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01/03/2014

C’est bien plutôt parce que les Français ont déjà perdu leur identité qu’ils ne parviennent pas à comprendre que les immigrés veulent garder la leur

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« S’il m’est arrivé de critiquer le Front national, c’est tout simplement que je n’en partage pas les idées. Donner à croire que sans l’immigration, tous les problèmes seraient automatiquement résolus, est une contre-vérité manifeste. Faire de ce problème l’axe central du discours politique, c’est se vouer à n’apparaître que comme le parti de la xénophobie et de l’exclusion, avec comme conséquence de s’interdire de jamais parvenir au pouvoir. L’immigration est un problème bien réel, mais ce n’est pas elle qui est responsable de la disparition de l’identité française. C’est bien plutôt parce que les Français ont déjà perdu leur identité qu’ils ne parviennent pas à comprendre que les immigrés veulent garder la leur. Le principal facteur de dissolution des identités dans le monde actuel est la logique de la marchandise, qui tend à éliminer toute garantie symbolique des échanges : la désymbolisation équivaut à l’effacement de tout repère identitaire excédant l’intérêt comptable et la logique du profit. Le Front national est par ailleurs un parti nationaliste, antifédéraliste, antirégionaliste, antieuropéen, jacobin. Mes positions sur tous ces points sont à l’opposé des siennes. »

« Le regard que la Nouvelle Droite a fréquemment porté sur le monde indo-européen ne relève pas de la nostalgie ou de la sacralisation des racines. Outre son intérêt intrinsèque du point de vue du savoir, il permet seulement de constater à quel point le système des valeurs de l’Europe des origines différait de celui qui prévaut aujourd’hui. L’idéologie tripartie des Indo-Européens, telle qu’a pu la restituer Georges Dumézil, n’est évidemment pas un modèle institutionnel transposable dans le monde actuel. Il nous permet en revanche de constater, par exemple, que l’économie et le commerce étaient dans l’Antiquité considérée comme des activités inférieures, que les valeurs de gratuité et de don primaient les valeurs d’utilité et d’intérêt, que l’homme se situait par rapport au cosmos dans un rapport de co-appartenance harmonieuse, et non dans un rapport de maîtrise instrumentale relevant de l’hybris (la démesure), que l’individu isolé n’était tout simplement pas représentable hors de son contexte social et culturel, que la dimension "publique" de l’existence était posée comme supérieure à la vie privée, que le droit était à l’origine une relation et non un attribut, etc. »

Alain de Benoist, sur le site "Occidental Quaterly" en 2005

 

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