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22/11/2009

THE STOOGES : « I wanna be your man »

=--=Publié dans la Catégorie "La Chanson du Jour, par The Reverend..."=--=

podcast

En 2006, les 3 vieux "crétins" en embauchent un plus jeune pour remettre le couvert.
Des concerts, et puis un disque.
Ceux qui achètent la rondelle numérique vendue sous boiter plastique sont privés
de 4 morceaux supplémentaires qu’on trouve sur l’édition vinyle seulement,
Double album très beau et très sombre, black & white, rock’n’roll.
Parmi ces quatre, une reprise du « I wanna be your man », le cadeau des Beatles aux Stones, en 1964.
Le chaînon manquant, qui abolit la théorie fun mais complètement fausse des gentils Beatles et méchants Stones. En 2006, les Stooges payent leur tribut, et jouent ce morceau avec leurs souvenirs de plus de 40 années, et leurs corps marqués par autant de saisons en enfer.
Le résultat : du brut de pomme joué à 11 sur les amplis, parce que faut pas déconner, si on entend plus grand-chose, autant monter le volume, se passer de la partie de slide parce qu’on pas réussi à refoutre la main sur ce foutu bottleneck, brailler les chœurs comme on peut par dessus le boucan, et tout de même, claquer un solo minimaliste et foutraque, parce qu’on s’appelle les Stooges.
Et puis voilà.
Fuck forever.

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

 

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KING SIZE : "Charlotte" (1998)

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"Nous avions pour les hommes une grande tendresse. Nous les regardions tourner dans la cour, à la promenade. Nous leur jetions des billets par-dessus le grillage, nous déjouions la surveillance pour échanger avec eux quelques mots. Nous les aimions. Nous le leur disions des yeux, jamais des lèvres. Cela leur aurait semblé étrange. C'aurait été leur dire que nous savions combien leur vie était fragile. Nous dissimulions nos craintes. Nous ne leur disions rien qui pût les leur révéler mais nous guettions chacune de leurs apparitions, dans un couloir ou à une fenêtre, pour leur faire sentir toujours présentes notre pensée et notre sollicitude."

Charlotte Delbo: "Une connaissance inutile" (Auschwitz et après, tome II)

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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21/11/2009

CHET BAKER : « The thrill is gone » (1953)

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Le 27 Octobre 1953, c’est la première fois que Chet enregistre une chanson en studio.
Mais c’est pour murmurer avec une voix d’outre-tombe, que les nuits sont froides,
l’amour est mort, et qu’il est inutile de faire semblant, parce que c’est la fin.
Réjouissant programme qu’il expérimentera lui-même en s’adonnant très tôt
au joyeux mélange héroïne / cocaïne, pour finir mystérieusement défenestrer 35 ans plus tard.
35 années qu’il aura consciencieusement consacrées à enregistrer, donner des concerts,
et détruire méthodiquement la gueule d’ange de ses débuts pour acquérir un visage
ressemblant à un vieux parchemin.
Mais quand à 24 ans, on a une telle prescience de la finitude,
on n’a plus qu’à trainer sa peine le plus longtemps possible,
sans faire trop de bruit, et si possible au volant d’une belle automobile.
Avec élégance.

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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20/11/2009

Cousin/cousine

=--=Publié dans la Catégorie "Brèves"=--=

 

LE Sujet tabou du monde Arabe : les mariages consanguins qui atteignent des taux catastrophiques de génération en génération. A force de faire s'épouser des cousins avec des cousines et, la génération d'après rebelotte... et ben c'est pas top !

Algérie : Près de 38% des mariages sont consanguins

38,30% des mariages en Algérie sont consanguins, selon une enquête de la Fondation pour la recherche médicale, citée mercredi par le quotidien algérien Le Jeune Indépendant.

Selon les résultats de cette enquête, première du genre en Algérie, le taux de consanguinité varie d'une wilaya (département) à une autre. Le taux le plus élevé a été enregistré dans la wilaya de Tébessa (est), avec 88%, tandis que le plus bas a été recensé à Oran (ouest), avec 18,50%.

L'enquête montre que dans les familles issues de mariages consanguins, l'hydrocéphalie est 13 fois plus élevée, l'hémophilie 11 fois plus fréquente, la maladie de Duchenne 8 fois, les maladies neurologiques 7 fois et les anémies congénitales trois fois.

Si le taux de consanguinité en Algérie est plus élevé qu'à celui du Maroc, pays voisin, qui est de 19,87%, il est cependant moins important par rapport à plusieurs pays arabes, dont Bahrein (39,40%), l'Arabie saoudite (50%), le Koweït (54%) et la Jordanie (55%)."

Source : ICI

La classe civilisationnelle, y'a pas à dire.

 

ICI, les médecins tunisiens s'inquiètent...


Cliquez sur l'image

 

Mais le Saint Coran autorise les mariages entre cousins et cousines. Sympathique !

Inutile de préciser que le Tabou instauré et entretenu de l'Inceste (inceste du premier cercle, mais aussi inceste des cercles élargis) dans les Cultures Occidentales a contribué à faire émerger la Civilisation qui est la nôtre et qui a réalisé les choses que l'on sait, de l'invention du stylo bic et du fil à découper le beurre... à la conquête spatiale... en passant par tout le reste. Pourquoi ? Parce que l'interdit de l'Inceste hiérarchise les rapports familiaux et, de fil en aiguille, les rapports sociaux... et contribue à STRUCTURER le Système au travers de ses échanges avec l'Altérité. Claude Lévi-Strauss estimait que l'interdit de l'inceste a fondé la société humaine car il l'a obligé à nouer des relations avec des étrangers car du fait de cet interdit, les hommes ne peuvent en effet fonder de famille avec leurs "sœurs" et sont dans l'obligation de trouver des femmes hors de leur communauté.

Autrement dit, ouverture d'un côté... fermeture de l'autre. Et pas forcément du côté que l'on pense...

Bonne nuit les petits...

23:41 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (6) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

MOTÖRHEAD : "Doctor rock" (1986)

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Parfois c’est dur de se lever.
D’abord, ouvrir un œil, puis localiser l’endroit où l’on se trouve.
Ensuite, remercier Dieu ou je ne sais qui d’être encore en vie.
Dans la foulée, mettre un pied par terre, et là les ennuis commencent :
vertiges, troubles de la vision, et surtout ce putain de mal de crâne.

Il convient alors de trouver la bonne médecine, le truc qui va arrêter
l’horrible tic tac de votre horloge interne.
Dans ces cas là, une seule adresse, celle du professeur Lemmy.
Il va commencer par vous dire qu’il n’est pas un docteur en philosophie, et qu’il va falloir payer la consultation, mais ça, on l’aurait deviné.
Ensuite il vous précisera aussi qu’il n’a rien avoir avec le Docteur Spock,
et là encore vous en conviendrez.
Quand enfin il vous expliquera que votre corps est bâti comme un ampli Marshall, il ne faudra pas le contredire, mais juste l’écouter.

Parce que Lemmy, c’est le docteur Rock.

Ecce homo !

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

06:22 Publié dans La Chanson du Jour, par The Reverend. | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/11/2009

PAUL Mc CARTNEY & WINGS : « Mumbo » - 1971

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Ces temps-ci, l’Agent Secret s’ennuie.

C’est peut-être la saison qui veut ça. Et la conjecture aussi.

Vous savez : la crise qui s’installe, Balladur qui revient, la retraite à 70 ans...

Dans ces cas là, L’Agent sort sa botte évidemment secrète : les early seventies.

Je vous parle d’un temps ou l’an 2000 semblait encore lointain.

Le premier choc pétrolier n’avait pas eu lieu, et le rêve de tout un chacun consistait à travailler moins pour s’amuser plus.

Prenez un brave gars comme Paulo McCartney : oubliez le soixantenaire distingué et sobre d’aujourd’hui.

Imaginez vous un type d’a peine 30 ans qui vient de quitter le groupe le plus célèbre du monde et la fiancée qu’on lui avait collé dans les pattes depuis 4 ans (Jane Asher) pour vivre le véritable amour avec une américaine délurée, Linda Eastman.

Il part sur les routes avec elle en reformant un groupe comme à l’époque d’Hambourg, jouant un peu partout dans des « petites » salles (même dans le Sud de la France, c’est vous dire), fumant des joints et écrivant des chansons légères et fraîches, comme ce Mumbo, aussi excité que stupide.

Deux accords, un riff de guitare, et en guise de paroles, une suite d'onomatopées insensées et hurlées, à la manière du Awopbopaloobop Alopbamboom de Little Richard.

Basiquement rock’n’roll, quoi.

Et ça, eh bien, ça fait danser l’Agent Secret.

Par les temps qui courent, c’est déjà pas mal.

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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ROBERT JOHNSON : « When you got a good friend » (23 Novembre 1936)

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Pas d’amis. Pas de maison. Pas de femme attitrée, pas d’enfants reconnus. Juste sa guitare et sa voix.
Mais quand on signe un pacte avec le diable, près d’un carrefour aux alentours de minuit, il n’y a plus rien d’autre qui compte.
Et c’est la gloire plutôt que la fortune, la liberté au lieu du succès, et l’ivresse en guise de confort.
Voilà : vendre son âme à la musique du diable, c’est aussi accepter d’être toujours prêt à partir.
Même si c’est dur parfois, et qu’on a justement le talent pour mettre des mots et des notes sur cette cruauté.

Alors on chante : « When you got a good friend, have her stick right by your side » (Quand on a un(e) bon(ne) ami(e), qu’il (elle) ne te quitte pas. ).

Histoire de se donner du courage, d’y croire encore, et de continuer à tailler la route.
Seul, bien sur.
Et ce qui vous glace le sang vous réchauffe aussi le cœur.

Tout simplement, c’est le prix à payer.

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

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18/11/2009

BUZZCOCKS: “ I hate fast cars ” - 1978

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Rien à foutre. Rien à branler. S’ennuyer. A mort.
20 balais, 20 printemps, tout le temps devant soi.
C’est la crise. C’est toujours la crise quelque part, pour quelqu’un.
Les jeunes, les pauvres, les moins jeunes, les moins pauvres.
Mais qu’est ce que peut faire un jeune gars sinon chanter dans un groupe de rock, hein ?
C’est la crise, c’est toujours la crise.
Pas d’argent, rien à faire, le sang qui bout, la tête de travers.
Et les gens, les autres, qui n’en ont rien à faire de tout ça.
Ceux qui travaillent avec plaisir, ceux qui gagnent leur vie comme ils disent.
Et qui roulent en voiture. Avec leurs grosses bagnoles.
Ces putains de voitures de sport, je les hais.

C’est la crise, c’est toujours la crise, mais moi je m’en fous,
de leurs grosses bagnoles : je chante dans un groupe de rock.

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

17:43 Publié dans La Chanson du Jour, par The Reverend. | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Surprise, surprise...

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Putain... je m'en doutais... ça brise les souvenirs des héros de mon enfance !

 

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17/11/2009

IKE & TINA TURNER: "Contact High " - 1970

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L’autre jour, l’Agent Secret et moi écoutions un album que je venais d’acheter.
Tout était réuni pour nous plaire : références imparables (Neil Young, Big Star), pochette soignée, production sans faille, support digipack classieux, etc...
Et cela nous plaisait, certes. Mais sans plus.

A défaut de trépigner sur place en poussant des cris d’animaux, nous nous trouvions donc réduits à disserter sur les grosses qualités et maigres défauts de la chose.
L’Agent Secret me fit remarquer que la basse était un peu au fond du mix : je répondais alors qu’il en était ainsi à cause de la profusion d’arrangements délicats (orgue, guitares, tambourin, etc…).
Et ainsi de suite, tout au long du disque.

Nous en restâmes là, satisfaits de trouver un accord sur une œuvre somme toute riche, subtile et sans faute de goût.
Après le départ de l’Agent vers une nouvelle mission, je m’apprêtais à enfoncer à nouveau la touche "play", quand j’aperçus une petite rondelle de vinyl, un 45 tours sans pochette acquis il y a peu sur une brocante pour la somme ridicule de quelques centimes d’euros-Maastricht. J’installais le single sur la platine.
Quelques craquements familiers, une guitare qui cisaille, la basse qui remplit toute la pièce avec la batterie, et cette voix qui surgit du fin fond de la jungle.
Tout à coup la lumière m’apparut : ce morceau avait certainement été enregistré en une après-midi, avec des guitares en bois et sur du matériel à dimension humaine.
Alors soudain plus besoin d’arguties et de multiples références culturelles pour prendre en pleine poire ces 2 minutes et treize secondes de pure électricité bestiale.

Au retour de l’Agent Secret, nous rajoutâmes alors fiévreusement trois articles à notre projet de constitution rock’n’rollienne :

-Interdiction des consoles et magnétophones de plus de 24 pistes

-Suppression du support numérique (sauf pour mes chansons du jour)

-Exécution publique des ingénieurs du son trop pointilleux

Sans plus attendre, nous enfilâmes fébrilement 3 francs-Pompidou dans la fente du Juke-Box pour 5 sélections parfaitement millésimées, et commençâmes une danse tribale accompagnée de rafraichissements adéquats (whisky-coke pour l’Agent Secret et vin de messe pour Le Rev’).

Hallelujah !

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

 

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16/11/2009

HUMBLE PIE "Street rat " (Steve Marriott) - 1975

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"Le studio était booké jour et nuit et on était supposé arriver tous les soirs à sept heures. Vers neuf heures, les membres de Humble Pie débarquaient de leurs manoirs rock'n’roll dans l’Essex, mails ils ne foutaient rien tant qu’ils n’avaient pas passé commande et reçu un peu de coke trop coupée. Leur capacité d’attention était inexistante. Steve s’ennuyait dès les premières notes de chaque chanson jouée pour la première fois, boudant comme un cocker cokney coké sans son os…..Il était au sommet de sa défonce paranoïaque autodestructrice. "

C’est Andrew Loog Oldham, qui parle ainsi de l’enregistrement de l’album " Street rats " de Humble Pie, en 1974, et dont il était chargé de la « production ».
Tel quel, ça parait dur et cruel, mais c’est simplement la vérité : Steve Marriott n’avait ni l'envie, ni la force de faire cet album. Fatigué, usé, consumé. Des années de tournées infernales aux Etats-Unis, à jouer un rock de plus en plus heavy, de plus en plus dur.
Parce que c’était ça, la recette du succès : plus vite, plus fort, plus longtemps.
Et tant pis s’il faut prendre ce qu’il faut pour tenir le coup, et aussi pour redescendre, ensuite. Mais lui n’en voulait plus : il avait un projet solo déja bien entamé avec son bassiste, Greg Ridley, et c’est ça qui l’excitait.

Oldham confirme : Les sons que Steve et Greg avaient conçus pour leur projet désormais intitulé "Joint Effort " étaient plus frais, plus vivants et franchement meilleurs que tout ce qu’on a produit chez Olympic pour Humble Pie.
Les bases des morceaux qu’on a enregistrées étaient des plagiats note pour note de chansons des Beatles : " Paperback writer ", " Rain ", " We can work it out ". En gros, Steve  essayait de copier John et Paul avec juste assez de variations sur la mélodie et de verbiage en patois cockney déclamé façon James Brown pour faire illusion.

La maison de disques (A&M), elle, voulait encore et toujours du Humble Pie. Et ce fut là le boulot ingrat d’Oldham : se retrouver devant un groupe qui n’existait quasiment plus, avec un leader revenu de tout obligé malgré lui d’assurer un contrat. Et il y mit toute la mauvaise volonté du monde.
L’album " Street Rats " est tout de même sorti en 1975 et n’a pas atteint le top 100, assez injustement d’ailleurs, puisque Oldham réussit tout de même à tirer quelque chose de ces séances orageuses. Dans son bouquin, il écrit : Je l’ai laissé récupérer "Paperback Writer" pour en faire "Street rat"...
Et on se dit qu’il a bien fait.
Parce que là, effectivement, ça remue. Et pour l'heure c'est le verbe français qui me semble le mieux traduire la sensation de groove qu'évoque ce morceau. De la blue eyed soul, une dernière fois. Pour le reste, tout est dans l’arrogance du titre et la manière dont Marriott crache les paroles. La messe est dite.

Et pour finir, la parole à Mr Oldham, encore :

La dernière fois que j’ai vu Steve Marriott – avant qu’il meure dans un incendie idiot en 1991, en s’endormant sur un mégot allumé – c’était en 1988. Nous sommes descendus au club Dingwalls à l’arrière de Camden Lock pour voir un concert de Stevie avec son groupe. Il avait été star et n’en voulait plus. Il se contentait volontiers de concerts en pub et en club, et n’avait pas envie de retenter l’affaire. Il savait que ça allait le tuer. Il avait pris du poids, perdu des cheveux et avait trouver le temps de s’arrêter pour respirer et se faire du bien. Quand je l’ai pris dans mes bras, j’ai ressenti que l’homme avait du souffle et de la chair et qu’il était dans un état de santé bien meilleur que le petit flacon de coke surtendu qu’il avait été quand il y croyait encore. Il savait toujours jouer et chanter avec le don que Dieu lui avait fait, et il le faisait désormais sans souffrance.

 

Philippe "The Reverend" Nicole (Bassiste-chanteur des défunts King Size et, actuellement, bassiste chez Peter Night Soul Deliverance et chez Margerin)...

 

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