08/03/2013
C’est toute la douleur du monde qui est venue s’asseoir à ma table
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=

« C’est toute la douleur du monde
qui est venue s’asseoir à ma table
-et pouvais-je lui dire : Non ?
Je m’étais fait si petit,
une petite chenille, et j’ai éteint la lampe
-mais pouvais-je savoir qu’elle mûrissait dedans
et pouvais-je m’empêcher qu’elle sortît un jour,
une chanson entre ses ailes ?
J’ai dit à la douleur du monde
qui s’est couchée sous mon ventre :
N’ai-je pas assez de la mienne ?
Vois : j’ai ma propre soif !
On ne peut pas toujours demeurer une chenille
la terre m’est rugueuse au ventre
elle me fait mal votre terre
je suis né pour voler...
D’un bond je lui tournai le dos-
mais elle était déjà dans mon songe.
-Est-ce mon sang qu’elle voulait ?
J’ai dit la douleur du monde
-C’est une ruse, une sale ruse.
Voilà que tu chantes en t’en allant...
-Mais à ma place, dites, l’auriez-vous oubliée ? »
Benjamin Fondane, Au temps du poème
23:33 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
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VENEZUELA : 60 à 80 morts par jour dans ces favelas
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Témoignage d'un habitant du Venezuela chopé sur FACE BOOK via la page de Guy Millière...
"En direct du Venezuela :
"Depuis deux semaines on ne trouve plus à manger dans les supermarchés et les boutiques, après avoir passé une journée pour trouver la dernière bouteille d’huile du pays, mon amie a fui à Panama.
Ceux qui défilent sont du parti et ont des bons de nourriture.
Les autres pauvres sont dans une misère noire, le pays est au bord de l’explosion sociale, contrairement à ce que prétendent les experts...
Les logements gratuits, de la propagande : si le répartiteur ne te veux plus, tu dois quitter ton logement dans la nuit ; où s’il y a une famille qui arrive et est du parti : on te la met chez toi sans te demander ton avis… personne ne veut vivre dans ces favelas... Propagande à dix balles car on se tue pour un bout de pain, 60 à 80 morts par jour dans ces favelas… c’est fou, un pays si riche dont les habitants ont fui dans tout le monde, ou il y a autant de morts par quartiers, où la nourriture est rare. Oui on pleure pour ces malheureux, mais pas pour les mêmes raisons que nos Bobos, qui pleurent une doctrine."
Voilà le genre de régime que cautionnent tous les abrutis en France, de Mélenchon à Alain Soral. Bande de tarés ! Tout ça au nom d'une pseudo-résistance à l'Empire.
18:15 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (3) |
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8 Mars : Journée de la Femme
15:23 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (1) |
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La République Hypocrite
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L'institution de la police nationale
Le salaire minimum
L'institution du carnet de santé
Le certificat prénuptial...
La réorganisation statutaire du cinéma
La réorganisation statutaire des professions de médecin avec la création d'un Ordre de ceux-ci
La réorganisation statutaire d'architecte
La création de l'hôpital public
La création de la carte hebdomadaire ouvrant droit à une réduction dans les transports
La mise en place d'une loi « sur la protection des naissances » que l'on traduira par « accouchement sous X »...
Les cantines d'entreprises
Le sport au Baccalauréat...
La création des comités d'établissements devenus plus tard comités d'entreprises...
La médecine du travail
Tout cela on le doit à qui mes kikis ?
On le doit à Vichy !
*´¨) ¸.•´¸.•*´¨) ¸.•*¨) (¸.•´ (¸.•` ¤ Maréchââââl... nous voilââââââ ! *´¨) ¸.•´¸.•*´¨) ¸.•*¨) (¸.•´ (¸.•` ¤
Elle n'est pas un peu hypocrite, la République, quand elle parle de parenthèse ?
15:19 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) |
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Buvons au Passé...
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« C’est cette nécessité de protéger la civilité et le langage traditionnels contre les effets de la domination de classe, qui est, vraisemblablement, à l’origine du besoin si souvent ressenti par Orwell de réhabiliter une certaine quantité de conservatisme. Aucune société décente, en effet, ne peut advenir ni même être imaginée, si nous persistons, dans la tradition apocalyptique ouverte par Saint Jean et Saint Augustin, à célébrer l’avènement de l’homme nouveau et à prêcher la nécessité permanente de faire du passé table rase. En réalité, on ne peut espérer changer la vie si nous n’acceptons pas de prendre les appuis appropriés sur un vaste héritage anthropologique, moral et linguistique, dont l’oubli et le refus ont toujours conduit les intellectuels révolutionnaires à édifier les systèmes politiques les plus pervers et les plus étouffants qui soient. C’est une autre manière de dire qu’aucune société digne des possibilités modernes de l’espèce humaine n’a la moindre chance de voir le jour si le mouvement radical demeure incapable d’assumer clairement un certain nombre d’exigences conservatrices. Telle est, de ce point de vue, la dernière et la plus fondamentale leçon de 1984 : le sens du passé, qui inclut forcément une certaine aptitude à la nostalgie, est une condition absolument décisive de toute entreprise révolutionnaire qui se propose d’être autre chose qu’une variante supplémentaire des erreurs et des crimes déjà commis.
"- A quoi devons nous boire cette fois [demanda O’Brien] ? A la confusion de la police de la pensée ? A la mort de Big Brother ? A l’humanité ? A l’avenir ?
- Au passé, répondit Winston.
- Le passé est plus important, consentit O’Brien gravement." »
Jean-Claude Michéa, Orwell anarchiste tory
14:06 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Cette foi avait été la sienne
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« Dans les églises, jamais il ne lisait, sauf parfois, et alors tout à fait au hasard, des livres religieux qu'il avait trouvés là, missels ou recueils de chants liturgiques. Il aurait jugé déplacé, irrespectueux, vulgaire, de lire en de pareils endroits les livres dont il était toujours muni. Ce n'était pas la foi qui l'attirait sous ses voûtes, mais il respectait celle des autres, celles des vivants et plus encore celle des morts. Il allait même jusqu'à respecter Dieu, ce Dieu auquel il ne croyait pas croire. Rien ne lui eût semblé plus méprisable et surtout plus bête que le sacrilège, ou seulement que l'irrévérence. Les croyants lui donnaient l'hospitalité, il lui eût semblé indigne de se servir d'elle contre eux, ou de manquer de considération à leur égard. C'étaient eux qui avaient bâti ces églises. Ces agencements de piliers, d'ombres, d'emblèmes et de voûtes étaient ceux qu'impliquaient leurs croyances. Tout y témoignait de leurs convictions, qu'il ne souhaitait heurter en rien, même s'il ne les partageait pas. D'ailleurs il ne se sentait pas étranger, à leur égard, ni dans ces lieux. Cette foi avait été la sienne, il avait été élevé en elle, il en connaissait les rites et les expressions, ils étaient ceux de ses aïeux. »
Renaud Camus, Loin
13:13 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
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