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08/12/2008

LEONARD COHEN "There is a war" (1974)

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

podcast

Aujourd'hui, pas de reprises décalées, ni de raretés ou autres bootlegs.
Juste une chanson que j'avais dans la tête toute la journée d'hier, mon humeur du moment...
Et pour le blah-blah, je laisse la parole à Leonard :

" There is a war between the rich and poor,
a war between the man and the woman.
There is a war between the ones who say there is a war
and the ones who say there isn't.
Why don't you come on back to the war, that's right, get in it,
why don't you come on back to the war, it's just beginning.
Well I live here with a woman and a child,
the situation makes me kind of nervous.
Yes, I rise up from her arms, she says "I guess you call this love";
I call it service.
Why don't you come on back to the war, don't be a tourist,
why don't you come on back to the war, before it hurts us,
why don't you come on back to the war, let's all get nervous.
You cannot stand what I've become,
you much prefer the gentleman I was before.
I was so easy to defeat, I was so easy to control,
I didn't even know there was a war.
Why don't you come on back to the war, don't be embarrassed,
why don't you come on back to the war, you can still get married.
There is a war between the rich and poor,
a war between the man and the woman.
There is a war between the left and right,
a war between the black and white,
a war between the odd and the even.
Why don't you come on back to the war, pick up your tiny burden,
why don't you come on back to the war, let's all get even,
why don't you come on back to the war, can't you hear me speaking? "

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

07:00 Publié dans La Chanson du Jour, par The Reverend. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Franco is back

=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=

 

Déjà Dantec y était allé de ses mots d'esprit, et ça m'avait bien fait rire. Mais là, en découvrant l'article qui suit chez Baroque et Fatigué, je me suis moi aussi frotté les yeux et me suis presque pincé pour m'y retrouver.

 

 

Michel Del Castillo, qu'on ne peut pas taxer de fascisme, vient de sortir un livre sur Franco. Et on y lit de surprenantes choses. Le Nouvel Observateur, oui oui, vous avez bien lu, affirme dans un article que Franco n'était peut-être pas si méchant. Et c'est signé Pierre Assouline. Je le reproduis ici :

 

 

Il y va Franco !

Par Pierre Assouline

 

Et si le Caudillo n'était pas le fasciste qu'on a dit ? C'est ce que soutient l'écrivain du « Sortilège espagnol ».

On se frotte les yeux : Michel del Castillo et le général Franco au coude à coude sur une même couverture ? Et pourtant, on ne regrette pas d'avoir été pris à contre-pied. L'auteur du « Sortilège espagnol » a réussi en effet un récit qui renouvelle le genre « Vie de... ». Car il s'agit bien d'un long portrait de Francisco Franco y Bahamonde à travers lequel surgissent les contradictions de son vieux pays au cours du siècle passé.

Les passions étant encore mal éteintes, il ne manquera pas de lecteurs pour pointer une réhabilitation derrière cette mise au point d'un Français de sensibilité espagnole. C'est que Franco s'est si bien prêté à la diabolisation que le moindre correctif à son action au cours de ses 37 années de règne apparaît comme une insupportable manifestation de révisionnisme. Dans cette traversée de l'époque franquiste, Castillo, républicain modéré gagné par le juancarlisme, a relu les bons auteurs (Bennassar, Beevor, Brenan, Nourry, Preston, Crozier, Vazquez Montalban), en s'autorisant parfois un souvenir personnel sur 1939 et les années 1950 telles qu'il les vécut là-bas.

Son style est porteur d'une morale, privilège de ceux qui traitent l'Histoire en écrivains. Il bouscule donc les idées reçues élevées au rang de mythes: le Franco comploteur, fossoyeur de la République et fasciste, auquel il oppose un Franco légaliste et loyaliste qui ne franchit le Rubicon qu'en dernière extrémité, un national-catholique typique du courant conservateur auquel l'anticommunisme tient lieu d'idéologie. Quant au franquisme, le jugement de Castillo ne se distingue pas de l'opinion partagée par nombre d'historiens: impitoyable les cinq premières années, puis sévère et vigilant pour finir. Il a des indulgences pour ce dictateur « au sourire faussement épanoui qui lui donnait un air de ravi de la crèche » ; mais comme son personnage ne fut jamais son héros, elles ne sont en rien coupables. Ce qui ne l'empêche pas de saluer l'incontestable courage du grand soldat des combats marocains à la tête

Car Franco est entièrement coulé dans son uniforme. « Un militaire chimiquement pur », risque même l'auteur. On découvre un homme de 1,67 mètre au tempo de rumination lente, prudent dans son approche des hommes et des événements, introverti et méticuleux, tout de sang-froid et de sens du détail, entièrement construit dès 1931, manichéen conquis par l'idée d'un choc des civilisations (christianisme contre bolchevisme), doué d'un grand sens de l'observation et obsédé par l'ordre, persuadé que l'âme espagnole s'est réfugiée dans l'armée et qu'il n'est de musique que militaire.

Castillo a composé ce passionnant récit en écrivain libre, ne se reconnaissant de dette qu'envers son propre roman familial et son Espagne intérieure. Car c'est un livre qui vient de très loin. Franco a commencé à s'écrire en Castillo ce jour de 1939 où il a fui l'Espagne avec sa mère. Il avait 6 ans. Ainsi un écrivain peut-il être rattrapé par un livre. Comme s'il ne pouvait s'y dérober."

PIERRE ASSOULINE

 

 

00:04 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (22) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook