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14/02/2019

Laurent Fabius fixe les règles d'un éventuel référendum

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Le socialiste Laurent Fabius, vous savez... celui qui a du sang contaminé plein la conscience mais qui apparemment dort tranquille... président non-élu d'un Conseil non-élu ayant droit de décision, de vie ou de mort sur les lois votées par les représentants du peuple, Conseil (quel mot !) qui comprend notamment des membres comme le langoureux trotskiste Lionel Jospin et, à présent, cette sinistre guimauve d'Alain Juppé... Laurent Fabius, donc, nous explique qu'un éventuel référendum "doit porter sur un certain nombre de thèmes et pas d'autres", qui devront être préalablement avalisés par le Conseil...

Tout ça, bien entendu, pour "démocratiser la démocratie".

Y'a pas à dire... ces gens-là sont magnifiques...

 

 

Le président du Conseil constitutionnel avertit l'exécutif quant aux principes d'un tel scrutin.

Laurent Fabius ne prend pas souvent la parole depuis qu'il est président du Conseil constitutionnel. Quand il le fait, c'est pour recadrer le débat public.

Ainsi ne s'est-il pas privé mercredi sur RTL de souligner que l'organisation d'un référendum - auquel pense l'exécutif - devait répondre à plusieurs règles strictes. Si Emmanuel Macron voulait qu'il se tienne le 26 mai prochain, en même temps que les élections européennes, «ça serait possible à condition de s'y prendre très vite, ces jours-ci, parce qu'un référendum ça suppose toute une série de préparatifs», a-t-il noté.

Mais Laurent Fabius a surtout rappelé que l'exécutif ne pourrait pas poser n'importe quelle question aux citoyens. « Nous devons regarder si, oui ou non, la question posée correspondrait à la Constitution, si elle rentre dans les clous. » Or une idée circule au sein de l'exécutif de soumettre un QCM avec plusieurs questions. « C'est un bémol que j'apporte par rapport au débat. La Constitution ne permet pas de poser une question d'ordre général. Le référendum doit porter sur un projet de loi », a soufflé l'ancien premier ministre.

« Aérer la démocratie »

Pas question, par exemple, de demander aux Français s'ils sont pour ou contre la proportionnelle. « La question est "approuvez-vous, oui ou non, ce projet de loi ?" », a corrigé Laurent Fabius qui a par ailleurs indiqué qu'un référendum « doit porter sur un certain nombre de thèmes et pas d'autres ».

Et de citer « l'organisation des pouvoirs publics, les réformes en matière économique, social ou environnemental, les services publics et les traités qui y concourent ». S'il y avait un QCM, chacune des questions devrait répondre à ces critères et le Conseil constitutionnel serait chargé de les avaliser : « C'est assez précis, c'est même très précis et nous sommes chargés de vérifier tout ça. »

Interrogé sur les aspirations des «gilets jaunes», Laurent Fabius a dit sentir «une aspiration à démocratiser la démocratie». Pour l'ancien premier ministre, «il n'y a pas tellement de contacts» entre les responsables politiques et les citoyens entre chaque scrutin. « Ça peut être amélioré, pas nécessairement par le référendum », a-t-il préconisé. Le socialiste a évoqué la possibilité de généraliser les «budgets participatifs ou les conférences de consensus». « Aérer la démocratie, je pense que c'est une demande légitime qui existe depuis longtemps », a-t-il glissé.

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SOURCE : Le Figaro

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« "Aérer la démocratie, je pense que c'est une demande légitime qui existe depuis longtemps", a-t-il glissé. »

A-t-il glissé... a-t-il glissé... IL NOUS EN GLISSE SURTOUT, UNE FOIS DE PLUS, UNE ENORME DANS LE CUL !

 

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"Humble comme ce petit enfant"...

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Regardez comment l'Esprit Saint caresse cette jolie petite fille (nommée "Nikê") au jour heureux de son Baptême Chrétien Orthodoxe, ici dans une Paroisse serbe... Regardez la belle annonciation que comporte son nom qui veut dire : "La Victoire"... Son visage radieux... son regard fasciné... son sourire solaire... son baiser spontané qui surprend tout le monde à la Croix du Salut qui est le sien... du Salut qui est le nôtre... Elle voit ce que tout croyant désire voir...

Paix aux hommes et aux femmes de Bonne Volonté...

"Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux."

Matthieu 18 : 2-4

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Gilets jaunes : c'est l'État-providence, non le libéralisme, qui est en cause

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TRIBUNE - L'État, en devenant une nouvelle Providence, a tout étouffé autour de lui et s'est chargé d'un fardeau qu'il ne peut assumer. Paradoxalement, la fronde des "gilets jaunes" le vérifie, argumente l'essayiste libéral Erwan Le Noan.

Pour répondre à la crise sociale que nous vivons depuis plus de cinq semaines, encore faut-il poser le bon diagnostic et saisir l'ampleur de la faillite. Celle-ci est le résultat de la déliquescence de l'État-providence, qui avait émergé dès la fin du XIXe siècle. C'est luiqu'il faut réinventer.

L'économiste Karl Polanyi (1886-1964) considérait que l'histoire moderne était marquée par la distinction progressive de la sphère économique. Cette "grande transformation" a émergé dès le Moyen Âge, en lien consubstantiel avecl'affirmation progressive de l'État de droit et de la démocratie. L'émancipation des marchands a fait émerger les institutions qui, favorisant la confiance entre inconnus, ont permis la pleine expansion du commerce. Le développement des contrats a fait croître le besoin de droit et de juges, les échanges lointains le besoin d'information et de presse, les nécessités financières les exigences comptables et les organisations bancaires. Progressivement, la "dynamique du capitalisme" que décrivait Braudel s'est étendue. Nous avons pu nous enrichir, nous instruire, nous soigner.

Cette dynamique s'est déployée sous trois aspects : économique, social et politique. La Révolution industrielle a accéléré le mouvement économique, dans une croissances chumpétérienne où l'innovation chasse ce qui l'a précédée. Chaque surgissement technologique est venu bouleverser les modes de production. La nouveauté a déstabilisé les relations de travail. Le chemin de fer a favorisé la structure pyramidale et décentralisée des entreprises, tout en créant le prolétariat. L'électricité a permis l'autonomisation de chaque machine, tout en générant le travail à la chaîne.

Les chocs économiques actuels ne sont que l'écho de cette dynamique : ouvrant des possibilitéslarges d'externalisation dans d'autres pays ou vers l'univers numérique, ils restructurentles fonctions de l'entreprise. Ils modifient la conception de l'emploi (plus souple,indépendant, moins hiérarchique). Cette course alimente aussi une demande de sens de l'engagement salarié.

La puissance déstabilisante de ces transformations a alimenté une demande du peuple souverain : réaffirmer qu'en démocratie son pouvoir est décisif et ultime. La constitution des géants industriels du XIXe siècle aux États-Unis, dans le rail ou le pétrole par exemple, a inquiété et produit le droit de la concurrence dans ce pays puis dans tout le monde occidental. Ce mouvement n'est pas sans faire écho aux craintes contemporaines relatives au succès des "géants" du numérique et les projets de réglementations qu'elles suscitent. Chacune de ces révolutions a fait naître des revendications politiques. À la findu XIXe siècle, le socialisme a ainsi traduit l'aspiration des classes laborieuses à une protection face à la déstabilisation permanente.

Ainsi est né l'État-providence. Face aux risques d'un nouveau monde en changement, il a développé un système de régulation capable de garantir la confiance des citoyens et un régime d'assurances qui s'est affirmé avec force après la Seconde Guerre mondiale. Il s'est substitué aux institutions de solidarités traditionnelles et aux corps intermédiaires : l'État est un Salut monopolistique, qui évince les organisations concurrentes.
Ne cessant de se déployer, porté par une élite technocratique qu'il a captée pour dérouler des plans savants prétendant maîtriser les aléas de l'existence, il a institué une relation verticale entre les citoyens et lui-même. La puissance publique a ainsi tué le sens des responsabilités : quand tout est organisé pour son bien, le citoyen se retrouve dans une attente passive.

Cet équilibre s'est effondré à partir de la fin du XXe siècle. Deux bouleversements technologiques majeurs ont métamorphosé nos économies : la mondialisation, favorisée par la disparition de l'oppresseur communiste, et la digitalisation, induite par l'innovation numérique. La conjonction de ces phénomènes a été d'une ampleur radicale.

Or l'État-providence, lui, n'a pas changé. Confronté à une mutation de son environnement, il a conservé les mêmes règles de fonctionnement. Pour faire accepter des transformations qu'il ne maîtrisait plus - parce qu'il ne les comprenait pas -, il a accru en vain les dépenses publiques et les impôts afin de les compenser. Espérant rendre la situation plus acceptable, il n'a contenu les inégalités qu'au prix d'une stagnation sociale qui obstrue les perspectives d'avenir : en France, les pauvres ne le sont pas trop, mais ils le restent. Faute de réforme, les finances publiques ont filé dans une danse folle au bord du précipice.

Cet écroulement, accéléré par le déclin organisé des corps intermédiaires, laisse les citoyens seuls face à eux-mêmes et leurs angoisses. Il laisse également un immense vide politique et conceptuel. Le mouvement des "gilets jaunes" n'est ainsi pas révélateur d'une prétendue crise du libéralisme : il est le fruit de l'agonie de l'État-providence, qui se matérialise par la déliquescence des services publics et illustre l'incapacité des élites à proposer des perspectives susceptibles de donner du sens à l'exigence de changement comme de l'accompagner efficacement. La France doit donc réinventer son État, à travers ses deux fonctions modernes principales : assurer la cohésion populaire et maîtriser les risques.

Ce renouvellement ne peut naître que d'une libération de la société. Celle-ci frémit déjà : dynamisme de l'entrepreneuriat, fleurissement des associations, prise en charge de la transformation environnementale s'inventent tous les jours en son sein. L'intervention des acteurs privés renouvelle déjà les services publics, en valorisant la qualité de la prestation, en réinventant le service aux citoyens.

Le défi du XXIe siècle est là. La question pourrait structurer les clivages politiques pour les décennies à venir. Déjà, la Silicon Valley dessine imperceptiblement ses pistes, et les régimes autoritaires les leurs.

L'enjeu est immense : accompagner et gérer le changement, ou le laisser se réaliser dans le chaos. Partout dans le monde occidental, les populistes proposent une voie défensive, plus ou moins ordonnée ; mais c'est une impasse. Si le président Macron est sincère dans sa volonté de 'bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la nation', la France a peut-être l'opportunité d'en proposer une version alternative. L'enjeu de la mutation en cours est d'organiser le retrait progressif mais franc de la puissance publique, afin que la société puisse s'exprimer, se déployer et redonner des perspectives positives aux citoyens.

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Erwan Le Noan, consultant en stratégie. Membre du conseil scientifique de la Fondation pour l'innovation politique (think-tank libéral). Maître de conférences à Sciences Po et auteur de La France des opportunités (Les Belles Lettres, 2017). Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 31/12/2018.

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SOURCE : Le Figaro

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50 years challenge...

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