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28/05/2013

L’air des musées me fait mal et celui des petites chapelles m’écoeure

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« Si je pensais que la tradition de l’ordre monarchiste chrétien ne subsiste plus que dans la mémoire d’un petit nombre de privilégiés, je n’insisterais pas : l’air des musées me fait mal et celui des petites chapelles m’écoeure. 
Mais je crois cette tradition encore vivante, bien que méconnaissable, au plus profond de notre peuple. »

Georges Bernanos, Nous autres Français


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L’âge d’or de l’avenir

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« Le rideau s’est levé devant mes yeux débiles,
La lumière s’est faite et j’ai vu ses splendeurs ;
J’ai compris nos destins par ces ombres mobiles
Qui se peignaient en noir sur de vives couleurs.
Ces feux, de ta pensée étaient les lueurs pures,
Ces ombres, du passé les magiques figures,
J’ai tressailli de joie en voyant nos grandeurs.

Il est donc vrai que l’homme est monté par lui-même
Jusqu’aux sommets glacés de sa vaste raison,
Qu’il y peut vivre en paix sans plainte et sans blasphème,
Et mesurer le monde et sonder l’horizon.
Il sait que l’univers l’écrase et le dévore ;
Plus grand que l’univers qu’il juge et qui l’ignore,
Le Berger a lui-même éclairé sa maison. »

Alfred de Vigny, Autres Poèmes

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On ne doit jamais modifier sans une nécessité évidente les lois

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« Il faut savoir avant tout que l’on ne doit jamais modifier sans une nécessité évidente les lois, statuts, coutumes ou ordonnances antérieures, quelles qu’elles soient, qui concernent la communauté.

Bien mieux, selon Aristote, dans le second livre de la Politique (Aristote, la Politique, 11, 8 - l269a 23), la loi ancienne positive ne doit pas être abrogée pour une nouvelle meilleure, à moins qu’il n’y ait une différence très notable entre elles, parce que de tels changements diminuent l’autorité de ces lois et le respect qu’elles inspirent, plus encore s’ils sont faits fréquemment. De là, en effet, naissent le scandale, les murmures dans le peuple et le danger de désobéissance.

A plus forte raison si de tels changements rendaient la loi pire, car ces changements seraient alors intolérables et injustes.
De fait, le cours et le prix des monnaies ("…cursus et pretium monetarium…") dans un royaume doivent être pour ainsi dire une loi, un règlement ferme. La preuve en est que les pensions et certains revenus annuels sont fixés en un prix d’argent ("…ad pretium pecuniae…"), c’est-à-dire à un certain nombre de livres et de sous. D’où il ressort qu’une mutation des monnaies ne doit jamais être faite, si ce n’est peut-être lorsque la nécessité s’en impose ou que l’utilité en est évidente pour toute la communauté.

C’est pourquoi Aristote, dans le cinquième livre des Ethiques (Aristote, Ethique à Nicomaque, V, 8 - l133b 14), parlant de la monnaie, déclare : "Elle tend toutefois à une plus grande stabilité".
Or, la mutation de la monnaie, comme je peux le constater en général, peut être faite de plusieurs façons :

 - Dans la forme ou précisément dans le type,

 - Dans la proportion,

 - Dans le prix ou appellation,

 - Dans la quantité ou poids et,

 - Dans la substance de la matière.

 En effet, on peut muer la monnaie de chacune de ces cinq façons ou de plusieurs à la fois. »

Nicole Oresme, Traité sur l’origine, la nature, le droit et les mutations des monnaies, "CHAPITRE VIII, Les mutations des monnaies, en général"

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