23/06/2010
Défaite du Frankistan, victoire de la France.
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
Un peu de lecture, et vous allez voir, pas des moindres, dans la suite de la fiévreuse actualité qui colle au cul de l'Equipe Française de Football et de sa MONUMENTALE déconfiture. J'ai déjà dit tout ce que j'en pense en ces lieux, Didier Goux a commis un petit billet sympathique que je vous invite à aller lire... mais Didier lui-même signale le post (bien plus précis et tranchant que nos deux billets réunis) qu'a commis l'ami XP from ILYS... et que je vous invite à lire et à savourer de ce pas, toute affaire cessante, parce que Mister XP sait manier le fleuret et, là, il pète la forme le salaud.
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"Défaite du Frankistan, victoire de la France.
Le patriote français que je suis se réjouit tout naturellement de la défaite fracassante de l’équipe nationale de football du Frankistan, pareil à ce que toutes choses égales par ailleurs, les futurs compagnons de la libération se félicitaient du sabordage de la flotte française à Toulon, souhaitaient voir la France légale se prendre taule sur taule et devenir la risée du monde jusqu’au débarquement US et la libération du territoire par l’Etranger.
L’explosion en vol de son équipe nationale de balle au pied constitue un évènement majeur de la vie politique frankistanaise, tant elle devait lui servir d’appartement témoin tout autant que de village Potemkine. Or, si je crois la population de ce vieux pays bien trop pourrie et vermoulue pour que le moindre événement lui donne des envies de sursaut, je pense néanmoins qu’il s’est passé quelque chose de décisif : le village Potemkine s’est effondré sous les yeux d’un bon milliard d’occidentaux, et les Frankistanais auront beau répéter en boucle les explications que leur suggèrent leurs Maîtres, il n’empêche que de Rome à Moscou, nos frères de civilisation se marrent et n’ont pas fini de se marrer devant l’explosion chaplinesque de l’usine à gaz des Mongaullo-Souverainistes arrogants que nous subissons au pays… Ils ont vu la France qui gagne non seulement perdre et reperdre, mais aussi ses représentants se menacer les uns les autres, ouvrir publiquement la chasse au traître, se battre devant les caméras, se faire des doigts et se comporter sommes toutes comme on doit le faire dans les rues sombres de Bamako. Les jacobins peuvent d’ors et déjà remiser leurs panoplies de grands prêtres, ils sont désormais cantonnés dans l’ emploi de repoussoir et ne sont pas près de s’en voir confier un autre.
La propagande métissolâtre, nous allons encore la subir, mais nous saurons désormais être sous le joug de roitelets dérisoires qui par delà nos frontières serviront toujours plus de défouloir aux rieurs, de communistes albanais persuadés d’avoir raison contre tous et d’entraîner le monde avec eux, et bientôt, seule sa soeur de lait la poisseuse Belgique francophone continuera de trouver du charme à la vieille jacobine vérolée.
Ici, au Frankistan, les lois réprimant la liberté d’expression ne seront bientôt plus d’aucune utilité, et ce n’est même pas la peur du gendarme ou du papier bleu ni la crainte du bannissement social qui empêchent les gens de dire ce qu’ils voient de leurs yeux, car ils ne voient plus rien de leurs yeux et s’acharnent à enfiler des lieux communs avant même que le Moloch ne fronce les sourcils.
C’est ainsi qu’à propos de la débandade frankistanaise à la coupe du monde de football, on entend des âneries par paquets, et je me suis amusé à en recenser quelques-unes :
Les joueurs auraient été pourris par le fric...
Comme si les milliardaires argentins ou italiens se faisaient corriger balle au pied par des africains ou des coréens qui ne jouent que pour le drapeau...
Il manquait à cette équipe le sens du collectif...
Comme si tous ces joueurs n’avaient pas fait leurs classes et gagné leurs galons dans des clubs qui ne misent que sur leur individualisme et leur amour du fric.
Cette billevesée témoigne d’ailleurs plus généralement d’un attachement fétichiste et superstitieux en la croyance socialiste selon laquelle les plus belles réussites collectives seraient autre chose que des amoncèlements d’égoïsmes qu’on a eu la sagesse de ne pas contrarier ni engluer dans des projets collectifs à la con… la France ressemble à la chambre de la malade communiste de Good Bye Lenin, nous y coulons des jours crasseux dans un monde parallèle où les travailleurs des pays bourgeois fuient en masse vers la Roumanie ou la Pologne pour échapper à la misère tandis que la firme Coca-Cola se voit sauvée de la faillite par des soviets ne sachant plus quoi faire de leurs roubles, et nous croyons vraiment qu’une équipe qui gagne, c’est une équipe à laquelle on a insufflé l’amour du maillot.
Ces joueurs arrogants seraient les symptômes de ce qu’on ne se serait pas soucié de leur éducation...
Comme s’ils n’avaient pas fréquenté les rangs des écoles bien plus que Raymond Koppa, Platini, ta grand-mère ou la mienne, comme s’ils ne pouvaient s’endormir en comptant tous les éducateurs gauchiasses qu’ils ont croisés sur les stades depuis leurs premiers coups de pied...
Ils traineraient la pauvreté de leur milieu d’origine ou le déracinement de l’immigré à la semelle de leurs crampons, et c’est cela qui les rendraient asociaux...
Comme si Anelka, le plus tête à claques et le plus haineux d’entre tous n’était pas le fils de fonctionnaires de l’Education Nationale venus des Antilles françaises, soit sociologiquement un français de la classe moyenne et historiquement un français de vieille souche….. On ne dira jamais assez combien la sociologie et l’histoire sont des disciplines de seconde main…. Anelka nous le prouve par sa seule existence, lui qui nous démontre combien un Francais bien nourri, gâté par l’existence, dont la famille est enracinée dans une des régions les plus catholiques du pays et administrativement affiliée à lui depuis trois siècles va tout naturellement se lier davantage avec un arabo-musulman fraichement débarqué qu’avec un petit normand ou un alsacien, s’il n’est pas un européen ethnique...
On ne leur aurait pas inculqué l’amour du drapeau...
Comme si eux et nous n’en n’avions pas bouffé ad nauseam, de ce drapeau tricolore sensé nous endrapper tous ensemble et comme s’il n’existait pas des lois répressives interdisant ne serait-ce que de sous entendre que les français de couleur ne seraient pas forcément les plus beaux enfants de la République...
L’entraîneur de l’équipe aurait été mauvais...
Comme si ce genre d’erreur de casting pouvait provoquer autre chose qu’un banal échec dans une compétition telle que les plus prestigieuses équipes en essuient une fois sur trois, et comme si ces joueurs n’avaient pas perdu pour avoir tout naturellement transformé leurs vestiaires en galerie commerciale du 9-3.
Pour le dire d’une phrase, nous subissons et relayons une propagande totalitaire.
L’extraordinaire faillite de cette équipe démontre que nous avons été entraînés dans le délire d’un dément, en croyant faire surgir un peuple ex nihilo par l’engloutissement dans l’Education Nationale des sommes aussi folles que celles consacrées jadis par les soviétiques à la guerre des étoiles, en nous gavant de valeurs communes, de République, et de bleu blanc rouge... Mais à l’instar des communistes qui expliquaient la faillite du communisme par une carence de communisme, nous répétons comme des ânes que les joueurs de l’équipe de France ont perdu pour avoir été trop individualistes, pas assez éduqués dans leur jeunesse, pas shootés au patriotisme, pas assez gavés de France Black Blanc Beur, et que sommes toutes, si le métissage ça ne marche pas, c’est que nous n’avons pas assez donné dans le métissage et pas assez fait pour qu’il advienne et triomphe.
En vérité, ils ont perdu car ils se foutent de l’équipe de France et s’en foutent à bon droit, parce que n’étant pas de cette Europe qui va de Dallas à Sydney et partait jadis du Cap pour ne s’arrêter qu’à Helsinki, ils ne sont pas français… Ce sont des égoïstes, comme les joueurs italiens, suisses ou danois, lesquels défendent égoïstement leur drapeau car précisément, il s’agit du leur.
On apprend pas à aimer sa femme, sa famille, ses amis ou sa patrie, on a une femme, une famille, des amis ou une patrie, et on défend son bien…. S’il vous faut apprendre à aimer votre femme ou votre pays, c’est qu’ils ne sont pas les vôtres et que la plaisanterie finira dans un divorce fracassant... Des polonais, des juifs ou des italiens sont devenus français hier, et la greffe a pris justement parce que jamais, ils n’ont eu le moindre effort à fournir pour qu’elle prenne.
Tout cela, nous pourrons le dire ailleurs qu’ici, après la libération, quand nous aurons tondu Plenel et arraché la moumoute de Pascal Boniface...
J’ai bien regardé… Il a une moumoute, Pascal Boniface."
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Red Moore : Vienne la nuit
=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=
On a longtemps dit que les punks ne savaient pas jouer.
Admettons.
L'essence même du punk résiderait alors dans l'approximation et l'amateurisme.
La punkitude absolue, ce serait donc le non respect des règles, le mauvais goût revendiqué, et la transgression permanente.
A ce compte là, oubliez Damned et leur reprise délirante de "Help", les Pistols réussissant à merveille à détruire "Johnny B.goode", ou la version "massacre à la tronçonneuse" de "Slow Down" par The Jam.
Il y a mieux, beaucoup mieux.
Un type qui surpasse Ben E.King, John Lennon et Willy Deville en s'accaparant "Stand by me". Cet oiseau rare, c'est Red Moore.
Ne me demandez pas qui il est, ni d'ou il vient: je n'en sais rien.
Armé de sa flûte magique, il interprète un grand classique de la soul qu'il rebaptise fièrement "Vienne la nuit" et ce, sans aucun sens du ridicule.
A ce niveau de témérité, je ne sais pas s'il mérite le titre de Roi des punks, ou des cons, qui, comme on le sait, osent tout.
Ce qui est sûr, c'est qu'il est beaucoup plus drôle que Ian Anderson, le leader de Jethro Tull, qui dansait la bourrée sur une guibole en postillonnant dans son flûtiau.
Et c'est toujours ça de gagner.
Vive les punks!
Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...
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Un monde de barbares, de brutes et de mufles
=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=
"Ce sera un grand malheur pour l'humanité dans son âge moderne, un malheur qui ne sera peut-être pas réparé, que d'avoir eu en mains cette matière, que d'avoir été conduite par le progrès peut-être inévitable de sa technique industrielle à être libre, à être maîtresse, à tripoter librement cette matière qui se prête à tout, qui ne se donne à rien, qui se prête à tous, qui ne se donne à personne, cette matière libidineuse, sans astreinte, presque sans résistance. À ce jeu en ce temps-ci une humanité est venue, un monde de barbares, de brutes et de mufles ; plus qu'une pambéotie, plus que la pambéotie redoutable annoncée, plus que la pambéotie redoutable constatée : une panmuflerie sans limites ; un règne de barbares, de brutes et de mufles ; une matière esclave ; sans personnalité, sans dignité ; sans ligne ; un monde non seulement qui fait des blagues, mais qui ne fait que des blagues, et qui fait toutes les blagues, qui fait blague de tout. Et qui enfin ne se demande pas encore anxieusement si c'est grave, mais qui inquiet, vide, se demande déjà si c'est bien amusant."
Charles Péguy, Deuxième élégie.

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