25/05/2012

La seule oasis qui compte

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires..."=--=

 

Avec le temps on prend la mesure de ce qui importe, de ce qui est essentiel. On ne veut plus s'arrêter à des pacotilles ou aux crispations d'autrui à notre encontre. On ne veut plus épuiser d'énergie à expliquer les choses, à mettre les points sur les "i" et à étayer une ligne de conduite et une ligne de défense par rapport à ce qui relève du simple bon sens.

Par contre, en retour, on éprouve le besoin de se réfugier dans la seule oasis qui compte : la solitude, où le simence est qualitatif et où l'on s'entend respirer tandis que l'on pense et que l'on prie.

C'est là ma pente actuelle, ayant remarqué avec une constante évolution en ce sens l'éloignement progressif de nombreuses personnes avec lesquelles j'avais rêvé le même rêve, bleu, rouge, jaune, pourpre, chatoyant durant de nombreuses années à porter nos lots d'angoisses et nos gerbes d'espoir.

Mais tout se discrimine tout seul, si je puis dire, par soi-même, tandis que le terre tourne comme elle tourne et que chacun vieillit comme il vieillit.

10:05 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Écrire un commentaire