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12.05.2008

LÉON BLOY OU LES PARADOXES D’UN IMPRÉCATEUR

=--=Publié dans la Catégorie "Lectures"=--=



J'ai tenu entre mes mains, au travail, à la FNAC donc, ce livre collectif qui fait tant jaser, Le Livre noir de la révolution française (Editions du Cerf). Je l'ai longuement parcouru et suis même parvenu à lire certains chapitres en entier par l'art et la manière de transformer les pauses officielles en jardin de lecture.



Les doux crétins qui peuplent notre République se refusent de concevoir à quel point cet événement a été décisif sur l'avenir du monde en négatif aussi, ne désirant en retenir que le mythe du soulèvement libérateur et progressiste. Non contents d'aborder uniquement les faits historiques sanglants (il s'agit d'un livre Noir, je le répète), la guillotine, les "mariages républicains", le génocide vendéen... les auteurs de ce pavé (nous sommes en présence d'un ouvrage collectif) s'attachent également à analyser les penseurs, les écrivains qui sortis de la révolution n'ont plus été en mesure de penser leurs postulats de la même manière une fois leurs plume trempée dans le sang des victimes des enragés. Après la lecture du chapitre consacré à Baudelaire par exemple, les bobos gauchistes devront bien admettre que les quelques six mois durant lesquels le poète se sera proclamé "révolutionnaire" ne lui auront servi qu'à liquider cette triste illusion avant de se tourner vers l'essentiel : le Verbe au service du Beau et de l'Ordre.

Baudelaire, donc, Huysmans, Nietzsche, Balzac, Comte... et, bien entendu, Léon Bloy dont ma douce Irina a pris le temps de retranscrire ici l'article qui lui est consacré dans l'ouvrage en question sous la plume de l'historien Jean-François Galinier-Pallerola et que je vous livre avec une pensée spéciale pour mon ami Jean-Jacques L., admirateur de l'écrivain, une dédicace certaine pour Restif, Bloyen de la Toile qui vient si souvent en ces lieux déployer sa sympathique érudition. Sans oublier XP qui voue une admiration à Bloy bien plus censée que celle d'un Marc-Edouard Nabe.

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Il faut entendre, aussi, l'excellente émission, en fichier mp3, consacrée au Livre noir de la révolution française sur le site de Canal Académie que vous pouvez télécharger ICI

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"LÉON BLOY OU LES PARADOXES D’UN IMPRÉCATEUR



Le rapport de Léon Bloy à l’histoire, et donc à la Révolution française, se place sur le plan du prophétisme dont l’essence, dit Jean Guitton, est « la révolte contre l’abus au nom de la pureté meurtrie, au nom de l’esprit défiguré par la lettre, au nom du principe déformé par l’usage.(1) » Le prophète encourt la colère des puissants, crie dans le désert, choisit sa cible, quel scandale dénoncer dans l’amoncellement d’injustices qu’il perçoit ; mais n’étant ni roi ni prêtre, il ne doit se soucier ni de réalisme, ni de responsabilité, ni des conséquences de ses paroles de feu sur un autre que lui-même, ni en définitive d’être bien compris dans l’excès de ses vaticinations : il suffit que sa voix ne se taise pas, ne fût-elle jamais écoutée. Dans ses condamnations ou ses dénonciations, Léon Bloy n’a cure de respecter le principe de non-contradiction. Il se laisse guider par la mission qu’il croit avoir reçue de Dieu. Au lieu d’enquêter patiemment sur des détails avec érudition et souci d’exactitude, comme le font aujourd’hui les historiens, il recherche, avec saint Augustin ou Bossuet, une vision globale de l’histoire universelle, en tant que lieu où Dieu se révèle en gouvernant le monde par sa Providence et lieu où se découvre son dessein sur l’homme, de la création la fin des temps.
Léon Bloy naît en 1846 dans une famille de petits-bourgeois de province. Son père, employé de bureau, est proche de la franc-maçonnerie. À quinze ans, il perd la foi, n’éprouve que détestation et révolte contre Jésus, l’Église, l’argent et les puissants. Il se sent proche des anarchistes révolutionnaires qui lancent des bombes et préparent le Grand Soir. Ayant quitté une médiocre place de gratte-papier, déclassé, il mène à Paris une vie de bohème littéraire. Il envoie un article à La Rue, revue de Jules Vallès, se proclame sous le Second Empire « républicain et parfait socialiste », rencontre et lit l’anarchiste russe Alexandre Herzen, « patriarche des nihilistes (2) », qui meurt à Paris en 1870. Bloy y trouve l’écho de sa propre colère et l’annonce des massacres auxquels il aspire pour étancher sa soif de justice : « Les exécutions seront nombreuses, écrit Herzen […] Il suffira que l’incendie de la fureur, de la vengeance, détruise le monde […] et ce sera superbe. vive le chaos et la destruction ! Vive la mort ! Place à l’Avenir.(3) »Les accents de l’Internationale, composée en 1871, s’avèrent moins sanglants pour chanter : « Du passé faisons table rase… »
La conversation au catholicisme, en 1868, le sauve du nihilisme sans exorciser sa violence ni son intransigeance. La poussée anarchiste constitue, selon lui, une réaction à la médiocrité de l’idéologie bourgeoise matérialiste ; il évoque « la merveilleuse fructification de semailles de l’hypocrisie bourgeoise et de l’athéisme philosophique, depuis une demi-douzaine de lustres.(4) » Même devenu chrétien, il ne considère pas sans une réelle sympathie les attentats anarchistes : « La dynamite pastichait une fois de plus la Vraie Colère », écrit-il en 1892 ; « Les anarchistes informés de l’inexistence de Dieu, ont heureusement trouvé l’expédient sortable qu’il fallait pour envisager à notre époque, avec moins d’effroi, la nécessité de mourir. […] Le catholicisme ou la pétard ! Choisissez donc une bonne fois, si vous n’êtes pas des morts. (5) » En 1902, Rachilde, habituellement favorable à Bloy, s’attire les reproches de l’écrivain en le déclarant anarchiste, « beaucoup plus près de Ravachol que de Jésus », dans une critique de l’Exégèse des lieux communs. (6)

Jacques Maritain, un des filleuls de Léon Bloy avec sa femme Raïssa, rend compte de l’engagement social de Bloy : « Partout où il voit quelqu’un souffrir d’injustice, il s’élance vers lui : Christophe Colomb, Marie-Antoinette, Louis XVII, la très noble Mélanie, les Juifs […] ; le Pauvre enfin, le Pauvre et la Pauvreté qu’il chérit tous deux à cause du Pauvre par excellence ; et infiniment au-dessus de tout, Notre Dame, la reine du monde, qui pleure et qu’on n’écoute pas, tous ont reçu son témoignage.(7) » La conception bloisienne du « pauvre » ne correspond donc pas à une catégorie sociale, le prolétariat, mais à une position de victime à laquelle il s’identifie, en tant qu’artiste maudit et petit-bourgeois déclassé, et où sa mystique lui fait reconnaître, avec le Poverello d’Assise, un ambassadeur du Christ.
Léon Bloy se définit lui-même en 1905 comme « un communard de la veille », un communard d’avant la Commune, un « communard converti au catholicisme (8) ». En 1869, son père lui reproche : « Mon pauvre Léon […] Tu fais de la religion comme tu faisais naguère des sentiments sociaux. De babouviste, tu es devenu dominiquain (sic) de l’école de Torquemada. Je ne peux te suivre dans ces excès, dans tes frénésies. Tu vantes les douceurs de l’Église et tu anathémises (sic).(9) »
La relation de Léon Bloy à l’égard de la Révolution française reste marquée par le radicalisme de son rejet de la société contemporaine. Loin de l’horrifier, la Terreur le fascine au même titre que les attentats terroristes de la fin du XIXe siècle. Il n’est pas du côté de 1789 et des bourgeois, mais de 1793 et des sans-culottes et anticipe les exterminations de masse de la dékoulakisation et des Khmers rouges : « Les trois cent mille têtes du citoyen Marat ne m’auraient pas suffi, confie-t-il dans une lettre de 1882. L’égalité démocratique prise du plus bas possible devait, selon mes vues, réaliser un niveau social tel qu’il ne restât plus sous le soleil que le Bourbeux et le Croupissant […] Toute supériorité, tout relief humain devait tomber, s’engouffrer et périr dans le cloaque d’une promiscuité définitive. (10) »
Dans Le Désespéré, Bloy retrouve les mêmes accents terroristes pour annoncer le châtiment des nantis. Pour lui, les attentats anarchistes ne font qu’anticiper sur la vengeance de Dieu. Mais l’enfer de Bloy annonce plus la révolution culturelle maoïste qu’il ne ressemble aux exécutions des otages par les communards de 1871 : « Ils [les riches] se tordront de terreur, les Richards-cœur-de-porcs et leurs impitoyables femelles, ils beugleront en ouvrant des gueules où le sang des misérables apparaîtra en caillots pourris ! Ils oublieront d’un inexprimable oubli la tenue décente et les airs charmants des salons, quand on les déshabillera de leurs chairs et qu’on leur brûlera la tête avec des charbons ardents — et il n’y aura plus l’ombre d’un chroniqueur nauséeux pour en informer un public bourgeois en capilotade ! Car il faut indispensablement que cela finisse, toute cette ordure de l’avarice et de l’égoïsme humains ! Les dynamiteurs allemands ne sont que les prédécesseurs ou, si l’on veut, des sous-assesseurs de la Tragédie sans pareille où le plus pauvre et, par conséquent, le plus Criminel des hommes que la férocité des lâches ait jamais châtiés, s’en viendra juger toute la terre dans le Feu des cieux. (11)»
L’influence de Barbey d’Aurevilly et de Blanc de Saint-Bonnet (12), puis la défaite de la France devant la Prusse, en 1870, font opérer à Bloy une mutation spirituelle et politique radicale : le jeune révolutionnaire, devenu catholique en 1868, se met au service de la restauration monarchique.
En 1867, Léon Bloy rencontre Barbey d’Aurevilly à Paris et entre dans le cercle des admirateurs de l’écrivain. Celui-ci entreprend la formation intellectuelle du jeune Périgourdin, qui a quitté les bancs du lycée en troisième. Il lui fait lire notamment les auteurs latins classiques, les Pères de l’Église, Joseph de Maistre, Bonald, Carlyle, Donoso Cortés et les autres maîtres de la pensée contre-révolutionnaire. L’admiration de Léon Bloy envers Barbey d’Aurevilly ne se démentira jamais.
Le nouveau converti professe un catholicisme de combat antimoderne vibrant d’énergie. Ce goût de l’action et de l’héroïsme le pousse à s’engager dans une milice de volontaires de Dordogne intégrée au corps de volontaires vendéens de Cathelineau, pendant la guerre de 1870, pour défendre « Rome et la France au nom du Sacré Cœur », comme on le chante alors dans les églises. Il rejoint ensuite un corps de volontaires contre la Commune, mais n’aura pas à combattre avec les Versaillais contre les Communards (13). En 1870, il écrit dans une lettre à un prêtre : « Quand on me parle de patriotisme, je ne sais pas ce qu’on veut dire. Ma patrie à moi, c’est avant tout l’Église romaine et j’entends être un soldat du Christ.(14) » Catholique et patriote, il est simultanément contre la Prusse luthérienne, contre « la République des vaincus » et contre la Commune héritière de 1789. Désormais, Léon Bloy ne se voue plus à la révolution. Se proclamant anti-républicain et anti-démocrate, il met, provisoirement, son talent et son ambition littéraire à la disposition de la cause catholique et royaliste.


LÉON BLOY, LES BOURBONS ET NAPOLÉON



D’emblée il y a maldonne : Bloy n’est pas devenu royaliste mais théocrate ; la question du régime politique est secondaire et ne l’intéresse guère : « Et d’abord, écrit-il dans une lettre, nous sommes catholiques. Nous le sommes jusqu’aux dents, partout, en tout, devant tous et malgré tout.(15) » Il tire les conséquences de ces prémisses dans un texte de 1897 : « I) Je suis pour la Théocratie absolue, telle qu’elle est affirmée dans la bulle Unam Sanctam de Boniface VIII. II) Je pense que l’Église doit tenir en main les deux glaives, le Spirituel et le Temporel, que tout lui appartient, les âmes et les corps, et qu’en dehors d’elle il ne peut y avoir de salut, ni pour les individus, ni pour les sociétés.(16) » Bloy développe ce programme en quatre points dans un article de décembre 1892 : « 1) Solennelle translation de la pourriture de Renan par une équipe de vidangeurs dans le dépotoir national le plus lointain. 2) Érection au sommet de la tour Eiffel d’une colossale croix en or massif, du poids de plusieurs dizaines de millions de francs, aux frais de la Ville de Paris. 3) Obligation pour tous les Français d’entendre la messe tous les dimanches et de communier au moins quatre fois par an sous peine de mort. 4) Abolition du suffrage universel, etc. (17) »
Sa période historique de référence est un Moyen Âge imaginaire qu’il se représente comme une époque héroïque de chrétienté et d’adéquation entre un catholicisme sans compromis et une société parfaitement croyante : ce fut, écrit-il, « après les Temps Apostoliques la plus belle époque du monde. Une épopée où on croyait, où on aimait jusqu’à mourir, où on était fidèle jusque dans les supplices, où on se sacrifiait complètement où le Corps et le Sang du Christ passaient avant toute chose.(18) » Dès lors, Bloy ne peut que juger sévèrement les périodes suivantes, en particulier l’Ancien Régime et l’absolutisme dont il réprouve le gallicanisme.
La tentative d’intégration de Léon Bloy dans le camp catholique et monarchiste tourne donc court très rapidement. Il est engagé comme secrétaire dans les comités catholiques de Louis Pagès, qui préparent la victoire électorale des royalistes, en 1873, et le rétablissement de la monarchie au profit du comte de Chambord. Comme il est renvoyé de ce poste au bout de quinze jours pour manque de zèle et d’exactitude, la recommandation de Blanc de Saint-Bonnet lui permet d’entrer en 1874 à L’Univers, le journal catholique intransigeant et ultramontain de Louis Veuillot, où il ne place que cinq articles de critique littéraire avant d’en être congédié. Il devient ensuite, un mois, secrétaire de Georges Cadoudal, fondateur de la revue La Restauration. Les Assomptionnistes lui ouvrent brièvement les portes du Pèlerin, en 1879-1880 surtout, mais le tiennent à l’écart du lancement de La Croix, ce que Bloy ne leur pardonne jamais. Ces échecs font douter Bloy de son avenir littéraire. Une retraite à la Trappe, une autre à la Grande-Chartreuse suffisent à l’éloigner de la vie monastique. Il mène à Paris une existence précaire de miséreux et de tapeur, place des articles là où il peut, se lie un temps avec Coppée, Huysmans et Villiers de l’Isle-Adam. Il parvient néanmoins à acquérir une notoriété et un succès d’estime ; ses livres, ignorés ou mal accueillis par la critique, ont un public fidèle, hélas ! trop peu nombreux pour mettre l’écrivain et sa famille à l’abri des besoins. Bloy se montre hostile au nationalisme de Barrès et ignore superbement Maurras, dont il réussit à ne jamais écrire le nom dans son Journal de 1892 à 1917. Quant aux Daudet père et fils, il les éreinte joyeusement avec la clique des plumitifs de l’époque qui sont ses cibles de prédilection.
Pourquoi le « parti catholique » ne parvient-il pas à utiliser les talents de polémiste et d’apologète de Bloy ? Dans sa biographie, Maurice Bardèche, qui ne l’aime guère, met en avant ses défauts : orgueil démesuré, paresse, lenteur d’écriture, sensualité, excès d’imagination, individualisme exacerbé, mais surtout irréalisme impénitent et irresponsabilité. Bloy est trop accaparé par le surnaturel pour accorder de l’importance à l’évènementiel, à l’opportunité historique de rétablir la monarchie en France en profitant de la majorité royaliste de la Chambre, de l’élection de Mac Mahon et de l’unification provisoire du camp royaliste (19). Pierre Gaudes évoque plutôt un esprit trop indépendant pour les politiques, trop religieux pour les littéraires et trop artiste pour les religieux (20). Comme P. Gaudes, Michel Arveiller estime que la raison principale de la mise à l’écart de Bloy par ceux qui auraient dû l’accueillir, le soutenir et mettre son style au service de leur cause réside dans le fait qu’ « il n’est pas partie de la famille ». Même converti, l’ancien anarchiste reste inassimilable par les notables conservateurs. Léon Bloy juge d’ailleurs trop sévèrement le milieu où il prétendait s’intégrer pour que cela puisse se réaliser : «  Du reste, si une chose me donne de l’horreur et du dégoût, c’est bien le journalisme catholique tel que je le vois pratiqué ici [à L’Univers]. Le Saint Père et l’Église sont la propriété de MM. Veuillot et Cie. […] Du talent, il n’en est pas question, c’et une affaire de monopole et de boutique. Je trouve cela simplement immonde et je le dirai en temps et lieu. (21) »
Les catholiques intégraux et les monarchistes s’accordent avec Léon Bloy sur sa critique du xviiie siècle conforme à la pensée traditionaliste. Il vitupère contre les privilèges de l’argent héréditaire substitués à ceux de la noblesse héréditaire et dissimulés sous le déguisement de la méritocratie républicaine. L’égalité inscrite dans la devise de la République lui semble aussi fausse qu’hypocrite : « Assurément, écrit-il en 1874, s’il y a quelque chose de perdu aujourd’hui, c’est la notion d’aristocratie. Le préjugé veut que tous les hommes soient égaux. La raison et l’expérience disent le contraire. N’importe. Tous les hommes mangent et boivent, donc tous les hommes sont égaux. On en est là. L’abjecte incrédulité du dernier siècle a tellement affaibli les intelligences et perverti les cœurs que cette misère hante même les têtes bien faites. (22) »
Il décrit le siècle des Lumières comme le ferait un peintre : « Les hommes de ce temps grandissent dans une espèce de lumière lavée et trouble à travers laquelle ils aperçoivent le ciel comme un frontispice turquin d’un poème encyclopédique, et la nature comme une idylle à la Deshoulières ou à la Florian, pleine de petits moutons blancs et de petits arbres bleus, découpés sur de petites aurores fleur-de-pêcher et se prolongeant ainsi indéfiniment sous les horizons. » Le décor une fois posé, la scène de bergerie s’anime : « Le singe est la bête d’élection et d’affection du xviiie siècle […]. Ce singe remplace Notre Seigneur Jésus Christ et grimpe sur tous les autels. Il est sous le nom de Voltaire l’avant –dernière incarnation du Moloch et son dernier avatar avant d’arriver à Robespierre qui réalisera la définitive splendeur de son intégrale résurrection. En attendant qu’il boive le sang, il dévore les âmes et travaille son appétit de démon. » Le jugement tombe : « Ce fut une époque superficielle où il semble que tout le monde naissait avec le don de ne rien entendre aux choses supérieures. » Vient ensuite le commentaire doctrinal : « Substitution cartésienne du moi à Dieu dans tous les ordres de faits politiques ou scientifiques, substitution du papier à la loi d’obéissance, refonte générale des constitutions, découverte inespérée des droits de l’homme, système de la nature, système de crédit, système de l’athéisme et de la banqueroute, abdication des privilèges de la noblesse et inauguration des privilèges de la Canaille…(23) »
Mais les positions de Bloy à l’égard de la monarchie ont de quoi choquer les royalistes. Le règne des Bourbons « était, à vrai dire, une pente effroyable qui descendait de Louis XIV et s’en allait, à travers trois règnes de boue, droit au panier de la guillotine (24) ». Sauf Henri IV « dont la vaillance proverbiale avait été un peu soudarde et beaucoup gasconne, on peut dire que l’avènement de ces princes fut l’adieu définitif aux sublimes emportements chevaleresques du Moyen Âge (25) ». Il traite cette dynastie de « race immonde des Bourbon (26) », ses princes sont « si odieux que je n’hésite pas à justifier Napoléon du meurtre du duc d’Enghien, traître à son roi et fomenteur avec son père et l’ignoble comte de Provence, de l’exaspération populaire qui coûta la vie à Louis XVI. Une justice supérieure a déterminé Napoléon. (27) »
Malgré les victoires militaires et la révocation de l’édit de Nantes, qui convient à l’intolérance de Bloy, Louis XIV lui déplaît : « Le protocolaire Louis XIV, chef suprême du bureau des monarchies est l’un des plus médiocres bellâtres qu’on ait jamais vus. » Louis XV ne saurait évidemment trouver grâce à ses yeux : « Le bourbeux Louis XV, très digne de son ascendant, aussitôt après sa mort, ô Juvénal, dut être précipitamment mis en bière par l’effroyable moyen d’une pompe à vidanger et c’est le trait le plus caractéristique de son règne.(28)»
Louis XVI aurait pu trouver grâce à ses yeux, en roi martyr, pitoyable vaincu, comme l’exilé de Sainte-Hélène. Loin s’en faut : « Appuyé sur le nuage des plus vaines espérances qui aient jamais habité a pulpe molle d’un cerveau philanthropique, il put entendre sans indignation les insolentes menaces des parlements et les protestations funambulesques des deux assemblées, assister en roi pacifique à l’égorgement de ses plus fidèles serviteurs, présider entre Talleyrand et Lafayette à la transcendante bouffonnerie de la Fédération […], se coiffer du bonnet rouge et ne jamais désespérer du cœur des Français. La guillotine lui paraît bien inconcevable et bien amère au lendemain d’une si fougueuse rhétorique de fraternité. « Je n’aurais jamais cru », disent les niais. Louis XVI n’a jamais cru et, par conséquent, jamais douté.(29) » Pour Bloy, tout Louis XVI se résume dans l’assentiment à la révolution bourgeoise de 1789-1790. Sa faiblesse est l’antithèse de la grandeur héroïque qui sied à un souverain : « Tout était dans la main de cet homme ; les quatre cent mille Allemands fidèles de Bouillé ; la noblesse terrienne non corrompue qui se fût levée de toutes les provinces à l’appel de son suzerain menacé ; à la frontière, une Europe sympathique et d’ailleurs intéressée au salut de ce trône, et, à défaut de tout cela, la fuite. La fuite dont les timides animaux trouvent l’énergie et dont il fut incapable ! Il ne sut même pas fuir, l’ayant entrepris, et se fit arrêter au dernier moment, comme un malfaiteur évadé, par une poignée de goujats.(30) »
La Restauration au profit des frères de Louis XVI est illégitime puisque Bloy croit fermement que Naundorf est Louis XVII, le roi légitime évadé de la prison du Temple que ses oncles et sa sœur privent du trône de France (31) : « Et quand Napoléon a cessé de barrer l’espace qui est sous le ciel, cela continue ignoblement avec le sac d’excrément qui s’est appelé Louis XVIII et son imbécile puîné Charles X, tous deux fratricides et supplanteurs dégoûtants de leur neveu, l’infortuné Louis XVII, aussi peu capables l’un et l’autre d’un éclair d’intelligence que d’un mouvement de courage ou de bonté magnanime. On ne finirait pas de prostituer l’imagination s’il fallait parler de Louis-Philippe, du capitulard de Sedan, des présidents de notre salope de République… (32)» En réalité Bloy se projette dans cette figure de proscrit, victime d’une immense conspiration d’injustice : « Quand j’écrivais Le Fils de Louis XVI, j’ignorais encore que Louis XVII, c’était moi-même, simplement. […] Comment de telles tribulations auraient-elles pu convenir à un autre personnage et quel autre que le fils de tous les rois aurait-il pu les supporter ?(33) ».

Quant au comte de Chambord, dont Bloy servit la cause sans y croire en 1873, il écrit en 1908 : « Les derrières cuisaient encore de la botte allemande. On ne parlait que de retourner à Dieu […]. On se cramponnait éperdument au comte de Chambord, supposé le Grand Monarque annoncé par des prophéties et dont la bedaine illégitime devait tout sauver.(34)»
En revanche, Bloy aime Napoléon parce qu’il le voit en génie victorieux et en vaincu héroïque. Incapable d’analyser rationnellement le bilan désastreux des Cent-Jours, il ne perçoit qu’un geste grandiose, l’Aigle volant miraculeusement de clocher en clocher. Le destin romantique de Bonaparte, élevé au sommet et précipité dans l’abîme, ne peut résulter, selon lui, que d’une intervention divine : « J’ose conclure au symbolisme prophétique dans l’épopée napoléonienne. […] C’est sa destinée qui s’est dénouée. C’est le projectile de Dieu qui avait fini sa parabole et qui, naturellement, retombait. […] Et cette grandiose chevauchée de victoires, apparue entre les putritudes roses du xviiie siècle et les abjections bourgeoises du xixe, ressemble aujourd’hui à un impossible songe.(35) » Sans être vraiment bonapartiste, Bloy éprouve la nostalgie de la grandeur impériale sans voir la contradiction entre cette admiration pour Bonaparte et ses proclamations de la supériorité du pape, ni son exécration pour le Concordat pourtant signé par le Premier consul : « Énorme sacrilège que la substitution du Salvam fac republicam au Salvum fac regem du texte sacré. Rien n’est plus semblable au reniement de Pierre que le Concordat.(36) » Il lit et relit le récit des campagnes napoléoniennes :  « Tout livre se référant à ce prodigieux me fait pantelant, haletant, presque sanglotant, comme si Dieu passait.(37) » À la mort du prince impérial, il est « saturé d’une mélancolie presque surhumaine » ; la France ne peut plus rien attendre « puisque les Bourbons actuels ne comptent pas plus que des fantômes […] à moins pourtant que l’excès de son opprobre n’eût été précisément calculé pour la souterraine germination de quelque Sauveur inconnu dont l’avènement ne serait possible qu’en l’absence absolue de compétition(38) ».




LÉON BLOY ET LA RÉPUBLIQUE






Léon Bloy parle rarement de la Ire République. En 1874, on trouve des échos sans originalité des lectures de Joseph de Maistre auquel il se réfère : Révolution satanique, valeur expiatoire de la Terreur(39). Hésitant sur la gloire des soldats de la Révolution, il lui arrive de mentionner « l’enthousiasme de 92 (40) » et de le mettre ailleurs au rang des « fortes blagues dont le lyrisme révolutionnaire nous a saturés (41) ». Bizarrement il aborde avec réserve les persécutions antireligieuses de la Révolution. À propos d’une brochure sur « Les six cent prêtres martyrs des îles de la Charente », il reproche à l’auteur d’avoir utilisé « la qualification de martyre si facilement prodiguée par la sentimentalité moderne. Sans doute, il dut y avoir parmi ces malheureux prêtres de saintes âmes résignées à l’acceptation ; mais combien d’autres expièrent d’étranges infidélités sacerdotales !(42) » La mort de Marie-Antoinette l’émeut davantage, parce qu’il y voit une de ces victimes de l’injustice dont il se sent spontanément solidaire : « Jusqu’au 16 octobre 1793, on avait vu des reines décapiter des reines, on n’avait pas vu de reine guillotinée juridiquement par la Canaille, cette goujate majesté des temps actuels. Un tel arrêt ne devait pas manquer à la jurisprudence des abolisseurs de Dieu.(43) »
En réalité, la IIIe République intéresse plus Bloy que la Ire République. Née de la défaite, la République sous laquelle il souffre est l’objet de toute sa détestation : « La décrépitude originelle de cette bâtarde de tous les lâches est à faire vomir. Jézabel de lupanar, fardée d’immondices, monstrueusement engraissée de fornications, toute bestialité de goujat s’est assouvie dans ses bras et elle ressemble à quelque très antique Luxure qu’on aurait peinte sur la muraille d’un hypogée. (44)» L’interprétation de l’histoire par Bloy suit une méthode transposée de l’exégèse symbolique que lui a enseignée l’abbé Tardif de Moidrey, vers 1880. Son herméneutique s’inspire aussi de révélations personnelles qu’il croit avoir reçues. Il cherche « la main de Dieu dans les ténèbres de l’histoire.(45) » Le monde, selon lui, suit la loi d’airain d’une déchéance implacable, jusqu’à ce que vienne, à la fin des temps, le Consolateur des pauvres, le règne de l’Esprit-Saint qui rendra justice aux opprimés. « La France, écrit-il en 1908, ne veut plus de roi, ni de reine, ni de Dieu, ni d’Eucharistie, ni de pénitence, ni de pardon, ni de paix, ni de guerre, ni de gloire, ni de beauté, ni de quoi que ce soit qui donne la vie ou la mort. (46)» Adoptant une posture millénariste, Bloy déclare attendre « les cosaques et le Saint-Esprit (47)» dans un avenir très proche. Le dernier régime politique que la France connaît ne peut donc être que le pire, la République.
Le 14 juillet, devenu fête nationale en 1880, est qualifiée de « fête nationale du goujatisme (48) ». Le suffrage universel attire inexorablement ses sarcasmes : « Le suffrage universel est un mal sans remède et, pour mon compte, je le crois un mal absolu. C’est un monstre et une antinomie dans le goût d’une pyramide qui reposerait sur la pointe. (49) » Une bombe explosant à la Chambre et blessant une cinquantaine de personnes le laisse indifférent (50). Le pessimisme désespéré de Bloy le porte à penser que « tout est rejeté parce que nous touchons à une époque mystérieuse où Dieu veut agir tout seul, comme il lui plaira (51) ».
Le ralliement de Léon XIII à la République et, plus tard, les tentatives de paix de Benoît XV pendant la Première Guerre mondiale lui semblent des trahisons qui mettent à l’épreuve sa fidélité affichée au souverain pontife. Lorsqu’il apprend la mort de Léon XIII, il note dans son journal : « Il y a plus de vingt ans que j’attends son successeur. (52) » Il n’épargne pas plus les catholiques qui cherchent un compromis avec leur siècle que ses anciens amis royalistes. Fidèle au catholicisme intégral de L’Univers, il attaque avec prédilection ceux que nous appellerions les catholiques de progrès : « Les catholiques modernes, monstrueusement engendrés de Manrèze (sic) et de Port-Royal, sont devenus en France, un groupe si fétide que, par comparaison, la mofette maçonnique ou anticléricale donne presque la sensation d’une paradisiaque buée de parfums… (53)» Mais plus loin, d’autres diatribes visent l’ensemble de ses coreligionnaires, encore qu’il évite alors d’employer la première personne du pluriel afin de montrer qu’il n’appartient pas au troupeau ainsi vilipendé : « Les catholiques déshonorent leur Dieu, comme jamais les juifs et les plus fanatiques antichrétiens ne furent capables de le déshonorer. […] C’est l’enfantillage volontaire d’accuser ces pleutres de scélératesse. La surpassante horreur, c’est qu’ils sont médiocres. (54) »

LA POSTÉRITÉ DE LÉON BLOY


Après la Première Guerre mondiale, Léon Bloy, mort en 1917, jouit d’une reconnaissance posthume de la part de la nouvelle génération. Si les contradictoires et flamboyantes imprécations de Léon Bloy le tiennent à l’écart des manuels scolaires de littérature, elles permettent à des courants intellectuels opposés de le revendiquer dans leur patrimoine. Parmi les lecteurs de Bloy, il faudrait citer des personnalités aussi diverses que le peintre Georges Rouault ou, hors de France, le philosophe Nicolas Berdiaev, Thomas Merton, Maurice Maeterlinck et Franz Kafka pour Le Salut par les juifs (55).
Jean Guitton évoque dans un discours « un ordre de prophètes, ordre laïc, qui s’est constitué en France : je songe à la lignée qui de Joseph de Maistre va jusqu’à Léon Bloy, Péguy, Mounier, Bernanos et tant d’autres (56)». La première descendance de Bloy, dans cette filiation, ce sont les écrivains de la droite catholique des années 1930, Bernanos surtout (57), mais aussi Claudel et même Daniel-Rops et Mauriac, féroce contempteur du monde bourgeois catholique, et bien sûr, Jacques et Raïssa Maritain.
Les revues littéraires de la droite catholique de l’entre-deux-guerres citent souvent Léon Bloy avec Hello, Péguy et Bernanos. Les hommes de cette mouvance se veulent spiritualistes, révolutionnaires, anti-capitalistes, ennemis du « désordre établi » et font leurs les féroces critiques de Bloy contre la IIIe République et la bourgeoisie. Jean-Louis Loubet del Bayle cite La Jeune Droite autour de Jean Maxence, fondateur des Cahiers (1928-1931) ; la revue Réaction (1920-1932) fondée par des jeunes proches de l’Association des Étudiants d’Action française ; La Revue du Siècle (1933-1934) fondée par Gérard de Catalogne à laquelle collabore Jean de Fabrègue (58).
Léon Daudet fait figurer Léon Bloy, en 1895, sous le nom de Robert Scipion dans Les Kamchatka, « livre où je suis traîné sur quelques fumiers », note Bloy dans Le Mendiant ingrat (59). Mais en 1930, quand Bloy a atteint la notoriété, il lui consacre un article dans La Revue universelle. L. Daudet se garde d’y aborder les opinions politiques et les jugements de Bloy sur l’histoire de la France contemporaine, mais souligne son exécration du xixe siècle et la conspiration du silence dont il fut victime, sans signaler que les journaux royalistes y eurent leur part (60).
L’influence de Bloy s’exerce aussi dans le courant chrétien démocrate, notamment avec la revue Esprit d’Emmanuel Mounier, qui évolue vers une gauche catholique fort éloignée des positions de Léon Bloy. Michel Winock mentionne la présence à Esprit de Michel Moré « disciple de Bloy, grand lecteur de Huysmans (61)». Mais au début des années 1930, Esprit exprime un désir de rupture entre « l’ordre chrétien et le désordre établi », un rejet du monde bourgeois qui le rapprochent de Léon Bloy, comme cette conclusion de Mounier qui évoque l’attente eschatologique de Bloy : « Il est grand temps que le scandale arrive.(62) » Une figure majeure du catholicisme social, Stanislas Fumet, publie, en 1935, Mission de Léon Bloy (63) ; il dirige, en 1937, Temps présent, puis, pendant l’Occupation, fonde dans la clandestinité des Cahiers du Témoignage chrétien auxquels collabore un autre admirateur de Bloy, Pierre Emmanuel.
Les écrivains d’une droite extrême, comme Lucien Rebatet, relisent Bloy pour son intolérance, la violence de son langage, ses tirades contre l’ordre bourgeois, la ploutocratie, le suffrage universel, le clergé rallié à la République, pour lesquelles ils placent Bloy dans leur lignée de pamphlétaires. Son nom se trouve souvent dans les pages web des groupes de cette mouvance qui lisent Bloy en l’amputant de sa fidélité indéfectible, quoique critique, au catholicisme et au pape.
Le 3 mai 1925, quand les amis de Bloy inaugurent une grande croix de granit sur sa tombe à Bourg-la-Reine, ils trouvent une gerbe de roses rouges barrée d’un ruban noir où se lit l’inscription : « Le groupe anarchiste de Bourg-la-Reine à Léon Bloy, le défenseur des pauvres.(64)» Bloy anarchiste ? Autre lecture possible qui ne retient que sa révolte et fait abstraction de sa foi chrétienne, de son mysticisme, de sa soumission perpétuelle à la divine Providence et de son secret : « Une extraordinaire dilection pour les âmes, un amour qu’auraient pu comprendre les tendres hommes du Moyen Âge, qui étaient doux, comme il est doux, et qui aimaient les larmes comme il les aime.(65) »


LE GÉNIE

CONCLUSION



L’incohérence politique de Léon Bloy et son indifférence à cet égard montrent qu’il ne faut pas juger ses déclarations successives comme des engagements dans le champ politique empirique, mais comme une éthique et une esthétique : Bloy est un émigré de l’intérieur ne trouvant jamais durablement sa place dans un parti, une revue ou un domicile. Son passé révolutionnaire et son incapacité à s’incorporer au camp traditionaliste indiquent qu’il ne résiste pas à la Révolution, comme les conservateurs ou les réactionnaires, mais qu’il construit un bastion inexpugnable contre l’esprit bourgeois qu’il assimile à la philosophie des Lumières et à la Révolution. Ainsi s’inscrit-il dans la lignée des écrivains antimodernes dessinée par Alain Compagnon en transformant « une marginalité politique et un handicap idéologique en un atout esthétique (66) »."


Jean-François Galinier-Pallerola, historien





(1)Réponse de M. Jean Guitton au discours de M. Pierre-Henri Simon, Discours prononcé dans la séance publique, le jeudi 9 novembre 1967, Paris, Palais de l’Institut.

(2)Léon Bloy, Le Désespéré, 1886, Paris, La Table ronde, 1997, p.26.

(3)Ibid. Maurice Bardèche, Léon Bloy, Paris, La Table ronde, 1989, p.36, donne cette citation et renvoie aux Textes philosophiques d’Herzen, t. II, édition de Moscou.

(4)« L’Archiconfrérie de la Bonne Mort, 5 décembre 1892 », dans Le Mendiant ingrat (1892-1895), Journal, t. I, Paris, Robert Laffont, 1999, p. 47. Bloy date donc du Second Empire l’essor simultané de la mentalité bourgeoise et de l’anarchisme.

(5)Ibid., p.46-49. C’est Bloy qui utilise les lettres capitales pour la phrase de conclusion. Il indique que « l’Archiconfrérie dont il est parlé n’est autre que l’Anarchie explosive et militante ».

(6)« 1er septembre 1902, à Rachilde en réponse à son article sur l’Exégèse des lieux communs », dans Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne (1900-1904), Journal, t. I, p.429.

(7) Jacques Maritain, « Le secret de Léon Bloy », cité dans Léon Bloy, Le Pèlerin de l’absolu (1910-1912), Journal, t. II, p.306.

(8) Michèle Fontana, Léon Bloy. Journalisme et subversion 1874-1917, Paris, Honoré Champion, 1998, p. 241. L’auteur renvoie l’introduction aux Propos d’un entrepreneur en démolition, paru en 1905. Elle note que Bloy garde des liens avec Marc Sangnier, dont il réprouve pourtant le républicanisme, parce que le fondateur du Sillon va vers les pauvres (p. 256).

(9) Michel Arveiller, « Le Harki du saint troupeau, Léon Bloy et le parti catholique », dans M. Arveiller et Pierre Gaudes, Léon Bloy, Cahier de l’Herne, 1988, p. 266.

(10) Lettre citée dans M. Bardèche, Léon Bloy, p. 26-27.

(11)Le Désespéré, p. 256-257. C’est Bloy qui souligne.

(12)Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880), philosophe catholique conservateur et royaliste dans le courant du catholicisme social du comte Albert de Mun. Son livre, De la douleur (1849), exerce une forte influence sur Léon Bloy.

(13)M. Bardèche, Léon Bloy, p. 53-55

(14)Lettre citée dans M. Fontana, Léon Bloy. Journalisme et subversion 1874-1917, p. 45.

(15)Lettre datée probablement de 1870 citée dans M. Fontana, Léon Bloy. Journalisme et subversion 1874-1917, p. 45.

(16)« 19 mai 1897 », Mon journal (1896-1900), Journal, t.I, p. 201

(17)« L’Archiconfrérie de la Bonne Mort, 5 décembre 1892 », Le Mendiant ingrat, Journal, t. I, p. 47.

(18)« 16 juillet 1897 », Mon journal (1896-1899), Journal, t. I, p. 207.

(19)L’intransigeance du comte de Chambord sur le drapeau blanc, symbole d’une monarchie de droit divin et non octroyée par un parlement, fait échouer le projet.

(20)Voir Introduction générale, Journal, t. I.

(21)Lettre de Léon Bloy à Blanc de Saint-Bonnet en 1873 citée dans M. Arveiller, « Le Harki du saint troupeau, Léon Bloy et le parti catholique », p. 270.

(22)« La légitimité par M. Blanc de Saint-Bonnet l’auteur de La Restauration française », article inédit, janvier 1874, dans Œuvres, t. V, Paris, Mercure de France, 1974, p. 26.

(23)La Chevalière de la mort, 1891, dans Œuvres, t. V, Paris, Mercure de France, 1966, p. 29-30.

(24)Ibid., p. 30.

(25)Le Fils de Louis XVI, 1900, dans Œuvres, t. V, p. 155.

(26)« Dédicace au Fils de Louis XVI, 28 mars 1914 », Au seuil de l’Apocalypse (1913-1915), Journal, t. II, p. 382.

(27)« 16 avril 1900 », Le Vieux de la montagne, Journal (1907-1910), t. II, p. 80.

(28)L’âme de Napoléon, 1912, dans Œuvres, t. V, p. 55

(29)La Chevalière de la mort, p. 38.

(30)Ibid., p. 41.

(31)Voir Le Fils de Louis XVI.

(32)L’Âme de Napoléon, p. 55.

(33)« Dédicace au Fils de Louis XVI, 8 novembre 1910 », Le Pèlerin de l’absolu (1910-1912), Journal, t. II, p. 193.

(34)Celle qui pleure (Notre-Dame de La Salette), 1908, dans Œuvres, t. X, Paris, Robert Laffont, 1970, p. 118.

(35)« Le mancenillier du 20 mars », Le Pal, n°3, 23 mars 1885, dans Œuvres, t. IV, Paris, Robert Laffont, 1955, p. 77.

(36)« Septembre 1894 », Le Mendiant ingrat, Journal, t. I, p. 105

(37)« 4 décembre 1897 », Mon Journal, Journal, t. I, p. 31.

(38)La Chevalière de la mort, p. 76. C’est Bloy qui utilise les lettres capitales.

(39)Erreurs et mensonge historiques par Charles Barthélemy, Etudes historiques pour la défense de l’Eglise par Léon Gauthier, dans Œuvres inédites, p. 46.

(40)Le Pal, n°5, 1885, dans Œuvres, t. IV, p. 71.

(41)Un démolisseur de plus, dans Œuvres inédites, p. 207.

(42)« 1er août 1893 », Au seuil de l’Apocalypse (1913-1915), p. 357.

(43)La Chevalière de la mort, p. 24.

(44)« La république des vaincus », Le Pal, n°3, 23 mars 1885, dans Œuvres, t. IV, p. 68.

(45)Histoire de France contée à Véronique et Madeleine (Introduction inachevée), Journal, t. II, p. 644.

(46)Celle qui pleure, dans Œuvres, t. X, p. 190. Cette reine rejetée est la Vierge Marie.

(47)Au seuil de l’Apocalypse, Journal, t. II, p. 497.

(48)« 14 juillet 1892 », Le Mendiant ingrat, Journal, t. I. p. 31. Mais Bloy regardera le feu d’artifice de son appartement avec des amis en 1888. Voir « Lettre 130 de Léon Bloy à Maurice Fleury, 13 juillet 1888 », Lettres, correspondance à trois, Léon Bloy, J.-K. Huysmans, Villiers de l’Isle-Adam, Vanves, Thot, 1980.

(49)« Les cadets du suffrage universel » (avril 1884), dans Œuvres inédites, p. 106.

(50)« 10 décembre 1893 », L’Archiconfrérie de la mort, Journal, t. I, p. 46-49.

(51) « Mars 1897, Lettre à Henri Provins », Mon Journal, Journal, t. I, p. 197.

(52)« 21 juillet 1903 », Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne, Journal, t. I, p. 493.

(53)Le Désespéré, p. 136.

(54)Ibid., p. 138-139. Le soulignement, indiqué par les majuscules, est de Bloy. M. Bardèche, Léon Bloy, p. 178, cite ce texte en renvoyant au Pal, n°4, dans Œuvres, t. IV, p. 82. Bloy réutilise souvent certains textes d’une publication à l’autre.

(55) L’encyclopédie de l’Agora cite aussi d’autres écrivains et journalistes : // agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Leon_Bloy. Léon Bloy publie Le Salut par les Juifs en 1882 en réponse au livre d’Edouard Drumont, La France juive, 1886.

(56) Jean Guitton, Réponse de M. Jean Guitton au discours de M. Pierre-Henri Simon.

(57)Voir Georges Bernanos, « Dans l’amitié de Léon Bloy », Essais et écrits de combat, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1968, p. 1233.

(58)Voir Jean-Louis Loubet del Bayle, Les Non-Conformistes des années trente, Paris, ed. du Seuil, 2001.

(59)Le Mendiant ingrat, Journal, t. I, p. 150.

(60)Voir Léon Daudet, « Léon Bloy », La Revue universelle, n°20, 1930.

(61)Michel Winock, Esprit, des intellectuels dans la cité, 1930-1950, Paris, Ed. du Seuil, 1996.

(62)Emmanuel Mounier, Esprit, n°6, mai 1933, cité dans J.-L. Loubet del Bayle, p. 265.

(63)Stanislas Fumet, Mission de Léon Bloy, Paris Desclée de Brouwer, 1935.

(64) Joseph Bollery, Léon Bloy, sa maturité, sa mort, du « Mendiant ingrat » à « La porte des humbles » 1895-1917, Paris, Albin Michel, 1954, p. 407.

(65) J. Maritain, « Le secret de Léon Bloy », cité dans Léon Bloy, Le Pèlerin de l’Absolu, Journal, t. II, p. 306. Maritain se réfère à l’énergie déployée par Léon Bloy pour assurer les saluts des âmes en s’efforçant de convertir ses connaissances au catholicisme et à une vie sacramentelle intense.

(66)Antoine Compagnon, Les Antimodernes, de Joseph de Maistre à Roland Barthes, Paris, Gallimard, 2005, p. 447.

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Pour acheter Le Livre Noir de la Révolution Française

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Commentaires

@Nebo/ Irina

Petit détail qui m'échappe: dans le chapitre sur la postérité de Bloy, on parle des "sites web". Le livre à pourtant une bonne dizaine d'année?

Ecrit par : XP | 13.05.2008

Vous confondez avec "Le Livre Noir du Communisme", XP, qui est sorti il y a une dizaine d'année. "Le Livre Noir de la Révolution Française" vient tout juste de sortir.

Ecrit par : Nebo | 13.05.2008

Quel con!

Ecrit par : XP | 13.05.2008

Juste un peu tête en l'air, XP, rien de grave...

Ecrit par : Nebo | 13.05.2008

Juste en passant (suis rentré hier et n'ai ouvert le sex toy de la matrice qu'aujourd'hui) dans Les décombres, Rebatet insulte Bloy "Le judéolâtres allaient prendre leur poison chez Bloy véritble juif de race par la geinte (sic) et l'impudence" (de mémoire, je citerais la phrase exacte dans un ou deux jours -la mort me prend bcp). Mais je garantis le "véritable juif de race par la geinte". Ah, et le grand disciple de bloy, son filleur et ami, Maritain, est accusé par rebatet d'être un "souilleur de la race" pour avoir "épousé la juive raïssa" (autre convertie par Bloy, sa filleule aussi). Et cela, "souilleur de la race Rebatet l'a écrit dans Je suis partout (en 41 je crois...) avant de le reprendre dans les Décombres.

Il est vrai que 30 ans plus tard, dans la prétendu" suite" au Décombres et qui n'est qu'une piteuse apologie sans la verve goûteuses (abjecte mais sacrément écrite) du Un, il avouera s'être gorgé de Bloy pour écrire son pamphlet. Plus de 30 ans après. Sinon : bloy = juif mendiant et geignard. il l'a écrit .
N'empeche que Rebatet à écrit un vrai chef d'oeuvre : Les deux étendards. Mais depuis quand un grand écrivain doit il être un type bien???

¨Ps C'est marrant Nebo, je ne me sens pas plus érudit que quand tu parles de groupes et de musique. Depuisl'âge de 11 ans, je lis, énormément, comme d'autre écoutent des Cd. La fac ne m'a quasiment rien appris, j'y suis allé à plus de 30 balais. Note que ça ne me dérange pas mais... je connais des érudits, des vrais de vrais, généralement ils n'ont pas le panel SF, fantastique, BD, ésotérisme, histoire et quelques autres broutilles. Ils se cantonnent à leur spécialité.
foutre comme dirait mon camarade le Père Duchêne, je suis bien plus qu'un érudit : un gros curieux bordélique oui!

(j'ai lu l'intégral du Livre noir à sa sortie. Ca vaut le jus. Il faut connaîtres les misères qu'on a fait subir à certains rédacteurs pour qu'ils se rétractent. Sinon : perte de poste, maitre de conf à vie, jamais de chaire. J'ai un peu vu le vieux mandarin coco qui a obligé Woerth à se désolidariser publiquement de Courtois protégé par son statut CNRS. si vous saviez comme elle refuse de crever cette bêter là... ils restent les maîtres partout, les anciens maos et tiennent la plus belle partie de l'édition. Veyrier par exemple. Et les amis des situs restés à l'extrême gauche vous publient ou interdisent un livre comme ils veulent)

Ecrit par : Restif | 14.05.2008

Ah, et MERCi de m'avoir si gentiment nommé (je suis vraiment le dernier des jean-foutre. enfin, au mois je fous quelque chose. Mais certainement pa de la tête de mes amigos). C'est vraiment très, très sympa d'avoir eu cette pensée.
Et ça me fait tout bêtement plaisir. Ben oui!

Ecrit par : Restif | 14.05.2008

ça pue le gros catho ici.

Ecrit par : René | 14.05.2008

Je préfère l'odeur d'encens des églises à celle de ton haleine de mangeur de merde idéologique.

Ecrit par : Nebo | 14.05.2008

C'est sûr que ça pue le catho qui ne se pose pas de questions, dogmatique, toujours en phase avec la hierarchie, et coincé du cul avec ça.

Ecrit par : XP | 15.05.2008

Justifications vaseuses.C'est connu,les cathos sont hypocrites,ils baisent la semaine et se confessent le dimanche.C'est con et salaud un catho.

Ecrit par : René | 15.05.2008

Mais bien sûr ! Les cathos sont des hypocrites, des cons et des salauds, les juifs n'aiment que le fric, les musulmans tranchent les gorges, les noirs ont des grosses bites, les tziganes sont des voleurs de poules, les bridés sont des bouffeurs de riz, des clichés comme ça, on va en trouver légions ! On peut ré-ouvrir les camps si tu veux gros connard !
Pour ton information, les cathos ça baise aussi !

Ecrit par : Irina | 16.05.2008

Le pire c'est que je suis pas catholique. :-(

Ecrit par : Nebo | 16.05.2008

"Le pire c'est que je suis pas catholique."

Alors ça c'est pas gentil Nébo. Le petit mécano conceptuel de notre ami va s'ecrouler. Votre site ne va pas pouvoir entrer dans les petites cases de son petit cerveau.
Z'êtes content de vous?

Ecrit par : XP | 16.05.2008

Je lui présente mes excuses, je ne voulais pas le blesser. Je lui présente même ma joue gauche si ça peut lui faire plaisir.

Ecrit par : Nebo | 16.05.2008

C'est pas la peine de nous envoyer ta grosse pour te défendre,Nabot

Ecrit par : René | 16.05.2008

René,
Un miroir pour seule fenêtre ouverte sur le monde, ça ne doit pas être facile tous les jours...Enfin, rien n'est jamais joué. Bonne chance à vous.

Ecrit par : orpheus64 | 16.05.2008

Qu'est-ce qu'il a Nabe? :D

[J'ai enfin trouvé de la lecture grâce à vous, Nebo. Je vous répondrais sur Nietzsche après m'être sorti du labyrinthe bloyen ;-)]

Ecrit par : Spendius | 16.05.2008

Nabe ? A-t-il lu Bloy comme il convient ? Par exemple, ça, tiré du Journal de Bloy: "En 92, à la suite d'un scandale copieux procuré par M. Drumont, j'écrivis le Salut par les Juifs dans un désintéressement infini, bien que je fusse torturé par la misère, uniquement pour la justice et pour rendre gloire à Dieu dont les promesses à Israël sont in æternum et ne peuvent effacées. Ce livre, conçu dans le sens des oracles de l'Ecriture, devait aller, sous peine de néant, jusqu'au fond des choses. Il me fallut donc adopter la méthode recommandée par saint Thomas d'Aquin, laquelle consiste à épuiser d'abord l'objection avant de conclure. Méthode excellente et d'une grande loyauté philosophique, mais qui me fit malvenir de ceux même que je prétendais honorer comme nul chrétien ne l'a fait, je crois, depuis dix-neuf siècles. On ne voulut voir que mes prémisses en négligeant d'observer que leur violence était calculée pour donner toute sa force à ma conclusion Vous-même"

Ecrit par : Nebo | 17.05.2008

Moi-Je suis bien content qu'il y ai de l'antisémitisme chez les Chrétiens. Ca permet de déceler les faux... Ou pour le moins une bonne partie d'entre eux.

Ecrit par : XP | 17.05.2008

Nabe remue l'antisémitisme la partie antisémite de Bloy pour faire peur au bourgeois. Dantec, aussi apocalyptique qu'il soit, ne fait qu'amuser le bourgeois, ça va pas plus loin...

Ecrit par : Spendius | 17.05.2008

Oui, Spendius, c'est pour cette raison que la France entière veut le lyncher Dantec.

Ecrit par : Henri | 17.05.2008

Moi aussi j'aimerais bien le lyncher. Il est quand même sacrément con. Quel intérêt a son cocktail cyber-scolastique? - de plus, ça m'étonnerait que la France l'abhorre a ce point: elle l'abhorre par principe, mais elle sait bien que ce n'est pas la cyber-scolastique qui va renverser les bases du confort bourgeois de notre modernité.

Ecrit par : Spendius | 17.05.2008

Vous dites vraiment n'importe quoi Spendius. Je vous ai connu plus subtil.

Ecrit par : Henri | 17.05.2008

Je doute, Spendius, que la France veuille renverser son "confort bourgeois"... avec ou sans cocktail cyber-scolastique...

"Nabe remue l'antisémitisme la partie antisémite de Bloy pour faire peur au bourgeois." dites vous, Spendius... je n'en suis pas aussi sûr que vous. Chez Bloy, il me semble, l'antisémitisme fut une marche de l'escalier à gravir... chez Nabe cela ressemble beaucoup à une certitude... ou presque. Disons que c'est un antisémitisme bon teint... c'est probablement le pire... parce qu'il provient de personnes très intelligentes, cultivées... mais se refusant à admettre que le sort de l'humanité est inextricablement lié au sort du peuple juif... ce qui ressemble de moins en moins, dans ma tête et mon coeur, à un hasard.

Ecrit par : Nebo | 17.05.2008

J'étais pressé Henri, (d'où ma petite répétition "Nabe remue l'antisémitisme la partie antisémite"), je me reformule (et je réponds à Nebo par la même occasion): Comment voulez-vous que les idées de Dantec puissent s'appliquer? Dans son site internet, il parle par exemple d'un "Imperium des nations chrétiennes" - comment peut-on imaginer telle chose, alors que le catholicisme est mort à l'heure actuelle?
Le bourgeois ne verra pas dans les idées de Dantec un danger, alors que les idées de Nabe, beaucoup plus.
Les "intellectuels" français sont très pro-sémites (BHL, Finkielkraut, etc), Nabe s'affirme donc antisémite, d'un antisémitisme simpliste, pour faire peur à ces mêmes intellectuels. Mais son premier livre est très ambigu, on voit bien qu'il ne pense pas ce qu'il dit: c'est un stratège.

Bloy a toujours été mauvais stratège, ce qui explique son insuccès...mais là, je m'aventure dans des eaux plus dangereuses, étant donné que je ne suis pas un grand expert de cet écrivain...

Ecrit par : Spendius | 17.05.2008

(J'espère être plus compréhensible sur ce coup là)

Ecrit par : Spendius | 17.05.2008

"J'espère être plus compréhensible sur ce coup là"

Vous êtes hélàs très compréhensible.

" Dans son site internet, il parle par exemple d'un "Imperium des nations chrétiennes" - comment peut-on imaginer telle chose, alors que le catholicisme est mort à l'heure actuelle?"

Il n'y a que les catholiques qui sont chrétiens?
Premire nouvelle.

Pardonnez-moi, mais dire ça, c'est ne pas comprendre grand chose à la chrétienté. La France est une nation chrétienne encore aujourd'hui. De mauvais chrétiens si vous voulez, puisque les français ne vont pas à la messe, mais une nation de mauvais chrétiens ne cesse pas d'être chrétienne.

Résumer l'appartenance à la chrétienté à la pratique du culte et au signe materiel et tangible de la religion, c'est appréhender le christianisme avec une stucture mentale de musulman, comme le font généralement les traditionnalistes catholiques (d'ou leur indulgence fréquente vis à vis de l'islam).

« Dieu n’est pas le monde comme un rocher dans un paysage tangible mais comme la nostalgie dans le paysage d’un tableau. »

Gomez d'Avila.

Que la pratique religieuse et la foi soient en baisse, c'est regrettable.

Mais croire que la chrétienté se résume à des rites, c'est ne rien comprendre à "cette nostalgie dans le paysage d'un tableau".... C'est être chrétien avec la structure mentale d'un musulman. Et dans ce cas-là, en effet, c'est difficile de comprendre quelque chose à Dantec.

Ecrit par : XP | 18.05.2008

"Il n'y a que les catholiques qui sont chrétiens? "

Certes, mais si les catholiques sont médiocres, imaginez les autres...

Donc, il veut quoi Dantec? Un Imperium des nations chrétiennes...laïques? Je vois pas ou vous voulez en venir (et j'avoue effectivement n'avoir pas Dantec dans mes lectures favorites). J'ai effectivement une vision "musulmane" d'une civilisation: La religion (pour moi, une religion est une cosmogonie et cosmologie de l'univers) ne peut être quelque chose qui se trouve "en dessous" de la civilisation, ce n'est pas seulement son fondement culturel: c'est ce qui gouverne la civilisation en question.

Si Dantec désire un "Impérium des nations chrétiennes", il doit aussi désirer la revitalisation du catholicisme, ce qui n'est pas prêt d'arriver.

Ecrit par : Spendius | 18.05.2008

"La religion (pour moi, une religion est une cosmogonie et cosmologie de l'univers) ne peut être quelque chose qui se trouve "en dessous" de la civilisation, ce n'est pas seulement son fondement culturel: c'est ce qui gouverne la civilisation en question. "

Mais qui donc vous a dit le contraire? Pas moi, en tout cas.

Mais sa présence ne se résume pas à des signes, des symboles, des rites, des pierres. Ce n'est rien comprendre à l'esprit du christianisme que de le penser.

Je ne peux que vous répeter ça:

« Dieu n’est pas le monde comme un rocher dans un paysage tangible mais comme la nostalgie dans le paysage d’un tableau. »

C'est subtil, c'est chrétien. Les traditionalistes ne sont pas de vrais chrétiens. Mais des materialistes en révolte contre cette subtilité, cette "nostalgie dans le paysage" immatérielle. Ils veulent des rochers, du dur, des versets dictés par Dieu qu'il ne faut pas interpreter.

Ecrit par : XP | 18.05.2008

XP,
"La France est une nation chrétienne encore aujourd'hui. De mauvais chrétiens si vous voulez, puisque les français ne vont pas à la messe, mais une nation de mauvais chrétiens ne cesse pas d'être chrétienne." dites vous.

Un mauvais chrétien, c'est l'homme qui a la foi (ce qu'il fait qu'il est chrétien) et qui ne vit pas selon sa foi (d'où l'adjéctif qualificatif : "mauvais").
Les mauvaises moeurs, c'est secondaire effectivement. Le point capital, c'est la foi. Et là, ce serait s'avancer grandement que de dire que les français ont la foi. Donc, non, les français ne sont plus chrétiens.

Vous ajouter plus tard : "Les traditionalistes ne sont pas de vrais chrétiens. Mais des materialistes en révolte contre cette subtilité, cette "nostalgie dans le paysage" immatérielle. Ils veulent des rochers, du dur, des versets dictés par Dieu qu'il ne faut pas interpreter."

Citer Davila n'est pas du meilleur effet, puisque le bonhomme était sinon "traditionaliste" comme le mot s'entend en France (membre de la FSSPX ou de la FSSP), du moins très sceptique vis à vis du dernier concile.
Si les traditionalistes ne sont pas de vrais catholiques, il faut alors admettre que tous les docteurs de l'Eglise, les scolastiques en théologie et philosophie, le magistère romain jusqu'à aujourd'hui ne sont pas des hommes ou des oeuvres catholiques. Parce que je parie tout ce que j'ai que ce que vous appelez matérialisme n'est que le réalisme catholique, celui d'un saint Thomas d'Aquin, entre autres...
Et votre dernière interprétation est mensongère. Les tradis ne refusent pas toute interprétation des Ecritures. Ils refusent que l'on intreprète selon le sens de chacun (contre le libre examen protestant), selon un sens historiste (contre la Nouvelle Théologie), mais dans le respect de la Tradition et du caractère divin de la Révélation. C'est tout.

Ecrit par : La voix dans le desert | 19.05.2008

ça pulse dans le coin. :))

Ecrit par : Henri | 19.05.2008

Chère "Voix dans le désert", Guy Debord citait bien les moralistes français et le Cardinal de Retz en particulier, n'est-ce pas? La Culture c'est la Culture, elle appartient à tout ceux qui s'en servent pour réfléchir et tracer des voies, alors pourquoi ne pas citer Davila?

Ecrit par : Fabre | 19.05.2008

Ah, mais, si. Citer Davila est louable. Salutaire, même, allez savoir...

C'est juste un peu amer de se l'entendre citer contre ses propres idées, quand je sais que Davila était traditionaliste, au sens où on entend ce mot en Amérique.

Ecrit par : La voix dans le desert | 19.05.2008

"le magistère romain jusqu'à aujourd'hui"

Chère Voix, pardon de vous critiquer, mais le magistère romain n'est plus traditionaliste, au sens strict du terme, depuis Vatican II. En témoigne l'extrait de Benoit XVI que je vous proposais à lire chez Lapinos. Le pape actuel est un catholique moderne, comme tous ses prédécesseurs depuis le concile. Le catéchisme publié par Jean-Paul II est moderne dans la mesure où il se réfère en permanence aux textes conciliaires, au grand dépit des traditionalistes. Alors certes le lien avec la tradition n’est pas coupé, fort heureusement, mais on n’interprète plus les textes bibliques comme du temps de saint Thomas d’Aquin. Le sens du mot tradition n’est pas tout à fait le même entre catholiques traditionalistes et catholiques modernes.

Cela n’empêche pas les traditionalistes d’être de vrais catholiques — du moins ceux qui ne contestent pas l’autorité du pape, qui n’ont pas été excommuniés. Le schisme est le crime ecclésiastique par excellence, vous êtes bien placé pour le savoir.

Ecrit par : Sébastien | 19.05.2008

"Cela n’empêche pas les traditionalistes d’être de vrais catholiques"

Non non non! Trois sur quatre sont mûrs pour l''Islam!

Ecrit par : XP | 19.05.2008

"Non non non! Trois sur quatre sont mûrs pour l''Islam!"

Ha ha ha ha ha... XP, vous êtes tordant !

Ecrit par : Nebo | 19.05.2008

Pourquoi ai-je l’étrange impression de me retrouver chez dans les landes où rafalent l’Esprit de La Question, en l’antre de l’exquise Isabelle ? Davila est l’une des mes grandes lacunes, et je suis toujours fort intéressé de voir défendre une pensée que je devinais –selon l’étique sapience dont j’avais huilée mon maigre feu – parfaitement trahie.

Au risque de déclancher l’ire xpéenne -laquelle ravale à bien faible bouderie le geste d’ Ivan Grozny( = le menaçant, celui qui impose, non « le terrible » qui renifle sont morne boucher), le Grozny légendais-je holocaustant les 30 000 hommes de Novgorod pour repoudrer l’autorité princière un tantinet chahutée, peu de chose comparé aux attilaneries iroquoises de la décalcomanie pécénne (pardon mais il me FAUT un synonime!) , risques rouges que je prends en m’élançant, me hasardant à la périlleuse plume de l’écorcheur stylé -notre cher XP. Je dirai que j’ose le soupçonner d’en vouloir aux traditionalistes non tant par badineries scholastiques (celui qui le pense fervent de l’aquinate ne me semble guère l’avoir lu – j’entends XP non S.Thomas (quoi que…). Le bon boeuf d'Aquin qui est un bien étrange réaliste pour qui tout n’est qu’embrasement de l’humus infertile de cette pauvre démence de raison tant que la semence du Verbe reluit dans l’ ultime... Nous ne sommes qu'étreinte de cette folie. Tel est le vent crépitant auréolant de sa marotte alchimique cet amant de déraison qui eut nom d’Aquin –élève d'ALbert le Grand le somptueux chineur de la clairière d’émeraude.
On me permettra de tanter un transfini d'écriture en badigeonnant de numérique plus vite que la lumière en style Auroch - Au4 ’ème article de la question 5’ de la Somme théologique il est dit que "Thomas reçut l’ordre de toucher Christ bien qu’il crut à son seul aspect " -pas "réaliste ça", nul mimèsis là dedans. Tout ezt grâce et foi et ceux qui penant que le respet de d'Aquin pour augustin est fei me semble peu délicat dand la connaissance de telles âmes qui n'avaient d'autres buts que le ciel et n'entraient pas en "débat" avec les ombres des saints mais approfondissaient. Le docteur angélique précise « aliud vivit, aliud credidit Il crut au-delà de tout ce qu’il voyait. » Ainsi dit le « réaliste » Saint Thomas choisi par l’Eglise cette réaliste bien connue pour incarne (in carne) sa doctrine officielle … On trouve ses oeuvres complètes sur la toile (jésusmarie com) l’Aquinate appréciait certes Aristote, « le maître de ceux qui savent » (Dante, un d’Aquiniste hypra réaliste surtout dans son Paradis que Balzac juge supérieur) mais je renvois a « Le thomisme. Introduction à la philosophie de S Thomas d’Aquin » de Gilson pour une étude de la transcendance aquinienne qui part de l’Etre
(je prends l’interprétation de S .Thomas AVANT Le Sacrement de l'ordre Texte dogmatique du Concile Vatican II et Code de Droit Canonique de 1983 modifiant la doctrine de l'Ordre de saint Thomas.)
S. T : « la révélation divine, fondement même de l'Écriture ou de la doctrine sacrée
Borges a écrit que toute la pensée n’étais que la reprise de la controverse Platon Aristote : et c’est vrai . L’un est géomètre, l’autre alchimiste. Mais vous le permettrez de ne pas claveciner en épinals du lieu commun la quête dissimulée par le masque creux de la foule.

Donc XP, entre des luthériens qui accroissent jusqu’à la cendre les lectures du Verbe, les déssertisseurs de ciel qui ne laissent pierre sur pierre de l’ arche antique et ceux qui se veulent les préservateurs d’un musée déjà mort et qui n’ont pour eux que d’abriter parfois la brûlure étonnante d’un caractère, croyez –vous que l’ombre aphoristique de la nostalgie sauvera Dieu de la guillotine commerçante? (« Nietzche n’avait rien vu » © Restif, Dédicace Libraire Allha Akbar. XP Vous êtes bien sûr invité avec soral et Kemy Sebab) ; que vous jugiez d’après deux trois individus, la méhode à autant de rigueur que l’exige l’époque et le mode bloguesque. Puisque décidément ce vieux cheval fourbu de l’objectivité s’est abattu, qu’on ne se soucie plus de citer, d’argumenter et qu’il suffit de parer d’une fumée verbale pour voir s’envoler le fantôme aigrelet de sa seule certitude, vogue la nef des rhéteurs inécoutés.
Reste une certaine connaissance, et de Zak à Eremo il y a au moins la supériorité de qui connaît ses textes. Libre à tout surréaliste du dogme de me dire qu’il n’a nul besoin de Ronsard pour me raconter sa pléiade…


Ps Le père de Bloy ne « s’intéressait pas à la franc-maçonnerie », il était vénérable de sa loge...
Autre chose : avant de faire de Bloy l’ancètre de Pol pot et du Mao de la révolution culturel qu’on sache qu’on ne connaît du Bloy « révolutionnaire » que cette seule lettre citée, post conversion, où le vieux de la montagne à sa bonne habitude s’évertue avec un louable sens de la mystification à terroriser son béatificateur tout en l’asurant de sa désormais pieuse existentia in luxem. L’exquis Maurice Donnay témoigne : « De la bande du Chat noir et tout particulièrement du couple d’ami Alphonse Allais- Léon Bloy j’affirme que celui qui avait le génie de la mystification c’était Léon Bloy»(L’esprit Montamrtrois, interviews et souvenirs par Maurice Donnays, Dominique Bonnaud et Vincent Hyspa, Laboratoire Carlier, 1938, coll. Particulière).
Ah, ces fausses lettres d’officier allemands écrites par son ami Montchal (le Leverdier du Désespéré) au Gil blas pour pousser au scandale… Mais il y en à des dizaines des mystifications bloyennes ! Voyez les « Cahiers Léon Bloy et F…nous la paix. Ah le gueux du neurone qui nous ratiboise l’Irrécupérable pour le faire entrer dans la cage cageuse rouge-brune. Et notre ami de faire son sot article en nous bombardant un Bloy polpotien sur la seule vertu d’une lettre dont la seule idée qu’elle allais faire frémir et montrer la qualité de la recrue suffisait à faire frétiller notre Caïn.
Vous en connaissez beaucoup des Marat et des Pol Pot dont on n’ait qu’un SEUL TEXTE de théorie politique terroriste, et écrite comme il se doit bien après qu’on est regagné le sainfoin bleu de l’herbe des bons pasteurs. Quand Bloy écrit à Rachilde à propos de la comparaison à Ravachol (qui n’est pas de Rachilde d’ailleurs, la « collègue » périgourdine de Bloy et femme de son éditeur Alfred Valette, une vielle amie mais comparasion d’un ecclésiastique choqué et CITE par Rachilde –qui m’a foutu un baudet pareil à ce Paregoriquelolla qui nn'en connaît foutre brèmes) : « Montrueusement vous écrivez -pour plaire à qui? pas à vous même je pense - que Bloy est beaucoup plus près de Ravachol que de Jésus Christ. Autant dire, sauf votre respect, que je dîne plus volontier d’un étron que d’un poularde truffée» C'est affligeant (Journal inédit, l'Age d'Homme, T.2, p.1462). Plus loin, ce qui aurait dû sauteur aux yeux de notre nosographe -surtout qu'on trouve l'indication dans l'édition 1908 du Journal "officiel" mais je préfère ici l'inédit collationné sur manuscrit - : "Carte de Rachile de peu d'importance. Il parait que c'est un "bon chanoine" qui lui a fourni le mot "plus près de Ravachol que de Jésus. Joli le chanoine. appartient-il à la collégiale de Priape ou à celle de Bacchus?" (ibidem,p 1468); et croyez qu’il dit résolument, totalement, et congrument sa doctrine le Léon. Au cours de ses 25 dernières années (voir les rapports avec Marc Sangnier catho démocrate) il ne cessera de brocarder et refuser la démocratie « un mauvais arbre ne peut donner de bons fruits ». Alors l’anarchie… La page du Désespéré (1886) nous montre –da,ns un passage précisément nommé « le stabat des désespérés" Dieu se servant du diable pour épurer ceux qui n’ont pas voulu écouter le message de Melanie à la Salette . Lire « Celle qui pleure ».
XP je mea culpabilise jusqu'à l'humérus si je vous ai écorché cette profond tendresse qui est vôtre, mais j'en serai à vrai dire fort étonné.

Bon, good night sweet prince Nebo and fair Irina.
.Spendius, sur Bloy vous m’avez amusé chez qui vous savez. Vous être bien plus respectueux du vrai franc tireur anti-communard du corps francs de Cathelineau (car Bloy TIRE sur les communards en 70) que certaine seigneurie lapinienne perdue dans les stratifications du respect. En tout cas, souventes fois m’avez fait rire, souventes fois labyrhinter en terres mouvantes. Many thanks

Ecrit par : Restif | 20.05.2008

(« Nietzche n’avait rien vu » © Restif, Dédicace Libraire Allha Akbar. XP Vous êtes bien sûr invité avec soral et Kemy Sebab)

Il faut prévenir le Bétar... hu hu hu hu !

Ecrit par : Nebo | 20.05.2008

Reflexion hilarante qui me fait penser que je ne comprend pas -Paris n'est pas SI GRAND !!! -comment l'"ex" tribu Ka et le Betar n'ont pas encore trouvé moyen de règler -dans la paix et l'amour de Dieu s'entend - leurs petits différents. C'est comme en cour de récré, dès qu'il y a deux caïds, tout le monde s'attend à la baston mais...rien n'arrive (guess why?).

Whit all my respect to you Nebo
( i'm fond of the complete OZ in DVd that y look in VO...So, i'm a bit under influence...) forgave me lord of incarnation (and the sweetest princess of all, she deserve that - the only IRINA).

Ecrit par : Restif | 20.05.2008

"comment l'"ex" tribu Ka et le Betar n'ont pas encore trouvé moyen de règler -dans la paix et l'amour de Dieu s'entend - leurs petits différents."

Tu veux dire un bon rendez-vous dans un terrain vague... comme à la grande époque, avant que les tribus de primates ne fassent chier le populo dans la rue ?

There's nothing to forgive, Restif, you're always welcome...

Ecrit par : Nebo | 20.05.2008

Sébastien,
Je ne dis pas que les membres de la curie et le pape himself sont traditionalistes. J'ai assez lu le cardinal Ratzinger pour savoir qu'il est un progressiste fini (aujourd'hui, que pense t-il ? Je ne sais pas, mais il n'est jamais revenu sur des affirmations en contradiction flagrante avec le magistère romain). Et leur idée même de la Tradition est anti-traditionnelle, comme vous me le faites remarquer.
(La FSSPX est schismatique pour vous ?)

XP,
Si les traditionalistes préfèrent l'islam que la putréfaction religieuse et politique ambiante. En quoi ils sont "mûrs pour l'islam", comme vous dites. Mais ce qui ont permis à l'islam de mûrir, pour reprendre vos terminologies, ce sont toutes ces doctrines bâtardes qui ont ruiné la civilisation catholique et achèvent le travail à l'heure actuelle.
Ma foi, s'il faut l'islam pour purifier l'atmosphère, châtier un bon coup les nations et les hommes infidèles avant un retour à la vraie religion, pourquoi pas? Quoiqu'il en soit, que la volonté de Dieu soit faite ! (Merde, proférée en arabe, une telle phrase ferait musulman ! Je suis mûr pour l'islam !)

Ecrit par : La voix dans le desert | 20.05.2008

Moi je préfère, de loin, la putréfaction religieuse et politique ambiante... à l'Islam. Mais cela n'engage que moi. Parce que dans le trou du cul de la putréfaction religieuse et politique ambiante, je peux fumer des joints en relisant "La Lettre volée" d'Edgar Poe en écoutant Jean-Sébastien Bach sans que les mollahs ne viennent me foutre une balle dans la nuque histoire d'ériger leur jolie société de femmes voilées et d'esclaves soumis.

En arabe aussi ça aurait fait clâsse... mais en lituanien probablement aussi... ;-)

Ecrit par : Nebo | 20.05.2008

Merci de votre réponse.

"La FSSPX est schismatique pour vous ?"

Oui. "Latae sententiae", comme dit le code de droit canonique. Mais je ne suis pas spécialiste de la question. Le cardinal Castrillon-Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei, en charge du dialogue avec les traditionalistes, est plus nuancé. Il dit que Mgr Lefebvre a désobéi au pape en ordonnant des évêques sans autorisation (c'est pourquoi il a été excommunié ainsi que ceux qui ont été sacrés par lui) mais que les fidèles FSSPX sont toujours dans le giron de l'Eglise. Sans doute espère-t-il qu'ils reviendront tôt ou tard à une communion plus parfaite.

Ecrit par : Sébastien | 20.05.2008

Pour Joseph de Maistre, l'islam est un fléau envoyé par Dieu pour punir les chrétiens dégénérés.

Si quelqu'un sait dans quel livre il a pu dire cela, qu'il soit remercié.

Ecrit par : Sébastien | 20.05.2008

@ "En quoi ils sont "mûrs pour l'islam", comme vous dites."

Parce que les treaditionalistes ont des structures mentales de musulmans. Le concept de tradition, quand il est autre chose qu'une petite chose accessoire est contraire à l'esprit du christianisme. Les tradis chrétiens ne sont pas attachés à l'esprit de l'évangile, mais à la Tradition. A la tadition en générale. Par principe. Aussi, une société dominé par un Islam traditionnel mais avec un statut privilégié pour les catholiques tradis, ça leur ira très bien. Il y en a chez eux qui appellent déjà ça de leurs voeux.
Heureusement, tout ce petit monde finira à Guantanamo

Ecrit par : XP | 20.05.2008

"Heureusement, tout ce petit monde finira à Guantanamo"

Hu hu hu hu hu !

Ecrit par : Nebo | 20.05.2008

je vous fais beaucoup rire en ce moment. J'en suis fort aise!

Ecrit par : XP | 20.05.2008

XP,

Affirmer que la Tradition (sur laquelle l'Eglise est fondée) est une broutille est contraire au magistère romain exprimé d'après la pensée des Pères.
Et lui opposer l' "Esprit de l'évangile", c'est idiot, parce que théologiquement parlant, la Tradition, c'EST l'esprit de l'évangile. Ou alors on parle d'une tradition abâtardie, fruit d'un libre examen qui ne dit pas son nom.
Vous êtes protestant ?

Sébastien,
Soyez comme le cardinal Hoyos, nuancé quant à la FSSPX. S'ils ont désobéi au pape, ils ne gardent pas moins la notion de souveraineté de l'Evêque de Rome sur les autres épiscopats. On les distingue en cela des orthodoxes schismatiques.

Je ne sais pas où de Maistre a écrit cela, mais je suis ravi de savoir qu'il l'a écrit, car c'est mon intime conviction.

Ecrit par : La voix dans le desert | 20.05.2008

"Pour Joseph de Maistre, l'islam est un fléau envoyé par Dieu pour punir les chrétiens dégénérés."

Ca me semble étonnant, en effet. La révolution, oui, il l'a dit, mais l'Islam...

Ecrit par : XP | 20.05.2008

C'est parce que ce que vous dites est fort pertinent, XP, que je ris. Vous y mettez, en plus, un ton léger et vindicatif, une certaine nonchalance dont je suis friand.

Je ris beaucoup, aussi, lorsque je lis ça :

"On les distingue en cela des orthodoxes schismatiques."

... mais je ne ris pas, là, pour les mêmes raisons, vous l'aurez compris XP. Lorsque l'Islam trouve grâce aux yeux de certains, qui ne se privent pas pour rappeler avec un certain air satisfait que les Orthodoxes sont des schismatiques, cela me fait songer à ce que vous dites dans votre note :

http://chrnniques.blogspirit.com/archive/2008/05/18/on-ne-meurt-que-deux-fois.html

précisément ce que vous avez repris ici-même dans un de vos commentaires, à savoir, parlant de Muray :

"Il savait avec Gomez d’Avila que Dieu n’est pas le monde comme un rocher dans un paysage tangible mais comme la nostalgie dans le paysage d’un tableau, que les choses immuables dont il nous appartient de retrouver l’essence ne sont pas attachés à des traditions et des pierres et qu‘elles changent de corps à mesure qu‘elles demeurent et que le temps passe."

L'autre jour j'ai été heureux d'apprendre aux informations que la religion qui explosait littéralement dans le monde était le christianisme évangélique et non pas l'Islam. Bien entendu, vous le savez XP, je n'ai aucune affinité particulière avec le protestantisme, cependant le protestantisme a contribué à l'émergence de la Nation la plus puissante du Globe, alors que l'Islam a contribué à enterrer des populations entières dans le désert, repliées sur elles-mêmes à sucer des cailloux quand elles ne les jettent pas sur les soldats israéliens. Bien entendu, je ne parle pas des grands mystiques ou libertins arabes et perses qui ont été pourchassés ou mis à mort par l'Islam officiel de leurs temps parce que considérés comme hérétiques. Hallaj, Khayyam et d'autres dont les noms à rallonge m'échappent là tout de suite.

Je pense qu'il faut bien entendu jouer une carte stratégique d'Union des chrétiens, par-delà les clivages qui peuvent les séparer. Dantec a raison. Si Dieu existe (vous connaissez mes tâtonnements religieux et mes hésitations d'agnostique) c'est le Christ en personne, au jour dit qui tranchera les différents théologiques des uns et des autres (car je suis sûr qu'il y a eu dérive de part et d'autre) d'un coup de Glaive qui sera définitif. Il dit ça très bien quelque part dans son dernier tome du "Théâtre des Opérations- American Black Box". En outre, de tomber sans cesse sur des personnes affichant une certaine sympathie pour l'Islam tout en se plaisant à rappeler que les Orthodoxes et les Protestants ne sont que des schismatiques et qu'à bien y réfléchir tout Catholiques qu'ils sont il leur semble plus préférable d'être des dhimmis plutôt que des frères dans la Foi (même si les rituels diffèrent et que le dogme est quelque peu différent) avec des chrétiens orientaux ou anglo-saxon ne m'irrite même plus : ça me fait rire. Parce que c'est la Roche dont vous parliez, XP, la Roche immuable d'un Désert qui ne bouge pas et se refuse à bouger sous le prétexte fallacieux de la Tradition. C'est une bien morne Tradition que celle qui rivée à ses racines, repliée sur elle-même croit que c'est en répétant béatement les sacro-saintes formules de ce qu'elle présente comme la panacée de l'Ordre et de la Sanctification qu'elle touchera les âmes et pourfendra les démons. Les Racines se doivent de pousser et les textes écrits en Hébreu ancien, en Araméen et en Grec ancien (et non pas en Latin, héritage de l'Empire) exigent des exégèses et des ivresses mystiques, des combats avec l'ange et des prières incarnées. C'est la grande erreur, par exemple, que les croates ont commis pendant la guerre en ex-Yougoslavie : ils ont, dans un premier temps, tenu pour acquis que les serbes orthodoxes qui vivaient aux confins militaires pour faire face à la "Sublime Porte" depuis plusieurs siècles devenaient au moment de la déclaration d'indépendance des citoyens de seconde zone, des étrangers dans leur propre pays ; ensuite ils se sont unis aux Bosniaques musulmans et ont combattus les chrétiens Orthodoxes aux côtés des moujahédins qui revenaient d'Afghanistan et qui n'étaient pas des disciples du commandant Shah Massoud, mais plutôt de Ben Laden. Il est attesté, aujourd'hui, que Ben Laden a dans ses affaires personnelles un passeport Bosniaque que l'ex-président, Alija Izetbegovic, lui a remis en main propre en guise de remerciement pour l'effort de guerre fourni et les martyrs d'Allah tombés sous la main des enfoirés de serbes. Alors que Radovan Karadžić en personne avait proposé une union aux croates ("parce que nous sommes chrétiens" avait-il dit) que ces derniers se sont empressés de refuser. Alors, j'aime en effet beaucoup ces postures métaphysiques qui n'en sont même pas.

Ecrit par : Nebo | 20.05.2008

Petit détail Nébo: Je met systématiquement le lien d'Ilys en tête de mes post, sur mon blog. la lecture y est beaucoup plus facile. Je garde le fond noir uniquement parce que c'est plus esthétique, et pour les vidéos.

La vision statiqe de tradis leur fait oublier autre chose: A savoir que l'essence du "schisme qui a vu les protestants quitter l'Eglise a pû se déplacer, et ne plus diviser les catholiques et les protestants, mais certains catholiques entre eux. Pour eux, il y a "les protestants", qui existent dans l'absolu, qui répondent à une définition qui est rangé une fois pour toute dans leurs têtes. Or, ils peuvent changer...par ailleurs, un shisme constitue une longue polémique interne au christianisme, et les termes du débat peuvent changer. Je l'ai déjà raconté ici ou là, je connais bien les évangélistes façon Bush, puisqu'il y en a beaucoup dans ma famille, certains ont émigrés aux USA.... et bien je peux vous dire qu'ils ont beaucoup évoluer depuis le 11 Septembre, et qu'ils ne voient plus les catholiques comme ils les voyaient avant. Ils nous consisédairaient ni plus ni moins comme de faux Chrétiens; par exemple l'histoire des croisades leur semblaient être un simple affrontement entre infidèles, si vous voulez...
Or, comment réagissent les cathos? En continuant à répéter bêtement que Bush est un protestant et poind barre. C'est assez lamentable, mais vous avez raison, mieux vaut en rire.

Ecrit par : XP | 20.05.2008

"théologiquement parlant, la Tradition, c'EST l'esprit de l'évangile"
Mon Dieu, qu'il est doux à de certaines âmes d'asséner leurs vérités comme s'ils elles sonnaient dans le bronze des canons les plus majestueux. Que Saint Thomas d'Aquin était plus simple et plus humble qui déclarait qu'il regardait toute son oeuvre "comme de la paille". Pas comme "l'esprit de l'évangile", mais comme de la paille.
Autre chose : Saint Jean de la Croix fut persécuté par des moines qui le tenait pour fort contraire à la "tradition", ce voile vivant et vivifiant du Temple qui se déchire à la nouvelle loi et devient linceul quand les exégètes de funérarium sclérose la Parole dans le lieu commun et le stéréotype. Aussi faut-il parfois de ces scandales pas traditionalistes du tout qui ont nom François d’ Assise (canonisé par réussite, quand son souffle numineux eut consumé les humiliati dans le bûcher d’Amour). Et combien de déments du paraclet que la tradition de son regard de rides surveilla dans la rancœur méfiante de qui n’a pas d’absolu. L’éternel grand inquisiteur dostoievskien c’est le visage d’ombre de la tradition quand elle s’oublie, que elle perde souvenance qu’Apôtres et pères , Origène Clément Erigène et Duns Scott étaient les enfants mêmes du ^printemps du christianisme, l’aube des miracles. Saint Paul écrivait « nous jugerons les anges » à peine 50 ans après Christ. Elle avait des joues rouges d’enfants de feu la « tradition » et n’était pas devenu le mouroir à citation où vont puiser les érémitiques du néant qui sont les émétiques de Dieu.
Lorsque Un quidam provisoirement parisien qui porte le nom peu connu de Loyola décide avec ( compagnons de créer un ordre il n’est certes pas dans la tradition qui serait, urbi et orbi nous déclare la papen laden des sables LA théologie même. Ce qui est comique quand on se souvient de Saint Paul nous ra ppelant que pour l’isntant ici nous ne voyons ni ne comprenons grand-chose voyant tout « à l’envers, comme dans un miroir » (cor oh et puis allez y voir – haec autem Bonaventure « La porte des sens (…) c e sont là vsetiges dans lesquels nous pouvons voir dieu comme en un miroir » itinéraire, 2 ; 7).
Brefi-brefa ce même saint Bonaventure nous rappel que « les choses du monde sensibles sont ainsi l’expression des perfections invisibles de Dieu », ce qui est la meilleure des traditions – per signa ad signata mein freund (du signe au signifié). Grossetête ou Ockham ne sont pas les gardiens de la foi : Luc 18:6-, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » ( le Verbe lui-même) et par lucidité une mesure de synoptique dans 5 d’Esprit Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? .... Mt.24:36.
L’esprit de l’Evangile peut parler par la bouche du curé& d’ ars, torturé par les spéxialistes de la tradition que furent ses supérieurs. Lui, le saint, n’était pas homme de tradition et la théologie l’ennuyait. Les plus grands spécialistes de la tradition sont les pharisiens : et soyez certains qu’ils étaient persuadés d’avoir raison contrez ce pouilleux qui osait leur dire qu’elle était appellé à être dépassé infiniment leur tradition, que la circoncision prendrait fin et que les païens entreraient en masse dans l’Alliance.
Alors désolé, il y a des trésors dans les textes exfoliés par l’histoire –texte que les Mm Tussau n’avaient pas alors embaumer dans ce respect qui tue et ne vivifie pas –mais ce n’est pas « la théologie »,. Accessoirement car si cela avait été, nombre de dogmes n’auraient jamais été promulgués. Quant aux saints, ces gêneurs, ils sont nos éternels récupérés. Et c’est très bien comme ça. Aucun saint n’éliminera le péché originel, il y faudra une autre foudre, des pleurs et des grincements de dents.

Nebo, it’s always a hapiness to feel the warm colour of your heart. (Et, oui, je suis pour la rencontre dans le terrain vague! De tels guerriers si sévèrement burnés ne peuvent se contenter de mots voyons !) et je préfère notre décadence (d'abord parce qu'elle est notre et encore assez riche) à la "civilisation" -pardon XP, même avec guillemets ça tortille du ténia dans les arrières-cours - Burka. au moins ici je peux discuter avec quelques esprits que je sens proches, voire frères; écouter la BO de Fight Club et me repasser The squeeze ou New boots and panties entre deux richard Strauss. Mais quelqu'un a déjà dit tout cela entre deux bouffées de logos exquis. Quant au christianisme, on le respire, tout athée intelligent se sait à moitié chrétien. Ne soyez pas un désespéré frère du désert. Bloy a toujours dit qu'il avait donné ce titre à son premier roman par antiphrase. Et ne prenez pas mon vinaigre allongé d'huile de ricin -métaphore gluante et fleurant le bran eucharistique (si vous jouez la comédie du scandalisé je vous source mes livres sur les jeux des moines à la fête de l'âne et autres carnavals) pour du venin. Mais ceci est une autre histoire disait l'homme qui en fit tellement un de son fils qu'il le poussa à la mort. No more.

Ecrit par : Restif | 20.05.2008

XP,

L'histoire peut venir au secours de la proposition de de Joseph de Maistre : constatez le nombre d'hérésies, de phénomènes de syncrétisme, en un mot, de dégénérescence religieuse que véhiculaient les chrétientés d'Orient avant les invasions musulmanes...

Ecrit par : La voix dans le desert | 21.05.2008

Je vous tend la joue gauche avec un dédain aristocratique...

Ecrit par : Nebo | 21.05.2008

ce n'est pas incoherent, mais j'ai cherché vaguement dans les oeuvres complètes et sur goggle... Rien trouvé.

Sinon, ça démontre que le christianisme est une religion d'indo-européen d'abord... Car les hérésies dont vous parlez ont fait que ces chrétiens ont ouvert les portes aux muslmans, et qu'il n'a pas fallu les forcer pour les convertir.

A ce propos, Mme Bayrou consacre ses loisirs à apprendre l'Arabe.

Ecrit par : XP | 21.05.2008

Je ne comprend pas. Les chrétiens d'orient seraient tous des schismatiques? L'occident n'a pas été épargné? J'ai parcouru récemment des oeuvres de mystiques slaves russes et bulgares,j'y ai trouvé une grâce divine digne de Loyola ou Ste Thérèse. Ces préjugés,ô voix du désert,sont mal placés il me semble.

Ecrit par : Henri | 21.05.2008

Surtout, XP, que les premiers à s'être convertis à l'Islam, dans les Balkans, étaient les "bogomiles", les Cathares de là-bas, qui étaient pourchassés par l'église Orthodoxe comme hérétiques... autrement dit, si je suis bien cette chère voix du désert ce sont des hérétiques qui se faisaient pourchasser par d'autres hérétiques... pendant que l'Occident avait le beau et bon rôle... mais là se traduit déjà une certaine mentalité, n'est-ce pas... les Catholiques n'ont jamais souhaité aider les Orthodoxes car ils se disaient, à l'époque, qu'après tout ce n'étaient que des hérétiques qui se faisaient envahir par d'autres hérétiques et qu'ils ne faisaient que récolter les fruits de leur hérésie. Il y a ce proverbe serbe qui dit :"Mieux vaut être dominé par le sabre turc que par la plume allemande." Les serbes, chaque fois qu'ils ont fait appelle aux allemands pour avoir de l'aide ont reçu comme réponse :"convertissez-vous au catholicisme et on vous aide." Les serbes ont toujours préféré batailler avec les turcs plutôt que de se renier eux-mêmes. En attendant, en Serbie aujourd'hui, on construit des églises... et en France et en Allemagne on construit des mosquées. Les Catholiques devraient y réfléchir à deux fois.

Madame Bayrou apprend l'arabe ? C'est du pur Vatican II ça comme attitude. Sont très croyants dans cette famille.

Ecrit par : Nebo | 21.05.2008

La question est, Henri, ces préjugés auront-ils le mot final ?

Ecrit par : Nebo | 21.05.2008

" Les chrétiens d'orient seraient tous des schismatiques?"

Personne n'a dit ça

L'occident n'a pas été épargné?

Personne n'a dit ça

"J'ai parcouru récemment des oeuvres de mystiques slaves russes et bulgares,j'y ai trouvé une grâce divine digne de Loyola ou Ste Thérèse"

Personne n'a dit le contraire

Ecrit par : XP | 21.05.2008

"Voix dans le désert" laisse entendre ça, XP, désolé.

Je tiens à vous signaler, au passage, un très mauvais, mais alors nullissime article sur Bloy et la "réacosphère" en général sur le blog "carnets baroques" :

http://carnetsbaroques.hautetfort.com/archive/2008/05/19/les-dieux-de-la-reacosphere.html

Ecrit par : Henri | 21.05.2008

En effet:)

Ecrit par : XP | 21.05.2008

Henri,
Comme dit XP, je n'ai jamais dit que les orientaux étaient tous schismatiques.
J'ai dit, et je maintiens, que les chrétientés orientales étaient des foyers d'hérésies et de syncrétisme religieux (Syrie, et actuelle Turquie surtout) avant l'époque de l'invasion musulmane.

Ecrit par : La voix dans le desert | 21.05.2008

Jean Damascène a qualifié le premier l'islam d'hérésie chrétienne, née dans un milieu où pullulaient les opinions hétérodoxes. Dans ce foyer, une hérésie a fini par l'emporter sur toutes les autres. Darwin dirait qu'il y a une sélection naturelle des idées

Ecrit par : Sébastien | 21.05.2008

Le même considérait que l'islam était toujours meilleur à prendre que le paganisme qui lui prééxistait. (Peut-être pensait-il que cela aiderait leur conversion au catholicisme, je ne sais pas...)

Ecrit par : La voix dans le desert | 21.05.2008

l'Islam n'est pas une hérésie Chrétienne, mais le réceptacle des hérésies chrétiennes.
Voilà pourquoi les chrétiens qui ne comprennent pas vraiment ce qu'est le christianisme ne comprennent pas non plus en quoi l'Islam est un danger.

Ecrit par : XP | 21.05.2008

Mais c'est qu'il est difficile de comprendre ce qu'est le christianisme sans avoir lu Augustin, d'Aquin Bonaventure, Scott. Et mieux, surtout : sans savoir d'où viennent augustin et d'Aquin (je vous permets d'en rester à ces deux là seulement et dans mon immense bonté vous épagne Alain de Lille, Henri Suso Ruysbroek etc. )
Car si on ignore ce qui sépare vraiment Augustin de celui qui l'a dépassé, d'Aquin, je pige difficilement comment on peu être chrétien autrement que par immersion dans le bon air de douce France -ce qu'aucuns concile n'a admis et à mon humble avis n'admettra jamais : la foi part imprégniation française...). Mais il y a d'aussi bons chrétiens en Algérie et même, oui! , en Egypte. Le christianisme n'est pas un occidentalisme. Augustin n'était pas un européen pas plus que Jerome, Pacome etc ( une petite centaine de noms?) qu'on n'aille pas me sortir la blague classique qui fait rissoler dans la rigolade les profs de l'ecole des hautes études (en sciences médiévales et théologiques -qu