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30/01/2013

Reflet

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« Dieu créa les nuits qui engendrent -
Les rêves, et les formes des miroirs
Pour que l'homme sente qu'il est reflet lui-même
Et vanité.
Aussi en sommes-nous alarmés. »

Jorge Luis Borges, L'auteur et autres textes

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La fierté homosexuelle

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« La fierté homosexuelle, çà me tape sur les nerfs. Il doit y avoir une part de fierté dans le fait d'avoir trouvé le vaccin contre la rage, d'avoir peint Guernica ou d'avoir gagné le Tour de France. Mais en quoi est-ce une fierté que d'aimer les garçons ? C'est grotesque ! Çà, c'est pour fabriquer des générations d'homophobes. Ne comptez pas sur moi pour défiler derrière des banderoles. »

Pascal Sevran, extrait d'un entretien accordé au magazine "Têtu" pour son numéro 100

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28/01/2013

La fuite des dieux...

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« L’obscurcissement du monde, la fuite des dieux, la destruction de la terre, la grégarisation de l’homme, la suspicion haineuse envers tout ce qui est créateur et libre, tout cela a déjà atteint, sur toute la terre, de telles proportions, que des catégories aussi enfantines que pessimisme et optimisme sont depuis longtemps devenues ridicules. »

Martin Heidegger, Introduction à la Métaphysique

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24/01/2013

L’artificiel fantoche

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« J’avais des organes, et l’on m’a fait comprendre en grec, en latin, en français, qu’il est honteux de s’en servir… On a déformé les fonctions de mon intelligence, comme celles de mon corps, et, à la place de l’homme naturel, instinctif, gonflé de vie, on a substitué l’artificiel fantoche, la mécanique poupée de civilisation, soufflée d’idéal… l’idéal d’où sont nés les banquiers, les prêtres, les escrocs, les débauchés, les assassins et les malheureux… »

Octave Mirbeau, L’Abbé Jules

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20/01/2013

Aveugles espérances...

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« Prométhée : J'ai oté aux mortels de prévoir leur trépas.
Le coryphée : Quel remède as-tu trouvé qui les en guérisse ?
Prométhée : J'ai établi en eux d'aveugles espérances. »

Eschyle, Prométhée enchaîné

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18/01/2013

Avec tes défauts, pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger.

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« Avec tes défauts, pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger.

Qu'irais-tu mettre à la place ?

Tu laisses quelqu'un nager en toi, aménager en toi, faire du plâtre en toi et tu veux encore être toi-même !

Va jusqu'au bout de tes erreurs, au moins de quelques-unes, de façon à en bien pouvoir observer le type. Sinon, t'arrêtant à mi-chemin, tu iras toujours aveuglément reprenant le même genre d'erreurs, de bout en bout de ta vie, ce que certains appelleront ta "destinée". L'ennemi qui est ta structure, force-le à se découvrir. Si tu n'as pas pu gauchir ta destinée, tu n'auras été qu'un appartement à louer.

Si tu traces, une route, attention, tu auras du mal à revenir à l'étendue.

... Bêtes pour avoir été intelligents trop tôt. Toi, ne te hâte pas vers l'adaptation. Toujours garde en réserve de l'inadaptation.

L'homme qui sait se reposer, le cou sur une ficelle tendue, n'aura que faire des enseignements d'un philosophe qui aura besoin d'un lit.

Communiquer ? Toi aussi tu voudrais communiquer ?
Communiquer quoi? Tes remblais ? - la même erreur toujours.
Vos remblais les uns les autres ?
Tu n'es pas encore assez intime avec toi, malheureux, pour avoir à communiquer. »

Henri Michaux, "Poteaux d'angle

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17/01/2013

Je lancerais bien un défi au plus puissant des hommes...

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« Je suis tellement faible (je l'étais surtout), que si je pouvais coïncider d'esprit avec qui que ce soit, je serais immédiatement subjugué et avalé par lui et entièrement sous sa dépendance ; mais j'y ai l'œil, attentif, acharné plutôt à être toujours bien exclusivement moi. Grâce à cette discipline, j'ai maintenant des chances de plus en plus grandes de ne jamais coïncider avec quelqu'esprit que ce soit et de pouvoir circuler librement en ce monde.
Mieux ! M'étant à tel point fortifié, je lancerais bien un défi au plus puissant des hommes. Que me ferait sa volonté ? Je suis devenu si aigu et circonstancié, que, m'ayant en face de lui, il n'arriverait pas à me trouver. »

Henri Michaux, "Magie, Lointain Intérieur

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16/01/2013

Mouvement infini, infiniment prolongé

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« Dans les livres, il cherche la révélation. Il les parcourt en flèche. Tout à coup, grand bonheur, une phrase ....un incident... un je ne sais quoi, il y a là quelque chose... Alors il se met à léviter vers ce quelque chose avec le plus qu'il peut de lui-même, parfois s'y accole d'un coup comme le fer à l'aimant. Il y appelle ses autres notions "venez, venez". Il est là quelque temps dans les tourbillons et les serpentins et dans une clarté, qui dit "c'est là". Après quelque intervalle, toutefois, par morceaux, petit à petit, le voilà qui se détache, retombe un peu, beaucoup, mais jamais si bas que là où il était précédemment. Il a gagné quelque chose. Il s'est fait un peu supérieur à lui-même.
Il a toujours pensé qu'une idée de plus n'est pas une addition. Non, un désordre ivre, une perte de sang-froid, une fusée, ensuite une ascension générale.
Les livres lui ont donné quelques révélations. En voici une : Les atomes. Les atomes, petits dieux. Le monde n'est pas une façade, une apparence. II est : Ils sont., Ils sont, les innombrables petits dieux, ils rayonnent. Mouvement infini, infiniment prolongé. »

Henri Michaux, "Plume", précédé de "Lointain Intérieur"

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15/01/2013

Dieu seul est

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« Les choses sont une façade, une croûte. Dieu seul est. Mais dans les livres, il y a quelque chose de divin.
Le monde est mystère, les choses évidentes sont mystère, les pierres et les végétaux. Mais dans les livres peut-être y a-t-il une explication, une clef.
Les choses sont dures, la matière, les gens, les gens sont durs, et inamovibles.
Le livre est souple, il est dégagé. Il n’est pas une croûte. Il émane. Le plus sale, le plus épais émane. Il est pur. Il est d’âme. Il est divin. De plus il s’abandonne. »

Henri Michaux, "Plume", précédé de "Lointain Intérieur"

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14/01/2013

Depuis Maurras il n’y a personne, aucun renouvellement, seulement des répétitions

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« Nous avons été un certain nombre à vivre la croissance du pouvoir de l’État comme étant vraiment démoniaque. C’était le phénomène du Mal agressant et prenant possession de la société. Il est évident que ce jugement a été directement inspiré par l’expérience fasciste et nazie et par la transformation de l’Etat bolchevique fédéral – l’État des soviets – en un État bureaucratique et centralisé. Alors nous avons vraiment eu l’impression que l’État était ce qu’en disait Nietzsche : “le plus froid de tous les monstres froids”. [...]
Dans l’État moderne, les fameux centres de décision sont tellement évanescents que l’on est totalement désarmé face à eux. C’est pour cela que j’ai toujours souhaité une lutte contre l’État administratif d’une part, et la restitution d’un certain pouvoir à la base, d’autre part. [...] Mes amis anarchistes croient qu’une société libertaire est possible alors que, pour moi elle ne l’est sûrement pas. Mais, dans l’état actuel des choses, c’est le seul vecteur de combat contre l’autorité qui se répand dans tous les secteurs de la société. Autrement dit, la volonté de ramener une certaine capacité de décision au niveau des groupes les plus multiples, diversifiés, en évitant les institutionnalisations et les rigidités, me paraît, je ne dis pas la vérité politique dans l’éternité, mais l’œuvre actuelle qu’il s’agit d’effectuer. [...]
On peut chercher où l’on veut il n’y a pas l’ombre d’une pensée ni d’une doctrine à droite. Cela peut paraître méchant pour les nouveaux philosophes ; mais depuis Maurras il n’y a personne, aucun renouvellement, seulement des répétitions. »
(Jacques Ellul)

Patrick Chastenet, Entretiens avec Jacques Ellul

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13/01/2013

La botte souveraine de la réalité

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« La botte souveraine de la réalité, disait le vieux Léon. Les censeurs, les idéologues, les inquisiteurs de la pensée libre travestissent la réalité, la badigeonnent de leurs mensonges, traînent en justice ceux qui osent égratigner les façades peinturlurées. Et puis un jour, on entend un bruit de plus en plus proche, un fracas puissant qu'on ne parvient plus à étouffer, géante, irrésistible, "la botte souveraine de la réalité" vient, s'impose. Le contreplaqué de mensonges s'écroule, le glapissement des folliculaires stipendiés s'étrangle, les mots prostitués retrouvent leur sens. La réalité se dresse devant nous, irréfutable. Bien vu, camarade Trotski ! »

Andrei Makine, Cette France qu'on oublie d'aimer

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Passe-moi donc une cigarette

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« J’aimerais aimer aimer.
Un instant… Passe-moi donc une cigarette,
De ce paquet sur la table de nuit.
Continue… Tu disais
Que dans le développement de la métaphysique
De Kant à Hegel
Quelque chose s’est perdu.
Je suis absolument d’accord.
Oui, je t’ai bien écouté.
Nondum amabam et amare amabam (Saint Augustin).
Comme c’est curieux ces associations d’idées !
Je suis fatigué de penser à ressentir autre chose.
Merci. Laisse, je vais l’allumer. Continue. Hegel… »

Fernando Pessoa, J’aimerais aimer aimer

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I forget the rest

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12/01/2013

Il faut se faire la guerre, une guerre d'embuscade

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« Car la légereté est un abîme, à condition d'avoir quelque chose à y jeter. »

« C'est que je déteste le vin, le cognac et toutes ces saletés. J'aime la vodka. Elle est blanche. Elle est sûrement intelligente. »

« Moi, je ne suis d'aucune époque. S'il y a la guerre, je servirai sous Maurice de Saxe. C'est une balle de Solférino, restée en l'air pendant un siècle, qui me tuera. »

« Dieu, saint Michel et moi, nous n'aimons pas les chrétiens de votre sorte. Nous trouvons qu'il faut être malhonnête avec soi-même. Se faire la guerre, une guerre d'embuscades. »

Roger Nimier, Les enfants tristes

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11/01/2013

Ses femmes minces

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« Je caressais son corps, il était beau comme son visage. C'est la mode au XX° siècle, nous détestons la molesse. Nous avons un tel amour pour la sauvagerie qu'on ne sait si nous sommes barbares ou décadents. Moi qui affecte tant de dégoût pour les hommes, je suis heureux de leur ressembler dans les actions essentielles de la vie. J'aime leurs églises, leurs tableaux. Je proteste conte le monde moderne, mais j'adore ses femmes minces. » (Le personnage Sanders)

Roger Nimier, Le hussard bleu

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