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24/01/2010

Homme, blanc et hétérosexuel

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

 

J'ai découvert ce texte sur ce site... Pas mal du tout... Vais suivre cette affaire de près. Allez-y jeter un oeil, pour l'instant il n'y a que deux articles. Les propos qui y sont tenus je les fais miens.

 

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Déclinez votre identité

Homme, blanc et hétérosexuel. Ça commençe mal, je sais. Je fais partie de la catégorie des gens qui doivent s'excuser à peu près 24 heures par jour. Le souci c'est que j'aime pas m'excuser, moi. Au contraire. Je suis du genre à faire enrager les connards qui écoutent Tryo et les pétasses qui écoutent Yelle dès que j'ouvre la bouche.


Mais ce n'est pas tout. Parfois, lorsque je fais pleurnicher du gauchiste, je m'attire involontairement la sympathie des petits fils à papa - je les appelle des "Jean Sarkozy" - et autres militants UMP avec pull sur les épaules dont la réflexion politique globale se résume à "Les 35 heures ? mais quelle idée ignoble !". Enfer et damnation.

Et quand j'envoie chier toute cette faune républicaine, il reste les militants de l'extrême. Droite, bien entendu. Ce sont peut-être les pires de tous.

Je ne peux pas voir le catholique conservateur et sa moraline dégoulinante, celle qui fait qu'on écrase des pays entiers sous des bombes ou qu'on vous emmerde lors d'un dîner parce que vous avez dit que Sasha Grey vous faisait bander. Même pas, juste parce que vous avez dit "bander" en réalité. L'immonde ressentiment chrétien.

Un peu moins détestable, mais pathétique quand-même, l'identitaire fasciste. Ce mec qui ponctue chacune de ses phrases par "youpin" et qui en lisant un Céline antisémite et génial - dans cet ordre, c'est important - déduit qu'il est génial d'être antisémite. Et ça le plus souvent sans réellement lire Bardamu, en plus. Son style, ses jaillissements et ses fulgurances, sont insupportables au skinhead qui a besoin de trucs carrés, bien rangés, un Etat fort pour jouer le rôle que sa maman n'a su assumer autrefois.

Il y a aussi le type qui délire sur le "c'était mieux avant", l'intellectuel, celui qui pense que l'éternel retour nietzschéen c'est remonter dans des charettes pour pas polluer la planète, celui qui s'extasie devant la "virilité islamique", celui qui te mettrait au poteau pour avoir laissé couler l'eau en te lavant les dents, parce que lui il se lave le moins souvent possible, il pense aux africains, et il n'a pas de télé parce que ça rend con.

Et de l'autre côté il y a l'homme à la mode, le moderne, qui lui vit bien avec son temps et qui "ne voit pas le problème". Celui qui se sent bien dans le mouvement du progrès, qui tous les jours raconte ce qu'il fait sur Twitter via son Iphone, parce que Facebook c'est déjà
has been, celui pour qui entrer dans une église pour autre chose qu'un mariage ou un enterrement est inconcevable. Celui pour qui tout paysan qui aime sa terre est un pauvre con risible et tout ouvrier est méprisable.

Sans oublier l'ouvrier lui-même, qui ne mérite aucune forme de respect dû à sa classe sociale (quelle expression dégoutante déjà...), faut pas déconner. Le brave homme, le drapeau tricolore, la France qui se lève tôt, rien à foutre. La plupart de ces gens sont un tas de fumiers pas seulement stupides mais aussi vils, avides et lâches que n'importe quel étudiant en école de commerce, la seule différence étant leurs comptes en banque.

Tous ces gens n'ont rien en commun dans le fond, mais ce sont les mêmes. Leurs idées sont souvent opposées, mais ce n'est pas là que cela se joue. C'est à leur façon de parler, de rire, de pleurer, de baiser, d'aimer et de détester même. C'est la forme qui les trahit, et qui les réunit. On nous dit qu'il ne faut pas juger sur les apparences, mais il n'y a rien de plus faux. Il faut au contraire y attacher la plus haute importance, et si elles vous trompent c'est que vous n'avez pas bien regardé.

Apparemment, il est à la mode de décliner son identité. Alors je vais le faire ici, sur ce blog. Je vais écrire régulièrement ce qu'il se passe dans mon pays, dans ma rue, et même dans mon cerveau. Vous pourriez vous en foutre mais vous auriez tort, je suis extrêmement intéressant.

Je disais donc, je suis né homme, blanc et hétérosexuel. Je sais, ça commence mal.

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Déclinez votre Identité

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23/01/2010

Le vieux a encore fait caca...

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

Le vieux, comme dit l'ami XP, a encore fait caca...

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22/01/2010

L’exil jusqu’à Dieu

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

 

« Toute époque est une aventure. Je suis un aventurier. Bonne époque pour moi que mon époque. Je connaissais déjà les courses d’autos, la cocaïne, l’alpinisme. Je trouvais dans cette campagne désolée, abstraite, le sport d’abîme que je flairais depuis longtemps.
Patrouilles, guerre de mines, camaraderie bestiale et farouche, gloire sordide.
Je me gorgeais de cette ivresse de la terre ; c’était une gésine frénétique ininterrompue dans les râles, les jurons, la peur qui lave les boyaux. Ce qui exultait depuis longtemps dans ma jeunesse, enfin je le distinguais entièrement dans mes poings aussi nettement que mes dix doigts.
Les races hurlaient leur génie altéré.
La violence des hommes : ils ne sont nés que pour la guerre, comme les femmes ne sont faites que pour les enfants. Tout le reste est détail tardif de l’imagination qui a déjà lancé son premier jet. J’ai senti alors un absolu de chair crue, j’ai touché le fond et j’ai étreint la certitude. Il ne fallait pas sortir de la forêt : l’homme est un animal dégénéré, nostalgique.
De cette fureur du sang sortit ce qui en sort à coup sûr, un élan mystique qui, nourri de l’essentiel de la chair, rompit toutes les attaches de cette chair et me jeta, pure palpitation, pur esprit, dans l’extrême de l’exil jusqu’à Dieu. »

Pierre Drieu La Rochelle

Le jeune Européen. 1927

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21/01/2010

Fascisme IV

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

"Fasciste ! Que cette insulte est douce à mes oreilles affûtées par la musique des écrivais maudits !... J’ai suffisamment étudié cette épithète pour en assumer les conséquences. Dans notre époque fascistissime, tout ce qui n’est pas fascistement dans la ligne postgauchiste est taxé de fascisme : logique."

Marc-Edouard Nabe - Nabe’s dream

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20/01/2010

Fascisme III

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

"Le fascisme théorique a été écrasé en Europe mais la politique et l'économie mondiales sont sorties facsisées de cet écrasement."

Raymond Abellio - Assomption de l'Europe

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19/01/2010

Fascisme II

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

"Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé ” la société de consommation “, définition qui paraît inoffensive et purement indicative. Il n’en est rien. Si l’on observe bien la réalité, et surtout si l’on sait lire dans les objets, le paysage, l’urbanisme et surtout les hommes, on voit que les résultats de cette insouciante société de consommation sont eux-mêmes les résultats d’une dictature, d’un fascisme pur et simple. Dans le film de Naldini, on voit que les jeunes étaient encadrés et en uniforme… Mais il y a une différence : en ce temps là, les jeunes, à peine enlevaient-ils leurs uniformes et reprenaient-ils la route vers leurs pays et leurs champs, qu’ils redevenaient les Italiens de cinquante ou de cent ans auparavant, comme avant le fascisme.

Le fascisme avait en réalité fait d’eux des guignols, des serviteurs, peut-être en partie convaincus, mais il ne les avait pas vraiment atteints dans le fond de l’âme, dans leur façon d’être. En revanche, le nouveau fascisme, la société de consommation, a profondément transformé les jeunes; elle les a touchés dans ce qu’ils ont d’intime, elle leur a donné d’autres sentiments, d’autres façons de penser, de vivre, d’autres modèles culturels. Il ne s’agit plus, comme à l’époque mussolinienne, d’un enrégimentement superficiel, scénographique, mais d’un enrégimentement réel, qui a volé et changé leur âme. Ce qui signifie, en définitive, que cette ” civilisation de consommation ” est une civilisation dictatoriale. En somme, si le mot de ” fascisme” signifie violence du pouvoir, la ” société de consommation ” a bien réalisé le fascisme."

Écrits corsaires - Pier Paolo Pasolini

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18/01/2010

James Ellroy : "Je suis de droite"...

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

 

Une interview menée de main de maître par un James Ellroy sans langue de bois, comme à son habitude... à voir de bout en bout.

 

 

"I am conservative by temperament. I disapprove of criminal activity. I am very solidly and markedly on the side of authority. The truth is I would rather err on the side of too much authority than too little." James Ellroy

 

19:50 Publié dans Parenthèse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Fascisme

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

"Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle antifascisme."

"Il n’y a pas de pire conformisme que celui de gauche, surtout, naturellement, quand c’est adopté par la droite."

Pier Paolo Pasolini

06:10 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook