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13/01/2008

Souvenirs de poussière...

=--=Publié dans la Catégorie "Music..."=--=

 



"The Ubiquitous Mr Lovegrove

I thought that you knew it all
Well you've seen it ten times before.
I thought that you had it down
With both your feet on the ground.
I love slow... slow but deep.
Feigned affections wash over me.
Dream on my dear
And renounce temporal obligations.
Dream on my dear
It's a sleep from which you may not awaken.

You build me up then you knock me down.
You play the fool while I play the clown.
We keep time to the beat of an old slave drum.
You raise my hopes then you raise the odds
You tell me that I dream too much
Now Im serving time in disillusionment.

I don't believe you anymore... i don't believe you.

I thought that I knew it all
I'd seen all the signs before.
I thought that you were the one
In darkness my heart was won.

You build me up then you knock me down.
You play the fool while I play the clown.
We keep time to the beat of an old slave drum.
You raise my hopes then you raise the odds
You tell me that I dream too much
Now I'm serving time in a domestic graveyard.

I don't believe you anymore... i dont believe you.

Never let it be said I was untrue
I never found a home inside of you.
Never let it be said I was untrue
I gave you all my time."



Dead Can Dance

 



"Sex & Violence

I used to love you now i don't care
Now i turn around, you're everywhere
So you can chew me up and spit me out
You're just the little bitch i cared about

I know you can see me
But you don't believe me
I know that you're lonely
Time will tell and time is hell

No sex or violence
No morbid silence
Forever sleeping
You won't stop breathing

You hold me captive and it's not fair
Progressed insanity is everywhere
You need to love me but you kicked me out
My head is wandering so knock me out

I keep my head alfloat i'm drowning in
The muddy water pulls me down again
I used to love me but i hate me now
I'm just a little bitch i cared about"



Stone Temple Pilots

 

07:00 Publié dans Music... | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/01/2008

Socialisme Fasciste ou fascisme socialiste ou... Socialisme = Fascisme ?

=--=Publié dans la Catégorie "PARENTHÈSE"=--=

Le legs du fascisme: le libéralisme
par Daniel Pipes
Jerusalem Post
10 janvier 2008




Mussolini et Hitler étaient tous deux socialistes.

Version originale anglaise: Fascism's Legacy: Liberalism

Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Attention : [Note du traducteur: la notion américaine de libéralisme politique n'est pas traduisible hors de son contexte spécifiquement américain; son plus proche équivalent en français est sans doute ce qu'on appelle la social-démocratie de l'Europe actuelle]

"Le fascisme libéral sonne comme un oxymoron – ou une expression servant aux conservateurs à insulter leurs adversaires libéraux. En fait, elle a été forgée par un auteur socialiste respecté et influent, H.G. Wells, qui, en 1931, appelait ses amis progressistes à devenir des «fascistes libéraux» et des «nazis éclairés». Vraiment.

En effet, ses paroles s'inscrivent dans un projet beaucoup plus large, visant à fusionner le socialisme et le fascisme: Mussolini, qui a été une figure de proue socialiste, s'est détourné de l'internationalisme pendant la Première Guerre mondiale en faveur du nationalisme italien, dont il qualifia sa version de fascisme. De même, Hitler dirigeait le Parti national-socialiste des travailleurs allemands.

Ces faits dérangent parce qu'ils contredisent l'éventail politique qui modèle notre vision du monde depuis la fin des années 1930 et qui place le communisme à l'extrême-gauche, suivi du socialisme, du libéralisme au centre, puis du conservatisme et enfin du fascisme à l'extrême-droite. Mais cet éventail, comme le relève Jonah Goldberg dans un nouvel ouvrage brillant, profond et original – Liberal Fascism: The Secret History of the American Left from Mussolini to the Politics of Meaning (Le fascisme libéral: l'histoire secrète de la gauche américaine de Mussolini à la politique du sens; Éd. Doubleday) –, reflète l'utilisation du terme fasciste par Staline, soit comme un épithète servant à jeter le discrédit sur qui bon lui semblait – Trotski, Churchill, les paysans russes – et déforme la réalité. En 1946 déjà, George Orwell observait que le terme fascisme avait dégénéré jusqu'à désigner simplement «quelque chose d'indésirable».

Pour comprendre pleinement la signification du fascisme, il faut mettre de côté la déformation du terme introduite par Staline et écarter également la Shoah pour revenir à la période que Goldberg nomme l'«heure fasciste», soit approximativement les années 1910 à 1935. Le fascisme, une idéologie étatiste, se sert de la politique comme d'un outil pour faire passer la société du stade d'individus épars à celui d'ensemble organique. Pour ce faire, il donne l'ascendant à l'État sur l'individu, aux connaissances d'experts sur les débats et au socialisme sur le capitalisme. Il est totalitariste dans l'interprétation originale mussolinienne du terme – «Tout dans l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État». Le message du fascisme se résume à «moins de paroles, plus d'action!». Son principal attrait est son efficacité pratique.

En revanche, le conservatisme prône un gouvernement restreint, l'individualisme, le débat démocratique et le capitalisme. Ses attraits sont la liberté ainsi qu'une dgrande latitude laissée aux citoyens.

Le triomphe de Goldberg consiste à établir la parenté entre le communisme, le fascisme et le libéralisme. Tous dérivent en effet de la même tradition qui remonte aux Jacobins de la Révolution française. Son éventail politique révisé sur cette base est axé sur le rôle de l'État et s'étend du libertarianisme aux diverses moutures du fascisme – américaine, italienne, allemande, russe, chinoise, cubaine, et autres – en passant par le conservatisme.


Mussolini et Hitler étaient tous deux socialistes.Comme le suggère cette liste, le fascisme est très souple; ses variations diffèrent par les détails, mais elles partagent «des impulsions émotionnelles ou instinctives». Ainsi, Mussolini a ajusté le programme socialiste pour mettre l'État en exergue; Lénine a fait des travailleurs l'avant-garde du progrès; Hitler a ajouté la race. Alors que la version allemande était militariste, la variante américaine (que Goldberg qualifie de fascisme libéral) est presque pacifiste. Goldberg cite l'historien Richard Pipes à ce propos: «Le bolchevisme et le fascisme étaient des hérésies du socialisme.» Il prouve cette concordance de deux manières.

Premièrement, il propose une «histoire secrète de la gauche américaine»:


* Le progressisme de Woodrow Wilson comportait un programme «militariste, fanatiquement nationaliste, impérialiste, raciste», rendu possible par les exigences de la Première Guerre mondiale.

* Le «New Deal fasciste» de Franklin D. Roosevelt reprenait et étendait le gouvernement de Wilson.

* La «Great Society» de Lyndon B. Johnson établissait l'État-providence moderne, «la concrétisation ultime» (pour l'instant) de cette tradition étatiste.

* Les jeunes révolutionnaires de la Nouvelle Gauche des années 1960 apportèrent «une modernisation américanisée» de la vieille droite européenne.

* Hillary Clinton espère «insérer l'État profondément au sein de la vie familiale», un pas essentiel du projet totalitaire.

Pour résumer près d'un siècle d'histoire, alors que le système politique américain traditionnel encourage la poursuite du bonheur, «un nombre croissant d'entre nous souhaitent cesser de le chercher et se le faire livrer à domicile».

Deuxièmement, Goldberg dissèque le programme libéral américain – racial, économique, environnemental, même le «culte du bio» – et montre ses affinités avec ceux de Mussolini et Hitler.

Si ce condensé vous paraît trop peu plausible, vous devriez tout de même lire Liberal Fascism en entier pour ses citations pittoresques et sa documentation convaincante. L'auteur, connu pour son esprit vif et son talent de polémiste acéré, a prouvé être un penseur politique majeur.

Outre d'offrir une manière radicalement différente d'aborder la politique moderne, dans laquelle le qualificatif de fasciste n'est pas plus insultant que celui de socialiste, l'extraordinaire ouvrage de Goldberg fournit aux conservateurs les instruments nécessaires pour répliquer à leurs persécuteurs libéraux et même passer à l'offensive. Si les libéraux peuvent agiter éternellement le spectre de Joseph McCarthy, les conservateurs peuvent bien répondre par celui de Benito Mussolini."


Daniel Pipes

Source de l'Article : Ici, avec des liens plus complets.

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Vivant - II -

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires"=--=

Attendu que l’homme est un être scrutant l’horizon, aussi bien parce que Dieu aurait mis le goût de l’Infini dans son cœur, que parce que notre village mondial cherche à le nomadiser envers et contre tout, l’imminent et le prochain ne requièrent point son attention. Le proche se dérobe à sa pensée. L’immédiat est absent. Il le traverse en aveugle.

De même, l’Antique Fondation (murs de millénaires comme des murs de marbre, massifs, lisses, de cette lourdeur protectrice infranchissable) agrée de son silence notre oubli. Nous avons perdu les premiers matins du monde, quand l’Homme, probablement, estimait son souffle.

De l’Athanor de sang et de Glèbe fûmes tirés, promesse brisée comme une rose des sables.

Ancestral et muet, le soubassement même de notre résidence résignée ne collabore-t-il pas à cette amnésie ? Force qui nous balaye au lieu de nous ancrer.

Car il y a une dimension opaque qui perce, par moments, un flux qui vient poindre, obscurément, une présence qui s’absente, retirée du monde et de nous-mêmes, dont on devine la subtile émanation.

___________________________________________________________
Lectures du moment :
*La Colline Inspirée de Maurice Barrès
*Récits d'un pèlerin Russe (Auteur Russe anonyme - 19ème Siècle)
*L'Absurde et la Grâce de Jean-Yves Leloup
Bande son :
*The Mission : Carved in Sand
*Frank Marino and Mahogany Rush : Mahogany Rush IV
Citation du jour : « Ce sont les paroles les moins tapageuses qui apportent la tempête, et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe. » Friedrich Nietzsche (Ainsi Parlait Zarathoustra)

12:45 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (5) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/01/2008

Vivant

=--=Publié dans la Catégorie "Humeurs Littéraires"=--=


À tout j’ai subsisté et je demeure. Ma durée s’inscrit. Mon fardeau m’a sculpté. J’ai contourné les écriteaux et panneaux de toutes sortes
qui énoncent la sagesse législative :

« Interdiction d’empoigner !
Il est proscrit de hurler !
Crachats exclus !
Regardez vos chaussures !
Les aboiements sont pour les chiens ! »

J’en ai ri sous le soleil de Dieu, en me frottant la panse contre des ventres si doux. Ô mes suaves, ô mes perverses. Des baies prohibées dégueulaient une lumière crue. Je dansais après avoir chié à la belle étoile, le cul dans la rosée avec mes couilles alchimiques. Mon vit boursouflé par la verve concrète, des chiennes lubriques me faisaient de l’œil avec leurs croupes soumises.

Les reins défoncés par la fatigue d’être, je bondissais néanmoins d’esquif en esquif. Je mettais les voiles, les guibolles autour du cou, en bouffant du vent à chaque enjambée, à chaque coup de rame, le cœur en sueur, le corps ensanglanté. Il est bon de s’élancer pour nulle part. L’Errance et les fièvres. Sans dire adieu. En mâchant un brin d’herbe. La bouteille de rosée dans la besace. Et l’haleine à fromage.
Dionysos gambadant tantôt à mes côtés, tantôt devant moi, m’ouvrant le chemin. Pèlerin sans ambages. Charmeur de serpents. Va-nu-pieds séraphique. Aux ordres de personne. Encore moins d’une femme. Le couteau dans la botte. Le souffle de gitan.

___________________________________________________________
Lectures du moment :
*La Colline Inspirée de Maurice Barrès
*Récits d'un pèlerin Russe (Auteur Russe anonyme - 19ème Siècle)
*L'Absurde et la Grâce de Jean-Yves Leloup
Bande son :
*Ted Nugent : Spirit Of The Wild
*Neil Young and The Crazy Horse : Re-ac-tor
Citation du jour :"Nul ne ment autant qu'un homme indigné." Friedrich Nietzsche

18:45 Publié dans Humeurs Littéraires | Lien permanent | Commentaires (80) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook