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31/03/2012

Jack Sour

=--=Publié dans la Catégorie "Festoyons... Buvons la coupe..."=--=

 


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Quand ils disent "à la maison" ou "chez nous", ce n’est pas qu’ils pensent à une quelconque tache de couleur sur la carte

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« Voilà qu’ils en viennent au pays. C’est leur grand thème de conversation numéro deux. Comme d’autres divisent l’univers entre la vie et l’écriture, la clarté et la ténèbre, le bien et le mal, le beau et le laid, ils divisent leur univers entre la guerre et le pays. Quand ils disent "à la maison" ou "chez nous", ce n’est pas qu’ils pensent à une quelconque tache de couleur sur la carte. Le pays, c’est le coin où ils jouaient étant enfants, le gâteau du dimanche que la mère a mis au four, la petite chambre sur le derrière, les gravures au-dessus du divan, un rayon de soleil par la fenêtre, le jeu de quilles chaque jeudi que Dieu fait, la mort dans son lit avec nécrologie dans les journaux, cortège funèbre et hauts-de-forme dodelinant derrière. Le pays n’est pas un slogan : ce n’est qu’un petit mot modeste, mais c’est aussi la poignée de terre où leur âme s’enracine. L’Etat, la nation sont des concepts flous, mais ils savent ce que pays veut dire. Le pays, c’est le sentiment que la plante est capable d’éprouver. »

Ernst Jünger, La guerre comme expérience intérieure

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Déchiffrer

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Je tente de déchiffrer, au milieu de ma vie, ce que Dieu, peut-être,me dit. Et je ressens, en parallèle, toute la souffrance insupportable du monde ainsi que toute sa confusion. Assis dans ma nuit à chercher des mots qui ne viennent pas pour les inscrire ici et dire le Mal qui se répand dans les âmes et les coeurs, imperceptiblement, vicieusement, avec délicatesse, pour n'attirer aucune attention et cacher ses intentions, au point que lorsqu'il sera pleinement et entièrement installé jusque sur le Trône du Monde lui-même, ou tout au moins son ersatz qu'il aura pris la peine de s'aménager avant, personne n'y prendra garde à part les pauvres fous qui prient et qui veillent. Ces derniers ne seront pas surpris mais ils seront la risée du Grand Nombre avant que d'en devenir sujet de haine sans concession.

Je sens tout ceci clairement mais cependant c'est confusément que je m'éprouve moi-même face à Dieu lui-même, ou est-ce Dieu que j'éprouve mal, puisque je parle de confusion ?

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Je subsiste de la crise qui est la mienne

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J'ai le corps épuisé et, donc, l'âme aussi, l'esprit exsangue. Je n'ai pas accès aux richesses du jardin. Je guette une brèche afin de m'y engouffrer mais les entrées sont closes et demeurent secrètes. Il me manque la rigueur pour être. Je subsiste de la crise qui est la mienne. Je survis et me détourne de tout.

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30/03/2012

L'Oeuvre au Noir

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L'être en acte est la matière du devenir. Oeuvre au noir pour faire surgir le diamant en soi et devenir ce que l'on est en puissance étouffée et retenue. L'être désire la Puissance et la Puissance est Vie. Il ne tient qu'à peu de choses pour que l'on bascule vers l'Ombre ou pour que l'on tende vers la Lumière. La Puissance en soi n'est pas néfaste mais l'oeuvre au Noir qui la fait advenir peut l'être.

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Pessimisme et optimisme sont depuis longtemps devenus ridicules

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« L’obscurcissement du monde, la fuite des dieux, la destruction de la terre, la grégarisation de l’homme, la suspicion haineuse envers tout ce qui est créateur et libre, tout cela a déjà atteint, sur toute la terre, de telles proportions, que des catégories aussi enfantines que pessimisme et optimisme sont depuis longtemps devenues ridicules. »

Martin Heidegger, Introduction à la Métaphysique, GA 40

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29/03/2012

Le monde est p'tit, la terre est ronde...

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20:00 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Un geste citoyen

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« Quand la classe dominante prend la peine d’inventer un mot ("citoyen") employé comme adjectif, et d’imposer son usage, alors même qu’il existe, dans le langage courant, un terme parfaitement synonyme (civique) et dont le sens est tout à fait clair, quiconque a lu Orwell comprend immédiatement que le mot nouveau devra, dans la pratique, signifier l’exact contraire du précédent. Par exemple, aider une vieille dame à traverser la rue était, jusqu’ici, un acte civique élémentaire. Il se pourrait, à présent, que le fait de la frapper pour lui voler son sac représente avant tout (avec, il est vrai, un peu de bonne volonté sociologique) une forme, encore un peu naïve, de protestation contre l’exclusion et l’injustice sociale, et constitue, à ce titre, l’amorce d’un geste citoyen. »

Jean-Claude Michéa, L’enseignement de l’ignorance

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Crasseuse Mohamed Merah Mania

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L'Homme produit ce qui le domine et le dévore

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Le système dans lequel nous vivons est bel et bien produit par l'Homme mais celui-ci lui est devenu étranger d'où la schizophrénie générale grandissante. Le système est un Golem qui échappe à notre autorité. L'Homme produit ce qui le domine et le dévore, le maintient dorénavant coupé de lui-même.

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Je vis comme je peux... dans un pays malheureux

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Grand est Albert Camus... grand...

 

 

Albert Camus

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Paradoxal

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« Dans le même temps que Nietzsche écrivait son "Hymne à la vie", il envoyait à Lou Salomé des billets du genre : "Terrible accès. Je méprise la vie."
Dans l’un et l’autre cas, il était véridique. »

Gabriel Matzneff, L’archange aux pieds fourchus

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28/03/2012

Reprendre ma place en Dieu en le laissant prendre sa place en moi

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Guettant à la cime des événements et des faits du monde la ligne qui s'ordonne et donne le sentiment qu'elle s'épuise entre les frondaisons des actes et des plaintes prophétisées par les sages dont Dieu avait rempli les coeurs et les bouches, je devine ce que tout cela me suggère.

Le temps passe et nous vieillissons mais ces successions d'instants que je me figure du mieux que je peux, porté que je suis par le flux de l'Histoire et ne parvenant que très sporadiquement à en fixer quelque instant évanescent et infinitésimale qui se décompose aussitôt, m'invitent à transcender l'Absence pour retrouver la Présence, l'intelligence soudaine du Temps et de l'Espace sous la pression existentielle. Reprendre ma place en Dieu en le laissant prendre sa place en moi. Est-ce possible ?

15:59 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Francesco Bartolomeo Conti - David Oratorio (Azione Sacra) / Alan Curtis Il Complesso Barocco

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Laissez charger un bon moment puis écoutez intégralement ce Soleil Baroque.

 

 

Francesco Bartolomeo Conti

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Nier l'ennemi, c'est nier la paix

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« Tout comme le pacifiste découvre immédiatement l'ennemi chez celui qui n'admet pas sa conception de la paix, les idéologies de la société sans ennemi (par exemple le marxisme) maudissent la guerre, mais préconisent la révolution et exigent que les hommes s'entretuent en vue de mettre la guerre hors-la-loi. On a assez souvent signalé l'imposture que couvre cette attitude et, bien que cet argument appartienne à la polémique courante, il n'est pas inutile de l'évoquer, car il rappelle par trop le ridicule de la querelle hideuse entre Bossuet et Fénelon sur le... pur amour (que n'ont-ils commencé par s'aimer !). La chose la plus grave consiste cependant dans le ressentiment qu'engendre inévitablement la bonne conscience des partisans de ces idéologies : étant donné que leur fin est bonne et hautement humaine, les ennemis ne peuvent être que des criminels ou même l'incarnation du mal (...). C'est ainsi qu'on justifie au nom de l'humanité l'extermination inhumaine des ennemis, car tout est permis pour débarrasser le monde de ces hors-la-loi et hors-l'humanité qui, de ce fait, sont des coupables. Dans ces conditions la notion de paix perd toute signification, étant entendu que politiquement elle consiste en un contrat ou traité, ou plutôt la paix devient impossible. Comment pourrait-il en être autrement, puisque toute action de l'ennemi, fût-elle désintéressée et noble, devient automatiquement perverse, immorale et criminelle, tandis que toute action du révolutionnaire, même scélérate et atroce, devient sainte, juste et irréprochable ? Nier l'ennemi, c'est nier la paix.

Il ne faudrait cependant pas jeter la pierre au seul marxisme par exemple, car, par certains côtés, il est un enfant du libéralisme dont l'un des principes essentiels est justement la négation de l'ennemi politique pour ne laisser subsister que les concurrents économiques. »

Julien Freund, L'Essence du politique

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