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12/03/2020

Trafic. Au Nigeria, le calvaire des femmes dans les "usines à bébés"

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Joie du Progressisme occidental... misère des conséquences de celui-ci en Afrique...

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Fin février, la police nigériane a libéré une vingtaine d’enfants retenus dans une “usine à bébés”. Dans ces lieux, des femmes sont enfermées et violées pour donner naissance à des enfants destinés à être revendus. Une activité criminelle qui est loin d’être inédite au Nigeria.

Par Sidy Yansané

Cette fois, c’est dans la ville pétrolière de Port Harcourt, dans le sud du pays, qu’un trafic de bébés a été mis au jour. Le 25 février dernier, la police a secouru 24 enfants âgés de 1 à 2 ans et quatre adolescentes enceintes, rapporte le site d’information nigérian Vanguard. " Le propriétaire des lieux contredit la version de la police selon laquelle la maison était une ‘usine à bébés’ " et assure qu’il s’agit d’un orphelinat. Difficile à croire pour Nnamdi Omoni, porte-parole de la police de l’État de Rivers dont Port Harcourt est la capitale, les bébés et les adolescentes délivrés ayant été retrouvés dans un état de faiblesse et de malnutrition, précise le quotidien national Daily Post. Pour les autorités, on est bien en présence d’une “usine à bébés”.

Le Nigeria n’en est pas à sa première affaire. Dans ces “usines à bébés”, des femmes kidnappées, généralement jeunes, sont enfermées puis violées par leurs ravisseurs. Les nouveau-nés sont vendus dans des circuits clandestins d’adoption ou d’autres trafics d’êtres humains. Les enfants servent parfois pour des sacrifices rituels.

Des bébés revendus entre 745 et 1 240 euros

Les bébés peuvent ainsi être vendus entre 300 000 nairas (745 euros) pour les filles et 500 000 nairas (1 240 euros) pour les garçons, estimait le Daily Post dans un article publié en septembre dernier. Depuis, au moins trois sites de ce type à travers le pays ont été démantelés par les autorités.

Les trafiquants utilisent différents modes opératoires. Pour enlever les jeunes filles venues de régions éloignées, ils leur promettent parfois du travail en ville. Ou proposent une prise en charge médicale à des femmes déjà enceintes. Pour ne pas éveiller les soupçons, ce sont parfois des femmes qui approchent les adolescentes. Une fois sur place, les victimes sont séquestrées et sont violées jusqu’à confirmation de leur grossesse.

En septembre dernier, 19 femmes enceintes avaient été libérées de ce cauchemar dans plusieurs propriétés de Lagos, la capitale économique. Un an auparavant, ce sont 162 enfants qui étaient retenus dans deux “orphelinats” non répertoriés de Lagos.

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SOURCE : Courrier International

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