07/06/2026
Transformation...
=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=
Il y a dix ou quinze ans, Mathilde était cette jolie française aux épaules fines, au sourire éclatant et au regard pétillant de vie. Elle avait des idéaux de partage, de tendresse humaine, de joie universelle. Elle incarnait la fraîcheur française : robe légère, rire cristallin, une grâce naturelle qui faisait se retourner les passants dans les rues. Elle militait déjà un peu, « pour la justice sociale », disait-elle avec conviction, les joues rougies par l’enthousiasme des premières manifs et des actions sociales au sein d’associations de gauche.
Puis vint l’engagement profond, pour canaliser ses colères. Les Assemblées Générales interminables, les occupations, les nuits à coller des affiches contre « Le Système ». Les réseaux sociaux devinrent son miroir déformant. Le visage de Mathilde se durcit progressivement. Les sourires se firent rares, remplacés par des rictus de mépris. À trente ans, déjà, elle hurlait contre les « fachos » à chaque débat. Fachos qu’elle voyait partout. Son corps, autrefois fin et élancé, s’épaissit sous le stress et les repas militants. La peau, jadis lumineuse, se marqua de rides, de tâches précoces autour d’une bouche qui ne cessait plus de se tordre. Les ressentiments font bien leur travail, Nietzsche a très bien décrit ce processus… et Dostoïevski a écrit un livre à ce sujet, « Les possédés » (ou « Les démons », selon les traductions) que Albert Camus (qui était d'une Gauche qui n'existe plus) adapta en Pièce de Théâtre.
À trente ans passés, la transformation était presque achevée. Mathilde, devenue cadre d’un mouvement d’extrême gauche, avait le teint grisâtre des nuits sans sommeil passées à dénoncer l’injustice. Ses yeux, autrefois rieurs, lançaient maintenant des éclairs de haine pure. Elle postillonnait en parlant des « bourgeois », des « racistes », des « TERFs », des « sionistes », de tous ceux qui osaient ne pas partager sa vision du monde. Son corps semblait courbé par le ressentiment permanent : épaules voûtées, gestes saccadés, vêtements informes, qui masquaient une silhouette alourdie, pâteuse et négligée. La jolie jeune femme avait disparu. Quelle tristesse ! Une jeune fille en fleur qui aurait pu faire tourner les prétendants autour de son doigt transformée en truie vulgaire, à la mentalité crasseuse et aux stances haineuses à l’Assemblée Nationale où elle était « élue de la Nation »… La pratique de la Politique transformée en métier, non seulement paye bien (et, de fait, favorise l’embonpoint par la grâce de l’argent du contribuable et des donations militantes) mais elle enlaidit et transforme une rose en cactus grimpant !
Désormais, à trente-sept ans, elle est cette militante aigrie dont le visage est déformé par la rage. Chaque phrase est un crachat, chaque regard une accusation. La haine a rongé ses traits comme un acide : premières rides, peau terne au réveil et rose durant le jour, cheveux ternes attachés à la va-vite. Elle ne voit plus que des ennemis partout. L’ancienne beauté s’est muée en laideur militante, miroir fidèle d’une âme consumée par le poison du ressentiment et de la division. Dix années d’extrême gauche avaient fait leur œuvre : elles avaient tué la lumière en elle.
19:44 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (13) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook


















































Commentaires
Elle n'a jamais été mignonne, cependant, elle aurait pu garder une certaine grâce juvénile
Patatras !
Elle est une mémère colérique et grognonne, incapable de raisonnement, binaire, simplement binaire
Je me souviens que AS disait, dans un de ses articles, à moins qu'il s'agisse de Fernand le bereen "Mathilde est bien lochée"
J'aurais dit qu'elle l'est trop
Trop tout, d'ailleurs
Trop engagée, trop colérique, trop démonstrative
Et qu'est-ce qui sous tend tout ça ?
Les réseaux sociaux, la publicité, le spectacle
Explications
Dans des temps anciens et bénis, où la plèbe n'avait pas accès à la société de divertissement, Mathilde eût été, au maximum, une virago, une maritorne qui aurait fait enrager son mari, ses clients ( je l'aurais bien vue poissonnière ou aubergiste, comme celles que décrit Dumas, tiens), sa réputation se fût étendue sans rivale jusqu'aux limites de son kortier, jusqu'au ban, pour prendre une expression dévoyée
Point besoin d'en rajouter pour faire d'elle un objet de détestation permanent
Pas besoin de faire un show par jour ou par heure
Pas besoin d'être une influenceuse
Aujourd'hui, la recherche, non pas du quart d'heure de célébrité mais son maintien, car il s'agit d'une position établie qu'il faut défendre, cette défense de la position établie impose l'agitation permanente
Le buzz, le show, le spectacle
Mathilde est une folle de son image qui s'exhibe à jet continu
Écrit par : L'avatar | 08/06/2026
Voilà une pierre bien posée dans ce joli texte. C’est de vous?
Écrit par : Brindamour | 08/06/2026
Non, c'est un à côté
De retour dans mes pénates après une plongée dans l'EPAHD européen, j'ai besoin de décompresser
Vous en feriez de même si vous étiez passée par les mêmes affres que moi
Écrit par : L'avatar | 08/06/2026
Non, je veux dire oui
La folle de son image qui s'exhibe à jet continu, ça m'est venu au cours de la nuit passée entre retards ferroviaires et aéroportuaires
La civilisation des loisirs est un monstre absolu qui condamne les sédentaires à la migration dans des conditions étonnantes
Le pire, c'est qu'ils s'y soumettent sans moufter, moi y compris (et c'est bien le pire)
Écrit par : L'avatar | 08/06/2026
Si, l’Avatar, sur la toute première photo elle est jolie et on la devine charmante. Dès la deuxième ça se gâte.
Écrit par : Anne | 08/06/2026
Et l’alcool ça aide pas. Son visage en a tous les signes.
Stress et alcool.
Écrit par : Joss | 08/06/2026
Les fous de leur image ont toujours existé
Le malheur de nos sociétés basées sur la reconnaissance factice, le paraître et la rétribution immédiate, c'est que ça devient une profession
Oui les influenceurs et leurs copines ont gagné du pognon avec ça, sans jamais bosser
Et ils ont bien l'intention que ça continue
Voilà pourquoi il y en a de plus en plus, et qu'ils luttent pour se faire une place au soleil
Écrit par : L'avatar | 08/06/2026
Et pour la garder
C'est le plus important, garder sa place
Place correspondant à un métier inavouable, prostitué de l'image, imitateur servile, quémandeur quérulent d'attention
Pourvu que ça paye, c'est l'essentiel
Écrit par : L'avatar | 08/06/2026
On pourrait peut-être lui trouver quelques circonstances atténuantes, puisqu'il semblerait que Madame ait eu un ou deux enfants, fait suffisamment rare de nos jours pour avoir le mérite d'être salué.
On peut aussi imaginer qu'il lui arrive de partager occasionnellement la table de Gérard "Gargantua" Larcher, Dupont-Grangousier-Morretti ou encore André Pantagruel-Santini, dont les faciès délictueux sont visiblement marqués par les boursouflures de la corruption.
Écrit par : Mario le prince de Mautordu | 08/06/2026
From ze bridge la morette a ce qu'on appelait autrefois "un faciès vultueux"
Gérard ze bowmann n'a toujours pas succombé à son obésité morbide
Quand au dernier, ça fait des années que je ne l'ai pas vu en foto, et je m'en porte très bien
Écrit par : L'avatar | 08/06/2026
Stress et alcool que je vous dis.
Écrit par : Joss | 08/06/2026
Quel gâchis !
Écrit par : Flavien | 09/06/2026
malheureuse fille!
perso, j'en aurais pas fait mes beaux dimanches
mais si quelqu'un est amateur, je veux pas le dégoûter
et pour l'alcool, comment expliquez vous que ma digne épouse aie une bonne descente et soit toujours fraîche comme une rose?
il est vrai que je ne la stresse pas
enfin, pas trop
enfin, moins qu'avant
Écrit par : l'avatar | 09/06/2026
Écrire un commentaire