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29/02/2012

Les deux Cités

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« Deux amours ont fait deux cités, l'une l'amour de Dieu poussé jusqu'à l'oubli de soi-même, l'autre l'amour de soi poussé jusqu'à l'oubli de Dieu. »

« Ces deux cités sont entrelacées l'une à l'autre (comme les brins d'osier dans une vannerie) et intimement mêlées (comme dans une émulsion chimique), si bien qu'il nous est impossible de les séparer, jusqu'au jour où le Jugement les partagera. »

Saint Augustin, La Cité de Dieu

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28/02/2012

Les écologistes... et les "vieux cons d'Action Française"...

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« J'ai entendu l'autre jour un jeune barbu gauchiste parler d'écologie exactement comme les vieux cons d'“Action française” récitaient leurs poèmes occitans. »

Jacques Laurent, « Antoine Blondin, Jacques Laurent face à face : "comment se débarrasser de notre légende ?", propos recueillis par Jean-Louis Ezine, Les Nouvelles littéraires, n° 2612, 24 novembre-1er décembre 1977 »

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27/02/2012

The Rev', Danny Wild... sont Les Persuadeurs !

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Vous aimez les délicieuses chroniques musicales du Rev' et vous n'avez pas de rendez-vous galant ce soir entre 20h00 et 21h00 ? Alors retrouvez le dés ce soir, en compagnie d'un autre compère, le bien nommé Danny Wild, pour la première d'une nouvelle émission musicale sur BRAM FM.

Une série TV disparue, un mot qui n’existe pas, ce sont: LES PERSUADEURS!
Une émission qui ne convaincra personne et agacera tout le monde.
Ce soir sur Bram FM, 20h00-21h00

Rediffusions le samedi à 20h00,

et, prochainement, en podcast ICI...

 

Les Persuadeurs sur Fesse de Bouc !


Pour entendre le générique... cliquez ici...

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Bruce Springsteen : We take care of our own

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L'album arrive le 5 Mars...

Bruce Springsteen

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C’est la volonté de tuer qui le pousse à travers les orages d’explosif, de fer et d’acier

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« L’homme, lui, c’est la volonté de tuer qui le pousse à travers les orages d’explosif, de fer et d’acier, et lorsque deux hommes s’écrasent l’un sur l’autre dans le vertige de la lutte, c’est la collision de deux êtres dont un seul restera debout. Car ces deux êtres se sont placés l’un l’autre dans une relation première, celle de la lutte pour l’existence dans toute sa nudité. Dans cette lutte, le plus faible va mordre la poussière, tandis que le vainqueur, l’arme raffermie dans ses poings, passe sur le corps qu’il vient d’abattre pour foncer plus avant dans la vie, plus avant dans la lutte. Et la clameur qu’un tel choc mêle à celle de l’ennemi est cri arraché à des cœurs qui voient luire devant eux les confins de l’éternité ; un cri depuis bien longtemps oublié dans le cours paisible de la culture, un cri fait de réminiscence, d’épouvante et de soif de sang. »

Ernst Jünger, La guerre comme expérience intérieure

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26/02/2012

Weezer : Island In The Sun

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Weezer

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Renée Vivien : Le Cygne Noir

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« Le Cygne Noir

Sur les ondes appesanties, flottait un nuage de cygnes clairs.
Ils laissaient un reflet d’argent dans leur sillage.
Vus de loin, ils semblaient une neige ondoyante.
Mais, un jour, ils aperçurent un cygne noir dont l’aspect étrange détruisait l’harmonie de leurs blancheurs assemblées.
Il avait un plumage de deuil et son bec était d’un rouge sanglant.
Les cygnes s’épouvantèrent de leur singulier com­pagnon.
Leur terreur devint de la haine et ils assaillirent le cygne noir si furieusement qu’il faillit périr.

Et le cygne noir se dit : "Je suis las des cruautés de mes semblables qui ne sont pas mes pareils.
"Je suis las des inimitiés sournoises et des colères déclarées.
"Je fuirai à jamais dans les vastes solitudes.
"Je prendrai l’essor et je m’envolerai vers la mer.
"Je connaîtrai le goût des âcres brises du large et les voluptés de la tempête.
"Les ondes tumultueuses berceront mon sommeil, et je me reposerai dans l’orage.
"La foudre sera ma sœur mystérieuse, et le tonnerre, mon frère bien-aimé."

Il prit l’essor et s’envola vers la mer.
La paix des fjords ne le retint pas, et il ne s’attarda point aux reflets irréels des arbres et de l’herbe dans l’eau ; il dédaigna l’immobilité austère des montagnes.
Il entendait bruire le rythme lointain des vagues...
Mais, un jour, l’ouragan le surprit et l’abattit et lui brisa les ailes...
Le cygne noir comprit obscurément qu’il allait mourir sans avoir vu la mer...
Et pourtant, il sentait dans l’air l’odeur du large...
Le vent lui apportait un goût de sel et l’aphrodisiaque parfum des algues...
Ses ailes brisées se soulevèrent dans un dernier élan d’amour.
Et le vent charria son cadavre vers la mer. »

Renée Vivien, Brumes de fjords

 

"Brumes de Fjords" intégralement disponible, en ligne, ici...

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25/02/2012

Veuillez libeller votre chèque en français s'il vous plaît...

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La France des casaniers, des joueurs de belote et de boules, des ignorants de la géographie

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« La France des scouts, des routiers, des skieurs n’était pas assez forte pour s’imposer à la France des assis, des pêcheurs à la ligne, des buveurs de pernod, des bavards de comités, de syndicats ou de salons. La France des militants déterminés d’extrême gauche ou d’extrême droite n’était pas assez forte pour s’imposer aux bavards conservateurs qui se nommaient encore sans honte modérés, radicaux ou socialistes.

La France qui avait lu Sorel, Barrès, Maurras, Péguy, Bernanos, Céline, Giono, Malraux, Petitjean n’était pas assez forte pour s’imposer à la France qui lisait Anatole France, Duhamel, Giraudoux, Mauriac, Maurois.

La France du Maroc, de l’Indochine, des aviateurs et des missionnaires ne pouvait s’imposer à la France des casaniers, des joueurs de belote et de boules, des ignorants de la géographie. »

Pierre Drieu la Rochelle, Notes pour comprendre le siècle

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24/02/2012

"Why the West Is Best ?" par Ibn Warraq

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"Ma réponse à Tariq Ramadan :

En octobre dernier, j’ai participé à un débat à Londres, tenu par Intelligence Squared, afin de considérer le sujet Nous ne devrions pas avoir honte de mettre en avant la supériorité des valeurs occidentales.

L’intellectuel Musulman Tariq Ramadan, entres autres, a parlé contre cette motion. J’ai parlé en faveur, en me focalisant sur les disparités importantes en libertés, droits de l’homme et tolérance entre les sociétés occidentales et islamiques.

On trouvera ici le résumé de mon raisonnement.

Les grandes idées de l’Ouest – le rationalisme, l’autocritique, la recherche objective de la vérité, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la règle de la loi et de l’égalité devant la loi, la liberté d’expression et d’opinion, les droits de l’homme, et la démocratie libre – sont supérieures à toute autre pensée de l’homme. C’est l’Occident qui a fait les premiers pas pour abolir l’esclavage ; les appels à l’abolition de l’esclavage n’ont même pas résonnés en Afrique où les tribus rivales vendaient les prisonniers noirs. L’Ouest a offert des libertés aux femmes, aux autres races et d’autres minorités à un niveau inimaginable il y a 60 ans. L’Ouest reconnait et défend les droits de l’individu : nous sommes libres de penser ce que nous voulons, de lire ce que nous voulons, de pratiquer notre religion, de vivre la vie de notre choix.

En bref, la gloire de l’Ouest, comme l’a dit le philosophe Roger Scruton, est que la vie ici est un livre ouvert. Sous l’Islam, le livre est fermé. Dans beaucoup de pays non-occidentaux, surtout les pays Islamistes, les citoyens ne sont pas libres de lire ce qu’ils souhaitent. Dans l’Arabie Saoudite, les musulmans ne sont pas libres de se convertir à la chrétienté, et les chrétiens ne sont pas libres de pratiquer leur foi – des violations évidentes de l’Article 18 de la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme des Nations Unies.

À l’opposé des certitudes et règles abrutissantes et obligatoires de l’islam, la civilisation de l’Occident offre ce que Bertrand Russel a appelé un « doute libératoire », qui encourage le principe méthodique de scepticisme scientifique. La politique de l’Occident, comme la science, procède par tentatives, de manière empirique, dans un environnement de discussion ouverte, de critique, et d’autocorrection.

Nous pourrions caractériser la différence entre l’Ouest et les Autres comme une différence dans les principes épistémologiques. Le désir pour le Savoir, peu importe où cela mène, héritage des Grecs, a produit une institution sans précédent – ou très rarement égalée – en dehors l’Ouest : l’université. Avec les bibliothèques et les instituts de recherches, les universités sont, au moins d’un point de vue idéaliste, des académies indépendantes qui sont consacrées à ces normes épistémologiques, où nous pouvons poursuivre la VERITE dans un esprit d’enquête désintéressé, libres des pressions politiques. En d’autres termes, le succès des sociétés modernes de l’Ouest, avec leurs sciences, technologie et institutions ouvertes, émane d’une façon distincte d’observer le monde, de l’interpréter, et d’identifier et de résoudre ses problèmes.

L’édifice de la science moderne et de la méthode scientifique est un des plus grands cadeaux donnés par l’homme occidental au monde. L’Ouest ne nous a d’ailleurs pas uniquement offert la quasi totalité des découvertes scientifiques des dernières 500 années – de l’électricité aux ordinateurs – mais aussi, grâce à ses impulsions humanitaires, la Croix Rouge, Médecins Sans Frontières, Human Rights Watch et Amnesty International. L’Ouest fournit la plus grande partie de l’aide à un Darfour assiégé, quand les pays islamistes brillent par leur manque d’assistance.

L’Ouest n’a nul besoin des homélies moralisatrices de sociétés incapables de fournir de l’eau potable.

D’ailleurs, d’autres parties du monde reconnaissent la supériorité occidentale. Quand d’autres sociétés telles que la Corée du Sud et le Japon adoptent des principes occidentaux, leurs citoyens prospèrent.

C’est vers l’Ouest, pas vers l’Arabie Saoudite ou l’Iran, que des millions de réfugiés des régimes théocratiques ou d’autres états totalitaires s’enfuient, cherchant la tolérance et la liberté politique. Et aucun politicien de l’Occident ne pourrait se permettre les remarques antisémites que l’ancien premier ministre de Malaisie, Mahathir Mohamad, a prononcées en 2003. Nos excuses pour la diatribe de Mahathir n’indiquent pas seulement une politique de deux poids deux mesures, mais l’aveu que nous appliquons des standards éthiques plus sévères aux leaders de l’Occident.

Une culture qui a donné au monde le roman, la musique de Mozart, Beethoven et Schubert, les peintures de Michel-Ange, Vinci et Rembrandt n’a pas besoin de recevoir des leçons des sociétés qui conçoivent que le ciel, peuplé de vierges, ressemble à une maison close cosmique. L’Ouest n’a pas non plus besoin de recevoir des leçons des sociétés où les femmes sont gardées en sujétion sous sharia, subissent des mutilations génitales, sont lapidées en cas d’accusations d’adultère et sont mariées contre leur volonté à l’age de neuf ans. Des sociétés qui nient les droits des soi-disant castes inférieures. Des sociétés qui exécutent les homosexuels et les apostats. L’Ouest n’a nul besoin des homélies moralisatrices des sociétés qui ne sont pas capables de fournir de l’eau potable ou des systèmes d’égouts, qui n’ont aucune provision pour le traitement des handicapés, et qui laissent 40 à 50 pourcents des citoyens dans l’analphabétisme.

Pour citer la formule célèbre de l’ayatollah Khomeiny, il n’y a pas de blagues dans l’Islam. L’Ouest est capable d’observer ses propres travers et d’en rire. Mais il n’y a pas d’équivalent à « La vie de Brian » des Monty Python en Islam.

Peux-t-on espérer, un jour, « La vie de Momo » ? Probablement pas – un autre petite signe que les valeurs occidentales restent les meilleures, et peut-être la seule façon pour l’Homme, peu importe sa race ou son credo, d’atteindre son vrai potentiel et de vivre en liberté."

Depuis 1998, Ibn Warraq a édité plusieurs livres de critique du coran et sur les origines de l’islam, y compris Leaving Islam : Apostates Speak Out, Defending the West : A Critique of Edward Said’s Orientalism and Which Koran ?

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Article délicieusement volé sur le blog Antidoxe...  et le dessin de l'Imprimante chez l'excellent Didier Goux

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Sécurité routière

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Milliards de somnambules

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« Mais à quoi bon prêcher ces milliards de somnambules, qui marchent au chaos d’un pas égal, sous la houlette de leurs séducteurs spirituels et sous le bâton de leurs maîtres ? Ils sont coupables parce qu’ils sont innombrables, les masses de perdition doivent mourir, pour qu’une restauration de l’homme soit possible. Mon prochain n’est pas un insecte aveugle et sourd, n’est pas un automate spermatique. Que nous importe le néant de ces esclaves ? Nul ne les sauve ni d’eux-mêmes, ni de l’évidence, tout se dispose à les précipiter dans les ténèbres, ils furent engendrés au hasard des accouplements, puis naquirent à l’égal des briques sortant de leur moule, et les voici formant des rangées parallèles et dont les tas s’élèvent jusqu’aux nues. Sont-ce des hommes ? Non, la masse de perdition ne se compose jamais d’hommes. »

Albert Caraco, Bréviaire du chaos

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23/02/2012

"Notre mode de vie n'est pas négociable !"

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22/02/2012

James Bond n'est pas à vendre !

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Sean Connery

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Les Evangiles et Platon

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«  L’évangile nous enseigne que Dieu est amour - "Deus caritas est". Dieu a aimé les hommes ; nous imiterons Dieu en aimant nos frères en Dieu. Le premier et le plus grand des commandements, dit Jésus Christ, c’est d’aimer Dieu par dessus toutes choses, "le second qui est semblable au premier", c’est d’aimer son prochain comme soi-même. C’est en nous conformant à cette invitation, qui est aussi un ordre, que nous deviendrons parfaits comme notre Père céleste est parfait. Et nous aimerons non seulement nos amis et ceux qui nous font du bien, mais aussi nos ennemis et ceux qui nous font du mal, imitant en cela notre Père céleste qui fait luire son soleil et pleuvoir sa pluie sur les méchants comme sur les bons. Rien de plus clair que ce langage, et tout le Nouveau Testament en est un commentaire vivant.
Avec Platon, nous sommes transportés dans un tout autre monde ; et ce n’est pas étonnant puisqu’il ne se plaçait que sur le terrain de la raison et qu’il ignorait le principe surnaturel. Il voit surtout en Dieu la suprême intelligence se contemplant elle-même. Il en conclut que l’homme ressemblera à Dieu en s’adonnant à la contemplation. Voir, aimer, goûter la vérité, les choses éternelles, s’abstraire totalement des choses périssables, abdiquer les intérêts mondains, voilà le devoir de l’homme ici-bas. Dans une existence antérieure, il a vaguement communiqué avec Dieu, en le suivant dans les mondes en formation. Enchaîné au corps de la vie actuelle, il faut qu’il s’attache aux réminiscences qu’il conserve de sa vie antérieure, et qu’il s’élève par un travail incessant, à reconstituer par la pensée la vérité totale et la beauté souveraine qu’il a jadis entrevues.

Platon nous semble ici confondre l’état présent de la nature humaine avec l’état auquel elle est appelée dans l’avenir. Il est vrai qu’une des fins de notre être sera de contempler l’essence divine durant l’éternité. Mais la fin n’est pas le moyen ; elle implique le moyen ; elle est inséparable de lui-même, mais distincte. La fin de l’homme est bien la contemplation divine, mais pour se livrer sans réserve à cette contemplation, il faut qu’il s’en rende capable par cet effort vers Dieu que nous appelons vertu. Ainsi, autre est notre destinée finale dans l’autre vie, qui est la félicité résultant de la vue de Dieu ; autre notre loi d’ici-bas, qui est le travail, la vertu. Platon ne soupçonne pas cette distinction.

Remarquons en passant, combien le christianisme se montre plus intelligent de la vraie nature humaine que la philosophie platonicienne. L’Evangile admet la haute valeur de la contemplation ; il en proclame la supériorité sur l’action proprement dite ; supériorité qui ressort d’ailleurs de la nature même des choses, puisque la contemplation est la possession et la jouissance de l’objet dont l’action est la recherche. Et non seulement le christianisme proclame cela en principe, mais il l’applique en pratique, et l’histoire de l’Eglise n’est que l’histoire des Saints que le christianisme prépare pour la vision céleste, en les exerçant, "secundum mensuram donationis Christi", à la contemplation terrestre. Mais encore l’Eglise exige-t-elle l’action, et lui donne-t-elle, dans la vie chrétienne, une place incomparablement plus grande. La vie de l’Eglise est remplie bien plus encore par l’action que par la contemplation.  »

Jean-Baptiste Aubry, Mélanges de philosophie catholique

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