyme et porte son nom d’état-civil : Gisèle Orebi. Se rémémore-t-on encore que les rives du Nil sous mandat britannique furent le havre d’un cosmopolitisme authentique, qui n’avait rien à envier à la Vienne de Freud et de Schnitzler ? De cette Atlantide l’auteur à venir se voudra tout ensemble, l’héritière et l’obligé. A sauts et à gambades, nous avançons vers le moment – l’année 1957 – où il ne sera plus possible à sa famille, en raison de la virulence du sentiment antijuif, de prolonger son séjour dans l’Egypte nassérienne. Avec franchise, Bat Ye’or raconte cette catastrophe intime, et le délitement progressif d’une socialité miraculeuse, celle des juifs égyptiens, suspendus entre une tradition déjà révolue et un avenir encore infigurable. Gamal Abdel Nasser, donc, ce champion laïque de l’utopie panarabe, dont elle dresse un portrait aigu, mais inquiétant ; la montée parallèle d’un mouvement fondamentaliste né dans les années 20 et promis à jouer un grand rôle dans les difficultés ultérieures de l’Egypte : la Confrérie des Frères musulmans. En historienne, la mémorialiste rend également présent ce que fut le dramatique tournant géopolitique de 1967, après la victoire éclair (et inespérée) de Tsahal, au début du mois de juin, face aux armées arabes. Elle se souvient des paroles prononcées alors par le premier magistrat de France, Charles de Gaulle, flétrissant « un peuple d’élite, sur de lui-même et dominateur ». Formule épochale pour l’auteur en ce sens qu’elle initie une nouvelle époque.
Bat Ye’or a alors trente-quatre ans. Elle est mariée à l’historien britannique David Littman et élève ses enfants. « Peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur »… Comme le sociologue Raymond Aron, elle pressent que ces trois qualificatifs donnent congé à son « monde d’hier » dont elle décide, à peu près simultanément, de demeurer le témoin fidèle. Mais la diatribe présidentielle résilie, aussi, le serment prêté par des hommes libres, au sortir de la Seconde guerre mondiale et de l’Extermination, de nouer avec l’expérience nationale des juifs un lien non négociable d’empathie. Une œuvre, aimait à dire Michelet, est pareille à un « réseau d’obsessions ». Les travaux de Bat Ye’or découleront de la recomposition traumatisante de l’année 1967, presque autant que de l’état de déréliction, à la suite des indépendances de chacun de ces pays, des communautés juives d’Egypte, d’Irak et du Yémen. Dans son autobiographie, Bat Ye’or n’hésite d’ailleurs pas à voir dans le revirement stratégique de la France, mis en œuvre par un commis de l’Etat comme Maurice Couve de Murville (1), l’un des théâtres où s’origine la dévitalisation de l’Europe face à l’islamisme. L’auteur, dont nul n’est forcé d’épouser les convictions politiques bien trempées, n’hésite pas à écrire que « le vieux rêve du Mufti de Jérusalem, unir l’Europe contre Israël, se réalisait dans “la politique arabe de la France” conçue par Couve de Murville, ex-fonctionnaire de Vichy. »
Amplification ? « La diabolisation de l’Occident dans son ensemble », précise l’historienne que nous rencontrons à Paris, est « consubstantielle à la vision du Dar al-Harb » (2). La structure de tant de discours actuels de démission, suggère-t-elle aussi, ne dissimule d’ailleurs aucun plan concerté et machiavélique, « mais plutôt une succession malheureuse de lâchetés » qui se sont poursuivies jusqu’à nos jours, « souvent motivées par l’intérêt économique » ; ces abdications expliqueraient, selon elle, la constitution de l’axe complice qu’elle nomme « Eurabia ». Prisonnière de ses ressassements, Bat Ye’or ? En fait sa vraie ambition, éloignée des théories du complot, est de dénoncer un engrenage de reculs. Et, malgré les apparences, elle ne souffle pas davantage sur les braises du clash des civilisations. Non. L’historienne en appelle plutôt aux « musulmans éclairés », contre l’islam politique et contre l’obscurantisme. « S’ils se joignent à nous, renchérit-elle, nous nous libérerons tous de la menace djihadiste… »
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"Une voiture électrique pollue autant qu'un diesel"...
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Si l'on englobe l'ensemble de son cycle de vie, une voiture électrique peut émettre plus de CO2 qu'un vulgaire diesel... Les batteries électriques ? Des réservoirs bourrés de métaux rares, très polluants et monopolisés par la Chine. Guillaume Pitron, ancien juriste devenu journaliste, a pendant huit ans parcouru la planète – Chine, Malaisie, Indonésie, Afrique du Sud, Amérique du Nord – pour enquêter sur la fameuse "transition écologique" qui n'est pas si verte. Le journaliste en relate les dessous dans "La Guerre des métaux rares", aux éditions Les Liens qui Libèrent. Ecoutez Guillaume Pitron...
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Un troupeau d'animaux timides et industrieux...
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Le Vécu des parents se transmet-il aux enfants ?
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Il ne façonne pas seulement les personnalités ou l'ambiance familiale: le vécu se transmet aussi de génération en génération, de façon toute biologique, via des mécanismes dits épigénétiques. Une découverte incroyable qui a bouleversé notre vision de l'hérédité.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. C'est vrai de la nôtre, semée d'embûches, de drames, d'événements heureux ou moins heureux. C'est vrai aussi de celle de nos parents. Et de leurs parents avant eux. Or, on sait depuis une vingtaine d'années que ce vécu peut se transmettre d'une génération à l'autre !
Ce qui est arrivé à nos ancêtres se retrouve tapi au plus profond de nous, sans que nous nous en doutions. Ce qui les a marqués nous marque aussi. Une étude portant sur la famine qui a affecté les Pays-Bas au cours de l'hiver 1944-1945, sous l'occupation allemande, a canonisé cette hérédité épigénétique. Du fait de la privation de nourriture, les femmes en fin de grossesse à cette période ont donné naissance à des bébés plus petits que la moyenne et ayant plus de risque, adultes, d'être atteints de diabète ou d'obésité. Rien d'étonnant à cela. La surprise est venue plus tard : lorsque ces "bébés de la faim" ont à leur tour donné naissance à des enfants. Or, ceux-ci étaient atteints dans des proportions anormales de diabète, voire de rachitisme, alors que leurs parents n'avaient jamais souffert de malnutrition ! La santé de ces enfants pâtissait du fait que leur grand-mère avait souffert de la faim ! Ce traumatisme s'était ajouté au génome de la lignée. Et ce n'est pas le seul exemple.
La théorie de l'évolution revisitée
En 2013, des chercheurs ont appris à des souris à craindre l'odeur de l'acétophénone (qui évoque l'amande). A chaque fois que cette odeur planait, elles recevaient une décharge électrique. Or les descendants de ces souris, jusqu'à la troisième génération, se sont révélés eux aussi nerveux en présence d'acétophénone, bien qu'ils n'y aient jamais été exposés. Des résultats qui suggèrent que les peurs peuvent se transmettre... biologiquement.
Depuis quinze ans, ces curieuses découvertes se multiplient. Et si elles affolent la communauté scientifique, c'est qu'elles obligent à repenser ce qui fonde notre identité. Nos aïeux ne nous transmettent pas que des gènes ; leurs conditions de vie entrent désormais dans l'équation. Leur vécu semble bel et bien s'inscrire, d'une façon ou d'une autre, au cœur des cellules. De quoi se demander si la théorie de Jean-Baptiste de Lamarck sur l'hérédité des caractères acquis n'a pas été balayée un peu vite, au XIXe siècle : "Aujourd'hui, il paraît évident que la théorie de Lamarck est plausible. La transmission de l'influence de l'environnement sur plusieurs générations est indéniable, affirme Isabelle Mansuy, professeure en cognition moléculaire à l'université de Zurich. La vision que l'on avait de l'hérédité, reposant uniquement sur les gènes, était tout simplement fausse."
Des interrupteurs de gènes
Reste une question : quelles sont les bases moléculaires de cette transmission ? Ici, les scientifiques parlent de marques épigénétiques. Pour mieux comprendre, on peut comparer les gènes aux notes d'un morceau de musique et les marques épigénétiques aux indications ajoutées sur la partition, qui imposent de jouer certaines notes plus ou moins fort, de changer de rythme, etc. Plus concrètement, il s'agit d'éléments qui s'accrochent à la molécule d'ADN ou modifient son degré de compaction, la rendant ainsi plus ou moins accessible aux enzymes qui déchiffrent le génome. Comme autant de petits interrupteurs, ces marques épigénétiques activent certains gènes, en réduisent d'autres au silence et permettent de moduler finement leur activité.
Longtemps, les scientifiques ont cru que ces traces laissées par les épreuves de la vie étaient effacées lors de la formation des gamètes (les ovocytes et les spermatozoïdes) et au moment de la fécondation, la division cellulaire "diluant" les marques épigénétiques. L'embryon subirait ainsi un nettoyage complet, une remise à zéro lui permettant d'écrire sa propre vie sur une page blanche. Mais il semble, aujourd'hui, que tout ne soit pas effacé...
Une explication pour la dépression
Quels que soient les mécanismes sous-jacents, une brèche s'est ouverte dans le tout-génétique et les conséquences sont de taille, y compris pour la santé. Des études menées chez la souris ont montré que des traumatismes psychologiques pouvaient entraîner des troubles du comportement chez les souriceaux deux générations plus tard. Or, si vos grands-parents ont vécu des traumatismes et que vous en subissez les conséquences, cela peut bouleverser la façon dont on aborde certaines maladies, comme la dépression. Attention cependant à ne pas accuser l'épigénétique de tous nos maux ! Lorsque ces souris traumatisées étaient placées dans un environnement enrichi (avec des jouets, des interactions sociales...), leurs symptômes s'estompaient, chez elles comme chez leur descendance ! Pas plus que le génome, l'épigénétique ne constitue une prophétie inéluctable.
D'après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous »
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13:18 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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