05/03/2015
Ils supprimeront tout le jus de l’humanité
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« Parce que, disait-il, les simples Tommies sont en train de devenir exactement pareil : des bégueules aussi peu couillus et aussi constipés. C’est le destin de l’humanité, de devenir comme ça.
— Les gens du peuple ? Les ouvriers aussi ?
— Oui, tous. ils n’ont plus de jus. Les voitures, les cinémas, les avions leur ont sucé la dernière goutte. Crois-moi, chaque génération ressemble davantage à des lapins: des tubes de caoutchouc en guise de boyaux, des jambes et des têtes en fer-blanc. Un peuple en fer-blanc. Une sorte d’envahissement bolchévique détruit ce qu’il y a d’humain pour les vouer au culte de la machine. L’argent, rien que l’argent ! La seule chose qui excite le monde moderne, c’est de supprimer ce qu’il y a d’humain, de réduire la vraie virilité et la vraie féminité en bouillie. Tout le monde pareil, et dans le monde entier. Supprimer la réalité humaine, une livre pour chaque prépuce et deux pour chaque paire de couilles. Le con n’est qu’une machine à baise. Tout revient au même. Pour du fric ils t’émasculeront l’univers. Encore de l’argent et ils supprimeront tout le jus de l’humanité. Il ne restera plus que de petits robots. »
David Herbert Lawrence, L’amant de Lady Chatterley
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Une morale de la vanité, un exotisme de l’endurance, une petite mystique de l’aventure
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« Aux formes socialisées du sport collectif correspond souvent dans nos pays une forme superlative du sport vedette ; l’effort physique n’y fonde pas un apprentissage de l’homme à son groupe, mais plutôt une morale de la vanité, un exotisme de l’endurance, une petite mystique de l’aventure, coupée monstrueusement de toute préoccupation de sociabilité. »
Roland Barthes, Mythologies
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Le sentimentalisme ne devrait pas nous aveugler quant aux implications à long terme
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« Il n’existe aucune garantie que les protections qui prévalent dans les sociétés occidentales seront préservées dans celles qui deviennent non-occidentales. Aucune raison historique ne force à croire que des gouvernements basés sur les libertés individuelles survivront à la disparition des peuples occidentaux. L’Afrique post-coloniale est révélatrice. Dans sa plus grande partie, le continent Noir retourne à ses mœurs ancestrales, renforcées par une infusion d’armes occidentales modernes, comme cela a été montré par les carnages somalien et rwandais. Ce qui bouleverse notre très profond sens de la compassion est compréhensible. Mais le sentimentalisme ne devrait pas nous aveugler quant aux implications à long terme que cela aura sur notre propre survie. De même que de donner de la nourriture à des populations incapables de se nourrir ne fait que hâter l’inévitable catastrophe démographique, déverser en Occident des populations du Tiers Monde accélère simplement la transformation de l’Occident en une extension du Tiers Monde. »
Jane Jacobs, Retour à l’âge des ténèbres
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Renoir a dit qu’il peignait avec sa bite... et c’est vrai ; quelles jolies toiles !
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« En ce cas Tommy, demanda-t-il d’un air inquiet, vous croyez à l’amour ?
— Délicieux garçon ! non, mon angelot, non, pas une fois sur dix ! De nos jours, l’amour est encore un de ces simulacres pour demeurés. Des types à la taille ondoyante qui baisent des petites folles de jazz, dont les fesses de garçonnets font penser à des boutons de faux cols ! Est-ce de cela qu’il sagit ? ou de l’amour genre "régime de la communauté", "bel avenir", "mon mari, ma femme" ? Non, mon petit gars, je n’y crois pas du tout.
— Mais vous croyez en quelque chose ?
— Moi ? Oui, intellectuellement, je crois aux coeurs généreux aux pénis gaillards, aux esprits éveillés, et au courage de dire "merde" devant une dame.
— Eh bien, vous avez tout cela !
Tommy Dukes rit aux éclats.
— Ah, mon ange ! Si seulement ! si seulement ! Non : j’ai le coeur aussi engourdi qu’une patate, le pénis irrémédiablement pendant, je préférerais le trancher tout net que de dire "merde" devant ma mère ou devant ma tante, qui sont de vraies dames, et, pour ce qui est de l’intelligence, je n’ai de capacité que pour la "vie mentale". Quelle merveille ce serait d’être vraiment intelligent, d’être vivant dans toutes les parties de sa personne, nommables ou innommables. Le pénis redresse la tête pour saluer une personne vraiment intelligente. Renoir a dit qu’il peignait avec sa bite... et c’est vrai ; quelles jolies toiles ! Si seulement je faisais quelque chose de la mienne. Bon Dieu ! Quand on ne fait rien d’autre que de parler ! Une torture de plus aux Enfers ! Et c’est Socrate qui a commencé. »
David Herbert Lawrence, L’amant de Lady Chatterley
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Obligées de se fréquenter
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« Quand plusieurs races distinctes sont mises en présence, obligées de se fréquenter, bien loin de s’unir par la sympathie, elles se détestent et se combattent au fur et à mesure qu’elles croient se connaître mieux. »
Charles Maurras, Lettres des Jeux olympiques
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