12/10/2013
Ceci n'est plus une femme...
20:40 Publié dans Gender... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
L’argent appartient donc à la communauté et à chacune des personnes qui la composent
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« En effet, comme le dit l’apôtre (Epître de Daint Paul aux Romains, XlII, 7) : "Le tribut à qui de dû, l’impôt à qui de dû." Ce que le Christ voulut dire ainsi, c’est que l’on pouvait par là reconnaître à qui était dû le tribut : il était dû à celui qui combattait pour défendre l’Etat et qui, en raison de son autorité pouvait fabriquer la monnaie.
L’argent appartient donc à la communauté et à chacune des personnes qui la composent. Aristote le dit dans le septième livre de la Politique (Aristote, la Politique, VIl, 8 - 1328b 10), et Cicéron vers la fin de l’Ancienne Rhétorique (Cicéron, De l’invention, Il, 56 - § 168). »
Extrait du CHAPITRE VI
: A qui cette monnaie appartient-elle ?
« Et, si la monnaie peut être faite pour un moindre prix, il convient que le restant soit à l’administrateur ou à l’ordonnateur, c’est-à-dire au Prince ou au Maître des monnaies, comme une sorte de pension.
Mais, cependant, cette fraction doit être modérée et elle peut même être assez réduite si les monnaies sont en quantité suffisante, comme on le dira par la suite. Si une telle fraction ou pension était excessive, ce serait au détriment et au préjudice de toute la communauté comme tout un chacun peut facilement s’en rendre compte. »
Extrait du CHAPITRE VII
: Aux frais de qui la monnaie doit-elle être fabriquée ?
Nicole Oresme, Traité sur l’origine, la nature, le droit et les mutations des monnaies - 1355
19:05 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
Le fatalisme est inévitable dans l’histoire si l’on veut en comprendre les manifestations illogiques
=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=
« À la fin de l’année 1811, les souverains de l’Europe occidentale renforcèrent leurs armements, et concentrèrent leurs troupes. En 1812, ces forces réunies, qui se composaient de millions d’hommes, y compris, et ceux qui les commandaient, et ceux qui devaient les approvisionner, se mettaient en marche vers les frontières de la Russie, qui, de son côté, dirigeait ses soldats vers le même but. Le 12 juin, les armées de l’Occident entrèrent en Russie, et la guerre éclata !… C’est-à-dire qu’à ce moment eut lieu un événement en complet désaccord avec la raison et avec toutes les lois divines et humaines !
Ces millions d’êtres se livraient mutuellement aux crimes les plus odieux : meurtres, pillages, fraudes, trahisons, vols, incendies, fabrication de faux assignats… tous les forfaits étaient à l’ordre du jour, et en si grand nombre, que les annales judiciaires du monde entier n’auraient pu en fournir autant d’exemples pendant une longue suite de siècles !… Et cependant ceux qui les commettaient ne se regardaient pas comme criminels !
Où trouver les causes de ce fait aussi étrange que monstrueux ? Les historiens assurent naïvement qu’ils les ont découvertes dans l’insulte faite au duc d’Oldenbourg, dans la non observation du blocus continental, dans l’ambition effrénée de Napoléon, dans la résistance de l’Empereur Alexandre, dans les fautes de la diplomatie, etc., etc.
Il aurait donc suffi, s’il fallait les en croire, que Metternich, Roumiantzow ou Talleyrand eussent rédigé, entre une réception de cour et un raout, une note bien tournée, ou que Napoléon eût adressé à Alexandre un : « Monsieur mon frère, je consens à restituer le duché d’Oldenbourg… », pour que la guerre n’eût pas lieu !
[...] Nous ne sommes pas des historiens, et nous ne nous laissons pas entraîner à la recherche, plus ou moins subtile, des causes premières : aussi, nous contentons-nous de juger les événements avec notre simple bon sens, et plus nous les étudions de près, plus, nous leur trouvons de motifs véritables. De quelque façon qu’on les envisage, ils nous paraissent également justes ou également faux, si l’on en compare l’infime valeur intrinsèque avec l’importance des faits qui en ont été la conséquence, et nous restons convaincus que leur ensemble seul peut en donner une explication plausible. Pris isolément, le refus de Napoléon, qui ne veut pas rappeler ses troupes en deçà de la Vistule, ou rendre le grand-duché au grand-duc d’Oldenbourg, nous paraît aussi valable, comme argument, que si l’on disait : S’il avait plu à un caporal français de quitter le service, et si son exemple avait été suivi par un grand nombre de ses camarades, le nombre des soldats aurait été trop réduit, la guerre serait, en conséquence, devenue impossible.
Sans doute, si Napoléon ne s’était point offensé de ce qu’on exigeait de lui, si l’Angleterre et le duc dépossédé n’avaient pas intrigué, si l’Empereur Alexandre n’avait pas été profondément froissé, si la Russie n’avait pas été gouvernée par un pouvoir autocratique, si les raisons qui ont amené la révolution française, la dictature et l’Empire n’avaient point existé, il n’y aurait pas eu de guerre ; mais, de même aussi, qu’une de ces causes vînt à manquer, et rien de ce qui est arrivé n’aurait eu lieu !
C’est donc de leur ensemble, et non de l’une d’elles en particulier, que les événements ont été la conséquence fatale : ils se sont accomplis parce qu’ils devaient s’accomplir, et il arriva ainsi que des millions d’hommes, répudiant tout bon sens et tout sentiment humain, se mirent en marche de l’Ouest vers l’Est pour aller massacrer leurs semblables, comme, quelques siècles auparavant, des hordes innombrables s’étaient précipitées de l’Est vers l’Ouest, en tuant tout sur leur passage !
Considérés par rapport à leur libre arbitre, les actes de Napoléon et d’Alexandre étaient aussi étrangers à l’accomplissement de tel ou tel événement que ceux du simple soldat que le recrutement ou le tirage au sort obligeait à faire la campagne. Comment d’ailleurs aurait-il pu en être autrement ? Pour que leur volonté, maîtresse en apparence de tout diriger à leur gré, se fût exécutée, il aurait fallu le concours d’une infinité de circonstances ; il aurait fallu que ces milliers d’individus entre les mains desquels se trouvait la force agissante, que tous ces soldats qui se battaient, ou qui transportaient les canons et les vivres, consentissent à faire ce que leur ordonnaient ces deux faibles unités, et que leur soumission unanime fût motivée par des raisons aussi compliquées que diverses.
Le fatalisme est inévitable dans l’histoire si l’on veut en comprendre les manifestations illogiques, ou, du moins celles dont nous n’entrevoyons pas le sens et dont l’illogisme grandit à nos yeux, à mesure que nous nous efforçons de nous en rendre compte.
Tout homme vit pour soi, et jouit du libre arbitre nécessaire pour atteindre le but qu’il se propose. Il a, et il sent en lui la faculté de faire ou de ne pas faire telle ou telle chose, mais, du moment qu’elle est faite, elle ne lui appartient plus, et elle devient la propriété de l’histoire, où elle trouve, en dehors du hasard, la place qui lui est assignée à l’avance.
La vie de l’homme est double : l’une, c’est la vie intime, individuelle, d’autant plus indépendante que les intérêts en seront plus élevés et plus abstraits ; l’autre, c’est la vie générale, la vie dans la fourmilière humaine, qui l’entoure de ses lois et l’oblige à s’y soumettre.
L’homme a beau avoir conscience de son existence personnelle, il est, quoi qu’il fasse, l’instrument inconscient du travail de l’histoire et de l’humanité. Plus il est placé haut sur l’échelle sociale, plus le nombre de ceux avec qui il est en rapport est considérable, plus il a de pouvoir, plus sont évidentes la prédestination et la nécessité inéluctable de chacun de ces actes :
Le cœur des Rois est dans la main de Dieu !
Les Rois sont les esclaves de l’histoire !
L’histoire, c’est-à-dire la vie collective de toutes les individualités, met à profit chaque minute de la vie des rois, et les fait concourir à son but particulier. »
Léon Tolstoï, Guerre et paix
15:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
"Le judaïsme et l’islam n’ont rien à voir, l’antisémitisme n’est pas l’islamophobie" par Stéphane Haddad
=--=Publié dans la Catégorie "Franc-tireur"=--=
------------------
Comparaison n’est pas raison et ce principe de bon sens s’applique plus que jamais aujourd’hui lorsque l’on entend les musulmans, pour défendre l’Islam, se comparer aux juifs et à l’antisémitisme.
Enfin, un des arguments musulmans est de dire, si il peut y avoir de l’antisémitisme contre les juifs parce qu’ils sont juifs, pourquoi n’y aurait-il pas d’islamophobie possible à l’égard des musulmans ? Les musulmans adorent ressortir des comparaisons avec les juifs, lorsque cela les arrange uniquement (sinon, les prêches islamiques diffusés disent que ce sont « des porcs et des singes »…)
C’est là un piège sémantique considérable du relativisme, dans lequel les musulmans veulent précipiter tout débat. C’est en fait un syllogisme total, c’est-à-dire l’expression de deux principes qui paraissent justes, pour arriver à une solution totalement fausse.
En effet, l’islam n’a rien à voir avec le judaïsme, même si il est de bon ton de dire, chez les bobos ignorants que c’est pareil, dès lors qu’il n’y a qu’un seul Dieu (comme chez les chrétiens d’ailleurs…) et qu’ils ne mangent pas de porc.
C’est en fait le plus petit commun dénominateur, car dans la pratique et dans les faits, tout différencie le judaïsme de l’islam.
Tout d’abord, le judaïsme n’est pas une religion prosélyte, c’est-à-dire qu’elle ne cherche à convaincre personne et à ne convertir personne. Le Judaïsme est un code juridique qui fixe des règles de vie, et les juifs pensent que ces règles sont bonnes pour eux. C’est tout. Il ne s’agit de les imposer à personne. Cela ne veut pas dire qu’ils ne pensent pas que d’autres règles de vie puissent exister et qu’elles ne sont pas bien pour ceux qui veulent les appliquer, et qu’elles ne doivent pas être respectées. Le judaïsme est donc la tolérance même à l’égard de l’autre.
Au contraire, l’Islam a clairement pour précepte qu’il doit s’imposer à tout le monde et sur la terre entière, que toute population ou tout territoire qui n’est pas encore musulman doit le devenir, de gré ou de force. C’est du prosélytisme à l’état pur et il n’y a donc aucune comparaison à faire avec le judaïsme.
Ensuite, la pratique talmudique a pour axiome que chaque principe, chaque texte, chaque mot, doit être débattu, questionné, sans cesse remis en cause et réinventé pour trouver le sens réel du texte. Le judaïsme est une remise en cause permanente de soi aux fins de s’améliorer. Ce questionnement et cette remise en cause, sont une source de progrès, et c’est ce qui a probablement donné lieu à ce qu’on appelle communément le « génie Juif », qui se vérifie aujourd’hui plus que partout ailleurs, dans le miracle économique israélien.
L’Islam au contraire repose sur un texte incréé, qui doit être appris par cœur, et dont rien, de par son essence divine, ne peut être remis en cause ou même questionné. Force est de constater que cette croyance, n’a pas abouti à des progrès ou à des innovations spectaculaires (quelles que soient leur nature…), dans les pays de culture musulmane….(ou alors qu’on m’indique ce que les pays musulmans ont créé de si intéressant ne serait-ce que depuis trois siècles pour limiter les recherches….).
C’est donc ici encore une différence fondamentale entre le Judaïsme et l’Islam.
En revanche, ce qui est certain, c’est que le judaïsme est bien lui aussi victime collatérale des revendications identitaires musulmanes, et que des questions qui ne se posaient jamais auparavant, sont mises à l’ordre du jour, avec pour effet de faussement généraliser les solutions pour des situations très différentes. Deux exemples :
La cacherout, qui préconise notamment un abattage rituel des animaux selon un mode rabbinique, n’a jamais posé le moindre problème en France et personne ne s’en est jamais plaint. En effet, les juifs n’ont jamais cherché à l’imposer à qui que ce soit, et de surcroît, c’est une viande bien plus chère, pour des raisons de taxe consistoriales, que la viande qui ne l’est pas. Essayez donc de convaincre par conséquent des non juifs d’aller en acheter…outre que cela n’intéresse pas les juifs, ils n’ont jamais cherché à l’imposer à qui que ce soit. De surcroît, l’abattage rituel cacher est très différent de l’abattage hallal. Par contre, on voit bien que les musulmans cherchent aujourd’hui à imposer partout où ils le peuvent la nourriture Hallal, y compris à ceux qui n’en veulent pas, au motif de c’est mieux pour vous, et en quoi est ce que ça vous dérange ? Aujourd’hui, pour limiter le hallal, on demande également l’arrêt de la viande cacher qui n’avait jamais posé le moindre problème jusque-là ! Le judaïsme est donc une victime collatérale de l’Islam. Outre que cela ne respecte pas ceux qui mangent du porc, ou du lapin, il y a de surcroît, un enjeu caché d’une importance considérable. En effet, si la cacherout subit des taxes consistoriales, qui ne sont de facto payées que par les juifs, et dont l’usage peut parfaitement être tracé, la généralisation du Hallal impose à tous de payer une taxe aux musulmans, qu’on le veuille ou non, et dont les montants atteignent plusieurs centaines de millions d’euros, et dont l’usage est extrêmement nébuleux et opaque, sauf qu’il financer l’Islam, à notre insu….ce n’est donc pas comparable.
Lorsque Napoléon a demandé aux Juifs de renoncer à leurs pratiques pour s’insérer dans la nation française, cela a été fait, car le principe même du judaïsme, est qu’il faut respecter la loi du pays où l’on vit. Le moins que l’on puisse dire, est que demander à certains musulmans de s’adapter pour s’insérer dans la nation française relève du sacrilège et il n’en est pour eux pas question, arguant que c’est justement « leur droit » de pratiquer ce qu’ils veulent, en oubliant ostensiblement les devoirs qui les accompagnent de respecter les lois du pays.
C’est pour cette raison, qu’il n’y a jamais eu de prières de rue juives dans la rue….
Il en est de même pour la circoncision, qui n’a jamais fait l’objet de polémique en France, et dont, accessoirement l’OMS, vient de reconnaitre, qu’elle limitait la contamination par le sida et des maladies vénériennes. Aujourd’hui, sous peine de vouloir lutter contre l’excision des femmes, qui n’a strictement rien à voir avec la circoncision des hommes, on veut l’interdire. De surcroît, et c’est probablement l’influence soit d’un lobbying arabe, soit d’un vieux fond d’antisémitisme européen bien réel, le conseil de l’Europe, propose une résolution, visant à interdire de facto la circoncision des nouveaux nés juifs, puisqu’au motif que ce serait « une violation de l’intégrité physique des enfants, selon les normes des droits de l’homme » dès lors qu’ils ne sont pas consultés, alors que les musulmans peuvent continuer à circoncire leurs enfants (l’âge n’est pas imposé et dépend des régions, de 5 ans au Maghreb à 15 ans au Sénégal). Pourtant des millions de femmes mutilées ont dénoncé la barbarie de l’excision, mais il serait difficile de trouver des hommes juifs qui se plaignent d’avoir été « mutilés » 8 jours après leur naissance.
Enfin, lorsque les juifs sont victimes d’antisémitisme, ce n’est jamais en fait leur religion même qui est critiquée, mais leur état intrinsèque même, leur nature, indépendamment de leurs agissements. En effet, la pratique du judaïsme en lui-même, ne fait de facto, l’objet d’aucune critique sérieuse…. Par exemple, je n’ai jamais vu une attaque antisémite, pour attaquer le fait que les juifs mangent des Matsots (galettes non levées) durant la semaine de Pâques, parce que quelqu’un n’était pas d’accord sur telle interprétation d’un texte talmudique, ou parce qu’ils ne travaillent pas le samedi. Tout le monde s’en fout, et c’est bien comme ça. On est ce que l’on fait, mais l’antisémitisme repose bien sur le fait qu’ils peuvent être agressés du seul fait de leur état, sans qu’il soit besoin d’une quelconque pratique ou d’un signe ostentatoire.
Au contraire, l’islamophobie trouve une bonne partie de sa progression dans la revendication identitaire des musulmans, qui veulent imposer leurs pratiques religieuses (voile, hallal, etc.), même à ceux qui n’en veulent pas. Il n’y a donc rien de comparable.
L’un des effets pervers de l’islamisation rampante ou affichée est justement qu’elle progresse parfois sur certains vides juridiques, pour des questions de bon sens, qu’il n’y avait pas lieu de se poser dans notre culture. Non en France, on ne prie pas dans les rues, Non en France on ne porte pas de voile islamique, non en France la laïcité ne signifie pas que l’on peut agresser les autres en projetant ses pratiques religieuses dans la sphère publique. Tout n’est pas permis.
Alors arrêtons les amalgames erronés entre Judaïsme et Islam.
Stéphane HADDAD
------------------
------------------
07:00 Publié dans Franc-tireur | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook
























































