03/12/2013
Nous ne nous sentions liés qu'envers une très étroite communauté
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Ernst von Salomon (à gauche) en compagnie d'Ernst Jünger
« Car nous autres qui, en pleine conscience, ne nous sentions liés qu'envers une très étroite communauté, nous ne devions pas nous chercher des excuses vis-à-vis de la masse des humains, du moment que nous refusions de nous soumettre à la volonté de cette masse. »
Ernst von Salomon, Les Réprouvés
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Que la muraille épaisse de l’occulte s’écroule sur ces révolutionnaires qui ne révolutionnent rien
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« Le surréalisme n’est-il pas mort du jour où Breton et ses adeptes ont cru devoir se rallier au communisme et chercher dans le domaine des faits et de la matière immédiate, l’aboutissement d’une action qui ne pouvait normalement se dérouler que dans les cadres intimes du cerveau.
(…)Que me fait à moi, toute la Révolution du monde si je sais demeurer éternellement douloureux et misérable au sein de mon propre charnier ; ce qui me sépare des surréalistes, c’est qu’ils aiment autant la vie que je la méprise. Jouir dans toutes les occasions et par tous les pores, voilà le centre de leurs obsessions. Mais l’ascétisme ne fait-il pas corps avec la magie véritable, même la plus sale, même la plus noire. (…)
Que la muraille épaisse de l’occulte s’écroule une fois pour toutes sur tous ces impuissants bavards qui consument leur vie en objurgations et en vaines menaces, sur ces révolutionnaires qui ne révolutionnent rien. »
Antonin Artaud, A la grande nuit, ou le bluff surréaliste
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The real bosses...
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Le silence des hommes est comme un sacrement
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« La musique est elle même une sorte de silence, parce qu’elle impose silence au bruit et d’abord au bruit insupportable par excellence qui est celui des paroles. La musique est le silence des paroles, comme la poésie est le silence de la prose, elle allège la pesanteur accablante du logos et empêche que l’homme ne s’identifie à l’acte de parler. Le chef d’orchestre attend pour donner le signal à ses musiciens que le public se soit tu, car le silence des hommes est comme un sacrement dont la musique a besoin pour élever la voix. »
Vladimir Jankélévitch, Quelque part dans l’inachevé
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