21/05/2012
Horizons proches
=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=
En fait, je me donne des visions d'horizons proches, que je peux presque toucher. C'est de l'ordre de la création artistique, de la musique, beaucoup, et de l'écriture, surtout. Je n'attends rien de plus que de pouvoir me mesurer à moi-même et, si Dieu veut, de soigner mes blessures.
15:53 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) |
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En cet Instant et au Lieu où je me trouve
=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=
Je n'ai plus envie de m'amuser à reconstituer le passé. Le temps le tasse de plus en plus et je n'y ai plus beaucoup recours, du moins consciemment. A mon âge, mon futur lointain ne me préoccupe pas beaucoup, j'ai le sentiment d'être coincé dans mon présent et "coincé" n'est pas le bon terme, je dirais plutôt que je m'y glisse, dans mon présent, et le considère à sa juste mesure. Je le savoure, mon présent, avec cette certitude que c'est en lui que se trouve mon Salut, Ici et Maintenant, en cet Instant et au Lieu où je me trouve, en moi, profondément... le Royaume.
15:49 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Contentement
=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=
L'agitation, le bruit, la frénésie qui caractérisent notre temps nous rendent sourds et aveugles. Et, sourds et aveugles, nous nous en contentons.
15:36 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Il faut qu'il y en ait certains qui atteignent à l'abîme
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

« Le défaut de dieu signifie qu'aucun dieu ne rassemble plus, visiblement et clairement, les hommes et les choses sur soi, ordonnant ainsi, à partir d'un tel rassemblement, l'histoire du monde et le séjour humain en cette histoire. Mais encore pis s'annonce dans le défaut de dieu.Non seulement les dieux et le dieu se sont enfuis, mais la splendeur de la divinité s'est éteinte dans l'histoire du monde. Le temps de la nuit du monde est le temps de détresse, parce qu'il devient de plus en plus étroit. Il est même devenu si étroit qu'il n'est même plus capable de retenir le défaut de dieu comme défaut.
Avec ce défaut, c'est le fond du monde, son fondement même, qui fait défaut (…) Le fondement est le sol pour un enracinement et une prestance. L'âge auquel le fond fait défaut est suspendu dans l'abîme. A supposer qu'à ce temps de détresse un revirement soit encore réservé, ce revirement ne pourra survenir que si le monde vire de fond en comble, et cela signifie maintenant tout unimement : s'il vite à partir de l'abîme. Dans l'âge de la nuit du monde, l'abîme du monde doit être éprouvé et enduré. Or, pour cela, il faut qu'il y en ait certains qui atteignent à l'abîme. »
Martin Heidegger, "Pourquoi des poètes ?" - in "Chemins qui ne mènent nulle part"
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